Langue française

  • À la disparition de sa maman en 2006, Jacqueline ressent le besoin de rendre hommage à sa famille. Tout en mettant de l'ordre dans ses affaires, elle découvre de nombreux éléments de son histoire familiale paternelle et maternelle : ainsi peut elle lever le voile sur des pans entiers de son histoire. Parmi les correspondances, les photos et les documents administratifs rangés dans les tiroirs, elle retrouva, précieusement conservées, - trois mois après la naissance de Jacqueline -, il les avait écrites depuis le camp de Drancy avant d'être déporté par le convoi no 1.
    Avec le soutien de ses proches et malgré la lourde charge émotionnelle, Jacqueline a classé, décrypté et annoté les photos et papiers retrouvés. Elle a fait traduire les lettres en yiddish, les documents en hébreu et les témoignages des membres de la famille paternelle rescapés de la Shoah et installés en Israël. Elle a aussi cherché les traces de ses aïeux dans les archives.
    De l'entre-deux-guerres à la Shoah, de Varsovie à Paris, en passant par les forêts d'Ukraine et la Palestine des années 1930, Jacqueline nous livre ici l'histoire d'une famille que la guerre a marquée à jamais. En feuilletant les photos, elle nous révèle de destins où se mêlent l'insondable horreur de la Shoah et la force d'un espoir profondément ancré dans la vie.

  • On ne guérit jamais de la guerre. On n'accepte pas d'y avoir tant souffert et on ne se sent guère plus soulagé d'y avoir survécu. On se prétend simplement chanceux. Une chose est sûre, c'est qu'une fois démobilisé, il faudra faire preuve de résilience pour le reste de sa vie. Bien des anciens combattants blessés dans leur cur et leur corps ont tenté et tentent toujours d'oublier ces jours sombres où ils ont traversé rien de moins que l'enfer. Pourtant, lui-même protagoniste de la Seconde Guerre mondiale, Germain Nault veut se souvenir, afin que les sacrifices de ses frères d'armes n'aient pas été vains. Cet ancien militaire désire offrir ses réminiscences à la mémoire collective pour que son histoire ne s'éteigne pas avec lui, comme c'est le cas de trop d'anciens combattants. Par son témoignage, il révèle et célèbre le courage de ses pairs dans leur contribution à l'une des plus grandes guerres de l'histoire.

    Dans ce récit captivant, Germain Nault relate son parcours au sein de l'Armée canadienne. Enrôlé volontairement en septembre 1941, il est envoyé en Angleterre après un entrainement des plus exigeants au camp de Valcartier, près de Québec. Après le tristement célèbre Débarquement de Normandie, il prend part aux différentes campagnes alliées, en support au Régiment de la Chaudière.

    Le Débarquement de Normandie... il l'a vu, il le voit encore: ses amis blessés, tués ou maltraités. Il dut pourtant poursuivre sa route afin de combattre jour après jour sur les routes de l'ouest de l'Europe, toutes souillées du sang de milliers de victimes militaires et civiles. Bien des traumatismes auraient pu briser cet homme à tout jamais. Il a pourtant survécu en regardant droit devant lui et en imaginant un avenir meilleur.

  • Comme enfant du peuple allemand, Günter Gallisch a été un témoin privilégié de la progression politique d'Adolf Hitler et des conséquences de sa dictature pour son pays, le fameux IIIe Reich. Prétextant dès 1933 que le Traité de Versailles et ses conditions trop sévères interdisait à l'Allemagne toute renaissance, le Führer mettra en oeuvre des mesures qui promettaient au peuple un avenir meilleur.

    Or, dès le début de la Seconde Guerre mondiale, le régime qui devait durer mille ans connaît des ratés. Discipline, obéissance et par la suite brutalité, peur et mouchardage deviennent la norme tant en campagne que dans les villes. La débâcle qui s'en suivra frappera les Allemands de plein fouet et causera leur défaite aux mains des Alliés.

    Tout ce temps, Günter Galisch était aux premières loges. Pour une des premières fois, un témoin privilégié de cette fascinante époque raconte ce qui se passait vraiment en Allemagne, non pas parmi les bonzes militaires ou les classes politiques dominantes, mais au niveau de la rue, chez une population qui a longtemps cru que l'avenir passait par le nazisme.

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