• Jacques Chirac ne parle pas facilement de lui-même. Pudique et secret, il se raconte ici pour la première fois. Dans un style vivant et direct, non dénué d'humour, il évoque ses origines familiales, sa jeunesse aventureuse et ses débuts en politique, depuis son élection en 1967 comme député de Corrèze, qui lui a permis de s'imposer très vite dans un milieu pour lequel il ne se sentait pas prédestiné.
    Ce volume couvre les soixante-trois premières années de sa vie, jusqu'à son élection à la présidence de la République en 1995. On y voit naître et se former un homme politique hors normes et s'élaborer sa réflexion profondément marquée par les valeurs conjointes du radicalisme et du gaullisme.
    Jacques Chirac revient sur ses relations privilégiées avec Georges Pompidou, ses rapports conflictuels avec Valéry Giscard d'Estaing, sa cohabitation à la fois orageuse et complice avec François Mitterrand, son affrontement avec Edouard Balladur. Il lève le voile sur les années de solitude qui, nonobstant les trahisons, l'ont conduit en 1995 à la tête de l'État. C'est avec la même franchise qu'il révèle ses échanges avec divers chefs d'État étrangers.
    Jacques Chirac consacre aussi une large place dans ce livre à ses souvenirs personnels, brossant un portrait intime et émouvant de ses parents, de son épouse Bernadette et de ses filles Laurence et Claude. Il nous fait entrer dans son " jardin secret " en expliquant les raisons de son goût pour l'Asie et les arts premiers, qui a largement fondé sa vision humaniste du monde et de l'Histoire.

  • Longtemps, Mazarine Pingeot a vécu "bouche cousue". Aujourd'hui, elle rompt le silence et tente de percer sa mémoire emmurée par une histoire trop lourde à porter.
    Depuis que son père est mort, Mazarine a perdu l'un de ses deux principaux témoins et acteurs de son enfance. Et tandis que les historiens et les journalistes continuent de s'approprier le personnage public de François Mitterrand, sa jeunesse, déroulée dans le secret le plus total auprès de cet homme, semble perdre peu à peu de sa réalité. Tout cela a-t-il bien existé? Ce François Mitterrand des journaux et des livres d'histoire a-t-il bien été son père?Pour lutter contre l'oubli, elle doit faire revivre, à tout prix, la petite fille heureuse qu'elle a été, ses paysages et ses jeux d'enfant, ses parents amoureux, le trio idéal, jalousement gardés dans un coin de sa mémoire... Tissant les instants magiques, banals ou cruels d'une enfance pas comme les autres, passée auprès d'un père président de la République, Mazarine fait surgir la figure étonnante de l'homme qu'elle a connu, celle d'un père aimant et exclusif. Et c'est cette image émouvante, salvatrice, qu'elle s'autorise enfin à partager.

  • Dans le second volume de ses Mémoires, Jacques Chirac aborde avec une grande liberté de ton les deux mandats de sa présidence, la plus longue de la Ve République après celle de François Mitterrand.
    Il dresse son bilan et explique ce qui a guidé ses grands choix, sans passer sous silence les aspects qui ont suscité des critiques et des commentaires ? la dissolution de 1997, le feuilleton des " affaires ", l'échec du référendum sur la Constitution européenne ? , il rétablit aussi la vérité sur les réformes menées en faveur de la réduction de la " fracture sociale " et de la modernisation du pays.
    Il consacre une large part de ce récit aux questions de politique étrangère et à son inlassable engagement pour le respect des cultures et la paix, tant en ex-Yougoslavie qu'en Irak. Restituant ses échanges avec les grands chefs d'État du moment, de Bill Clinton et George W. Bush à Tony Blair, de Boris Eltsine et Vladimir Poutine à Helmut Kohl et aux dirigeants chinois, il révèle les dessous, jusqu'ici tenus secrets, d'une action internationale souvent déterminante.
    Jacques Chirac évoque également avec beaucoup de sincérité ses relations avec les principaux protagonistes de ses douze années de pouvoir : aussi bien Alain Juppé et Lionel Jospin, que Jean-Pierre Raffarin, Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin.
    Il raconte, enfin, l'autre grande aventure de cette période : la création du musée des Arts Premiers, aventure qui reflète, au-delà de sa dimension esthétique, la part la plus authentique d'un président profondément humaniste, épris d'universel.
    En conclusion, Jacques Chirac s'adresse à la jeunesse et aux créateurs, tous ceux qui seront les acteurs de la France de demain, et s'appuie sur son expérience hors du commun pour livrer dans un " testament politique " sa vision d'une " France qui ose ".

