Sciences humaines & sociales

  • De 1939 à 1945, le Vatican joua un rôle essentiel dans la lutte contre le IIIe Reich. Pie XII a été accusé après la guerre d'être resté silencieux face aux crimes nazis mais Mark Riebling raconte aujourd'hui une partie de l'histoire qui n'avait jamais été révélée. Car le jour où le pape choisit de ne plus prononcer publiquement le mot « juif » fut aussi celui où il décida d'aider à assassiner Hitler. Pour protéger les catholiques d'Allemagne, Pie XII ne dévoile pas son jeu. Tandis qu'il envoie des cartes d'anniversaire à Hitler, il apporte son soutien à la Résistance intérieure allemande : des jésuites volent des plans militaires à Berlin, plusieurs tentatives d'assassinat du Führer s'organisent et le pape relaie des missives secrètes et des enregistrements clandestins aux Alliés. Pendant toute la guerre, le Saint- Siège se transforme en une agence d'espionnage, dont l'avocat bavarois Josef Müller est la fi gure héroïque. Après dix ans de recherche et grâce à de nombreux documents inédits, Mark Riebling nous emmène au coeur des cryptes du Vatican pour nous faire découvrir les coulisses de la guerre secrète que Pie XII mena contre Hitler.

  • La vérité sur la fin des grands dignitaires du régime nazi
    À l'occasion du soixante-dixième anniversaire de l'ouverture du procès de Nuremberg, le 20 novembre 1945, voici le parcours d'une trentaine de hauts dignitaires du régime nazi, de leur engagement au service du Führer jusqu'aux dernières heures qui ont précédé leur mort.

    C'est au cours des derniers instants qu'une question essentielle se pose : ces hommes ont-ils compris, au crépuscule de leur existence, le but ultime du projet dévastateur et inhumain de Hitler ?
    Certains n'ont pas vu la fin de la guerre, qu'ils aient été assassinés sur ordre du Führer lui-même - comme Röhm trahi au cours de la Nuit des longs couteaux ou encore Rommel, fidèle parmi les fidèles -, ou bien victimes de la Résistance comme Heydrich, dont le meurtre sera payé le prix fort par les Tchèques et les Polonais à l'été 1942. À la toute fin de la guerre, nombreux sont ceux qui trouveront la mort : volontairement, à l'image du Führer, comme c'est le cas de Göring, Himmler ou encore Goebbels - qui condamne avec lui ses cinq enfants au suicide -, ou suite à leur condamnation à la peine capitale au procès de Nuremberg : douze hommes, dont Rosenberg, Jodl ou Kaltenbrunner.
    D'autres ont survécu : qu'ils aient été emprisonnés, comme Hess et Speer dans la prison de Spandau, ou bien rattrapés par la justice des hommes de nombreuses années après - Eichmann et Barbie en sont les figures les plus emblématiques, bien sûr. Enfin, nombreux sont ceux qui ont échappé à toute forme de procès : le terrible docteur Mengele en est évidemment l'un des exemples les plus outranciers.
    Luc Mary et Philippe Valode tentent, à travers ces pages, de comprendre comment ces hommes ont été emportés dans cette entreprise de mort et ce qui a pu les déposséder si complètement de tout sens critique.

  • Comme enfant du peuple allemand, Günter Gallisch a été un témoin privilégié de la progression politique d'Adolf Hitler et des conséquences de sa dictature pour son pays, le fameux IIIe Reich. Prétextant dès 1933 que le Traité de Versailles et ses conditions trop sévères interdisait à l'Allemagne toute renaissance, le Führer mettra en oeuvre des mesures qui promettaient au peuple un avenir meilleur.

    Or, dès le début de la Seconde Guerre mondiale, le régime qui devait durer mille ans connaît des ratés. Discipline, obéissance et par la suite brutalité, peur et mouchardage deviennent la norme tant en campagne que dans les villes. La débâcle qui s'en suivra frappera les Allemands de plein fouet et causera leur défaite aux mains des Alliés.

    Tout ce temps, Günter Galisch était aux premières loges. Pour une des premières fois, un témoin privilégié de cette fascinante époque raconte ce qui se passait vraiment en Allemagne, non pas parmi les bonzes militaires ou les classes politiques dominantes, mais au niveau de la rue, chez une population qui a longtemps cru que l'avenir passait par le nazisme.

  • À la disparition de sa maman en 2006, Jacqueline ressent le besoin de rendre hommage à sa famille. Tout en mettant de l'ordre dans ses affaires, elle découvre de nombreux éléments de son histoire familiale paternelle et maternelle : ainsi peut elle lever le voile sur des pans entiers de son histoire. Parmi les correspondances, les photos et les documents administratifs rangés dans les tiroirs, elle retrouva, précieusement conservées, - trois mois après la naissance de Jacqueline -, il les avait écrites depuis le camp de Drancy avant d'être déporté par le convoi no 1.
    Avec le soutien de ses proches et malgré la lourde charge émotionnelle, Jacqueline a classé, décrypté et annoté les photos et papiers retrouvés. Elle a fait traduire les lettres en yiddish, les documents en hébreu et les témoignages des membres de la famille paternelle rescapés de la Shoah et installés en Israël. Elle a aussi cherché les traces de ses aïeux dans les archives.
    De l'entre-deux-guerres à la Shoah, de Varsovie à Paris, en passant par les forêts d'Ukraine et la Palestine des années 1930, Jacqueline nous livre ici l'histoire d'une famille que la guerre a marquée à jamais. En feuilletant les photos, elle nous révèle de destins où se mêlent l'insondable horreur de la Shoah et la force d'un espoir profondément ancré dans la vie.

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