• Les médiations thérapeutiques sont aujourd'hui largement utilisées dans la clinique. Avec l'essor du numérique, les jeux vidéo ont fait leur apparition dans le soin et sont devenus des objets de médiation que les auteurs ont tous expérimentés dans leur pratique.

    Ils développent les enjeux de l'usage des jeux vidéo et de la console dans la séance de thérapie auprès d'enfants ou d'adolescents, en soin individuel ou groupal, institutionnel ou libéral, et analysent la place de la parole dans la partie de jeu partagée. Dans leurs présentations cliniques de jeunes sujets - qu'ils soient, ou non,  habitués, adeptes du jeu vidéo ou joueurs excessifs -, ils montrent que l'important n'est pas le jeu vidéo en lui-même mais bien sa caractéristique de médiation, induisant des effets de transfert et contre-transfert à l'oeuvre dans toutes rencontres thérapeutiques.

    Ce livre, destiné à tous les professionnels de l'enfance et de l'adolescence, en exercice ou en formation, en offrant une vision précise de quelques jeux vidéo et de leurs intérêts en thérapie, ouvre la voie à d'autres possibilités de prises en charge créatives autour du numérique !

  • Un ouvrage de référence sur la psychosociologie : repères conceptuels et méthodo-logiques, auteurs précurseurs et fondateurs de la discipline. Enrichie de dix notices inédites, cette nouvelle édition rend compte de l'actualité de cette discipline.

    Les articles ont été rédigés par les chefs de file de la psychosociologie qui ont contribué à diffuser l'influence de la discipline dans de nombreux domaines (sciences de l'éducation, formation, pédagogie, enquête sociale et économique - travaux sur l'opinion publique, études de marché ou de motivation -, compréhension, analyse et traitement des situations sociales, en psychothérapie ou dans le travail social en général) et ont renouvelé les perspectives concernant les groupes et les relations de groupe, les structures d'organisation, les processus de changement, le traitement des conflits sociaux et leurs incidences sur les personnes.

    Le présent ouvrage dirigé par Jacqueline Barus-Michel, Eugène Enriquez et André Lévy, psychosociologues, enseignants et chercheurs, a été conçu et réalisé dans le cadre du CIRFIP (Centre international de recherche, formation et intervention psychosociologiques). Avec notamment, Gérard Mendel, Jean-Claude Filloux, Jacques Ardoino, Jean Dubost, Max Pagès, Florence Giust-Desprairies, Guy et Jacqueline Palmade, Vincent de Gaulejac, André Sirota, Dominique Lhuilier, Guy Jobert, Gilles Amado, Georges Lapassade, Ophélia Avron, Jacques Cosnier, Rémi Hess, Anne Ancelin-Schutzenberger, André de Peretti.

  • À quelles conditions le cadre psychothérapeutique de groupe avec les enfants et les adolescents permet-il d'envisager la pratique de soins ? Les techniques de groupe interrogent souvent le praticien sur l'approche à utiliser : travailler avec l'individu en s'appuyant sur le groupe ou travailler uniquement sur le groupe lui-même, faisant de l'individu le porte-parole du groupe ? Travail de groupe ou travail en groupe, la question interpelle régulièrement. Les articles proposés dans cet ouvrage tentent d'y répondre.  

  • La définition économique du traumatisme comme effraction, conduit S. Freud à montrer qu'un afflux excessif d'excitations - qu'il s'agisse d'un événement externe très violent ou d'une accumulation d'excitations internes - peut déborder les capacités de contenance de l'appareil psychique. Dans ce cas, cette excitation entraîne une désorganisation durable des processus secondaires et une perturbation de l'économie pulsionnelle et de la symbolisation.

    Mais par ailleurs, la scénarisation du vécu groupal et les capacités de contenance et de représentation propres au groupe peuvent permettre peu à peu de réhabiliter les processus de pare-excitation et d'élaborer les traumatismes convoqués dès la mise en groupe.

    Les groupes thérapeutiques sont des outils de transformation des angoisses paralysantes qui attaquent les liens et les rapports aux autres.

