• Surgis du fin fond du décor, Lee Lightouch et Pato Conchi, le grand maigre et le petit gros, se rendent à Booming pour raison sentimentale.

    « Personne ne va à Booming » ; « Prenez un bonbon, je ne crois pas qu'ils en aient » : on les avait pourtant prévenu. Kid Padoon et sa bande font régner la terreur à Booming, le shérif à leur botte, le bordel à leur service, le saloon à leur disposition, le croque-mort aux petits soins.

    Mais ça n'est encore rien : il y a quelque chose de détraqué à Booming, un truc qui coince, qui débloque, qui recoince et qui vous rend cinglé.

    Accrochez-vous : Booming est un western quantique qui se joue des balles et du temps qui passe.

    Mika Biermann est romancier et guide au musée des Beaux Arts de Marseille. Il est l'auteur d'une oeuvre fortement singulière, qu'il publie en alternance chez POL et chez Anacharsis. Six titres sont parus à ce jour. Allemand d'origine, il écrit directement en français. Son plus récent livre chez Anacharsis Roi. a obtenur le prix de la Page 111 2017.

  • Les liaisons dangereuses de l'artiste, du financier et du fonctionnaire

    Tout commence avec l'effondrement financier de 2008 et le sauvetage des cotes par les acteurs du marché de l'art. L'Art Contemporain vole de record en record ! Simultanément, l'illusion d'art disparaît. Une prise de conscience a lieu : où est passé l'art ? Apparaissent alors idées dissidentes et pratiques non conformistes.

    Face aux métamorphoses récentes de l'art contemporain, Aude de Kerros tente de répondre à la question que tout le monde se pose : combien de temps une utopie financière peut-elle durer ? A quand le krach de l'AC ? Comment cela peut-il avoir lieu ?

    Après le succès de L'art caché, elle nous propose une analyse documentée de l'Art Contemporain, dans sa compromission avec la finance et le pouvoir. Son ton vif et son propos nourri apportent un éclairage unique sur les relations perverses de l'AC avec les marchés et les institutions. En Art Contemporain, artiste, financier et fonctionnaire forment un trio infernal.

  • On commence par admirer le paysage où coule l'Hudson pour finir par aimer la désolation du Sahara. On aurait bien du mal à expliquer pourquoi et comment s'est opéré le changement. On ne peut pas toujours disséquer un goût ou une passion. On ne peut pas épingler la Nature sur un tableau et dessiner la carte de ses beautés à coup d'équerre et de compas. On ne peut guère donner que ses impressions, rien de plus. Peut-être puis-je vous faire quelque peu le récit de ce que j'ai vu au cours de ces deux années de pérégrinations ; mais je ne serai jamais capable de vous exprimer la grandeur de ces montagnes ni la splendeur des couleurs qui enrobe les sables brûlants étalés à leurs pieds.

    Professeur d'histoire de l'art à l'université Rutgers (New Jersey), John C. Van Dyke publie en 1901 Le Désert à la gloire des paysages colorés exceptionnels que, solitaire, il a longuement observés en Californie, en Arizona et au Mexique : son livre connaîtra une renommée telle qu'il contribuera à modifier la perception américaine de ces immensités minérales, tenues jusque-là pour dénuées d'intérêt.

  • Ce livre développe une question critique posée et reposée à nos certitudes devant l'image. Comment regardons-nous ? Pas seulement avec les yeux, pas seulement avec notre regard. Voir rime avec savoir, ce qui nous suggère que l'oeil sauvage n'existe pas, et que nous embrassons aussi les images avec des mots, avec des procédures de connaissance, avec des catégories de pensée. D'où viennent-elles, ces catégories ? C'est la question posée ici à la discipline de l'histoire de l'art, dont le développement actuel - la finesse de ses outils, son impressionnante capacité d'érudition, sa prétention scientifique, son rôle dans le marché de l'art - semble autoriser le ton de certitude si souvent adopté par les professionnels de l'art, les savants de l'image. Or, qu'est-ce qu'un savoir lorsque le savoir porte sur ce Protée que l'on nomme une image ? La question exige de mettre à jour la « philosophie spontanée » ou les modèles discursifs mis en jeu lorsque nous cherchons, devant un tableau ou une sculpture, à en tirer, voire à en soutirer une connaissance. Entre voir et savoir se glissent bien souvent des mots magiques, les philtres d'une connaissance illusoire : ils résolvent les problèmes, donnent l'impression de comprendre. Ces mots magiques, Vasari, le premier historien de l'art, au XVIe siècle, en a inventé de fameux, qui traînent encore dans notre vocabulaire. Panofsky, le « réformateur » de l'histoire de l'art, au XXe siècle, les a critiqués dans un sens, à l'aide d'un outil philosophique considérable - la critique kantienne de la connaissance -, mais il les a restaurés dans un autre sens, au nom de l'humanisme et d'un concept encore classique de la représentation. C'est du côté de Freud que l'on a cherché ici les moyens d'une critique renouvelée de la connaissance propre aux images. L'acte de voir s'y est littéralement ouvert, c'est-à-dire déchiré puis déployé : entre représentation et présentation, entre symbole et symptôme, déterminisme et surdétermination. Et, pour finir, entre la notion habituelle du visible et une notion renouvelée du visuel. L'équation tranquille - métaphysique ou positiviste - du voir et du savoir laisse place dès lors à quelque chose comme un principe d'incertitude. Quelque chose comme une contrainte du regard au non-savoir. Quelque chose qui nous met devant l'image comme face à ce qui se dérobe : position instable s'il en est. Mais position qu'il fallait penser comme telle pour la situer malgré tout dans un projet de connaissance - un projet d'histoire de l'art. Ce livre est paru en 1990.

