• Texte intégral de l'un des plus importants écrits de la philosophie politique. La traduction et le commentaire qui l'accompagnent tentent d'établir un équilibre entre une lecture de l'oeuvre centrée sur l'histoire et une lecture se focalisant sur la métaphysique.

  • Le Banquet

    Platon

    Le dialogue sur l'amour, engagé entre Socrate et Alcibiade, proposé dans une lecture renouvelée.

  • Gorgias

    Platon

    Le ton du Gorgias est particulièrement violent, et pas seulement à l'égard de la rhétorique. Le dialogue formule une des critiques les plus radicales qui aient été adressées à la démocratie athénienne, à ses valeurs dominantes et à sa politique de prestige. En effet, Socrate s'en prend à tous les aspects de cette politique, du plus concret au plus idéologique. Mais l'essentiel de la critique vise la condition qui donne à la démocratie athénienne ses principaux caractères.
    Or cette condition est la même que celle qui assurait l'influence de la rhétorique. Il s'agit de la foule comme sujet dominant de la scène politique. Le gouvernement de la liberté est un gouvernement de la foule, c'est-à-dire de l'illusion, du faux-semblant et de la séduction. La critique de la rhétorique débouche donc directement sur la critique de la démocratie.

  • On croit tout savoir sur le courage, persuadés que les chemins qui y mènent ont été largement défrichés. Mais en les empruntant, on comprend vite que ces sentiers sont encore très peu balisés. Quels sont les points communs entre le courage de risquer sa peau, de jouer sa réputation, d'affronter l'inconnu ou de mourir dignement ? Le courage d'une mère Teresa partage-t-il les mêmes racines que celui d'un Winston Churchill ou d'un Ernest Shackleton ? Et aujourd'hui, est-il en déclin ?

    En compagnie de philosophes et de scientifiques, de sportifs, aventuriers, secouristes, militaires et héros du quotidien - de Géraldine Fasnacht à Élisabeth Revol, de Mike Horn à Matthieu Ricard, du policier du Raid à monsieur Tout-le-Monde -, Gérard Guerrier part à la découverte du courage. Pourquoi tant de peine ? Parce que le courage fait et continuera à faire la noblesse de l'Homme et parce qu'il ne peut y avoir de bonheur individuel ni de société juste sans courage.

  • Athènes, 399 avant notre ère. Socrate, citoyen sans fortune ni pouvoir politique, comparaît devant le Tribunal de la cité. Quels sont les faits reprochés ? On l'accuse de ne pas reconnaître l'existence des dieux traditionnels, d'introduire de nouvelles divinités et de corrompre la jeunesse. Face à ses juges, Socrate assure seul sa défense et met en garde les Athéniens : le philosophe est un bienfait pour la cité et celle-ci se condamne elle-même en mettant à mort son héros. Mais le verdict est sans appel : la condamnation à mort. Élevée au rang de mythe fondateur de la philosophie,...

  • Comment parler, pourquoi écrire ? En cette fin du Ve siècle avant notre ère, voilà de quoi discutent deux Athéniens étendus près d'un gattilier en fleur, à l'ombre d'un platane sous lequel coule une source, tout près de l'Acropole. Mais comment évoquer la puissance du langage sans parler de l 'âme humaine ? Résidu de ce principe qui meut les corps célestes et même l'univers en son entier, elle produit le discours et en subit les effets.
    Extraordinairement riche par sa forme - on y trouve descriptions, discours, mythes et prières -, le Phèdre aborde des thèmes très variés : la rhétorique, l'écriture, la mort et l'amour. Il déploie tout l'art littéraire de Platon et constitue l'un de ses plus grands dialogues.

    Dossier :
    1. Rhétorique et philosophie 2. Parole et énonciation 3. Parole et dialectique 4. Oralité et écriture.

