• Qualifiée de «fléau de la Terre» par l’ONU, la pénurie d’eau est une menace bien réelle: 3,6 milliards d'individus en souffrent déjà l'équivalent d'un mois par année et, si rien n'est fait, c’est une personne sur deux qui n’aura pas accès à l’eau en 2050. Chaque jour, au moins deux milliards de personnes dans le monde boivent de l’eau contaminée par des excréments et plus d’un demi-million d’entre elles en mourront chaque année. Militante de la première heure pour le droit à l’eau, Maude Barlow a sillonné la planète pour défendre ce bien commun et dénoncer les visées des grandes entreprises qui font main basse sur l’or bleu, que ce soit pour l’embouteiller et la vendre à prix fort ou pour alimenter des industries polluantes, avec de graves conséquences sur les populations locales et leur accès à l’eau potable. Pour Maude Barlow, écologie et droits de la personne ne font qu’un, car plus nous malmenons l’eau, en la pompant de façon excessive et en la polluant, moins il en reste à partager équitablement. Devant l’inaction des États, Maude Barlow appelle à faire barrage à la privatisation de cette ressource vitale par les Véolia, Suez, Coca-Cola et autres Nestlé, en embrassant le modèle des communautés bleues. Né au Canada avant de se répandre ailleurs dans le monde, ce mouvement citoyen vise à faire reconnaître le droit à l’eau et à s’assurer que la gestion des services d’eau demeure sous la gouverne publique. Par cette invitation à faire de l’eau un trésor collectif, Maude Barlow en appelle à un monde plus bleu, une communauté à la fois.

  • Lorsque deux bombes nucléaires sont tombées sur Hiroshima et Nagasaki les 6 et 9 août 1945, le monde entier a réalisé que l'humanité avait atteint un point de non-retour dans sa capacité d'autodestruction. Aujourd'hui, l'Anthropocène est en train de provoquer la sixième extinction de masse et tous les signaux sont au rouge: hausse des émissions de GES, fonte des glaciers, feux de forêt, inondations, réfugiés climatiques...
    Pour Chomsky, ces deux menaces exigent une réponse qui ne peut être que de portée mondiale. Dans un contexte de montée en puissance des grandes entreprises mondialisées qui ont privé les États de leur capacité de façonner l'avenir, il plaide pour la signature urgente de traités internationaux contraignants sur le climat et l'armement, et lance un appel à une mobilisation populaire sans précédent.
    «Seul Noam Chomsky a su communiquer avec une telle passion les liens qui unissent les deux catastrophes d'origine humaine auxquelles fait face la civilisation, soit le bouleversement du climat et l'apocalypse nucléaire, et jamais n'a-t-il lancé ses mises en garde et ses appels à l'action de façon aussi impressionnante.»
    - Daniel Ellsberg, lanceur d'alerte des Pentagon Papers

  • Mûrs pour la révolution agroécologique? Les échecs de la révolution verte des années 1960 et les dysfonctionnements du système alimentaire mondial actuel ne sont plus à démontrer: épuisement des sols, érosion de la biodiversité, problèmes de santé liés aux pesticides, carences alimentaires chez des millions de personnes, sans compter l'endettement des paysans, la privatisation du vivant et la domination des géants de l’agrobusiness sur les semences et les réseaux de distribution alimentaire… Il est temps de conjuguer agriculture et écologie!

    Fort de son parcours d’enseignant et de chercheur en agriculture, Alain Olivier nous guide dans cet ensemble de principes scientifiques et de pratiques agricoles qu’est l’agroécologie. Il est important de miser sur une gestion appropriée des sols, sur le recyclage de la biomasse végétale et animale, sur la protection de l’eau et des écosystèmes. Rotations, associations des cultures et agroforesterie devraient être la norme, tout en intégrant l’élevage de façon raisonnée. Puisque l’agroécologie valorise le terroir, le savoir paysan et le rôle des femmes, il est également crucial que ceux et celles qui nous nourrissent aient accès à la terre et aux semences.