  • Gisèle Halimi, une des personnalités marquantes du féminisme, a toujours rêvé d'avoir une fille. Dans son livre peut-être le plus personnel, elle raconte sa passion pour sa petite-fille, qui lui a révélé une part d'elle-même qu'elle ignorait.
    Est-ce bien nécessaire de savoir ? Et puis savoir quoi sur les poissons, coquillages et crustacés?Savoir pour apprendre, découvrir, s'intéresser. Comprendre la naissance d'un produit jusqu'à son arrivée dans nos assiettes et son évolution, son acclimatation, sa transformation. Pourquoi le mange-t-on ? Depuis quand ? Quels sont ses effets sur la santé, notre santé, notre bien le plus précieux ?Non seulement le consommateur a le droit de savoir mais c'est son devoir. Pour lui-même et pour ses enfants. Ce livre a pour objectif de combler nos lacunes, et de transmettre l'histoire et les histoires passionnantes de ces produits.Il est loin le temps où le vieil homme pêchait l'espadon en solitaire... L'ère industrielle a lancé ses armadas de navires à l'assaut des océans, plongeant dans la " mer nourricière. " Cette bienfaitrice a pourvu aux besoins de générations d'hommes pendant des siècles. Comment se porte-t-elle aujourd'hui ? Est-il possible de continuer à manger du poisson sans vider les mers?Pouvoir conjuguer le maintien de la consommation et la préservation de cette ressource est le défi de demain. Le monde de la pêche est à l'aube d'une nouvelle ère. Afin de mieux la comprendre, retour sur des siècles de passion et de conquêtes poissonnières, embarquement immédiat pour une passionnante odyssée...

  • Le témoignage inédit de l'un des plus proches conseillers du président Nicolas Sarkozy jusqu'au dernier jour de son mandat. Une immersion exceptionnelle au coeur du pouvoir.
    Témoin privilégié des deux dernières années du mandat de Nicolas Sarkozy, Camille Pascal, derrière les hauts murs de l'Élysée, regarde, observe et brosse quelques portraits d'après nature. Il saisit sur le vif, souvent avec humour, ces scènes d'une vie quotidienne rarement révélées aux yeux du grand public, au cours desquelles se jouent tout à la fois l'éternelle comédie du pouvoir et l'Histoire. Des réunions en comité restreint dans le salon Vert de l'Élysée, qui alimentent tous les fantasmes, à la gestion de l'affaire Merah, de la préparation des discours du Président à la campagne présidentielle de 2012 et aux adieux au Jardin d'hiver, le lecteur pénètre dans les lieux les plus secrets de la République. L'auteur nous invite à le suivre dans les couloirs d'une maison où l'on glisse plus que l'on ne marche et nous apprend à connaître ces acteurs discrets et dévoués qui, dans l'ombre, participent à façonner le destin du pays. Ce livre ne se veut pas un simple verbatim de la présidence de Nicolas Sarkozy mais bien le récit très personnel, nourri par le souvenir et les réminiscences, d'une aventure politique et humaine irremplaçable.Haut fonctionnaire, Camille Pascal est agrégé d'histoire. Après avoir enseigné à la Sorbonne et à l'EHESS, il a été le collaborateur de plusieurs ministres, directeur de cabinet de Dominique Baudis au CSA puis secrétaire général du groupe France Télévisions. En 2011, il devient, en tant que conseiller du Président, l'une des plumes de Nicolas Sarkozy.


  • Enraciner, protéger, préserver pour bien rassurer les Français afin d'engager le pays dans les changements nécessaires. Voilà quelle sera la bonne façon de présider la France en 2012.

