• Sur le point de commettre l'irréparable, James Vann quitte l'Alaska et part retrouver sa
    famille en Californie - ses parents, son frère cadet, son ex-femme et ses enfants. Lors
    de cette tournée d'adieux non dissimulée, chacun essaie de le ramener à la raison, révélant
    ainsi ses propres angoisses et faiblesses. Mais c'est James qui devra seul prendre
    sa décision, face à son Magnum 44, guidé par des émotions terriblement humaines.
    La plume virtuose de David Vann transforme une expérience familiale douloureuse et
    fondatrice en une confession spectaculaire sur ce qui nous fait tenir à la vie.

  • Roy est encore un enfant lorsque son père, James Fenn, dentiste et
    pêcheur professionnel raté, se suicide d'une balle dans la tête. Tout
    au long de sa vie, Roy ressassera ce drame qui deviendra son obsession
    mais aussi une source, douloureuse, d'inspiration. Comment se créent
    et se transmettent des légendes familiales ? Quelles histoires notre
    mémoire choisit-elle de garder et sous quelle forme ? À partir de quelques
    moments intimes éparpillés dans le temps - faiblesses, infidélités, désirs,
    contemplations - se met en place une histoire de perte, d'amour tendre
    et de retrouvailles imaginaires dans les espaces sauvages de l'Alaska.

  • Manifeste et cri d'alarme, ce livre incite les Chrétiens à s'engager, de manière urgente, sur le terrain politique (politique partisane mais aussi bien commun). Ecrit par une spécialiste de la Doctrine sociale de l'Eglise, formatrice de nombreux élus et candidats, cet ouvrage démontre combien notre présence est indispensable sur ce terrain, combien il s'agit là d'une vocation naturelle de tout baptisé et combien cet engagement participe à notre chemin de sainteté.

  • Fragilité

    Jean-Louis Chrétien

    • Minuit
    • 2 November 2017

    Les Grecs anciens, méditant la condition humaine, voyaient dans la faiblesse, le manque ou le dérobement de la force, un de ses traits essentiels. Les Latins introduiront la fragilité, la possibilité de se briser, parfois tout à coup et de façon imprévisible, et la transmettront aux langues et aux cultures de l'Europe occidentale. Ce « lieu commun » de notre compréhension de nous-mêmes parcourt tous les domaines, de la philosophie à la poésie, du roman à la peinture ou à l'histoire. Bien que nul ne l'ignore, chaque homme et chaque génération le découvrent en acte avec une sorte de saisissement et d'effroi.
    Ce livre en décrit d'abord les figures variées, dans une longue durée, et suivant la polyphonie des oeuvres qui donnent à voir l'humaine fragilité. Il va de l'impuissance et du dénuement du nourrisson comme miroir de notre condition, et des matières fragiles (le verre, l'argile, la bulle de savon) qui en sont les symboles toujours repris, à la fêlure invisible qui soudainement produira la catastrophe. La poétique des ruines, où l'on contemple les débris des hautes civilisations qui se croyaient là pour toujours, précède une réflexion sur la beauté propre du fragile comme sur la fragilité du beau comme tel.
    Il y va dans un second temps du concept même de fragilité, de Sénèque à Kant et au-delà. Ce sont les Pères de l'Église latine, et notamment saint Augustin, qui donneront à la fragilité un sens fondamentalement moral, celui d'un penchant au mal et à l'injustice, qui ira s'approfondissant, avant que la modernité ne tente de l'écarter.
    Le livre s'achève sur ce qui l'a rendu possible, la fragilité de la voix humaine, qu'un rien peut briser, et qui pourtant dit le sens qui ne périt pas, et que l'homme se transmet, en le renouvelant, d'une génération à l'autre.

