• Cinq destins subtilement liés s'organisent en un implacable crescendo jusqu'à un final spectaculaire où s'entrechoquent Albert Camus et Jérôme Bosch.

    Avec un puissant sens du détail et une empathie qui frappe en plein coeur, Aïssa Lacheb décrit le chemin de croix et la chute d'individus victimes de déterminismes dont ils ne savent pas s'extraire.

    Aïssa Lacheb nous donne à regarder des réalités brutales mais, traversée de poignants éclats de poésie, sa langue éclaire par contraste la beauté tragique de l'âme humaine. Érostrate for ever montre la souffrance et aiguise notre compassion pour les damnés et notre révolte face à l'inacceptable.

  • Il y a devant moi un jour, enfant, la porte d'une maison où j'accompagne ma mère. Ce que j'étais jusque-là est en entier devant. Pour tenter de dire ce qu'est ma langue, c'est le seul début. Elle est ce qui me fut en quelque sorte accordé ce jour-là.?» Telle est l'image fondatrice, la fracture qui inaugure le parcours d'une vie. La narratrice évoque cette tentative jamais achevée d'un arrachement à tous les déterminismes qui nous privent de parler une langue à soi. Nous nous heurtons avec elle à des butées insurmontables mais toujours rivées à un amour premier de la lettre, traversons les tensions intérieures alimentées par des expériences erratiques et diverses qui nous mènent de l'échappée des années soixante aux terres tragiques du Liban et du Rwanda, en passant par des moments d'émerveillement devant l'enfant surpris à s'essayer à la musique du langage.

  • William Sandberg est un grand mathématicien -; il a même collaboré avec l'armée sur des dossiers classés secret-défense. Mais depuis le décès de sa fille, il n'est plus que l'ombre de lui-même.
    Une organisation secrète est cependant prête à tout pour s'assurer ses services. Kidnappé, William est sommé de travailler sur un message crypté. Peu enclin à collaborer, William est pourtant intrigué. Jusqu'à ce qu'il rencontre Janine Haynes, une archéologue elle aussi retenue contre sa volonté. Ils découvrent que ce projet est lié à des recherches sur un dangereux virus, impliquant des expérimentations sur des cobayes... humains.
    Quelle est l'échappatoire lorsque votre sort est inscrit au coeur même de votre ADN ?
    " Un sens du suspense et du rythme magistral. [...] Olsson a le talent d'un Michael Crichton pour écrire des page-turners. "The Sun " Un blockbuster haut en couleur au style cinématographique. "The Independent

  • Les idées reçues sur l'infériorité des filles en maths et en sciences sont toujours bien vivaces. Médias et magazines continuent de nous abreuver de vieux clichés qui prétendent que les femmes sont naturellement bavardes et incapables de lire une carte routière, alors que les hommes sont nés bons en maths et compétitifs... Or les recherches en neurobiologie n'en finissent pas de révéler les extraordinaires capacités de plasticité du cerveau qui se façonne en fonction de l'apprentissage et de l'expérience vécue. L'argument biologique souvent invoqué pour justifier une prétendue supériorité des hommes en maths et en sciences n'est plus tenable... À tous les âges de la vie, la plasticité du cerveau permet d'acquérir de nouveaux talents, de changer de centre d'intérêt... et même de devenir bon en maths!
    Une Petite Pomme qui éclaire la question par la confrontation des faits scientifiques et des prises de positions partisanes.

  • L'approfondissement de l'étude du monde interne des personnes autistes est désormais une priorité scientifique du fait des enjeux thérapeutiques qui en dépendent. En nous intéressant à comment les personnes autistes voient le monde qui les environne plutôt qu'au pourquoi il en est ainsi, nous sommes amenés à dépasser les clivages entre les parents, les psychanalystes et les autres professionnels qui prennent soin des personnes autistes.

    Pouvoir comprendre et partager quelque chose de leur vision cognitive, émotionnelle, fantasmatique ou artistique permet de les aider à accéder à l'intersubjectivité et à la subjectivation. En effet, en sentant que leur monde interne et le nôtre peuvent différer sans que cela soit une catastrophe, que c'est justement parce qu'ils sont différents qu'ils peuvent interagir sans risque de fusion, d'engloutissement ou de collage,  s'ouvrent pour les personnes autistes une théorie de l'esprit et la possibilité d'identifications projectives normales.

    C'est le pari d'un possible partage que relève ce livre en se proposant d'articuler des paroles de parents et d'adultes autistes avec les avancées des neuroscientifiques et des psychanalystes.

    Ouvrage publié avec la CIPPA.

  • Le « libre arbitre », cette capacité à choisir librement ou encore à déterminer notre propre volonté, semble menacé par les avancées de la psychologie et des neurosciences contemporaines. Or, certaines interrogations philosophiques doivent être résolues avant de tirer les conséquences de ces résultats empiriques : le déterminisme causal, qui est au fondement de toute démarche scientifique, est-il compatible avec la notion de libre arbitre ? Quel type de relation entretiennent l'esprit et le cerveau ? L'examen de ces problèmes fondamentaux constitue le préalable à l'interprétation des données issues des neurosciences, en particulier des expériences de Benjamin Libet qui ont semblé remettre en question l'efficacité causale de nos décisions conscientes. Par ailleurs, il est légitime de se demander si les limites de la conscience et le rapport qu'elle entretient avec les processus inconscients, qu'ils relèvent de l'Inconscient freudien ou de l' « inconscient cognitif » mis en lumière par les neurosciences, constituent un frein à l'exercice de notre liberté.