    À l’ère des changements climatiques, les processus écologiques, la justice sociale et la souveraineté alimentaire doivent se trouver au cœur du fonctionnement des agroécosystèmes ainsi que du système alimentaire en général. Vaste mouvement social qui cherche à établir des pratiques plus soutenables et plus justes, l’agroécologie est la voie toute désignée pour métamorphoser les liens qu’entretient l’être humain avec sa nourriture, son territoire et une nature à bout de souffle.

  • Comment vivre dans le respect des limites et des ressources de la nature ? Alors que la production mondiale de pétrole a atteint son maximum et que c'en est désormais fini des énergies fossiles bon marché, la permaculture constitue une réponse pragmatique aux enjeux de notre époque. Elle utilise la pensée systémique pour « élaborer en toute conscience des paysages qui imitent les schémas et les relations observés dans la nature et fournissent en abondance nourriture, fibres et énergie afin de subvenir aux besoins locaux ». En quatre décennies, la permaculture est devenue un mouvement international, apportant une contribution pratique au débat sur la soutenabilité. Dans Permaculture, désormais le livre de référence sur le sujet, David Holmgren théorise et illustre concrètement 12 principes sur lesquels s'appuyer pour concevoir un mode de vie soutenable et s'adapter à la « descente énergétique » qui suivra le pic pétrolier. Chaque principe fait l'objet d'un chapitre à part entière.

  • Que seraient nos sociétés sans pétrole ? Brutalement métamorphosées... Plus d'ordinateurs, plus de nourriture des quatre coins du monde, plus de voitures ni d'avions, plus de plastique ; nous devrions rapidement réapprendre à produire un nombre incalculable de choses pour assurer notre survie. Mais serions-nous capables d'une telle autonomie ?
    Ce scénario catastrophe est loin d'être paranoïaque. Il représente au contraire un avenir proche que nous devrons affronter tôt ou tard. Car allié aux changements climatiques, le pic pétrolier (la fin d'un pétrole abondant et peu cher) exige un changement draconien de nos habitudes de vie, une Transition énergétique qui mettrait fin à notre vulnérabilité collective. Comme nos gouvernements refusent de prendre les mesures qui s'imposent, il nous revient à nous, citoyen.ne.s, de prendre l'initiative et de nous préparer.
    C'est ce que propose ce Manuel de Transition, outil révolutionnaire et inspirant, entièrement consacré aux solutions pour construire dès maintenant des sociétés écologiques et résilientes, capables de s'adapter aux catastrophes que constituent le pic pétrolier et les changements climatiques. Enfin traduit et adapté en français, ce livre accessible, clair et convaincant expose tous les outils, les détails pratiques et les étapes nécessaires pour préparer l'avenir en diminuant radicalement les besoins énergétiques à l'échelle de sa communauté.
    Déjà, des milliers d'Initiatives locales ont démarré leur processus de Transition. Planter des arbres fruitiers, réapprendre à la population à cultiver un potager, développer la résilience, réorganiser la production énergétique, développer le transport actif, réapprendre les savoir-faire que nous avons oubliés, telles sont, entre autres, les nombreuses actions concrètes que les citoyenNEs peuvent réaliser au sein de leur village, leur ville, ou leur quartier.
    Vous tenez entre vos mains un outil de changement incroyable... Alors, on commence quand?

  • Le tourisme est la première industrie mondiale, même s'il est pratiqué par seulement 3,5 % de la population... Un luxe réservé aux occidentaux qui, depuis l'avènement des congés payés, ont intégré «un devoir d'ailleurs et de loisirs». Mais qui n'a pas senti ce malaise, dans une boutique de souvenirs ou sur une plage des Caraïbes couvertes de baigneurs blancs? Qui n'a jamais ramené de vacances le sentiment de l'absurde? Car même les mieux intentionnés des voyageurs contribuent malgré eux à la mondophagie touristique. Et rien ne semble pouvoir arrêter cette conquête démesurée des quatre coins du monde: ni la pollution qu'elle impose, ni la disparition des spécificités culturelles qu'elle vient niveler et encore moins la conscience de l'Autre qu'elle réduit à une relation marchande. Pouvons-nous nous évader du tourisme? Rodolphe Christin nous invite à retrouver l'essence du voyage: préférer le chemin à la destination, et «disparaître» plutôt qu'apparaître partout.

