• De 1939 à 1945, le Vatican joua un rôle essentiel dans la lutte contre le IIIe Reich. Pie XII a été accusé après la guerre d'être resté silencieux face aux crimes nazis mais Mark Riebling raconte aujourd'hui une partie de l'histoire qui n'avait jamais été révélée. Car le jour où le pape choisit de ne plus prononcer publiquement le mot « juif » fut aussi celui où il décida d'aider à assassiner Hitler. Pour protéger les catholiques d'Allemagne, Pie XII ne dévoile pas son jeu. Tandis qu'il envoie des cartes d'anniversaire à Hitler, il apporte son soutien à la Résistance intérieure allemande : des jésuites volent des plans militaires à Berlin, plusieurs tentatives d'assassinat du Führer s'organisent et le pape relaie des missives secrètes et des enregistrements clandestins aux Alliés. Pendant toute la guerre, le Saint- Siège se transforme en une agence d'espionnage, dont l'avocat bavarois Josef Müller est la fi gure héroïque. Après dix ans de recherche et grâce à de nombreux documents inédits, Mark Riebling nous emmène au coeur des cryptes du Vatican pour nous faire découvrir les coulisses de la guerre secrète que Pie XII mena contre Hitler.

  • On ne guérit jamais de la guerre. On n'accepte pas d'y avoir tant souffert et on ne se sent guère plus soulagé d'y avoir survécu. On se prétend simplement chanceux. Une chose est sûre, c'est qu'une fois démobilisé, il faudra faire preuve de résilience pour le reste de sa vie. Bien des anciens combattants blessés dans leur cur et leur corps ont tenté et tentent toujours d'oublier ces jours sombres où ils ont traversé rien de moins que l'enfer. Pourtant, lui-même protagoniste de la Seconde Guerre mondiale, Germain Nault veut se souvenir, afin que les sacrifices de ses frères d'armes n'aient pas été vains. Cet ancien militaire désire offrir ses réminiscences à la mémoire collective pour que son histoire ne s'éteigne pas avec lui, comme c'est le cas de trop d'anciens combattants. Par son témoignage, il révèle et célèbre le courage de ses pairs dans leur contribution à l'une des plus grandes guerres de l'histoire.

    Dans ce récit captivant, Germain Nault relate son parcours au sein de l'Armée canadienne. Enrôlé volontairement en septembre 1941, il est envoyé en Angleterre après un entrainement des plus exigeants au camp de Valcartier, près de Québec. Après le tristement célèbre Débarquement de Normandie, il prend part aux différentes campagnes alliées, en support au Régiment de la Chaudière.

    Le Débarquement de Normandie... il l'a vu, il le voit encore: ses amis blessés, tués ou maltraités. Il dut pourtant poursuivre sa route afin de combattre jour après jour sur les routes de l'ouest de l'Europe, toutes souillées du sang de milliers de victimes militaires et civiles. Bien des traumatismes auraient pu briser cet homme à tout jamais. Il a pourtant survécu en regardant droit devant lui et en imaginant un avenir meilleur.

  • Mai 1939. De retour à Berlin après une expédition en Bolivie, l'officier SS Friedrich Saxhäuser est convoqué par Heinrich Himmler. Le Reichsführer confie à Saxhäuser une mission somme toute anodine : accompagner l'archéologue Joachim Schmundt en Irak, dans le but officieux de nouer des alliances avec les tribus locales. Mais d'où lui vient cette impression d'être sans cesse suivi ?
    -épisode gratuit-

  • Mai 1939. De retour à Berlin après une expédition en Bolivie, l'officier SS Friedrich Saxhäuser est convoqué par Heinrich Himmler. Le Reichsführer confie à Saxhäuser une mission somme toute anodine : accompagner l'archéologue Joachim Schmundt en Irak, dans le but officieux de nouer des alliances avec les tribus locales. Mais d'où lui vient cette impression d'être sans cesse suivi ?
    -épisode gratuit-

  • La vérité sur la fin des grands dignitaires du régime nazi
    À l'occasion du soixante-dixième anniversaire de l'ouverture du procès de Nuremberg, le 20 novembre 1945, voici le parcours d'une trentaine de hauts dignitaires du régime nazi, de leur engagement au service du Führer jusqu'aux dernières heures qui ont précédé leur mort.

