• Alcools est le premier recueil de vers d'Apollinaire. Il regroupe des poèmes écrits de 1898 à 1913 et, pour la presque totalité déjà, publiés dans des revues. Ce recueil recèle une grande diversité : poèmes symbolistes pièces élégiaques et lyriques, ainsi que des poésies plus novatrices.

  • Une journée dans la vie d'une femme. Vivant dans la haute société anglaise, au lendemain de la Première Guerre mondiale, l'héroïne s'interroge sur ses choix - pourquoi n'a-t-elle pas épousé l'homme qu'elle aimait vraiment, qui lui rend visite ce jour-là? -, ses souvenirs, ses angoisses - pourquoi est-elle si frappée par la mort d'un ancien militaire qui ne s'est pas remis de la guerre, pourtant un parfait inconnu pour elle? Crise existentielle qui mène à un dédoublement de personnalité, aux portes de la folie.

    Ce grand monologue intérieur exprime la difficulté de relier soi et les autres, le présent et le passé, le langage et le silence, mais aussi de se reconnaître soi-même. Comment s'émanciper du carcan social, comment assumer son identité? Publié en 1925, Mrs Dalloway est le chef-d'oeuvre de Woolf et l'un des piliers de la littérature du XXe siècle. Dans ce roman poétique, porté par la musique d'une phrase chantante et d'une narration incisive, les impressions deviennent des aventures.



  • Eric Hobsbawm est né l'année de la révolution d'Octobre et s'est réclamé du marxisme toute sa vie. La période qu'il analyse et le communisme qui en constitua une dimension essentielle sont donc liés à son existence. Bien que le XXe siècle soit achevé, son interprétation reste un enjeu politique décisif. Et le fait que l'ordre en place provoque son lot de révoltes presque partout dans le monde interdit de reléguer au rang de contes poussiéreux les chapitres d'un temps qui a vu des peuples renverser l'irréversible. Leurs espérances furent parfois déçues, détruites, décapitées (cette chose-ci est connue), mais aussi parfois récompensées (cette chose-là est moins évoquée).
    L'Ère des extrêmes nous rappelle que l'humanité ne fut pas toujours impuissante et désarmée quand elle voulut changer de destin. Lorsque Hobsbawm publia ce livre, ce genre d'observation n'allait plus de soi. Mais vingt-cinq ans plus tard, les lampions de la célébration définitive de la démocratie libérale sont éteints. Et l'histoire qui resurgit ne se résume pas à un imaginaire désenchanté.
    Cette somme mêle l'étude des révolutions politiques, culturelles et des bouleversements sociaux du XXe siècle, celle des deux guerres mondiales, mais aussi des innovations artistiques et scientifiques.
    Traduit en trente langues et largement célébré, L'Ère des extrêmes rencontra un accueil plus difficile en France, où les grandes maisons d'édition refusèrent de publier des analyses trop marquées selon elles par l'attachement de l'auteur à la cause révolutionnaire.
    « Dans les toutes premières lignes de son ouvrage, Eric Hobsbawm écrit : "En cette fin de XXe siècle, la plupart des jeunes femmes et des jeunes hommes grandissent dans une espèce de présent permanent, dépourvu de tout lien organique avec le passé public qui a pourtant façonné les temps actuels."
    Rien de tel que ce livre superbe, si riche de faits lumineusement rapprochés, bouillonnant d'idées, pour éclairer le lecteur sur l'histoire, toute proche et pourtant mal connue, qui a modelé ce monde désorienté et l'incite à sortir de ce "présent permanent" sans perspectives, à inventer, avec d'autres, son propre avenir. »
    Claude Julien « Le siècle des extrêmes. Une histoire qui a modelé notre monde désorienté », Le Monde diplomatique, mars 1995.

  • La Commune, objet « chaud », a longtemps divisé les historiens. Elle a eu sa légende noire, sitôt après l'événement, celle de la révolte sauvage des « barbares et bandits ». Elle a aussi eu sa légende rouge : toutes les révolutions et les insurrections socialistes du XXe siècle se sont dites filles de l'insurrection parisienne de 1871. Cette légende a pu se révéler redoutablement déformante mais, à présent, une histoire apaisée de la Commune de Paris est devenue possible. Replacé dans l'ensemble plus large d'une France provinciale, l'événement - ces soixante-treize journées de la révolution parisienne achevée dans une répression sanglante - n'en devient pas pour autant un objet froid.

  • Les révolutions russes Nouv.

    Février 1917. L'empire de Nicolas II s'enlise dans la guerre. Les failles de l'économie russe, dont la modernisation est restée inachevée, apparaissent au grand jour. Entre l'autocratie des Romanov et une société en pleine mutation, le fossé se creuse. Quelques jours suffiront pour renverser le tsar. Sa chute ouvre la voie à une expérience démocratique unique dans l'histoire multiséculaire de la Russie, une expérience qui durera moins de huit mois : en octobre 1917, les bolcheviks, conduits par Lénine, prennent le palais d'Hiver... Ce sont ces événements de l'année 1917 que raconte avec passion Nicolas Werth. Dépassant le clivage entre les interprétations soviétique et libérale, il s'attache à analyser non pas une seule révolution politique, mais une multiplicité de révolutions sociales et nationales.

  • En France, il a fallu attendre la loi du 16 octobre 1999 pour que l'expression « guerre d'Algérie » soit officiellement reconnue. De 1954 à 1962, l'euphémisme « opérations de maintien de l'ordre » permettait de ne pas reconnaître le statut de belligérants à ceux que l'État considérait comme des « rebelles », des « terroristes »... Dans une perspective centrée sur la France, et en partant de la chronologie des faits, Guy Pervillé retrace l'histoire d'une décolonisation douloureuse. Plus de cinquante ans après les accords d'Évian, il interroge nos difficultés à normaliser les rapports franco-algériens.