  • Dans les villes du Nord et du Sud où l'humanité continue de se masser, il est certainement possible de concevoir des espaces publics plus viables et plus propices aux échanges, aux rassemblements, à la simple douceur d'habiter vraiment la ville. Mais pour pouvoir intervenir intelligemment, il faut d'abord savoir observer les comportements sur le terrain, constater l'usage que les gens font des rues et des trottoirs, de leurs ruelles, des terrains de jeu, des places et des terrasses, et comprendre les réussites et les échecs de l'urbanisme tels qu'ils s'imposent à nos vies au quotidien.  Pourquoi certains lieux urbains respirent-ils la vie alors que d'autres, infréquentables, ne sont pour les piétons et les cyclistes que des déserts à franchir en vitesse ? Comment se fait-il que dans certaines rues tout le monde se connaisse mais qu'ailleurs on déplore la froideur de ses voisins ? Y a-t-il un seuil de fréquentation en deçà duquel on peut considérer que la conception d'un parc est hostile aux femmes, aux enfants ou aux personnes à mobilité réduite ?  À toutes ces questions, Jan Gehl et Birgitte Svarre proposent ici de répondre avec les instruments de l'étude de la vie dans l'espace public, une pratique qui met l'humain au centre des préoccu­pations et qui est aujourd'hui responsable de succès éclatants dans les plus grandes villes du monde. Des méthodes d'investigation simples, accessibles, élaborées sur le terrain depuis 50 ans à partir du constat de l'échec du modernisme et du tout-à-l'auto, et qui fournissent des données quantifiées pour outiller les responsables politiques, les urbanistes et les citoyens. Un récit et une méthode, pour rêver et agir - et enfin bâtir des villes axées sur la mobilité, la lutte contre les changements climatiques et la justice sociale.

  • Et si nous désobéissions, si nous cessions d'être de sages consommateurs? Paul Ariès nous invite à suivre les réflexions des objecteurs de croissance, de l'alimentation à la désobéissance civile, en passant par la publicité, le rationnement et la gratuité. Quand 20% des humains s'approprient 86% des ressources disponibles sur Terre, parler de décroissance devient une nécessité. Égratignant à la fois spéculateurs environnementaux et vendeurs de développement durable, il appelle à la «croissance» de l'imaginaire et des liens sociaux, pour s'offrir collectivement une vie plus libre, plus signifiante et, finalement, plus humaine. Il revient sur 10 ans de combats de la décroissance qu'il aime décrire comme un «chemin de crête», dont pourraient découler le pire et le meilleur.

  • La science est formelle: nous sommes entrés dans l'ère de l'Anthropocène, une nouvelle et dangereuse phase de l'évolution planétaire où l'action des humains est devenue la principale force géologique et qui se caractérise par une pollution généralisée, la hausse des températures du globe, la multiplication des phénomènes climatiques extrêmes, la montée des océans et une extinction massive des espèces. C'est littéralement à une crise du système terrestre que l'humanité fait face en cette ère géologique inédite.

    Dans cet ouvrage convaincant et bien documenté, Ian Angus comble le fossé entre la science du système terrestre et le marxisme écologique. Il étudie non seulement les dernières découvertes scientifiques concernant les causes et les conséquences d'une transition vers l'Anthropocène, mais également les tendances socioéconomiques qui sous-tendent la crise. Si le statu quo perdure, le présent siècle sera marqué par une détérioration rapide de notre environnement physique, social et économique : de larges parties du globe risquent de devenir inhabitables, allant jusqu'à menacer la civilisation elle-même. L'auteur rappelle cependant avec force que la responsabilité est bien inégalement partagée au regard de l'évolution du système: loin d'être la conséquence d'une prétendue nature humaine exploitant sans vergogne les ressources de la biosphère, la crise actuelle est plutôt le fruit des dynamiques d'un système particulier sur le plan historique, le capitalisme.