    Cet ouvrage esquisse une solution nouvelle à ces questions. Il montre comment la psychologie et les neurosciences, bien que menaçant la conception traditionnelle du libre arbitre, permettraient de concevoir en leur sein même une redéfinition de cette notion, envisagée comme une capacité relative et non plus absolue, nécessitant un apprentissage.

  • Lire l'entretien avec l'auteur (propos recueillis par Audrey Minart)

    Aujourd'hui, chacun sait qu'il vit dans un monde « complexe » composé de multiples « systèmes ». Mais ces mots de « complexité » et de « systèmes » servent le plus souvent davantage à opacifier les débats qu'à les clarifier. La complexité se confond alors avec le compliqué, réservé aux experts, ou bien elle devient un concept simpliste, un écran de fumée qui nourrit des sentiments d'irresponsabilité et d'impuissance.

    « Penser complexe » est à la portée de tous. Au prix de la remise en question de quelques habitudes paresseuses...

    En laissant ici de côté les débats théoriques des chercheurs en complexité, François Balta met à la portée de tout un chacun des éléments qui lui permettront de repérer si, face à un problème précis, la complexité de la situation est réellement prise en compte.

    L'enjeu est d'importance : nous ne devons pas nous laisser dépouiller de la part de responsabilité, et donc de pouvoir, qui nous appartient dans cette co-construction du monde. Y renoncer, ce serait nous soumettre à des hommes dits providentiels, ou à des mécanismes anonymes, et dans tous les cas, participer à une déshumanisation du monde.

  • Stéphan Crimolois, juge d'instruction à Orléans, soupçonne sa femme Marianne de le tromper. Il est vrai que leur vie intime est un désert depuis le début de leur mariage et que sa belle épouse suscite les convoitises. Adulée par Samuel, un étudiant rêveur, elle est également courtisée par le sulfureux professeur de philo, Alex Carracala. En pleine crise conjugale, Crimolois doit instruire une sordide affaire criminelle : un corps mutilé a été trouvé en pleine nature aux abords de la ville. Sans compter qu'à l'affreuse découverte s'ajoute bientôt un autre fait divers sanglant. Samuel a été battu à mort lors de la célébration annuelle de Jeanne d'Arc.
    Qu'est-il arrivé au jeune homme ? Les deux crimes sont-ils liés ou ce week-end meurtrier est-il un caprice du hasard ?
    Michel Pruner nous embarque dans une histoire au suspense latent, à la croisée entre fiction policière et drame romantique.

  • AmbrosIA

    Grégory Joannon

    Voulez-vous vivre éternellement ? Vraiment ? Car il ne s'agit plus d'une question rhétorique : avec AmbrosIA, l'immortalité n'a jamais été aussi accessible. 

    La convergence de l'intelligence artificielle et des nanotechnologies va ébranler l'unité de la famille Thomas. Études, carrières, amours, ego, duperies... sont-ils réellement maîtres de leurs destinées ? Un premier drame familial les amènera peu à peu à répondre à cette question, chacun selon sa personnalité. 

    Mais, alors qu'ils pensaient en avoir fini avec les secrets de famille, une nouvelle tragédie les heurte de plein fouet. Ils n'ont alors plus le choix : ils doivent se jeter corps et âme dans une lutte sans merci pour dompter la mort. Ou la tuer.

  • Couru d'avance

    Stéphane Furlan

    L'application Seldon est une véritable révolution ! Son but ? Coacher les hommes dans leur quête d'un avenir écoresponsable. Fruit d'une collaboration entre quatre amis, le logiciel ravit les foules et gagne en popularité. Repéré par des sociétés concurrentes, il devient rapidement source de convoitise et promesse de lendemains radieux.
    Opposés depuis toujours au rachat de leur entreprise, Thomas, Stan, Sibylle et Romain forment une équipe soudée. Seulement, lorsque l'ingénieur de la bande se voit offrir une somme plus que généreuse, les masques finissent par tomber. Et si leur création faisait en réalité partie d'un plan bien plus vaste ?

    Entre tensions, quête de pouvoir et avidité, découvrez un monde où l'intelligence artificielle peut servir de bien funestes ambitions... Un roman noir mené d'une main de maître.