  • Considéré comme un classique par les historiens de l'art, le Léonard de Vinci de Kenneth Clark fut publié en 1939. Certes, d'autres points de vue ont depuis été développés à propos de cet artiste hors normes, mais l'ouvrage n'a rien perdu de son intérêt ni de son originalité. Avec une passion communicative, Clark présente la vie et l'oeuvre de Léonard de Vinci (1452-1519) selon une approche chronologique, de ses débuts dans l'atelier de Verrocchio à Florence jusqu'à ses dernières années en France, en passant par ses longs séjours à la cour des Sforza à Milan. Plus que ses recherches scientifiques, c'est son génie pictural qui est ici analysé et décrypté de façon lumineuse, ainsi que son apport unique dans l'histoire de l'art.

  • L'art comme malentendu

    Michel Thévoz

    • Minuit
    • 2 February 2017

    Avec le temps, une oeuvre d'art s'éloignera fatalement du sens que, par provision, son auteur lui donne. Celui-ci, néanmoins, escompte secrètement cette méprise future comme une solution possible à son énigme. S'il est vrai que « le fondement même du discours interhumain est le malentendu » (Lacan), on devrait considérer l'art, ou la relation artistique, comme un malentendu spécialement productif, paradoxal et initiatique. Ce ne sont ni les peintres ni les regardeurs qui font les tableaux, mais la conjugaison de l'inconscience des uns et des bévues des autres : ils se déchargent l'un sur l'autre de la responsabilité d'un sens qui n'en finit pas de leur échapper. Le présent ouvrage évoque quelques-unes de ces méprises en symétrie inverse, indéfiniment reconduites, et qu'on peut considérer finalement comme des « ratages réussis ». Ce n'est pas le moindre intérêt de l'histoire de l'art que ces coups de théâtre qui rendent le passé lui-même imprévisible.

  • Il nest pas une place, pas une église, pas un coin de rue qui en Italie ne cache une uvre dart, dun grand maître ou dun obscur disciple. Qui aime à parcourir les ruelles de la péninsule a souvent limpression de flâner dans un musée à ciel ouvert André Chastel en fait ici une analyse fine et érudite, éclairée par lhommage quil rend au père des historiens de lart de la Renaissance italienne, Giorgio Vasari, digne précurseur quil semploya à faire découvrir en France.

  • C'est au XIIIe siècle que saint François d'Assise et saint Dominique créent respectivement leur ordre, fondé sur la pauvreté et la simplicité. Mais rapidement, le rayonnement spirituel des Franciscains et Dominicains devient tel que leurs couvents reçoivent d'importantes donations. L'enrichissement des Mendiants leur permettra de devenir bientôt les commanditaires d'oeuvres d'art majeures, tant en peinture qu'en architecture : Giotto, Sassetta, Fra Angelico sont quelques-uns de ces artistes qui travaillèrent à la gloire de Dieu sous leurs directives, illustrant la vie de Jésus ou celle des saints, tandis que s'élevaient les basiliques d'Assise ou de Santa Croce à Florence. L'historien de l'art Louis Gillet (1876-1943) expose ainsi dans cet ouvrage l'influence déterminante qu'ont exercée les Mendiants dans l'iconographie religieuse, en Italie comme dans le reste de l'Europe : passions, douleurs, miséricorde, danses macabres, le vocabulaire iconographique s'enrichit grâce à eux au cours des siècles, pour finir en apothéose avec Rembrandt, Rubens ou Murillo. Précis et pédagogue, l'auteur s'exprime avec une rare empathie qui confère toute sa singularité à cet ouvrage.