    C'est au cours des derniers instants qu'une question essentielle se pose : ces hommes ont-ils compris, au crépuscule de leur existence, le but ultime du projet dévastateur et inhumain de Hitler ?
    Certains n'ont pas vu la fin de la guerre, qu'ils aient été assassinés sur ordre du Führer lui-même - comme Röhm trahi au cours de la Nuit des longs couteaux ou encore Rommel, fidèle parmi les fidèles -, ou bien victimes de la Résistance comme Heydrich, dont le meurtre sera payé le prix fort par les Tchèques et les Polonais à l'été 1942. À la toute fin de la guerre, nombreux sont ceux qui trouveront la mort : volontairement, à l'image du Führer, comme c'est le cas de Göring, Himmler ou encore Goebbels - qui condamne avec lui ses cinq enfants au suicide -, ou suite à leur condamnation à la peine capitale au procès de Nuremberg : douze hommes, dont Rosenberg, Jodl ou Kaltenbrunner.
    D'autres ont survécu : qu'ils aient été emprisonnés, comme Hess et Speer dans la prison de Spandau, ou bien rattrapés par la justice des hommes de nombreuses années après - Eichmann et Barbie en sont les figures les plus emblématiques, bien sûr. Enfin, nombreux sont ceux qui ont échappé à toute forme de procès : le terrible docteur Mengele en est évidemment l'un des exemples les plus outranciers.
    Luc Mary et Philippe Valode tentent, à travers ces pages, de comprendre comment ces hommes ont été emportés dans cette entreprise de mort et ce qui a pu les déposséder si complètement de tout sens critique.

  • Pourquoi Louis Engelmann, raflé à Paris et interné à Compiègne, a-t-il échappé au premier convoi de Juifs parti de France pour le camp d'extermination d'Auschwitz le 27 mars 1942 ? Comment, le 8 août, a-t-il été libéré du camp de transit de Drancy ?

    Inédit, le journal intime de cet ingénieur, ancien combattant de 14-18, révèle les terribles conditions d'internement au camp militaire de Royallieu à Compiègne des notables parisiens juifs raflés le 12 décembre 1941. Il témoigne ensuite de celles du camp de Drancy au moment où affluent les victimes de la rafle dite « du Vél' d'Hiv' » (16-17 juillet 1942). En parallèle, le journal tenu par son épouse Mariette nous fait vivre sa détresse et ses démarches insensées pour arracher Louis à la déportation.

    Longtemps, les journaux de Louis et Mariette ainsi que les lettres qu'ils ont échangées, sont restés au fond d'un tiroir. Philippe Bernard, leur neveu, les a réunis et entrelacés pour transformer ce drame personnel en un récit haletant. Il tente de comprendre les mécanismes qui ont conduit à l'enfouissement de ces événements dans la mémoire familiale, et les raisons de leur redécouverte récente.

    Préface de Serge Klarsfeld
    Présenté par Philippe Bernard

  • Varsovie, 1940, la population juive est contrainte de s'entasser dans le Ghetto mis en place par les nazis. David Klin, qui est l'un des dirigeants du mouvement socialiste juif du Bund, est déjà entré dans la Résistance. Par la suite, il se nommera Pan Bronis aw Marczak pour agir dans l'ombre.

    Délégué de l'organisation humanitaire American Jewish Joint Distribution Committee, cet homme mûr, aguerri aux rouages administratifs, organise les secours à la population juive dans le Ghetto et au-delà. Et, pour la soutenir moralement, il contribue au bulletin clandestin du Bund en yiddish.
    Doué d'une intelligence et d'un aplomb sans faille, David Klin accepte les missions les plus périlleuses. Grâce à lui, de nombreuses personnes parviendront à échapper au pire. Condamné à mort par la Gestapo, il rejoint la zone « aryenne » peu avant le soulèvement désespéré du Ghetto. Là, grâce à ses liens avec les partisans socialistes polonais, il apprend le maniement des armes et participe au soulèvement de la capitale à l'été 1944.