    Ségolène Royal a tout pour gagner les primaires et l'élection présidentielle de 2012. En 2007, elle était arrivée au second tour de la présidentielle avec 17 millions d'électeurs derrière elle. Elle a de ce fait conquis notoriété et respect dans le monde entier, ce qu'elle mettra au service de la France.
    Ségolène Royal opère la synthèse entre la défense de valeurs traditionnelles (famille, éducation, sécurité) et la conscience du futur (croissance verte, entreprises citoyennes, démocratie participative, alliances politiques sans sectarisme...). Elle a su faire l'union rassurante entre la ruralité de son enfance et de sa région, et les quartiers urbains populaires où elle a acquis une forte popularité.
    Ségolène Royal aborde ce moment politique avec la maturité et la force puisées dans les épreuves. Animée depuis toujours par la morale de l'action, elle se présente aujourd'hui comme " la présidente des solutions ". Dans ce livre, elle propose un " ordre social juste " pour en finir avec les " désordres injustes " qui indignent et découragent.

  • Portrait du héraut d'une société où le mensonge avéré vaut autant que la vérité, où le simplisme des idées - pourvu qu'elles soient flamboyantes - l'emporte sur l'intelligence des faits, où les connivences et les réseaux d'amitiés comptent plus qu'une oeuvre intellectuelle authentique...
    Bernard-Henri Lévy porte beau : photogénique, il a le sens de la formule et semble toujours prêt à surgir dans votre poste de télévision pour dénoncer l'injustice et les nouvelles " barbaries ". En apparence, un démocrate militant, un intellectuel de gauche engagé, à la Sartre. Vous pensez peut-être qu'il est un philosophe courageux, prompt à réveiller les consciences endormies. Vous avez tort. BHL n'est ni philosophe, ni intellectuel influent, ni militant des sans-grade, ni journaliste chevronné. Comme le montre cette enquête fouillée - version actualisée et largement remaniée du B.A. BA du BHL (La Découverte, 2004) -, c'est un excellent publiciste, une star des médias et un essayiste à succès. Et aussi un ami des grands patrons et des dirigeants politiques, à commencer par Nicolas Sarkozy. C'est que BHL propose une offre qui rencontre une demande : il fait le spectacle, produisant le grand récit hollywoodien du monde que les médias aiment relayer et que les pouvoirs chérissent, car il les protège du feu de la critique. Il a occupé le devant de la scène lors du déclenchement de la guerre en Libye et, au nom de l'ingérence humanitaire, se préoccupe de l'Iran et du Darfour. Mais sa défense des opprimés passe au second plan lorsqu'il s'agit d'Israël, dont il relaie la communication officielle. Et son féminisme est à géométrie variable : il défend l'Iranienne Sakineh Mohammadi Ashtiani, menacée de lapidation, tout en décrétant par principe Dominique Strauss-Kahn innocent de l'accusation d'agression sexuelle portée contre lui. À soixante ans passés, l'intellectuel est un cas plus intéressant que sa propre personne. Il incarne un mouvement qui le dépasse, mais dont il fut l'un des moteurs : la réinvention du pouvoir médiatique en illusion intellectuelle.

  • La parole communiste.
    Le 20 juin 2010, un nouveau visage prend la tête du PCF. Mais qui est Pierre Laurent ? Quel est son projet ? L'accession du directeur de la rédaction de L'Humanité à ce poste est-elle le signal d'un nouveau départ pour le PCF ? Pour la première fois, le secrétaire national du PCF s'explique. Il détaille ce qu'il nomme " le nouveau pari communiste " pour le XXIe siècle et pourquoi, selon lui, dans un monde capitaliste en pleine crise, c'est une autre histoire qui commence. Pierre Laurent dévoile le sens de son engagement et de sa vie. Il s'explique sur le projet totalement renouvelé que le PCF veut proposer au pays pour redevenir la force populaire et le grand parti national qui manque à la gauche. Il dit comment le PCF aborde la présidentielle avec le Front de gauche, comment il conçoit ses relations avec Jean-Luc Mélenchon, ses rapports avec le PS et les Verts. Il parle des transformations profondes qu'il engage dans son parti. Un livre qui fera date pour comprendre la rénovation en cours du communisme français.