    Face à l'Anthropocène offre une synthèse unique de science naturelle et sociale. Il illustre comment l'inexorable pulsion du capitalisme pour la croissance, alimentée par la consommation rapide des énergies fossiles qui ont pris des millions d'années à se former, a conduit notre monde au bord de la catastrophe. Pour l'auteur, survivre à l'époque de l'Anthropocène requiert un changement social radical, où nous devrons remplacer le capitalisme fossile par une nouvelle civilisation reposant sur des fondements écosocialistes.

  • L'omniprésence des transports motorisés dans nos sociétés nous a imposé une telle «culture de la mobilité motorisée» qu'il est tentant de considérer ces multiples machines comme une nouvelle génération de dinosaures énergivores et polluants. Ces monstres modernes qui saturent l'air de nos métropoles et participent à la déstabilisation du climat seraient-ils devenus une nouvelle espèce hégémonique, non pas herbivore ou carnivore, mais objectivement «airvore»?

    Les discours convenus se veulent rassurants: en matière de consommation de carburants et d'émissions polluantes, les voitures neuves seraient de plus en plus efficientes, les trains devenus parfaitement propres grâce à leur électrification, les navires, toujours aussi discrets malgré leur gigantisme, et les dernières générations d'avion, plus sobres que jamais. Pourtant, on ne cesse d'enregistrer des pics de pollution et de lancer des alertes sanitaires dans de nombreuses zones urbanisées qui n'en finissent plus de suffoquer. Comment se fait-il que, considérés un à un, les moyens de transport semblent exceller, alors que, pris dans leur ensemble, ils échouent à réduire la pollution urbaine et les émissions de gaz à effet de serre?

    Quel sera le destin de ces machines «airvores»? Vont-elles finir par disparaître d'elles-mêmes à la suite d'une gigantesque panne sèche ou bien s'éteindre dans un «airpocalypse» surchauffé ? Est-il encore temps d'agir pour les dompter? Dans une enquête historique et sociologique inédite et minutieuse, Laurent Castaignède retrace l'épopée de leur irrésistible ascension et expose leurs impacts environnementaux et sociaux. L'expansion du parc motorisé ne donnant aucun signe d'essoufflement, l'auteur passe au crible les innovations en vogue pour en faire ressortir les limites. Il propose aussi un ensemble de mesures radicales mais pragmatiques qui permettraient de relever le double défi sanitaire et climatique.

  • Il [existe] une autre façon de plaider pour la protection de notre planète: exiger de la communauté internationale la reconnaissance du bien-être environnemental comme un droit humain fondamental. Sans la jouissance d'un climat stable et sécuritaire, les peuples ne peuvent exercer leurs droits économiques, sociaux et culturels. Pour les Inuit, comme pour nous tous, c'est ce que j'appelle «le droit au froid».
    Cette formule singulière du «droit au froid» concentre bien tout l'esprit de la lutte que Sheila Watt-Cloutier a menée durant plus d'une vingtaine d'années sur la scène internationale pour faire des changements climatiques un enjeu de droits humains. C'est d'ailleurs sous sa présidence au Conseil circumpolaire inuit qu'une pétition en ce sens a été déposée en 2005 auprès de la Commission interaméricaine des droits de l'homme, la première action juridique internationale du genre. Comme la culture et l'autonomie économique des Inuit sont tributaires du froid et de la glace, le réchauffement planétaire d'origine anthropique constitue une négation de leurs droits sociaux, culturels et sanitaires. «L'impact des changements climatiques sur l'Arctique est un signe précurseur de ce qui attend le reste du monde», dira-t-elle.
    De son enfance à Kuujjuaq, dans le nord du Québec - à une époque où la culture inuit traditionnelle du transport en traîneau à chiens et de la chasse sur glace était encore dominante -, à son engagement pour l'environnement dans les instances internationales, Le droit au froid est le récit d'une femme inspirante, devenue un modèle de leadership pour le XXIe siècle.