    Document exceptionnel, inédit en français, le récit de David Klin nous plonge au coeur des résistances juives et polonaises dans la Varsovie martyrisée. On y croise les dirigeants historiques du Bund mais aussi des héros méconnus de l'insurrection du Ghetto.

  • Leonhard Bundheim est né en 1923 dans une famille juive de Hambourg. La « Nuit de cristal » marque pour lui la fin de l'innocence : son père est arrêté et le reste de la famille opte pour l'exil en Belgique. Leonhard est emprisonné seul à Bruxelles au premier jour de l'invasion allemande. En France, où il est envoyé, il va connaître trois camps différents avant celui de Drancy, avec une parenthèse de près de dix-sept mois à Limoges grâce à l'OSE.

    Cette organisation sauvera sa mère et ses quatre frères et soeurs mais pas son père, assassiné à Majdanek en mars 1943. Leonhard, déporté depuis déjà six mois, a été extrait de son convoi à destination d'Auschwitz, à Cosel, pour servir l'industrie du Reich. La solidarité de certains codétenus lui permet de survivre aux différents camps de travail forcé puis de concentration, sans oublier l'épouvantable « marche de la mort ». Laissé pour mort dans un convoi abandonné par des SS en fuite, il est libéré après près de trois ans sous le joug nazi.

    Après la guerre, en chemin vers la Palestine, Leonhard est interné avec son épouse dans un camp britannique à Chypre. Parvenu en Terre promise, il s'engage rapidement dans l'armée de défense juive. De nos jours, le lieutenant-colonel en retraite de Tsahal et guide touristique en six langues Nathan Ben-Brith, de son nom hébraïque, voit dans sa descendance sa victoire contre le nazisme qui l'a privé de son père, de son adolescence et de plus de la moitié de son peuple vivant en Europe.

  • Ce premier volume consacré au travail collectif de « France... douce France de notre enfance ? », un groupe de parole né à Buenos Aires, rend compte à travers le parcours de neuf de ses membres des multiples formes que prit la persécution des Juifs dans l´Hexagone à l'heure allemande. Enfants cachés, internés, sauveurs d´enfants, résistants ou déportés, ils avaient alors entre deux et dix-sept ans. Les lettres, documents et photos qu'ils ont précieusement gardés témoignent des séparations, des déportations, mais aussi de la solidarité. Ils honorent ici la mémoire des Français qui les sauvèrent et le courage de leurs parents.

    Hélène Gutkowski, elle-même enfant cachée, a mis en oeuvre ses talents d'écoute et de plume pour évoquer le chaleureux creuset des réunions où les souvenirs fragmentés se confrontèrent et s'unirent pour peindre cette France qui ne fut pas la « douce France » de la chanson. Elle a également pris soin de nous rapporter l'histoire des Juifs dans le pays des juntes et du péronisme, intelligente introduction qui nous permet de découvrir cette communauté juive florissante où elle et ses amis-témoins ont pu s'épanouir malgré les incurables meurtrissures.

  • Ses souvenirs, Jean Vaislic les avait toujours tus pour ne pas être submergé par le chagrin. Plus de soixante-dix ans après la Shoah, il a accepté de livrer son témoignage.

    En 1939, Jean a 13 ans quand l'armée allemande entre dans Lodz, sa ville natale. L'année suivante, l'adolescent se retrouve sur les routes de Pologne fuyant les nazis qui ont pris son père. De ferme en ferme, il erre, seul, durant des mois avant d'être arrêté en 1942.

    Déporté, il fait la connaissance de Wacek, un compagnon d'infortune qui deviendra son « frère de camp ». Sans lui, Jean n'aurait peut-être pas survécu durant ces années à l'enfer des camps, à la faim, au désespoir, aux Kommandos de travail forcé et aux terribles « marches de la mort ».

  • Holocaust survivors often say that the circumstances in which they defied death were a matter of sheer luck. They also mention the random, arbitrary nature of the Nazi concentration camp system. Theodore Woda puts luck at the heart of his story, showing that, although the Third Reich was intent on destroying all the Jews of Europe, gas chambers or a slow death by starvation and/or mistreatment did not always lie at the end of the road.