  • Le témoignage bouleversant et inédit d'une des femmes les plus emblématiques de notre temps, qui, dans le droit fil de son combat de toujours, livre quelques clés aux femmes et aux hommes d'aujourd'hui.
    " Comment devient-on féministe ? Existe-t-il un parcours type, une expérience, un enseignement qui métamorphose une femme ordinaire, " tranquille " aurait dit ma mère, en une révoltée qui se veut pionnière d'un nouveau monde ?
    Après une de mes conférences, un jour, une jeune femme m'interpella : " Mais vous personnellement, comment êtes-vous devenue féministe ? " Sommée de m'expliquer. De raconter mon parcours particulier pour que chacune puisse induire le général. Danger. Je ressentis le besoin de me lancer dans une réflexion introspective. J'écrirai un livre.
    Je remonterai le temps pour m'arrêter aux évènements qui m'engagèrent totalement dans un féminisme d'action.
    Mais que l'on ne s'y trompe pas. C'est parce que ma souffrance de fille m'asphyxiait que je devins, instinctivement d'abord, féministe. " G.H.
    Gisèle Halimi nous livre dans ce témoignage essentiel un " ce que je crois " qui, tout en éclairant un parcours de luttes - faire du viol un crime, défendre le droit à l'avortement, se battre pour la loi sur la parité, contre la violence faite aux femmes, contre la prostitution - construit une réflexion générale sur le féminisme d'hier et d'aujourd'hui.
    Elle dénonce ainsi le lyrisme convenu sur la maternité (" un piège " ?), le " désir d'enfant " (obsessionnel ?), les dérives de la procréation assistée (les locations de ventre etc...).
    Un fil rouge dans cet essai unique de l'auteure : le refus absolu de la résignation.

  • Sexe, pouvoir et politique...
    Cela ressemble à une mauvaise série américaine, avec un Français dans le rôle du " méchant ". Et pas n'importe lequel. Dominique Strauss-Kahn, l'argentier de la planète, l'ex-futur candidat socialiste à la présidence de la République, celui que certains voyaient déjà succéder à Nicolas Sarkozy, qui sombre soudain dans le plus sordide des faits divers. Arrêté à New York pour tentative de viol et agression sexuelle présumée contre une femme de ménage de l'hôtel Sofitel. Comment le managing director du Fonds monétaire international, le meilleur des candidats de la gauche française à l'élection présidentielle de 2012, s'est-il retrouvé dans le rôle principal d'une affaire criminelle mondialisée ?
    En quelques heures, c'est un destin qui bascule. Celui d'un homme qui, après s'être approché du seuil de l'Élysée, se voit désormais aux portes de la prison. Car DSK était sur le point de rentrer dans la compétition présidentielle française. Dans les sondages, il atteignait des sommets, imposant peu à peu sa candidature comme une évidence tant à ses camarades du parti socialiste qu'à l'opinion française. L'homme le plus à même de battre Nicolas Sarkozy au second tour de la présidentielle, c'était lui. Dans quelques jours, quelques semaines tout au plus, il allait se porter candidat. Depuis des années, il travaillait avec ses équipes pour cela. Quelques jours avant son arrestation, il avait consulté l'ensemble des responsables de son parti afin de préparer son atterrissage. Tout était prêt...
    L'onde de choc de l'affaire sur la vie politique française est énorme. Pour le Parti socialiste, sidéré par la violence du dossier, traumatisé par la perte brutale de son champion. Pour la droite et l'Élysée, soudainement requinqués par cet ahurissant scandale après plus d'un an de purgatoire... Mais la déflagration politique touche aussi toute la planète. L'affaire DSK, c'est, aussi, un choc de cultures entre une Amérique qui accuse et une France sous le choc. La rencontre entre deux univers qui ne se croisent jamais : le monde judiciaire américain et le monde politique français. Comme l'explique un haut dirigeant socialiste : " D'habitude, les deux hémisphères de notre cerveau sont séparés. L'un suit les séries policières américaines, l'autre les affaires du PS. Et là, les deux étaient réunis... " La parade de l'accusé menotté à Harlem provoque l'indignation hexagonale. L'occasion est trop belle pour que ne resurgissent les vieux antagonismes. Sexe, pouvoir et politique, le cocktail est détonnant. Récit à deux voix, entre Paris et New York, d'une affaire qui passionne l'Amérique et la France, pas forcément pour les mêmes raisons.