  • Depuis l'élection d'Evo Morales à la présidence en 2006, la Bolivie constitue un formidable laboratoire de la gauche latino-américaine. Défense des droits autochtones, promotion du concept du vivir bien («bien vivre»), constitutionnalisation des droits de la Pachamama («Terre-Mère»), organisation d'une Conférence mondiale des peuples sur les changements climatiques: ce gouvernement issu des mouvements sociaux a clairement affiché sa volonté de rupture avec le néolibéralisme. Mais en parallèle, il n'a pas résisté à la tentation d'intensifier l'exploitation des ressources naturelles du pays, tout en soutenant l'agriculture intensive et transgénique et en accordant de faibles budgets à la protection de la nature. Tension créatrice ou paradoxe irréconciliable?
    S'interrogeant sur les dynamiques politiques à l'oeuvre dans ce processus de transition, Dimitri de Boissieu a sillonné les aires naturelles protégées de la Bolivie pour rencontrer divers acteurs sur le terrain. Sa vaste enquête révèle que le gouvernement d'Evo Morales, loin d'avoir renoncé aux dogmes de la croissance économique, n'a pas réussi à mettre en place un État véritablement écosocialiste comme plusieurs l'espéraient. Malgré ce désenchantement, nombreux sont ceux et celles qui cultivent encore l'utopie de bâtir des civilisations capables de vivre en harmonie avec la nature.

  • Depuis son lancement en Angleterre au milieu des années 2000, le mouvement des Villes en Transition fait tache d'huile (en France, notamment). Son ambition est de développer la résilience et la viabilité des communautés locales en prévision des énormes défis que poseront inévitablement le pic pétrolier et les changements climatiques. Sa force tient entre autres à son approche inclusive et participative.

    Dans ce court pamphlet, deux militants anglais sympathisants du mouvement, Paul Chatterton et Alice Cutler, proposent une critique constructive de la Transition. Ils soutiennent que la Transition aurait avantage à identifier clairement ses «ennemis» politiques et ainsi renouer avec une approche de confrontation qui caractérise d'ordinaire les mouvements sociaux. Pour les auteur.e.s, il ne faut pas perdre de vue qu'il faut lutter pour qu'adviennent les changements souhaités.

    "Un écologisme apolitique?" a suscité de nombreux débats parmi les militant.e.s de la Transition. La présente édition reproduit d'ailleurs la réponse que Rob Hopkins, auteur du "Manuel de Transition", a faite aux auteur.e.s.

  • Changements climatiques, raréfaction des réserves pétrolières, économie casino: en ce début de XXIe siècle, maintenir le statu quo est une option dangereuse susceptible de mener l'espèce humaine à sa perte. Prendrons-nous le risque d'un effondrement total en poursuivant dans la même voie? Ou aurons-nous la sagesse et le courage de changer radicalement de paradigme pour nous assurer un avenir commun?

    «Impératif Transition» nous invite à opérer un profond changement social, écologique et économique pour effectuer ce passage d'une économie fondée sur le dogme de la croissance infinie, carburant aux énergies fossiles, à des économies diversifiées, locales, résilientes et faibles en carbone.

    Dans la lignée du «Manuel de Transition», de Rob Hopkins, cet ouvrage de référence traite des grands enjeux stratégiques dans les domaines de l'autosuffisance énergétique, de l'agriculture soutenable, des innovations bancaires conviviales (prêt sans intérêt, microcrédit...), du logement abordable, de la démocratie économique et de la durabilité. Il s'appuie sur de très nombreux exemples d'actions entreprises aux quatre coins du globe, du Japon au Québec, en passant par la Suède et les États-Unis.

    Le livre de Michael Lewis et de Pat Conaty est un véritable remède contre le cynisme et le sentiment d'impuissance qui peuvent parfois nous gagner, tant les initiatives qu'il présente sont porteuses d'espoir et ouvrent des pistes de solutions concrètes pour entreprendre dès maintenant les changements nécessaires à la résilience collective.