  • 50 exercices pour apprendre à maîtriser une notion fondamentale en peinture : la couleur.

    La collection "Les cahiers buissonniers" réunit une série de cahiers d'exercices dédiés à l'art. Chacun explore une thématique particulière afin d'encourager une pratique régulière du dessin et de la peinture hors des sentiers battus. Elle invite le lecteur à observer le réel, à développer son imagination, en référence à l'histoire de l'art. Son objectif : éduquer l'oeil, l'esprit et la main en allant au plus loin dans la liberté d'inventer son propre langage.

  • Visitant les sanctuaires et les cloîtres romans, qui ne s'est un jour interrogé sur la signification des nombreuses scènes historiées non bibliques où s'entremêlent dans des postures extravagantes hommes, animaux, monstres et végétaux ? Leur agencement complexe et leur présence répétitive peuvent difficilement les réduire à la seule fonction décorative. Des années durant, l'auteur est allé d'église romane en église romane et a collecté des centaines d'images. Enfin, s'appuyant sur les travaux d'illustres prédécesseurs historiens de l'art, il livre ici son interprétation de ces images de pierre, dans une réflexion éloignée de tout ésotérisme. Sans jamais asséner au lecteur de vérité définitive, avec une rigueur soutenue par une immense érudition et une belle écriture, il propose donc un surprenant voyage vers l'invisible, appelant à entrer dans ce monde souvent caché aux yeux d'aujourd'hui. Et, s'il ne le soulève sans doute pas totalement - mais comment serait-ce possible ? -, Pierre-Yves Le Prisé contribue toutefois largement, à travers cet ouvrage, à écarter le voile qui assourdit le langage lointain des sculpteurs romans.

  • 50 exercices pour dessiner et peindre "sur le motif" : sortir de l'atelier et prendre la vie comme prétexte, le monde comme sujet.

    La collection "Les cahiers buissonniers" réunit une série de cahiers d'exercices dédiés à l'art. Chacun explore une thématique particulière afin d'encourager une pratique régulière du dessin et de la peinture hors des sentiers battus. Elle invite le lecteur à observer le réel, à développer son imagination, en référence à l'histoire de l'art. Son objectif : éduquer l'oeil, l'esprit et la main en allant au plus loin dans la liberté d'inventer son propre langage.

  • "L'Art contemporain" (AC) n'est pas l'art d'aujourd'hui.

    C'est un label qui estampille une production particulière : l'art conceptuel, promu par le réseau international des grandes institutions financières et, en France, par l'Etat.

    Apparu dans les années 60, il s'impose à partir des années 80 comme seule pratique légitime à la place de l'art. A partir des années 90, il devient un "Financial art" planétaire dont les cotes sont fabriquées par les réseaux des collectionneurs. L'hypervisibilité de l'AC, fruit du marketing, rend invisible l'art. Celui-ci foisonne cependant, divers et méconnu, derrière les écrans médiatiques.

    Cet essai très documenté, mis à jour et augmenté pour la présente édition, explicite l'histoire et la nature de "l'Art contemporain". Il retrace les péripéties de la controverse, le plus souvent souterraine, qui agite le milieu de l'art depuis plusieurs décennies, jusqu'à ses tout derniers épisodes. Il dévoile l'art dissident, que l'art officiel cache.

  • Après un panorama historique et culturel de l'impressionnisme, dressé par Bernard Dorival et Sophie Monneret, un dictionnaire de 500 entrées présente les peintres de différents pays, les lieux, les courants, les collections, les collectionneurs, les marchands.

  • Un panorama qui se veut exhaustif concernant l'art du XXe siècle : tous les acteurs de l'art (artistes, mouvements), tous les lieux, les principaux historiens d'art, les critiques, les grands collectionneurs...

  • Avant l'envol, l'amant étreint la taille de sa partenaire et plaque son ventre contre le sien. Un bras s'élance, une jambe fléchit. Prompts, décidés, les yeux dans les yeux, en équilibre sur la pointe des pieds, ils se lovent autour d'un axe imaginaire, un balancier qui les transperce et les unit. Ils virevoltent, folâtrent, s'étirent simultanément - écartelés - comme un seul corps (Sollers y voit une fleur, un papillon) qui bâillerait de faim. Arc-boutés l'un contre l'autre, cuisse contre cuisse, ils écartent les jambes comme on écarte celles d'un compas, font des grâces - toute la préciosité de ce petit pied qui s'élance renvoie à la préciosité du bout du doigt qui pousse le verrou comme on soulève délicatement une tasse de thé. Ils pivotent : s'aviseraient-ils de faire la roue ? C'est ainsi qu'on exécute une danse ; mais s'agira-t-il d'une gaillarde, d'une gigue ou d'un passe-pied ? Peu nous en chaut : le pinceau les emporte, comme il emporte le peintre, avec toute l'énergie de la passion.