  • Un pamphlet mordant sur la femme politique la plus ambitieuse de sa génération.
    Pour tous, elle est "Martine". Truculente, elle a la dent dure, elle fait rire. Et personne au monde n'est épargné. "Nuls" sont les journalistes, les députés de droite, les grands patrons français, les syndicalistes, les fonctionnaires... Et même ses conseillers qui, au ministère, craignent de lui soumettre un dossier.Elle règne au firmament des sondages. À l'inverse de son père, Jacques Delors, elle se voit déjà à Matignon ou à l'Élysée. N'a-t-elle pas donné les 35 heures à la France? Oui, mais elle a aussi berné les patrons et rallumé la lutte des classes. La ministre Aubry a réussi un exploit inédit: les syndicats sont avec leurs adversaires sur les barricades. La CGT, la CFDT et FO ne lui pardonnent pas le "mépris" qu'elle affiche pour les partenaires sociaux, et s'inquiètent de l'addition de deux cents milliards que salariés et contribuables vont devoir se partager.De son rôle au sein du Parti socialiste au bilan mitigé de son passage au gouvernement, de ses relations avec Pierre Mauroy, Dominique Strauss-Khan ou Ernest-Antoine Seillière à son élection à la mairie de Lille..., Philippe Alexandre et Béatrix de l'Aulnoit nous dévoilent les revers de la fulgurante et spectaculaire ascension de Martine Aubry.

  • Une figure de légende...
    Syndicaliste de premier plan, Henri Krasucki (1924-2003) devient une figure populaire médiatique dans les années 1980. Vingt ans après son remplacement à la tête de la CGT, dix ans après son décès, le personnage prend sa véritable dimension historique. Une certaine tendresse à son égard transparaît aujourd'hui, d'autant qu'avec l'effondrement des pays socialistes, la transformation du monde des salariés, pour beaucoup, l'image de l'ouvrier à casquette de Belleville, amateur de Mozart, est devenue objet d'histoire et de curiosité. Robert Guédiguian dans son film L'Armée du crime, Didier Daeninckx dans son roman Missak en ont fait un héros de légende. Ils ont rappelé ainsi son rôle dirigeant dans la résistance armée des FTP-MOI. Sans conteste, la première partie de sa vie (1924-1945), de jeune émigré juif polonais de Belleville devenu résistant communiste parisien, arrêté, torturé puis déporté à Auschwitz, est essentielle pour comprendre l'intensité, les contradictions d'un homme pleinement engagé dans le XXe siècle. L'accès aux archives de la préfecture de police, du Parti communiste français, de la CGT, de la police politique polonaise comme les entretiens inédits avec des acteurs dont " Krasu " lui-même, rendent possible aujourd'hui d'en dégager une réalité plus complexe, en particulier son rôle dans la prise de distance de la CGT avec le PCF dès 1985. Christian Langeois nous livre ici la biographie vibrante et émouvante d'une personnalité dont les vies construisirent un destin.

  • Le 6 mai 2012, le 1 % des Français les plus riches a perdu son VRP et la foule, place de la Bastille, a davantage fêté le licenciement politique de Nicolas Sarkozy que la victoire de François Hollande. Mais sous les urnes il y a la vase. 48,5 % des Français ont voté pour un candidat qui a fait une campagne xénophobe, raciste et " islamophobe ", violant ainsi, pour la plupart, un interdit moral et ouvrant la voie au Front national.On a voté... et puis après ? La crise prospère à l'instar des banquiers, les plans de licenciement et les délocalisations sortent des tiroirs. Il faut bien faire monter la Bourse !Olivier Besancenot invite à une prise de conscience, à la reprise des luttes sociales. Même sous un gouvernement de " gauche ", rien ne sera donné. Tout est à reprendre.


  • Les combats de José Bové.

    Les combats de José Bové contre les OGM et la malbouffe, son engagement en faveur de l'altermondialisme l'ont fait connaître dans le monde entier. Mais qui y a-t-il derrière l'image d'Épinal qui lui colle à la peau, celle d'un Astérix, moustache comprise, résistant encore et toujours face à la " marchandisation du monde " ? L'homme ne se réduit évidemment pas à cela.
    Comment a-t-il pu devenir député européen en 2009 sur la liste Europe Écologie, conduite avec succès et conjointement avec Daniel Cohn-Bendit et Eva Joly, un mouvement pro-européen, lui qui a milité pour le " non " au traité constitutionnel européen lors du référendum de 2005 ? Comment concilie-t-il son " non " de 2005 avec le " oui " de Cohn-Bendit ? Comment a-t-il pu devenir un rouage important d'une Union dont il a combattu les politiques agricoles pendant trente ans, lui qui est désormais vice-président de la commission agriculture du Parlement européen ? De quelle Europe rêve celui qui continue à cultiver son lopin de terre sur le Larzac ?
    C'est tout l'objet de ce livre d'entretiens avec Jean Quatremer, correspondant de Libération auprès de l'Union européenne depuis 1992, auteur de plusieurs ouvrages sur l'Europe, réalisateur de reportages télévisés et auteur du blog " Les coulisses de Bruxelles ". Un intervieweur sans concession, ce journaliste ne cachant pas son engagement en faveur d'une Europe fédérale et son soutien au " oui " en 2005. Cet ouvrage est donc davantage un dialogue qu'une interview panégyrique.


