• Quand les hommes se sont-ils mis à porter des bijoux ou jouer de la musique ? Quand les vaches ont-elles été domestiquées et pourquoi donnons-nous leur lait à nos enfants ? Où sont nées les premières villes et à quoi devons-nous leur triomphe ? Qui a développé les mathématiques - ou a inventé la monnaie ? L'Histoire de l'humanité est une histoire d'invention et d'innovation : nous avons continuellement créé, utilisé ou admiré de nouveaux objets. Avec ce livre révolutionnaire, Neil MacGregor dresse un portrait inattendu de l'évolution humaine. Il démontre le pouvoir qu'ont les choses de nous connecter avec une incomparable immédiateté à des hommes très éloignés dans l'espace et dans le temps, et de permettre à toute l'humanité d'avoir une voix dans notre histoire commune. Une colonne de pierre nous raconte comment un grand empereur indien invitait son peuple à la tolérance, une pièce de huit espagnole nous montre la naissance de la monnaie unique, un service à thé du début de l'ère victorienne nous fait voir le poids d'un empire... Du hachoir des gorges d'Olduvai en Afrique - l'un des objets les plus anciens produits par la main de l'homme - à la lampe à énergie solaire ou la carte de crédit, Une Histoire du Monde en 100 Objets nous fait voir l'histoire comme un kaléidoscope - changeante, interconnectée, constamment surprenante.
    Neil MacGregor est considéré comme l'un des plus célèbres historiens de l'art au monde. Il a dirigé la National Gallery à Londres (1987-2002) puis le British Museum jusqu'en 2015. En 2010, il crée, choisissant des objets conservés dans les vastes collections du British Museum, une série radiophonique avec la BBC pour raconter l'aventure de l'humanité à travers les histoires de cent objets fabriqués, utilisés, vénérés ou mis au rebut par l'homme. Cette série radiophonique de la BBC a battu des records de diffusion, de même que ce livre qui en est issu.
    Based on the BBC Radio 4 / British Museum series

  • Un vers du poète grec Archiloque : « Le renard sait beaucoup de choses, mais le hérisson sait une grande chose. » Cet aphorisme, remis à l'honneur en 1951 par le philosophe britannique Isaiah Berlin dans un essai qui fit fureur, sert de point de départ à John Lewis Gaddis : menant une réflexion inédite sur la stratégie à travers toute l'histoire occidentale, le principal historien américain de la Guerre Froide réussit un tour de force. D'un côté : les hérissons, dont la rigueur n'a d'égale que l'obstination dont ils font preuve pour parvenir à leurs fins, en dépit de tous les obstacles. Ainsi par exemple de Napoléon pendant la campagne de Russie. De l'autre : les renards dont l'instinct est de s'adapter constamment à une situation toujours en train de changer. En dix chapitres, tous soigneusement documentés, et qui vont de la lutte entre Xerxès et Thémistocle au Ve siècle avant notre ère à celle de Roosevelt et de Staline, l'historien américain ne cesse d'approfondir une réflexion sur les raisons qui, au cours des siècles, permirent à certains stratèges - les renards - de l'emporter sur leurs adversaires. Nourrie par une connaissance aussi variée qu'étendue, animée par un sens de l'anecdote bienvenu, De la grande stratégie constitue une synthèse brillante de l'un des très grands historiens militaires et diplomatiques actuels.

  • L'Occident partage une vision commune de l'histoire, bien différente de celle qui a cours dans le monde musulman. Dans ce récit, Tamim Ansary raconte, « comme si nous passions un moment ensemble dans un café », l'histoire du monde telle que la conçoit la tradition musulmane. Quand commence-t-elle ? Quels en sont les grands événements, les héros, les centres géographiques ? Si l'on dit du monde actuel qu'il n'est qu'un village, cela n'a pas toujours été le cas. Jusqu'au XVIIe siècle, le monde musulman et l'Occident se sont développés en totale autonomie. Ils ont constitué deux univers séparés, chacun préoccupé par ses affaires internes et dépositaire d'une tradition propre. L'auteur nous invite à pénétrer dans l'univers culturel islamique et à porter un regard venu d'ailleurs sur le monde - Occident inclus -, depuis l'époque du prophète Mahomet jusqu'au début du XXIe siècle.

  • Vers la pensée planétaire est le troisième volet d'un triptyque dont le premier était Héraclite et la philosophie et le second Marx penseur de la technique. Ce livre cherche, à la fois historiquement, systématiquement et prospectivement, à interroger le sens de la marche de l'histoire mondiale, à questionner les grandes dimensions de la pensée et de la réalité, à ouvrir la problématique d'une nouvelle voie. Selon le rythme qui va de l'aurore de l'antiquité grecque, à travers le christianisme et sa crise, à la modernité européenne qui conduit vers sa propre universalisation, sa mondialisation et son dépassement. Selon les lignes de force qui vont des puissances officielles - la religion, la poésie et l'art, la politique, la philosophie, les sciences et les institutions - vers les fondements d'où elles surgissent : la foi, la poéticité et la graphie, le travail et la lutte, le langage et la pensée, l'amour et le jeu. Le monde devient pensée et la pensée monde, dans le cercle énigmatique du temps. À travers la provocation que lance la technique à l'égard de tout ce qui est, notre planète - astre errant -, au-delà de la signification et de l'absurdité, de la vérité et de l'erreur, aura peut-être à penser et à expérimenter le monde comme jeu.

