• Germinal

    Emile Zola

    Voici, dans la France moderne et industrielle, les " Misérables " de Zola. Ce roman des mineurs, c'est aussi l'Enfer, dans un monde dantesque, où l'on " voyage au bout de la nuit ". Mais à la fin du prodigieux itinéraire au centre de la terre, du fond du souterrain où il a vécu si longtemps écrasé, l'homme enfin se redresse et surgit dans une révolte pleine d'espoirs.
    C'est la plus belle et la plus grande oeuvre de Zola, le poème de la fraternité dans la misère, et le roman de la condition humaine.
    Préface de Jacques Duquesne Edition établie, commentée et annotée par Auguste Dezalay.

  • Octave Mouret affole les femmes de désir. Son grand magasin parisien, Au Bonheur des Dames, est un paradis pour les sens. Les tissus s´amoncellent, éblouissants, délicats. Tout ce qu´une femme peut acheter en 1883, Octave Mouret le vend, avec des techniques révolutionnaires. Le succès est immense. Mais ce bazar est une catastrophe pour le quartier, les petits commerces meurent, les spéculations immobilières se multiplient. Et le personnel connaît une vie d´enfer. Denise échoue de Valognes dans cette fournaise, démunie mais tenace.
    Zola fait de la jeune fille et de son puissant patron amoureux d´elle le symbole du modernisme et des crises qu´il suscite. Personne ne pourra plus entrer dans un grand magasin sans ressentir ce que Zola raconte avec génie : les fourmillements de la vie.

  • Le travail est-il moral ou immoral ?La société capitaliste envisage le travail selon une conception éthique autant que religieuse.Considéré comme une vertu, la question de ses conditions tend à n'être plus posée. À l'inverse, si on le mésestime, il entraîne des revendications économiques et sociales. Mais l'engrenage du travail, censé favoriser l'élévation vers les hautes sphères de l'esprit, y fait aussi obstacle en justifiant l'asservissement. Pour résoudre cette équation insoluble, le philosophe italien reprend à son compte, avec un art de la transmission qui lui est propre et parfois non sans les critiquer, les travaux de Schiller, Simmel, et même le Manifeste du parti communiste de Marx et Engels. Surtout, Rensi démontre ici, de nouveau, sa faculté de stimuler les esprits. Car si, à ses yeux, la haine que le travail inspire apparaît proportionnelle au désir d'atteindre la véritable destinée humaine, il valorise du même coup le jeu, l'art, la passion des sciences, toute activité susceptible d'échapper à la contrainte et au diktat de l'argent.

  • Volga guette chaque année l'apparition des loups. Elle habite à l'écart d'un village, dans une vallée entourée de montagnes et de forêts. Dès que les loups sont là, elle le sait... Il lui faudra plus de temps pour apprendre la rumeur qui bouleverse le village : on parle de l'arrivée du nouveau propriétaire de la scierie, avec sa fille adolescente. On raconte qu'il va licencier du personnel. Licencier ? Alors que tous les habitants dépendent de la scierie ? La révolte gronde. Ne pouvant s'en prendre au patron, c'est à Madeline, sa fille, que les ados vont s'attaquer. Sauf Volga. Volga, qui est attirée aussi bien par la nature que par les livres, par les garçons que par les filles. Et qui se demande quel secret peut cacher cette étrange Madeline aux yeux de louve.

  • S'intéressant aux conditions d'emploi des travailleurs autonomes qualifiés, l'auteure dresse le portrait de trois groupes parmi ceux-ci : les traducteurs indépendants, les journalistes pigistes et les avocats de pratique privée qui travaillent seuls (avocats solos). Elle révèle ainsi les dynamiques qui influencent la qualité d'emploi, que ce soit d'un groupe professionnel à l'autre ou à l'intérieur d'un même groupe.

  • À l'occasion d'un colloque organisé en 2009 par l'INRS avec onze partenaires, un point complet de la prévention des risques cancérogènes et un état de l'existant avaient été faits à travers plusieurs dizaines d'exposés et de communications. Certains aspects, moins stabilisés à l'époque ou faisant encore l'objet de débats, avaient été abordés de façon plus allusive. L'idée est venue ensuite de rassembler, sous la forme d'un ouvrage collectif, des contributions à cet état de l'art in progress. En effet, la prévention des risques cancérogènes évolue sans cesse parce que les modes de production, les technologies et les procédés industriels évoluent eux-mêmes, que le débat social est fructueux, que des initiatives naissent fréquemment de la part de scientifiques, de préventeurs institutionnels ou d'entreprises, etc.
    L'INRS a associé à la réalisation de cet ouvrage une douzaine d'organismes différents qui ont pour point commun de tous oeuvrer (chacun dans son domaine d'activité, chacun avec ses compétences particulières, à partir des techniques qu'il maîtrise) à une tâche commune : celle de prévenir les cancers professionnels.
    L'importance et la complexité de cet enjeu rendent le travail en commun encore plus essentiel. L'invisibilité immédiate de la nocivité de l'exposition à des cancérogènes et le temps de latence d'apparition des pathologies pouvant aller jusqu'à plusieurs dizaines d'années, rendent