  • Coachs, gourous, réseaux, financement, experts, communicants...

    Comment les candidats se préparent.

    Un candidat à la présidentielle, c'est comme une formule 1. Le jour de la compétition, le bolide lancé sur le circuit a été minutieusement préparé jusque dans les moindres détails. Une armée de techniciens a travaillé pendant de longs mois, chacun dans son domaine, pour le conduire à la victoire. Dans la sphère politique la réussite se fait aussi grâce à une myriade de réseaux savamment huilés. Ce livre explore la toile d'araignée que les candidats à la présidentielle de 2012, une quinzaine (des trois ténors socialistes, Martine Aubry, François Hollande et Ségolène Royal à Nicolas Sarkozy en passant par la candidate d'Europe Écologie, Eva Joly, sans oublier Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon, etc.), ont tissé dans la plus grande discrétion depuis des années. Communicants, financiers, plumes qui rédigent dans l'ombre les discours, mais aussi intellectuels, experts qui les alimentent en idées et en réflexion les auteurs ont exploré, rencontré, fait parler, tous ces cercles entourant les prétendants à l'Élysée. Elles ont aussi scruté à la loupe leurs relations avec les sondeurs et les médias, dont l'influence s'avère grandissante. Sans oublier le rôle joué par leur entourage proche : leur famille et leurs amis.
    On découvrira par exemple la force du clan familial qui entoure Marine Le Pen, la petite équipe de communication secrète de François Hollande, les gigantesques réseaux que ce dernier s'est bâtis dans les médias et à l'intérieur du PS, les liens tissés par Martine Aubry avec les milieux culturels, comment Sarkozy a embauché un conseiller très catholique pour renouer avec ce puissant réseau. Le lâchage du chef de l'État par les intellectuels et le show-biz, l'importance des francs-maçons dans des décisions clefs du quinquennat, la créativité des petits candidats sur Internet, et, pour tous, la fréquentation de gourous, numérologues, relookers et autres coachs...


  • L'élection présidentielle de 2012 se résumera à une seule question : la France peut-elle sortir de l'état d'urgence où elle se trouve, et comment ?

    " L'état d'urgence ne durera pas. L'état d'urgence, c'est précisément le temps pendant lequel on peut encore faire quelque chose. "

  • Les confessions tout en pudeur d'un homme public à la vie tourmentée.
    " 1995-2008 : je viens de vivre des années tourmentées, au parcours labyrinthique, sous le feu des médias. J'ai envie de refaire le chemin et d'oser dire ce que j'ai longtemps tu. " Alain Juppé revient en toute lucidité sur les succès et les échecs de sa vie politique récente, sur les épreuves qui l'ont marqué depuis dix ans. Il ouvre aussi son coeur et parle librement de ses joies et de ses peines privées : la mort de son père, de sa mère, l'interrogation sur l'au-delà, l'amour qui donne sens et goût à la vie... Il aborde les grandes révolutions qui sont en train de changer la face du monde : la révolution géopolitique qui déplace le centre de gravité de la richesse, de la puissance et des valeurs ; la révolution numérique porteuse de magnifiques progrès et de risques redoutables ; la révolution écologique enfin dont dépend notre survie. Clin d'oeil aux militants de la Terre qui nous invitent à retrouver l'harmonie avec la nature et ses cycles annuels, par exemple à consommer des fruits et légumes de saison et de proximité, plutôt que d'importer en tous temps et à grands frais des produits venus de l'autre hémisphère. Bref à ne plus manger de cerises en hiver !