  • Du XVIIIe siècle, l'histoire de l'art a retenu quelques grandes figures d'amateurs, à la fois collectionneurs, mécènes, et souvent artistes eux-mêmes : le comte de Caylus, Dominique-Vivant Denon, l'abbé de Saint-Non, Claude-Henri Watelet. Qui étaient ces amateurs? Quels rapports entretenaient-ils avec les institutions académiques ou avec le marché de l'art en pleine émergence? Pourquoi le terme même était-il l'enjeu de débats et de polémiques? À la croisée de l'histoire sociale des Lumières et de l'histoire de l'art, ce livre entreprend de renouveler notre interprétation des mondes de l'art, en s'interrogeant sur cette figure complexe et méconnue qu'était l'amateur.
    Dans l'espace artistique des Lumières, encore largement structuré par l'Académie royale de peinture, le développement d'une culture visuelle au sein des élites consacre la place centrale des amateurs. De Joseph Vernet à Élisabeth Vigée-Lebrun, en passant par Jean-Baptiste Greuze ou Hubert Robert, la peinture française contemporaine est encouragée par de nouvelles formes de sociabilité et par les commandes des amateurs. Eux-mêmes se familiarisent avec les techniques de la peinture, de la gravure et du dessin. De plus en plus, les amateurs d'art s'affirment aussi comme des artistes amateurs.
    Promu comme modèle du public par le système monarchique des arts, l'amateur n'est pas une figure désintéressée du goût. Il est tout au contraire un acteur qui joue un rôle décisif, au coeur des tensions qui structurent les mondes de l'art, entre la naissance d'un espace public de l'art, le renouveau des valeurs académiques et l'essor des collections. L'amateur connaît son âge d'or au siècle des Lumières, après le règne du mécène et avant celui du collectionneur, qui s'impose au XIXe siècle avec la. professionnalisation des champs culturels.

  • L'envolée, l'enfouissement est une étude transversale sur l'art de l'avant et de l'après Deuxième Guerre mondiale. L'hypothèse part d'une double constatation : dans la première période, une image semble dominer dans la peinture comme dans la poésie. Les propositions esthétiques d'alors présentent souvent en effet des éléments, figuratifs ou abstraits, qui entendent s'affranchir de la pesanteur. Le « lâcher tout » surréaliste devient le mot d'ordre général. Il s'agit de refuser le monde tel qu'il est, c'est-à-dire de le quitter pour, pratiquant la libre envolée, arpenter l'espace non circonscrit du rêve. Cette tendance aérienne ou ascensionnelle va s'inverser au milieu du siècle quand l'histoire elle-même basculera et s'assombrira inexorablement. C'est au trait de terre que les artistes et les poètes tenteront alors de cerner la réalité et, à travers les expériences matiéristes, l'enfouissement deviendra le seul vrai moyen de dire le monde. Après Auschwitz et l'horreur concentrationnaire, c'est toute une génération qui est comme contrainte d'aller à la racine des choses pour, un jour, espérer refaire surface.

  • Par son oeuvre innovatrice et pluridisciplinaire qui a rayonné autant ici qu'à l'étranger, Edmund Alleyn s'impose comme l'un des artistes québécois les plus importants de la période post-automatiste. Depuis sa disparition en 2004, le regain d'intérêt à son endroit a culminé avec la rétrospective que lui consacrait le Musée d'art contemporain de Montréal en 2016. Cette biographie intellectuelle prolonge la fascination qu'a suscitée le travail d'Alleyn depuis ses débuts chez les amateurs d'art et les critiques. Fruit d'une recherche approfondie, cette enquête prend la forme d'un récit rigoureux explorant tous les aspects de la vie de cet artiste inclassable qui a notamment présenté en 1970, au Musée d'art moderne de la Ville de Paris, une des toutes premières oeuvres polysensorielles au monde, l'Introscaphe.