    It cannot really be said that luck was on Theodore's side when the Gestapo arrested him during a spot check for the sole crime of being Jewish and deported him from the Drancy camp on transport 33. His "luck", then, was relative. It came into play when the train taking him to the Auschwitz extermination camp stopped at the railway station in Opole, where he and some fellow deportees were selected for slave labor. But during the 32 months he spent in three slave labor and two concentration camps in Silesia, Theodore's "luck" did not keep him safe from hunger, beatings, unhygienic conditions and abuse. As he relates in plain, matter-of-fact words, he was "lucky" to work in workshops, know German and possess the resourcefulness to live by his wits. Under those circumstances, he managed not only to find food to supplement his insufficient diet, but to correspond with his family and even receive parcels sent to him under the names of men in the STO (the French acronym for Service de travail obligatoire, or Compulsory Labor Service).

    In sum, he was "lucky" to return alive from the maelstrom that claimed the lives of his mother, two of his brothers, one of his sisters, his uncle and his aunt. His testimonial has been unpublished until now.

  • Lisa Mano est née en 1916 au sein d'une famille nombreuse et cultivée de Salonique, désormais grecque. Devenue Lisa Pinhas à la veille du conflit, elle a partagé en avril 1943 le sort de sa famille et de la communauté juive de la ville dé porté es et en quasi-totalité exterminé es par les nazis

    Après avoir survécu 22 mois avec sa petite soeur à Auschwitz I et II, et a la « marche de la mort » suite à l'évacuation (janvier 1945), elles sont précipitées dans un autre enfer, celui de Ravensbruck, puis celui de Rechling. Une seconde « marche de la mort » s'achève avec leur libération au nord de l'Allemagne (30 avril).

    Marquée à jamais par l'expérience concentrationnaire et la perte de 112 membres de sa famille, Lisa a dédié le reste de sa vie à l'écriture de son témoignage, d'une précision et d'une probité exceptionnelles, édité ici pour la première fois dans sa version originale. Elle s'est également engagée pour les autres, devenant une figure emblématique de la mémoire de la Shoah en Grèce.

    Un témoignage rare et fort, un « cri d'oiseau blessé » adressé a l'Humanité par une femme hors du commun.

  • De sa vie Annette German - disparue en 2009 - laissa à son petit-fils un cahier de souvenirs. S'appuyant sur ce document, Évelyne, la fille d'Annette, entreprit un long travail de mémoire sur les traces de celle qu'on appelait affectueusement " Mamie Blue ".

    À travers le témoignage d'Annette et les documents trouvés dans plusieurs fonds d'archives se dessine l'histoire d'une famille juive lituanienne dévastée par la Shoah. Plongé dans la tourmente, le lecteur découvre le destin d'une femme au courage hors du commun qui, de refuge en cachette, traversa l'Europe pour échapper à la mort.

    Un émouvant hommage rendu à une mère discrète et aimante, à une femme remarquable.

  • Térèsa Stiland a 14 ans quand l'armée allemande envahit la Pologne, en 1939. Comme tous les Juifs de Lodz, Térèsa et sa famille vont connaître les persécutions, l'enfermement dans le ghetto, le travail forcé et la faim. Dans le ghetto, le désespoir et la mort sont omniprésents mais la solidarité reste vivace. Cette entraide et ce soutien moral seront les clés de la survie de Térèsa. Déportée à Auschwitz-Birkenau lors de la « liquidation » du ghetto, elle est ensuite envoyée en Allemagne dans les camps de Hambourg, Sasel et Bergen-Belsen où elle sera libérée en avril 1945.

    Profondément attachée à la culture de son pays, elle décide de revenir en Pologne après la guerre. Malgré la disparition de tous ses proches, malgré le nom aux consonances moins juives qu'on lui impose, elle y reprend ses études et devient infirmière, prolongeant ainsi les engagements altruistes qui furent les siens pendant la guerre. Avec le temps, le malaise qu'elle ressent en Pologne grandit et la pousse à l'exil. À Paris, elle est accueillie par un oncle et une cousine, sa seule famille encore vivante.