  • Fidèle à ses idéaux, Serge Mongeau poursuit sa défense du bien commun dans ce nouvel opus qui peut être lu comme son «testament politique». Fustigeant toujours les inégalités sociales, l'absence de véritable démocratie et l'indifférence face à la crise écologique, ce militant de longue date pose une question toute simple: pourquoi ne pas commencer dès maintenant à vivre en adéquation avec les valeurs que nous défendons?

    Reprenant à son compte la sagesse populaire québécoise préconisant «que les bottines suivent les babines», Serge Mongeau nous invite à nous indigner, certes, mais aussi à agir. Devant l'urgence de la situation, il cible huit champs où nos actions peuvent faire la différence: reprendre le contrôle de notre alimentation, dire adieu à l'automobile, faire un usage modéré de l'avion, nous affranchir de la télévision, éviter le piège du crédit, nous libérer du salariat, sortir de l'individualisme et, enfin, nous engager politiquement.

    Le père de la simplicité volontaire au Québec fait ici un exposé clair des principes ayant guidé sa vie et sa réflexion. Il offre des solutions concrètes pour mettre en pratique ses idéaux et devenir vraiment «simplicitaire».

  • Il est trop tard pour préserver la vie telle que nous la connaissons. Trop tard aussi pour le développement durable. C'est le constat implacable que dresse Harvey L. Mead, vétéran de la scène environnementale. Depuis la publication en 1972 du rapport du Club de Rome sur les limites à la croissance, véritable boussole du mouvement écologiste, la situation, loin de s'être améliorée, n'a fait qu'empirer. Les belles heures du développement économique sont derrière nous, les émissions de gaz à effet de serre et la pollution continuent d'augmenter, les changements climatiques s'accélèrent, les ressources se raréfient...

    Refusant de sombrer dans un pessimisme stérile, Harvey L. Mead prend le parti d'un optimisme opérationnel pour combattre l'inertie idéologique ambiante, convaincu que nous n'avons pas d'autre choix: soit nous changeons notre système par un effort communautaire massif, soit ce système s'effondrera sous le poids de ses excès, qu'ils soient économiques, sociaux ou écologiques.

    L'idée d'une transition « douce » pour modifier la trajectoire délétère que nous avons prise est impossible, tout comme le maintien du paradigme de la croissance. Les défenseur.e.s de l'environnement et les militant.e.s pour le changement social doivent urgemment intégrer cet état de fait. Faut-il pour autant sombrer dans le désespoir? Au contraire! Il est impératif de définir les bases de nouveaux systèmes socioéconomiques qui survivront à la série d'effondrements à venir. Car c'est bien la fin d'un monde et le début d'un nouveau que nous devons bâtir. Retroussons-nous les manches, il est trop tard pour désespérer!

  • Gérer l'environnement au Canada est loin d'être une chose aisée. Les sensibilités à géométries variables au sein de la fédération font des enjeux environnementaux des sources de fortes tensions, d'autant plus que se juxtaposent de manière ambiguë les compétences constitutionnelles des divers paliers de gouvernement. De plus, l'absence de consensus autour d'une vision d'avenir pour le Canada de même que la difficulté qu'ont les autorités gouvernementales à assumer un leadership constant sur les questions environnementales génèrent trop souvent des décisions incomplètes, imparfaites et incohérentes. Ces insuccès alimentent le cynisme et le désabusement chez la population et la classe politique.

    En cette époque de dégradation rapide de l'environnement, il nous apparaît essentiel de nous interroger sur les causes profondes des tensions environnementales au Canada afin d'imaginer des solutions mieux adaptées au droit et aux règles applicables, aux institutions existantes et au jeu politique des acteurs concernés. Le présent ouvrage offre un éclairage sur ces dynamiques en s'attardant à la structure en place, aux différents protagonistes et à leurs interrelations en matière de gouvernance environnementale. Il explore également certains enjeux liés à la fragmentation des actions et aux difficultés d'arrimage des politiques environnementales canadiennes.