  • Phédon

    Platon

    Le Phédon raconte une mort, celle de Socrate. Mais le récit de ces adieux singuliers est occasion de tenir un discours différent sur la mort. Car Socrate meurt après avoir parlé, après avoir arraché à la mort son «masque» effrayant de sorcière, et en pariant sur l'immortalité de nos âmes.
    Avec lui, la mort fait une entrée remarquée dans la philosophie : la mort et la philosophie se livrent au même travail de Pénélope, défaisant ce que la vie a tissé et délivrant l'âme de son oubli d'elle-même.
    Il est impossible de lire ce dialogue-là tout à fait comme on en lirait un autre. Platon, qui n'assistait ni à ce dernier entretien ni à ces derniers instants, les élève à une vérité plus haute que toute exactitude historique. Et Socrate qui, «demain», ne sera plus là, est présent comme il ne l'a jamais été.

  • Ménon

    Platon

    «Comment devenir vertueux ?» Cette question, posée à Socrate par Ménon, jeune noble thessalien en visite à Athènes, se révèle ambiguë. Car la vertu, est-ce l'excellence du citoyen et le talent de l'homme politique ? Ou bien est-ce la vertu telle que l'entend Socrate, subordonnée au bien et soumise au plus strict exercice de la justice ?
    Mais les essais infructueux d'une définition de la vertu cèdent bientôt la place à une question plus générale : «Comment est-il possible de chercher et d'apprendre ?» Les réponses que Platon nous donne dans le Ménon seront reprises deux mille ans plus tard par Descartes et par Leibniz : «La vérité de ce que nous devrons jamais découvrir et connaître nous appartient depuis toujours.» C'est dans ce dialogue que, pour la première fois, l'idée d'une connaissance prénatale qui appartienne à l'âme indépendamment de tout apprentissage est exposée de façon systématique et argumentée.
    Dernière défense de Socrate que Platon ait écrite, le Ménon fait voir clairement ce qu'est le travail de la pensée, l'approche d'une vérité dont la présence est connue avec conviction, mais dont la forme est encore ignorée.

  • En quoi un dialogue renouvelé entre les deux cultures, les sciences et les humanités, prolongeant celui dessiné par Charles Percy Snow en 1959, peut-il être d'une extraordinaire fécondité et permettre d'aborder des questions traditionnelles de philosophie politique sous un jour tout à fait nouveau ?

  • Platon Théétète Qu'est-ce que la science ? Ou encore : au nom de quels critères un énoncé peut-il être présenté comme science ? À cette question, le Théétète apporte trois tentatives de réponse qui sont autant d'impasses : la science n'est ni sensation, ni opinion vraie, ni opinion vraie accompagnée d'une définition. Échec d'une discussion stérile, attente déçue de qui se croyait convié au spectacle d'un accouchement de la vérité ? Non, si l'on sait lire dans le Théétète la leçon du socratisme : la science, c'est de savoir que la science nous échappe. Le Théétète, en pratiquant l'impasse, s'érige en carrefour. S'y rencontrent, quand y est tentée une solution de l'énigme des irrationnelles, l'histoire des mathématiques ; celle, très platonicienne bien qu'encore la nôtre, de la philosophie ; les pouvoirs de la rhétorique, car c'est en elle, à bien entendre le sophiste, qu'il nous faut apprendre à reconnaître la science ; la question, enfin, que Platon n'a cessé de poser : comment rétablir la dialectique dans ses droits ?

  • Protagoras

    Platon

    "Je t'affirme, dis-je, que je n'ai d'autre but en te faisant toutes ces questions que d'examiner les problèmes relatifs à la vertu et ce qu'est la vertu en elle-même. Car je suis persuadé que ce point éclairci jetterait une vive lumière sur l'objet de la longue discussion que nous venons d'avoir ensemble, moi prétendant que la vertu ne saurait être enseignée, toi, qu'elle peut l'être. [...] Si, en effet, la vertu était autre chose que la science, comme Protagoras a tâché de le prouver, il est clair qu'elle ne saurait être enseignée. Si au contraire elle se ramène exactement à la science, comme tu as à coeur de le prouver, Socrate, il serait bien extraordinaire qu'elle ne pût être enseignée." Protagoras

  • Pour Augustin, comme pour Cicéron ou Sénèque, l'homme était d'abord un malade qui doit chercher un remède à ses souffrances, dans la sagesse ou la soumission à la grâce divine. Pétrarque soutient, lui, une autre conception, celle d'un poète pour qui la souffrance elle-même peut être une source de joie : « Mille plaisirs ne valent pas une douleur. » Comme l'amour de Laure, la douleur fait partie de l'expérience intérieure de Pétrarque qui en proclame la légitimité et la valeur. « Je ne peux freiner mon désir, finit-il par répondre aux objurgations du saint. » «Mon secret» n'est pas seulement la clé du «Canzoniere» et un classique de l'anthropologie de la Renaissance, c'est aussi un des plus beaux textes jamais consacrés à l'amour, à la douleur et à la poésie.