  • Réédition augmentée d'une préface de Pierre Delion

    Il n'est pas sans signification que François Tosquelles conclue son oeuvre écrite par un ouvrage traitant des équipes de soins. Toute sa vie, il n'aura cessé d'insister sur l'importance de l'équipe de soins, structure essentielle à toute pratique clinique, toujours menacée de disparition du fait de la spécialisation et de la technicisation des rôles soignants, toujours susceptible de s'homogénéiser, de se structurer en îlots de résistance. La réédition du dernier ouvrage paru peu de temps après la mort de son auteur est accompagnée par la préface de Pierre Delion qui témoigne de l'actualité de la pensée de ce maître de la psychiatrie institutionnelle.

  • Le livre de Salomon Resnik est un long voyage dans l'univers de la folie. Ce sont les vicissitudes de ces voyages avec des patients psychotiques qui permettent de vivre avec le lecteur les péripéties d'une poësis thérapeutique dans les méandres de l'inconscient.

    Les patients psychotiques chroniques vivent une existence suspendue, comparable à un état d'hibernation. La personne psychotique est particulièrement fragile et sensible et ne peut tolérer ni souffrance psychique (douleur d'être) ni plaisir. Au fond, l'apathie psychotique est une paralysie du "re-senti.

    Dans leur excessive sensibilité, ils se sentent blessés par toutes formes d'impact affectives, dloù la nécessité diune protection. La carapace autistique est paradoxalement l'expression vitale de ce renfermement, où la dévitalisation est la condition pour perdurer. La nature de cette armure est ontologiquement importante. Que sa texture soit de coton, de bois, de verre, de fer ou de glace, elle est un langage en soi. La congélation des sentiments est une régression pré-historique a l'époque glaciaire de l'individu pris dans une indicible détresse. La glaciation est alors une tentative de " rassembler " les morceaux de son moi éclaté. La déglaciation, expression inévitable dlun " changement catastrophique " (Bion), fait, elle, partie du processus thérapeutique de guérison. Le retour à la vie requiert une prise en charge institutionnelle, humaine, compréhensive et efficace.

    Cet ouvrage constitue la synthèse d'un travail psychanalytique et psychiatrique. Depuis cinquante ans, llauteur travaille auprès de patients psychotiques, en individuel et en groupes, dans divers contextes culturels (Argentine, France, Angleterre, Italie). Salomon Resnik continue sa recherche sur l'existence à travers son contact quotidien avec le monde de la psychose.

  • Des liens de sens existent, nous dit Lin Grimaud dans cet ouvrage, entre certains aspects de notre histoire personnelle et de notre engagement de soignant. Pour ces deux raisons complémentaires, un approfondissement de la connaissance de soi est donc indispensable au bon exercice de nos métiers. :

    1. Nous travaillons avec ce que nous sommes et pas seulement avec ce que nous avons appris formellement ; nos repères personnels interviennent dans nos attitudes et nos propositions techniques ;

    2. La confrontation avec des personnes en grand souffrance est déstabilisante, elle requiert du professionnel une compétence particulière à se mobiliser et à se réorganiser psychologiquement.

    Se référant à trois créateurs, Tosquelles, Lacan, Winnicott, qui ont balisé son parcours professionnel, Lin Grimaud témoigne ici de ce travail jamais achevé qui consiste à laisser parler et se répondre le proche et le lointain, l'expérience professionnelle et les traces de l'expérience infantile. Ce n'est qu'à ce prix que les professionnelle de la relation pourront efficacement s'engager dans un quotidien à visée thérapeutique.

    Ouvrir les lieux d'accueil et de soins à la vie sociale et à la singularité de la parole de chacun, apprendre à élaborer l'outil collectif, telle est la tâche des travailleurs sociaux qui se réalise à travers l'équipe et pas seulement à l'abri d'un statut d'éducateur, d'assistant social, de psychologue ou de psychiatre.

  • Dans les différentes problématiques de la psychose, infantile ou adulte, les équipes soignantes sont amenées, à un moment où à un autre, à en revenir au corps de la personne psychotique. Mais de quel corps s'agit-il ? Du corps physiologique, neurologique, endocrinien ? Ne sommes-nous que des hommes neuronaux ? Les soignants ne sont-ils que les biologistes des passions ? Ou bien sommes-nous encore davantage ? C'est là que la notion d'image du corps vient articuler le corps et l'appareil psychique dans un langage organisateur. Or dans la psychose, cette question insiste, résiste, mais existe. Il est nécessaire de se la poser en la mettant en perspective avec les problématiques institutionnelles.

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