  • Monsieur le président, Souffrez que je commette une impertinence : celle de définir votre règne. Il ne suffit plus, en effet, de dénoncer votre méthode de gouvernement. C'est devenu un sport national. Non, il faut maintenant en saisir le sens global. Qu'est-ce que le sarkozysme ? Voilà la question que nos concitoyens se posent, avec curiosité à l'origine, avec angoisse aujourd'hui. Source d'amusement dans les premiers mois, vos écarts sont devenus si étranges qu'ils jettent un doute général sur la présidence. Une hypothèse court dans toutes les têtes : le sarkozysme est peut-être un vaste malentendu, une erreur originelle, un couac de distribution. Le but de ce livre est de démontrer que votre mouvement d'ensemble n'est pas douteux. Vos convictions, maintes fois affirmées dans vos livres et vos innombrables discours, forment un noyau idéologique bien identifié. Fondé sur les valeurs les plus anciennes de la centralisation politique et de la solidarité avec le capital, le sarkozysme est avant tout un autoritarisme droitier inédit en France depuis des lustres. La rupture dont vous vous réclamez, c'est la rupture avec le progressisme relatif qui animait la classe politique depuis la Libération, même au sein du camp conservateur. Quoique né dans le parti du Général, vous en avez oublié les principes pour les troquer contre un néo-conservatisme qui nous renvoie au double héritage de Louis-Philippe, pour la fascination de la richesse, et des Bonaparte pour la méthode d'exercice du pouvoir. Je crains maintenant que vous vous entêtiez dans cette voie néfaste. Il est donc temps de le dire avec éclat : le roi va régner encore pour quatre ans. Mais le roi est nu.

  • Ces figures de proue du XX e siècle sont, avant toute chose, un exercice d'admiration. C'est aussi une réflexion personnelle de Claude Allègre sur les destins aussi exceptionnels que divers de Nehru, Deng Xiaoping, de Gaulle, Gorbatchev, ou bien encore Nelson Mandela.
    La seconde moitié du XXe siècle aura été une période de bouleversements significatifs du monde. Ainsi, les anciens empires se sont effondrés. Le communisme sous sa forme historique s'est désintégré (URSS, Pays de l'Est) voire libéralisé (Chine, Vietnam). Mais de grands ensembles ont émergé, outre les Etats-Unis et l'Europe déjà présents, l'Inde, la Chine, d'autres sont en gestation Brésil, Russie, Afrique du Sud.
    Nous abordons donc le XXIe siècle avec une géographie politique presque entièrement renouvelée.
    Ces bouleversements historiques sont dus pour l'essentiel à l'action décisive d'hommes dont le talent personnel et le génie visionnaire ont su épouser l'Histoire.
    Ce sont les figures de proue du " bateau Monde ".
    Nehru fondateur de l'Inde moderne. De Gaulle, lequel, quoi qu'on ait écrit, a été a l'origine de l'Europe. Deng Xiaoping qui a su transformer la Chine de Mao, dogmatique et arriérée, en la 2ème puissance économique du monde. Gorbatchev qui a libéré 450 millions de Russes et mis fin au monde bipolaire. Nelson Mandela dont le combat et la sagesse dans la lutte contre l'apartheid resteront à jamais un exemple.


  • Fresque politique, autobiographie, roman intime... Ce livre n'est pas un ouvrage politique de plus, mais une saga.

    Michel Rocard, l'homme du "parler vrai", se livre pour la première fois. Celui qui, durant trente ans, fut un mythe dans le pays, l'espérance rénovatrice à gauche, avant de devenir le "battu" de Mitterrand, a décidé de tenir parole.
    Pour cet entretien, Michel Rocard a choisi un singulier interlocuteur: Georges-Marc Benamou, qui fut le dernier confident de François Mitterrand, mais aussi un journaliste très critique à l'égard du rocardisme. Dans un dialogue sans fard ni tabou, parfois drôle, toujours vif, Michel Rocard évoque avec lui sa famille, son éducation politique et sentimentale, ses amis et ses ennemis, Mai 68, Mendès France, Mitterrand...

  • Ce livre est une gifle aux vains espoirs, un camouflet au confort de la déresponsabilisation et surtout une ode militante aux combats optimistes. Les Français n'ont rien à attendre d'un hypothétique changement du monde. Ce changement ne viendra pas sans eux, car ils sont le monde. Manuel Valls, avec ce livre, veut leur redonner une place et l'énergie de croire en eux-mêmes. Car, de l'énergie, il en faudra pour tourner la page du sarkozysme et son cimetière d'espoirs déçus.