  • Ne vous y trompez pas : Berner Lerner est lui-même poète ! Et le prouve dans ce récit aux allures de manifeste. Plein d'esprit et engagé, Lerner défend l'idéal de la poésie : non nécessairement politique, essentiellement personnelle et capable de s'adresser à quiconque. D'où son désir de mettre à plat, avec brio et un humour constant, les contradictions qui entourent cet art et, surtout, sa réception. Les anecdotes sont légion, les références, capitales. Car, entre l'idéal poétique et la réalité du vers reporté sur la page blanche, difficile de se départir de sa part d'humanité. Goguenard, tendre et intraitable, Lerner invite le lecteur à prendre parti, à se rebiffer contre le regard interrogateur des uns et les critiques des autres. À bas ceux qui méprisent la poésie et les poètes !

  • Cette étude ne tente pas de reconstituer le Socrate historique mais présente la figure paradoxale et ironique du sage telle qu'elle a agi dans la tradition occidentale, à travers«Le banquet»de Platon et telle qu'elle fut perçue par ces deux grands socratiques que sont Kierkegaard et Nietzsche.

  • Parménide

    Platon

    De tous les dialogues de Platon, le Parménide demeure le plus controversé. oeuvre fascinante dont les néoplatoniciens ont fait leur laboratoire ; oeuvre déroutante dans laquelle on a pu voir un simple exercice logique... La traduction proposée ici ne pouvait faire l'économie d'une lecture neuve. Où l 'on verra que Platon, afin d'éprouver l'hypothèse de l'existence d'un domaine intelligible dont participerait le monde sensible où nous évoluons, ne néglige pas l'histoire de la philosophie : à Parménide comme à Zénon, interlocuteurs méthodiques, il emprunte des éléments qui, parce qu'ils organisent chez eux une cosmologie, nourriront chez lui le terreau d'une métaphysique.

  • Le Sophiste fait partie des dialogues fondamentaux de Platon. Réputé technique et métaphysique, difficile à traduire en maints endroits, il est encore peu lu par les non-spécialistes. Il semble au contraire qu'il faille en user avec lui comme Platon en use avec Parménide, c'est-à-dire avoir l'audace de l'affronter. En réalité, Le Sophiste cherche à défaire les complications sophistiques pour rendre possible un logos clair, c'est-à-dire un logos philosophique.
    Sans prétendre avoir résolu tout ce qui est discuté depuis des années, que cette nouvelle traduction, accompagnée de nombreux commentaires, permette au lecteur de le (re)découvrir. L. M. Introduction, traduction et notes par Létitia Mouze.

  • Platon est de nos jours une légende. Réduit à n'être qu'un monde des Idées, et vieux comme les Idées, on tourne la page avant d'avoir commencé à le lire. On oublie celui qui accroche Platon au sol, au quotidien, à la discussion critique : le prodigieux et formidablement réel Socrate, qui fut son maître et peut redevenir, dans nos troubles, nos questions, nos angoisses notre maître à tous, le maître qui manque si fort aujourd'hui. Platon de plain pied propose d'entrer dans Platon au niveau où on se trouve, pour jeter un coup d'oeil et aller plus loin. Nos pensées flottent et s'égarent. Platon et Socrate sont là pour les aider à être plus claires, se mettre d'aplomb.