  • L´augmentation de 0,74o Celsius de la température moyenne depuis la fin du XIXe siècle a déjà provoqué des changements écologiques importants dans la biosphère. Une des conséquences du réchauffement climatique est l´élévation du niveau de la mer. Le point le plus haut de Tuvalu, un petit Etat polynésien formé de neuf atolls, se situe seulement à 4 mètres au-dessus du niveau de la mer et, d´ici 2050, Tuvalu pourrait disparaître des suites de la montée des océans. Cette situation pose de nombreux problèmes juridiques, dont le plus évident est la disparition du territoire d´un Etat souverain.

  • Comme la question environnementale préoccupe une large part de la population mondiale, l'environnement est désormais un champ d'action incontournable pour plusieurs gouvernements, et celui du Québec n'est pas en reste à cet égard. Cet ouvrage apporte un éclairage sur les idées, les institutions, les acteurs et les dynamiques en place qui entendent répondre aux défis et aux enjeux actuels. Ses auteurs étudient le rôle des idées et des idéologies, décrivent l'évolution du mouvement vert québécois et la place des partis verts dans les systèmes électoraux canadien et québécois. Ils analysent également l'institutionnalisation de la question environnementale dans une perspective aussi bien locale que régionale ou même mondiale. Des études de cas - gestion de l'eau, marché du carbone, transition énergétique - permettent enfin aux lecteurs de mieux comprendre les volets pratiques de l'action publique environnementale québécoise. Annie Chaloux est professeure à l'École de politique appliquée de l'Université de Sherbrooke et spécialiste des politiques environnementales et climatiques québécoises ainsi que des négociations climatiques internationales.

  • Lieux majeurs de toutes les accumulations matérielles, sociales et économiques, les villes sont au coeur de la question des chan­gements climatiques. Leur avenir dépendra de notre capacité à inventer des espaces urbains habitables, justes et résilients. Les auteurs font ici le pari d'une action collective capable de transformer les menaces en force constructrice, de maîtriser la vulnérabilité des espaces urbanisés tout en renforçant leur résilience. Pour ce faire, il faut comprendre les formes et les structures de la ville contemporaine, afin d'orienter les poli­tiques et la planification territoriale.

    Ce livre offre un recueil des connaissances les plus récentes sur l'adaptation des villes aux changements climatiques et rassemble les réflexions de professeurs-chercheurs et de pro­fessionnels non seulement du Québec mais aussi de France, de Suisse, des États-Unis et du Brésil. Les auteurs y analysent avec acuité certaines des controverses les plus pressantes sur le climat, sujet épineux et source de grandes préoccupations dans la population.

  • Les changements climatiques entraînent des perturbations importantes en milieu côtier, manifestées notamment par l'augmentation du niveau de la mer ou encore par l'intensification des événements météorologiques extrêmes. Des mesures d'adaptation doivent ainsi être prises par les pays afin de contrer ces effets néfastes et de gouverner efficacement les changements climatiques. Ces mesures et stratégies novatrices sont encore insuffisamment évaluées pour apprécier les progrès réalisés et distinguer celles qui sont efficaces de celles qui ne le sont pas.

    Le présent ouvrage dresse un portrait analytique des efforts consentis en matière de conception et d'utilisation d'indicateurs d'adaptation aux changements climatiques (ACC) en zones côtières. L'étude se fonde sur des investigations empiriques et systématiques dans le contexte d'un ensemble de pays membres de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), soit le Royaume-Uni, les Pays-Bas, la France, les États-Unis, l'Australie, la Nouvelle-Zélande et le Canada. Elle repose en outre sur une grille d'analyse articulée autour des questions suivantes :

    De quelle manière (et par qui) les indicateurs en matière d'ACC se rapportant à la gestion côtière ont-ils été élaborés ?
    Comment ces indicateurs sont-ils conçus et utilisés dans la pratique pour des fins
    de prise de décision ou de soutien à la gestion ?
    Quels sont les mécanismes de prise en compte de ces indicateurs dans les mécanismes de reddition de comptes et d'ajustement des mesures d'ACC relatives à la gestion côtière ?
    Si une multitude d'indicateurs sont énoncés dans les différents pays, force est de constater que les expériences institutionnalisées et systématisées d'utilisation de ces indicateurs dans les prises de décisions en adaptation en milieu côtier demeurent rares et parcellaires. Cet ouvrage contribuera certainement à raffiner le caractère encore embryonnaire et dissonant d'un grand nombre d'indicateurs de mesure de l'ACC.