    Surmontant de nombreuses difficultés, elle s'installera, se mariera et s'épanouira en France. Énergique, émouvante et drôle, Térèsa a dominé sa discrétion naturelle pour nous livrer son histoire et les tourments de son coeur ; un coeur toujours tourné vers les autres, qui restera à jamais fidèle à la mémoire de ses chers disparus.

  • Voici le déroulement d'une enquête de proximité sur les traces tangibles du crime contre l'Humanité perpétré par les nazis. Des élèves du lycée catholique Saint-Rémy de Soissons (Aisne) s'y sont investis dans le cadre de travaux pédagogiques sur la mémoire de la Shoah proposés par leur professeur documentaliste passionné qu'est Stéphane Amélineau.

    Celui-ci a mené, seul ou avec ses cohortes d'élèves volontaires, telle une enquête policière, des investigations dans toutes les archives disponibles ou des entretiens avec les derniers témoins des Années noires de l'Occupation en France entre 1940 et 1944. Quoi de plus émouvant et marquant pour des jeunes que de rencontrer ceux qui enfants, adolescents ou jeunes adultes, comme témoins ou acteurs, ont été traumatisés par la peur, l'angoisse, l'incompréhension ? Pour ces derniers aussi, cette démarche a permis de découvrir ou de répondre à des questions longtemps sans réponses. Le projet pédagogique s'est mué au fil du temps, de découverte en rencontre, en une aventure humaine relatée dans ce livre.

    Puisse cette oeuvre utile et captivante faire des émules parmi les collègues de Stéphane Amélineau qui, comme lui, apporteront l'esprit des Lumières aux jeunes générations et compléteront, voire corrigeront, les réalités de la Shoah dans chacun des territoires de la patrie des droits de l'Homme.

  • Comme enfant du peuple allemand, Günter Gallisch a été un témoin privilégié de la progression politique d'Adolf Hitler et des conséquences de sa dictature pour son pays, le fameux IIIe Reich. Prétextant dès 1933 que le Traité de Versailles et ses conditions trop sévères interdisait à l'Allemagne toute renaissance, le Führer mettra en oeuvre des mesures qui promettaient au peuple un avenir meilleur.

    Or, dès le début de la Seconde Guerre mondiale, le régime qui devait durer mille ans connaît des ratés. Discipline, obéissance et par la suite brutalité, peur et mouchardage deviennent la norme tant en campagne que dans les villes. La débâcle qui s'en suivra frappera les Allemands de plein fouet et causera leur défaite aux mains des Alliés.

    Tout ce temps, Günter Galisch était aux premières loges. Pour une des premières fois, un témoin privilégié de cette fascinante époque raconte ce qui se passait vraiment en Allemagne, non pas parmi les bonzes militaires ou les classes politiques dominantes, mais au niveau de la rue, chez une population qui a longtemps cru que l'avenir passait par le nazisme.

  • À la disparition de sa maman en 2006, Jacqueline ressent le besoin de rendre hommage à sa famille. Tout en mettant de l'ordre dans ses affaires, elle découvre de nombreux éléments de son histoire familiale paternelle et maternelle : ainsi peut elle lever le voile sur des pans entiers de son histoire. Parmi les correspondances, les photos et les documents administratifs rangés dans les tiroirs, elle retrouva, précieusement conservées, - trois mois après la naissance de Jacqueline -, il les avait écrites depuis le camp de Drancy avant d'être déporté par le convoi no 1.
    Avec le soutien de ses proches et malgré la lourde charge émotionnelle, Jacqueline a classé, décrypté et annoté les photos et papiers retrouvés. Elle a fait traduire les lettres en yiddish, les documents en hébreu et les témoignages des membres de la famille paternelle rescapés de la Shoah et installés en Israël. Elle a aussi cherché les traces de ses aïeux dans les archives.
    De l'entre-deux-guerres à la Shoah, de Varsovie à Paris, en passant par les forêts d'Ukraine et la Palestine des années 1930, Jacqueline nous livre ici l'histoire d'une famille que la guerre a marquée à jamais. En feuilletant les photos, elle nous révèle de destins où se mêlent l'insondable horreur de la Shoah et la force d'un espoir profondément ancré dans la vie.

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