  • Ces deux dialogues portent le nom de leur «victime», le sophiste Hippias, auquel Socrate inflige un règlement de compte réjouissant: l'Hippias majeur et l'Hippias mineur sont l'une des occasions que saisit Platon pour intervenir vigoureusement dans le débat éthique de son temps et pour s'opposer à ces «intellectuels» rhéteurs et influents qui monnaient leur prétendu savoir, les sophistes. Les deux dialogues partagent une même virulence et de semblables effets comiques. Mais il y a plus: à la faveur de la charge contre l'imposture sophistique, Platon pose peu à peu quelques-uns des principes de son éthique et de sa théorie de la connaissance.
    Ce volume contient en Annexe les témoignages anciens sur Hippias d'Élis et les fragments présumés de ses oeuvres.
    />

  • Vous voulez frimer dans les dîners avec de grandes phrases mais avez peur de dire une énormité ? Vous souhaitez donner du corps à vos devoirs de philosophie, mais ne savez pas comment ? Ou bien vous avez tout simplement envie de comprendre les citations que vous avez entendues des milliers de fois, mais dont le sens profond vous échappe ? Rien de plus simple ! Dans cet ouvrage, à travers 50 citations brillamment expliquées, vous comprendrez les 50 plus grands concepts inhérents à la philosophie.
    50 citations dont :
    - « Je pense donc je suis. » Descartes.
    - « Dieu est mort. » Nietzsche.
    - « Connais-toi toi-même. » Socrate.
    - « Il n'y a pas de matière. » Berkeley.

  • Cratyle

    Platon

    Quelle est l'intention de Platon lorsqu'il fait de Socrate un virtuose de l'étymologie dans le Cratyle ? Préciser les rapports entre la «science des lettres» qui se constitue en son siècle et la nouvelle théorie des Idées qu'il élabore.
    Socrate s'entretient avec le jeune Hermogène puis avec l'énigmatique Cratyle des rapports entre les mots et les choses. La rectitude des noms est-elle affaire de convention, ainsi que le soutient Hermogène ? Ou s'agit-il d'un accord «naturel», comme le prétend Cratyle ? Découvre-t-on cet accord par science ou par inspiration ?
    Au terme du débat, après avoir mis à l'épreuve toutes les ressources de la «science des lettres», Socrate propose une nouvelle théorie du nom, instrument faillible construit pour faire voir la réalité en la mimant. Il dessine aussi un ordre des priorités : il faut d'abord connaître les êtres, puis les noms. «Savoir comment il faut apprendre ou découvrir les êtres, peut-être est-ce là trop lourde tâche pour toi et moi ! C'est déjà beau de reconnaître qu'il ne faut pas partir des noms.»

  • « Pourquoi philosopher ? Parce qu'il y a le désir, parce qu'il y a de l'absence dans la présence, du mort dans le vif ; et aussi parce qu'il y a notre pouvoir qui ne l'est pas encore ; et aussi parce qu'il y a l'aliénation, la perte de ce qu'on croyait acquis et l'écart entre le fait et le faire, entre le dit et le dire ; et enfin parce que nous ne pouvons pas échapper à cela : attester la présence du manque par notre parole. En vérité, comment ne pas philosopher ? » Ce cours d'introduction à la philosophie donné par Lyotard en 1964 est d'une rare limpidité pédagogique, en même temps que d'une rare profondeur philosophique.
    />

  • Les mots de la poésie exercent un pouvoir hors du commun sur l'auditeur. Introduits dans la prose par l'intermédiaire de la tragédie, les procédés poétiques ont joué un rôle de premier plan dans la naissance et le développement de la rhétorique. Plus que tous ses contemporains, le sophiste Gorgias a utilisé les rythmes et les styles poétiques pour conférer à ses discours en prose le pouvoir de captiver le public et de l'émouvoir, mais aussi celui de le charmer à la manière des sortilèges d'un magicien.
    Cet usage du discours pour charmer les auditeurs fut au coeur des critiques de Platon contre les sophistes et les orateurs. Pour Platon, la rhétorique est un art de l'illusion qu'il convient de classer parmi les faux arts.
    Remettant en cause la vision de Platon, Isocrate et Aristote tentèrent de séparer le discours non-poétique de l'inspiration et de la magie, mais ce faisant ils transformèrent l'art du discours en science.

empty