  • Je m'appelle Imarvaluk. Dans ma langue, l'inuktitut, cela veut dire le chant des vagues.
    J'aime mon nom, mais je n'aime plus la mer.
    Je me méfie d'elle depuis qu'un esprit mauvais l'a envoûtée. La mer est devenue un monstre qui dévore lentement l'île de Sarishef, où nous vivons depuis toujours. C'est une toute petite île près du cercle polaire, entre la Russie et l'Alaska. Dans quelques jours, notre maison sera déplacée au centre de l'île. Mais tôt ou tard, il faudra partir, lorsque la créature maléfique l'aura entièrement dévorée.
    Où irons-nous ?

  • À l´heure des changements climatiques, dans une société vieillissante, la banlieue s´étale, envahissant forêts, terres agricoles et lieux de villégiature. L´objectif de ce livre est de comprendre ce qui attire et retient la population dans des quartiers toujours plus excentrés.
    Connaître ce milieu et ses caractéristiques est essentiel pour mieux saisir qui s´y installe et pourquoi, et surtout pour proposer des modèles d´habitation durables et plus centraux qui misent sur les attraits de ces banlieues. Aussi, les auteurs analysent d´abord le territoire des nouvelles banlieues, dans ses composantes géographiques, paysagères, architecturales et démographiques, avant de se pencher sur les raisons qui motivent l´installation dans ces quartiers et les déplacements que cela oblige, car la proximité de la nature qu´y recherchent leurs résidents, jeunes ou moins jeunes, n´est possible que grâce à l´automobile.
    Si La banlieue s´étale a comme terrain d´étude la région de Québec, les processus d´étalement dont il traite sont loin de lui être propres. Ce livre rend compte des travaux d´une équipe pluridisciplinaire, où l´architecture, le design urbain, la sociologie et la science politique ont été mis à contribution.

    En 2002, les mêmes auteurs avaient publié chez le même éditeur La banlieue revisitée qui fut un réel succès de librairie.

    Avec des textes de : Nabila Bachiri, Olivier Cournoyer Boutin, Carole Després, Julie Forest, Andrée Fortin, Daniel Lacroix, Gian Piero Moretti, Dominique Morin, Jacky Rioux, Martin Rioux, Érick Rivard, Geneviève Vachon, Marie-Hélène Villeneuve, Audrey Walker.

  • Le climat de la Terre change, n'a cessé de changer au cours des temps et continuera de le faire dans l'avenir. Comprendre l'évolution du climat de la Terre et ses multiples variations n'est pas seulement un défi académique. C'est aussi un préalable indispensable pour mieux cerner le climat futur et ses incidences possibles sur la Société de demain. Jean-Claude Duplessy et Gilles Ramstein ont rassemblé une cinquantaine de chercheurs parmi les plus actifs de leur discipline pour présenter dans un premier volume les bases des techniques de reconstructions des climats passés leur cadre chronologique. Dans un second volume, les auteurs montrent les approches les plus modernes pour reconstituer le fonctionnement du système climatique dans le passé à partir d'observations et de modèles. Ce livre permettra à tous ceux qui veulent se forger leur propre opinion d'acquérir l'information indispensable pour se faire une idée objective du climat, de ses variations passées et futures, afin de juger avec le recul nécessaire de l'importance du changement climatique en cours.Jean Claude Duplessy, géochimiste, est directeur de recherche émérite au CNRS. Ses recherches en paléoclimatologie font mondialement autorité.Gilles Ramstein, est directeur de recherche au CEA. Au sein du Laboratoire des Sciences du Climat et de l'Environnement, ses travaux visent à modéliser les changements climatiques à diverses échelles de temps.

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