  • L'heure qu'il est constitue le premier essai d'une histoire générale de la mesure du temps et de son influence décisive sur la formation de la civilisation moderne. Histoire culturelle tout d'abord : pourquoi l'horloge mécanique a-t-elle été inventée en Europe et pas en Chine ? Histoire des sciences et des techniques ensuite : comment est-on passé des garde-temps primitifs aux chronomètres de haute précision ? Puis histoire économique et sociale : qui a fait ces instruments ? Comment ? Qui s'en est servi et pourquoi ? Vaste enquête qui mobilise les domaines les plus variés : religion et folklore, mathématiques et mécanique, astronomie et navigation, agriculture et industrie. Vaste odyssée, qui entraîne le lecteur des cours du Grand Khan à celles du Saint Empire germanique, des observatoires prétélescopiques de la Renaissance aux sociétés savantes de l'Ancien Régime. Vaste aventure, qui passe des routes interminables et mortelles des galions de Manille aux combats chronométriques aussi farouches que silencieux des observatoires de Kew, de Genève ou de Neuchâtel. Quel chemin, de l'atelier encombré de l'artisan du Jura suisse aux usines aux mille fenêtres du Massachussetts ou de l'Illinois et aux sweatshops horlogers de l'Asie du Sud-Est ! On comprend l'ivresse intellectuelle de l'auteur, David Landes : « Tomber sur un aspect majeur du développement de la société, de l'économie et de la civilisation modernes et constater que, pour l'essentiel, la carte du pays n'a pas été faite, c'est un coup de veine assez rare... »

  • Tout commence ici avec la naissance du judaïsme après lexil à Babylone, la formation du corpus biblique, ainsi que lélaboration dune Loi religieuse qui parvient à maturité avec le Talmud, alors même que les Juifs saffranchissent des cadres historiques partagés avec les peuples voisins. Une histoire dune longue durée singulière souvre alors, dont ce livre retrace les principales étapes : lAntiquité, le Moyen Age, la première modernité (XVIe-XVIIIe siècles), lâge des nations (1789-1945), pour aboutir au monde actuel, bouleversé de façon irréversible par la Shoah et la fondation de lEtat dIsraël.

    De la mise en place de réseaux pour racheter les captifs dans la Méditerranée médiévale à la participation dun demi-million de soldats juifs de lArmée rouge à la Grande Guerre patriotique (1941-1945), es Juifs sont présentés ici non comme des étrangers à une histoire qui ne cesserait de les emporter, mais comme les acteurs de leur devenir et de celui des sociétés dans lesquelles ils vivent.

    Ce livre aborde aussi la géographie changeante des centres de peuplement juif, les relations avec le pouvoir politique et la société globale, les pratiques culturelles et les représentations mentales. Certaines questions apparaissent récurrentes : les Juifs forment-ils un peuple ou une communauté religieuse ? Quel est leur degré dintégration dans les sociétés où ils vivent en minorité ? Comment les spiritualités juives évoluent-elles dans lhistoire ? Quels rapports les Juifs en Diaspora entretiennent-ils avec la Palestine, dans les siècles passés et depuis le sionisme ?

    Dans cette synthèse collective sans équivalent, vingt-neuf auteurs contribuent à dessiner une image densemble de lhistoire des Juifs, dont ils montrent les caractères originaux tout en linscrivant dans le cours et la dynamique de lhistoire générale de lhumanité. Dans le cadre dune historiographie en constant renouvellement, les questionnements et les acquis les plus récents de la recherche sont mobilisés pour éclairer la place des Juifs dans le passé et le présent. La collaboration de spécialistes dhistoire juive et dhistoriens spécialisés dans dautres domaines permet de contextualiser lévolution des sociétés juives, considérée ici comme lune des facettes de lévolution des sociétés dans lesquelles les Juifs vivent, et à montrer, aussi, comment les Juifs participent à une histoire qui en retour ne cesse pas de les façonner.

  • Le mot « révolution » est un mot qui a enthousiasmé des générations, mais aussi un mot qui a fait peur. Aujourdhui, cest surtout un mot galvaudé, la plus petite réforme ou innovation, dans quelque domaine que ce soit, étant considérée comme « révolutionnaire ».
    Comment redonner du sens à ce mot ? Et que penser aujourdhui de lidéal révolutionnaire ?
    De nombreuses révolutions ont ponctué lhistoire du monde, mais la Révolution française de 1789 reste la révolution de référence. Cest delle que lhistorien Jean-Marc Schiappa repart pour rendre à ce mot toute sa force et son originalité.
    Il ne sagit pas de nous retracer une énième histoire de la Révolution française, mais de redéfinir son esprit, den dégager les caractéristiques principales, danalyser les quiproquos quelle a suscités, pour nous aider à faire renaître lidéal qui la animée, et restituer à ce mot « révolution » sa signification première : un monde neuf.

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