  • Journaliste à La Presse, Hugo Meunier s'est infiltré pendant trois mois dans une succursale de Walmart, au nord de Montréal. Pendant sa vie d'« associé », il a tenu un journal dans lequel il a consigné avec humour les anecdotes de son quotidien. Les célèbres cris de ralliement, les clients déchaînés, les palettes qui s'écroulent, les absurdes séances de formation, il décrit avec un remarquable sens du détail tout ce qui ponctue les journées de travail des petits salariés de la plus grande entreprise de commerce de détail de la planète.

  • L'idéaltype du travailleur, qui s'est construit en référence au modèle du mâle pourvoyeur, valorise les longues heures de travail. Les exigences des organisations ne sont certes pas étrangères à ce phénomène. La performance des employés est en effet souvent mesurée en fonction du temps qu'ils accordent à leur travail, et leurs besoins de flexibilité ont vite été « vampirisés » par la logique productiviste. Bien que les travailleurs, y compris ceux à temps partiel, disent vouloir consacrer moins d'heures au travail rémunéré, dans les faits, le temps de travail a augmenté, surtout chez les plus scolarisés, les professionnels, les cadres et les gestionnaires. Malgré ces constats, peut-on encore se référer exclusivement à cet idéaltype, dominé par une organisation du travail « dévorante », pour caractériser les travailleurs contemporains ? Les textes réunis dans cet ouvrage vont au coeur du rapport au travail et de l'expérience de travail afin de remettre en question ce modèle théorique. Les auteurs nous livrent une analyse percutante des changements qui marquent le nouveau modèle productif postfordiste, en révélant notamment les résultats de recherches empiriques portant sur les conceptions et les stratégies des travailleurs de différents milieux professionnels, particulièrement dans les domaines de la santé, des services sociaux et de la sécurité publique.

  • Des chercheurs québécois et brésiliens tentent de saisir la problématique des travailleurs pauvres dans le cadre de la mondialisation par une démarche réflexive fondée sur la volonté de comprendre autant la réalité du Nord que celle du Sud. L'objectif est de trouver des solutions originales pour répondre à diverses situations collectives de précarité et de pauvreté.

  • Travailler ne met plus à l'abri de la pauvreté et peut enfermer dans la précarité. Car la société salariale est affaiblie par les transformations des interventions entrepreneuriales et étatiques. De plus en plus de travailleurs et, surtout, de travailleuses n'ont plus accès aux protections collectives et sociales qui leur donnaient un appui pour mener des projets professionnels et de vie. L'heure est à la remarchandisation du travail.

    Pour étayer le phénomène de la pauvreté en emploi et en mesurer l'ampleur au Québec, l'ouvrage propose de nouvelles constructions statistiques qui reposent sur une définition extensive de la notion de travailleur. Le choix de cette définition - définition qui s'accorde avec le caractère multidimensionnel de la pauvreté en emploi - se trouve justifié par les travaux de recherche menés par les membres du Groupe interuniversitaire et inter­disciplinaire de recherche sur l'emploi, la pauvreté et la protection sociale (GIREPS).

    L'ouvrage met en lumière les différents facteurs de développement des formes d'emploi qui enferment dans la pauvreté et la précarité des travailleuses et travailleurs canadiens, résidents ou immigrants temporaires rendus vulnérables par leur position sociale. Il porte un regard à la fois sur les mutations du travail et de l'emploi, sur les transformations des États-providence et sur leur rôle dans l'informalisation du travail et de l'économie, sur les modalités de gestion de la main-d'oeuvre par les entreprises ainsi que sur la réactualisation des rapports sociaux de classe, de genre et de race. Il montre que la forte remontée des inégalités socioéconomiques ne résulte d'aucun déterminisme, mais de l'absence ou de la remise en cause des protections légales ou collectives. Il expose comment le retour de la pauvreté en emploi s'inscrit dans la mise en concurrence des travailleurs à l'échelle planétaire. Il se conclut, enfin, sur les formes d'action collective qui interpellent les formes institutionnalisées et nourrissent de nouvelles aspirations et revendications possiblement communes.

empty