  • La vie d'Hervé Odermatt est un incroyable roman. Enfant naturel d'une jeune fille de bonne famille alsacienne et d'un étudiant chinois, il est élevé par des paysans de la Loire, pauvres mais très aimants, après la disparition de son père. À dix-huit ans, sa vie bascule lorsqu'il s'engage dans la Résistance.À partir de ce moment, sa vie ne cessera plus d'être mêlée à la grande histoire et au destin des personnalités les plus célèbres du XXe siècle. Avec un réel talent de conteur, Hervé Odermatt entraîne le lecteur à sa suite dans un récit d'une grande richesse, entre plongée dans le Montmartre des années 1950, découverte des dessous du marché de l'art, évocation de ses nombreuses amitiés avec les puissants de ce monde... jusqu'à la description de la plus inattendue des rencontres. Car, finalement, ce destin extraordinaire n'était-il pas, dès le début, placé dans la main de Dieu ?

  • Qui n'a en tête les larmes d'Obama en 2016, à l'évocation d'une fusillade dans une école ? Un homme, puissant de surcroît, pouvait donc manifester son émotion en public ! Apparente nouveauté car l'expression lacrymale n'a pas toujours été associée à une forme de faiblesse. Dans la Rome antique, les larmes étaient même un adjuvant du politique, l'arme des orateurs et le moyen de se distinguer du vulgaire. Une originale plongée dans la société de conquérants impitoyables, mais sentimentaux !
    Aussi surprenant que cela puisse paraître, les larmes coulent en abondance chez les Romains. Les empereurs, le peuple, les sénateurs, les soldats pleurent. Débats publics, procès ou ambassades, tout est prétexte aux déversements d'émotions. Plus que les Grecs, déjà grands pleureurs, les Romains ont la larme facile. La variété du vocabulaire latin vient l'attester. Les verbes flere, deflere, lacrimare, deplorare, complorare, gemere, lugere, complangere, plangere, queri, désignent tous l'action de pleurer, de se lamenter, parfois de manière bruyante et spectaculaire, gestes à l'appui : on se frappe la poitrine, on lacère ses vêtements, on griffe son visage, on se roule par terre. Les Romains s'épuisent à pleurer, leurs yeux s'y abîment. Souvent dépeints en conquérants impitoyables (ce qu'ils étaient), les Romains sont trop rarement montrés dans leurs moments de fragilité ou d'égarement. Les Romains construisent des routes, des ponts et des villes, ils bâtissent un Empire, mais ne s'abaissent pas à pleurer, pense-t-on. Leur mauvaise réputation de rudesse a jusque-là découragé toute enquête générale sur leurs larmes, là où les lamentations des héros grecs ont déjà fait couler beaucoup d'encre.
    Dans cette histoire inversée de la force romaine, il faut accepter de ne pas s'y reconnaître, de perdre pied. Les comportements sociaux des Romains, souvent ponctués de larmes, nous dépaysent. Le parcours que propose ce livre est ainsi celui d'un paradoxe : saisir l'étrangeté de ces larmes d'hier si semblables aux nôtres, c'est aussi comprendre qu'elles n'ont pourtant rien de celles d'aujourd'hui.

  • Hunt est un colosse. Hunt dirige, menace, tue. Hunt ne s'attache à personne. Il est le chef de l'Organisation.
    Lorsqu'il échappe de justesse à un attentat qui aurait dû lui coûter la vie, Hunt n'a qu'une pensée : Ava. Ava, douce, sensuelle, vulnérable, qui soigne et qui guérit. Celle qu'il a un jour sauvée et n'a jamais oubliée.
    Mais se réfugier chez la jeune femme, c'est risquer de la mettre en danger, voire de s'affaiblir lui-même.
    Hunt doit trancher. Ava est-elle sa faiblesse ou la plus inattendue de ses forces ?

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • On reste en surface, on déçoit; on approfondit, on ennuie, alors...

  • Au début de la cinquantaine, la Saguenéenne Dany Tremblay a traversé avec succès les différentes phases d'un processus médical souvent ardu. Car dès qu'elle a découvert une fossette suspecte sur un de ses seins, madame Tremblay se doutait que quelque chose ne tournait pas rond. Or, trop préoccupée jusque-là par son apparence physique, la peur de vieillir et la hantise de la performance, elle fut littéralement forcée par la vie à revoir ses priorités, à reprendre contact avec sa véritable nature. Car curieusement, en adoptant une bonne attitude, la chimiothérapie, la radiothérapie et même la mastectomie peuvent devenir autant de tremplins vers un renouveau, une métamorphose, une véritable renaissance.

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