  • Qu'est ce qui fait courir les candidats : le goût des autres ? Celui du pouvoir ? Ou peut-être, espérons-le, le sens de l'Etat ? Sans doute, mais surtout un sentiment profond qui soudain les dépasse et force leur destin.

    Devenir président ? Pour cette course suprême, existe-t-il un mode d'être, de paraître, de penser, de vivre ?
    J'ai cherché la réponse dans le souvenir de la quinzaine de candidats que j'ai accompagnés dans leur victoire jusqu'au bout du monde, et croisé cette expérience avec celle des grands spin doctors du moment. A leur suite, vous allez vivre le récit haletant des dernières grandes campagnes mythiques et de leurs héros : Obama, le premier cyber-président, Lula, qui a fait de l'authenticité une politique, Dilma, la pasionaria moderne des Brésiliens, Cameroun, le fils de pub devenu homme d'Etat... Chemin faisant, vous découvrirez les coulisses de la conquête du pouvoir, l'influence des communicants, leurs secrets de fabrication, le poids décisif et parfois pervers des médias comme celui souvent trompeur des sondages. En premier lieu, la révolution du Net, ses vertus et ses vices, qui change la donne électorale et vous rends maître du jeu.
    Reste l'essentiel : de ces bouleversements, lequel des prétendants au trône républicain sortira vainqueur ?
    La réponse vous appartient.

  • " Il y a des moments privilégiés, des moments que l'on n'a pas nécessairement choisis, qui permettent enfin de prendre le temps de partager avec les Français ; c'est un de ces moments qui m'a permis d'écrire ce livre. J'ai choisi de leur dévoiler ce qui me fait avancer dans ce monde politique dont je n'apprécie pas toujours les codes. Comme eux !
    J'ai depuis toujours le désir ardent de contribuer à changer la vie des Français. Dans l'ombre de Nicolas Sarkozy, puis comme parlementaire, j'ai pu agir pour améliorer leur vie quotidienne. Le ministère de la parole ? je veux dire " la parole de ma formation politique " ? a été, pour moi, un honneur. J'ai même parfois pris du bonheur à riposter aux malveillants. Mais cela a participé de ma propre caricature ; les Français m'ont vu comme le mousquetaire du président de la République, sans toujours percevoir mon engagement profond pour une société plus juste, pour une société du mieux-être où la qualité prime sur la quantité.
    C'est en revenant sur certains épisodes de ma vie, sur mon action politique, que je m'efforce de dessiner des réformes utiles pour préparer notre pays à une profonde mutation. Plutôt que la critique, j'ai choisi la proposition.
    Voici un livre sur le travail, la santé, l'éducation, la création, le logement, la laïcité, la mondialisation et l'identité de la France, mais aussi la vie et la mort. Sans tabou ni provocation. "
    F. L.


  • La gauche d'aujourd'hui utilise l'immigration comme fer de lance, mais a fini par en oublier ceux pour qui elle se battait : les ouvriers. Depuis, toute observation qui présente une dimension raciale est automatiquement considérée comme raciste. Pourquoi la gauche est-elle aussi perdue ?

    Un troc ! C'est à un véritable changement de peuple qu'a procédé la " gauche bobo " depuis Mai 1968. Hier, elle était pleine de sollicitude pour la classe ouvrière censée détenir, selon Marx, les clés de la société future. Aujourd'hui, elle manifeste une " préférence immigrée " : dans les catégories populaires, ce sont les enfants des anciens peuples colonisés qui trouvent désormais grâce à ses yeux. Oubliés, relégués, les ouvriers sont accusés d'avoir sombré peu à peu dans le lepénisme, de vouloir une France coupée du reste du monde. Pour cette " gauche bobo ", les immigrés représentent au contraire la " jeunesse du monde " qui, seule, peut régénérer un vieux pays sur le déclin, la France. Le problème est que cette " préférence immigrée " fait figure de lepénisme à rebours : comme la " préférence nationale " du FN, elle a une dimension discriminatoire.
    Hervé Algalarrondo, journaliste au Nouvel Observateur, est l'auteur de plusieurs ouvrages qui vont de l'essai au roman, parmi lesquels Les Beaufs de gauche (Jean-Claude Lattès, 1994), un pamphlet sur la gauche réflexe, et Les Derniers Jours de Roland B. (Stock, 2006), un récit sur la mort lente de Roland Barthes.

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