    En examinant à la loupe la vie et la carrière d'Alleyn, l'auteur dépeint en toile de fond toute une époque. Des années 1950 au début des années 2000, il décrit les liens entre les milieux culturels parisien et québécois, rend compte des théories artistiques de l'heure et, plus fondamentalement, analyse le rapport existentiel entre l'art et la vie. Cet ouvrage constitue ainsi une mine d'informations sur la vie personnelle d'Alleyn, sur ses idées esthétiques et son engagement comme artiste, tout en éclairant sa contribution décisive à l'histoire de l'art contemporaine du Québec.

    Gilles Lapointe est professeur associé au Département d'histoire de l'art de l'Université du Québec à Montréal. Spécialiste du mouvement automatiste, il est l'auteur de plusieurs études et essais, dont L'Envol des signes. Borduas et ses lettres (1996) et La Comète automatiste (2008), et a coédité les Écrits de Paul-Émile Borduas (PUM, 1987 et 1997). Il a fait paraître aux Éditions du passage, en 2013, en collaboration avec Jennifer Alleyn, les écrits sur l'art d'Edmund Alleyn, De jour, de nuit.

  • Petit vademecum d'histoire de l'Art couvrant toute l'ère chrétienne au Moyen-Âge. Aussi utile aux étudiants qu'aux personnes plus confirmées.

  • Pourquoi les styles de Deleuze ? Si le style comme problème de multiplicité ne saurait se plier chez Deleuze à de simples exercices rhétoriques, et s'il recoupe, à hauteur de dignité équivalente, les plans intensifs de la philosophie, de l'histoire de la philosophie et de l'art, cela suffirait-il à justifier que soit ouvert le chantier d'une stylistique deleuzienne ? Bien qu'elle soit complexe, la question mérite d'être engagée.
    Précédé de cinq lettres inédites de Gilles Deleuze.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Tout au long de leur carrière respective largement médiatisée, Sophie Calle et Annie Ernaux, artistes contemporaines, ont allégrement transgressé les frontières entre la vie privée et la vie publique. Devant ces transgressions, l'auteure de cet ouvrage s'attache aux questions suivantes : quelles libertés peut se permettre la femme artiste aujourd'hui ? Où, comment, et par qui se dessinent les limites éthiques de la création ? Dans une perspective résolument féministe, elle dégage de la réception des oeuvres de Calle et d'Ernaux les « crimes » dont la critique les accuse, notamment obscénité, impudeur, indécence. À la lumière des représentations souvent stéréotypées de la femme criminelle, elle cible aussi les manières subversives et innovatrices avec lesquelles les artistes ont déjoué les perceptions acceptées de la féminité pour s'assurer une liberté totale, devenant de ce fait des hors-la-loi. Cette étude fouillée, écrite dans une langue précise et ciselée, se nourrit du rapport fécond qui existe entre l'oeuvre d'art et son contexte, entre l'éthos de l'artiste et celui de l'art.

  • Les musées regorgent d'oeuvres d'art et d'objets révélateurs. Grâce à eux, on se souvient de la vie de nos ancêtres, de l'inventivité dont ils ont fait preuve, des savoir-faire qu'ils possédaient, des traditions qu'ils ont perpétuées, des événements qui les ont marqués. Avec ce numéro d'hiver, Continuité a voulu nous faire découvrir quelques-uns de ces artéfacts en demandant à 22 institutions muséales de partout au Québec de lever le voile sur leurs objets les plus intéressants. Hors dossier, un bilan du chemin parcouru depuis la reconnaissance du Vieux-Québec comme site du patrimoine mondial, il y a 30 ans, un article sur l'acquisition par la Ville de Mascouche du manoir seigneurial qui se trouve sur son territoire et une chronique sur la restauration de la carte polaire du capitaine Bernier, ce grand explorateur du Nord.

  • Ce numéro de ETC MEDIA se place sous le signe des corps hybrides. Réunis par la créatrice et chercheure Philomène Longpré, quatre créateurs d'importance discutent des sensations que les spectateurs ressentent au contact de leurs oeuvres, qui « mettent l'accent sur le rôle de l'expérience de l'individu, ainsi que sur son engagement physique connoté par la matérialité et la sensorialité ». Les travaux du Québécois Bill Vorn, du Coréen Byeong Sam Jeon, de la Française Félicie D'Estienne D'Orves et du Chinois Hung Keung provoquent des phénomènes viscéraux et complexes. Grâce à de superbes photos, vous pourrez découvrir les fascinants automates de Vorn, les sculptures kinétiques de Sam Jeon, les installations audiovisuelles de D'Estienne d'Orves et les idées chinoises traditionnelles de temps et d'espace appliquées à l'art de Keung. L'art public montréalais s'est également récemment ouvert à l'art numérique : une porte d'entrée vers des univers fascinants.

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