  • Cet essai s'adresse à tous ceux qu'intéressent les relations entre la science et la philosophie. L'auteur y brosse à grands traits un tableau de la science contemporaine : réductionnisme, déterminisme, abstraction, méthodes, mécanismes de validation et interactions entre observation et théorie... ainsi qu'un portrait de ses artisans et une critique des stéréotypes les plus courants (philistin, iconoclaste, apprenti sorcier...) L'accent est mis sur le fait que la science, dont une des missions consiste à dénoncer les illusions du sens commun, ne poursuit pas une quête de vérité absolue mais se contente aujourd'hui d'une vérité simplement meilleure que celle d'hier. La circularité de la science lui interdit de répondre à des questions essentielles comme " Pourquoi ce monde plutôt que rien ? " Pour tenter d'y répondre, le physicien Pierre Darriulat entreprend, avec candeur et bienveillance, un voyage chez les philosophes. Comment la métaphysique s'évade-t-elle du cercle ? Quelle connaissance autre que scientifique nous propose-t-elle ? La circularité condamnant la science au silence, elle semble du même coup condamner la métaphysique au verbiage ; devant son incapacité à nous répondre, nous restons seuls devant l'absurdité de notre destin...

  • Zadig

    Voltaire


    Voltaire (1694-1778)


    "Du temps du roi Moabdar il y avait à Babylone un jeune homme nommé Zadig, né avec un beau naturel fortifié par l'éducation. Quoique riche et jeune, il savait modérer ses passions ; il n'affectait rien ; il ne voulait point toujours avoir raison, et savait respecter la faiblesse des hommes..."


    Zadig, jeune homme vertueux vivant dans un Orient fantaisiste, va de déboire en déboire mais toujours une intervention extérieure le sauve. Zadig est-il destiné à voir la providence s'acharner sur lui, de manière changeante, chaque fois qu'il touche au bonheur ?


    "Zadig" est un conte satirique dans lequel Voltaire règle ses comptes avec ses ennemis et la société.


    "Zadig" est également une réflexion sur le bonheur, la liberté, le déterminisme.

  • La vie sur Terre

    Frédéric Darriet

    Nul ne peut plus ignorer aujourd'hui que notre planète est unique, merveilleuse et foisonnante de vie. Sur la terre, dans les airs ou bien encore dans les eaux des fleuves, des lacs et des océans, la vie nous enseigne que si elle a réussi à évoluer avec autant de diversité, elle n'en demeure pas moins aussi fragile que sa complexité est grande. Le monde d'aujourd'hui se partage entre ceux qui croient que la vie a été créée par Dieu, ceux qui pensent qu'elle a été sélectionnée par un long et laborieux processus de sélection naturelle et ceux, enfin, qui croient que notre monde répond à des lois déterministes aussi anciennes que l'univers. Les ouvrages scientifiques traitant des origines de la vie et de son évolution se comptent par milliers. Beaucoup moins nombreux cependant sont les écrits qui abordent la vie en n'opposant pas systématiquement le hasard scientifique, les écrits religieux et l'idée que l'univers est programmé. L'originalité de cet ouvrage réside surtout dans le champ de réflexion immense que soulève l'unification des trois grands moteurs de la pensée humaine. Mais ne tardons plus et allons maintenant voler au-delà de ce nid de préjugés et découvrir l'histoire de la vie sur Terre dont les racines s'ancrent dans les profondeurs d'un océan primitif et dans les eaux duquel... tout a commencé.

  • Cet ouvrage tente d'approfondir les questions liées au déterminisme, au hasard, au chaos, à la distinction entre les causes ainsi qu'au concept de finalité évoqué en biologie ou en sciences humaines et sociales. Une réflexion à la croisée de la sciences, de l'histoire des sciences et de la philosophie.

  • Le Drame de Freud

    Xavier Saint-Martin

    Eh bien oui, Freud encore. Parce qu'il a fondé, n'en déplaise à ses détracteurs, une des révolutions intellectuelles et morales du XXème siècle : celle qui s'attachait à comprendre les lois de fonctionnement de l'appareil psychique. Un appareil donc, une machine, comme l'avait souligné Lacan.
    Hélas, sa quête était vaine, impossible, et le présent essai tente de montrer en quoi sa méthode ne pouvait pas venir à bout de la complexité de son sujet.
    Drame de Freud, donc, mais non pas tragédie. Car il reste de son oeuvre - et de celles de ses successeurs - tout ce que les spécialistes qui se penchent, chacun dans son domaine, sur la complexité de l'humain, gagneraient à comprendre, sinon à admettre.

  • XX, XY....comment devient-on un homme ou une femme ? Qui gouverne la construction de notre identité sexuelle ? Nos gènes ? Nos hormones ? La société ? La famille ? Simone de Beauvoir avait-elle raison lorsqu'elle écrivait " on ne naît pas femme, on le devient " ? Sauf accident, les lois de la génétique et de la physiologie font de nous des mâles ou des femelles. Mais au-delà de ce déterminisme génétique, nous sommes également façonnés dans notre intimité par le regard de nos parents, de nos proches et de la société tout entière. Si la différence des sexes structure la pensée humaine, peut-on changer les rapports entre les hommes et femmes ? qu'en disent les sciences sociales, les sciences humaines et les sciences du vivant ?

  • L'ouvrage a pour objectif de donner une vision assez large des manifestations et approches de la turbulence et conduit le lecteur à s'interroger de lui-même sur le déterminisme. La découverte de thèmes aujourd'hui incontournables en sciences.

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