  • Au XVIe siècle, de profondes transformations vont bouleverser le christianisme occidental : avec les Réformes protestantes, un monde religieux unifié sous la houlette de la papauté laisse place à une chrétienté éclatée, bientôt meurtrie par les guerres de Religion. Au monde médiéval succède la modernité. C'est cette histoire que retrace Pierre-Olivier Léchot plus de cinq cents ans après l'affichage (supposé), le 31 octobre 1517, des 95 thèses de Luther. En présentant les conditions d'émergence des Réformes protestantes et leurs destins à travers l'Europe, en insistant sur leur diversité et en s'arrêtant sur les grandes figures du mouvement réformateur (Luther, Zwingli, Calvin), il ne raconte rien de moins que des changements culturels et intellectuels qui ont durablement modifié le visage de l'Occident.



  • « Au début des années 1950, quelque chose change à Longwy. Pour la première fois les divisions ethniques ne jouent pas. Français et Italiens luttent côte à côte. Par ces grèves, la deuxième génération italienne signe son entrée dans la "vie active". Elle n'a pas oublié l'exploitation féroce qu'ont subie ses parents. Dès lors, il faut voir dans ces luttes comme une manière pour ces enfants devenus grands de réaliser ce qu'on avait toujours interdit à leurs parents : exprimer publiquement et collectivement leur haine pour un système qui les avait toujours niés en tant qu'individus, citoyens et producteurs. »
    En retraçant un siècle d'histoire industrielle et sociale, dans le bassin sidérurgique lorrain où les maîtres de forges sont longtemps restés tout puissants, Gérard Noiriel éclaire de manière décisive la question des rapports entre classes sociales et immigration. Ici, l'inclusion des étrangers dans la nation est passée par l'identification à la classe ouvrière. Ce livre fondateur de la socio-histoire de l'immigration montre la lente construction - puis le rapide déclin - d'un groupe ouvrier fort et soudé autour de l'engagement communiste.


  • « Si Mussolini n'avait pas existé, certainement l'histoire italienne actuelle n'aurait pas été la même. Mais elle n'aurait pas été très différente. Toute la situation italienne a porté à la dictature, a déterminé les différentes phases du fascisme. Croire que tout cela a été le produit de la volonté et de l'intelligence d'un homme est enfantin. »

    De l'Italie de l'après-guerre à l'Espagne de la guerre civile, Camillo Berneri (1897-1937) a lutté contre le fascisme jusqu'à son assassinat à Barcelone au cours des journées dramatiques de mai 1937. Commandé par l'urgence d'une époque de terreur, ce combat s'inscrit dans l'un des plus singuliers parcours du mouvement anarchiste de l'entre-deux-guerres. Rarement l'exigence de vérité et la recherche d'une action politique concrète auront été à ce point poursuivies ensemble. Intellectuel rigoureux, parfois même intransigeant, Berneri sut comme peu d'autres concilier l'objectif de transformation révolutionnaire et le pragmatisme dans la recherche des alliances, y compris au-delà du mouvement anarchiste. Avec son acharnement à bousculer les évidences et à dépasser les contradictions, sa pensée reste l'une des plus riches que cette période ait produites. Malgré sa vigueur et sa portée, son oeuvre est pourtant encore très mal connue en France. La plupart des textes de ce recueil sont inédits en français.

  • L'histoire du XXe siècle, marquée par deux conflits mondiaux puis par des décennies de guerre froide, a fait l'objet d'un nombre pléthorique d'études et d'analyses. Une histoire au sein de laquelle prédominent le plus souvent les pays occidentaux et les grandes puissances. Mais que sait-on réellement, vu d'Europe, de ce qu'il advint dans des régions aussi diverses que l'Inde britannique puis indépendante, le Moyen-Orient ou encore l'Australie et la Nouvelle-Zélande ?
    En faisant sienne l'approche historique de l'histoire mondiale - dont il fut un pionnier -, Christopher Alan Bayly invite à (re)découvrir les événements et les lieux, et interroge les aspects économiques, sociaux, et politiques locaux comme mondiaux. Au-delà des conflits armés et des concurrences idéologiques, comment les arts, les sciences ou encore l'essor sans précédent des formes de communication ont-ils fait de ce siècle l'un des plus mouvementés, pour le meilleur comme pour le pire ?
    Après le succès de La Naissance du monde moderne (Éditions de l'Atelier, 2006, plusieurs fois réédité en poche depuis), ce second volume poursuit le récit passionnant de cette histoire mondiale.

  • Dans un avenir proche, l'Europe est envahie par les Sino-Mongols, et asservie à leur philosophe Murti Bing. Impuissant à se défendre, car irrémédiablement décadent, l'Occident dépose les armes. La déliquescence est encouragée par la distribution de pilules de davamesk, qui, à l'instar de la « société dancingo-sportive », ont l'avantage de simplifier le monde, rendant le questionnement existentiel superflu.
    L'Europe en décadence, qui répertorie tous les types représentatifs d'intellectuels, d'artistes, de femmes fatales, de mantes religieuses ou de politiciens à vestes réversibles, sans oublier les grands fauves du terrorisme, constitue l'arrière-fond de cette grande symphonie crépusculaire.
    Publié vingt ans avant 1984 de George Orwell, L'Inassouvissement propose la vision d'une société dont le dessein serait l'asservissement de la personne humaine. Roman d'anticipation, réceptacle de toutes les idées de l'auteur en matière de philosophie, d'histoire et d'esthétique, porté par une langue étourdissante, L'Inassouvissement méritait, près de cinquante ans après sa première parution en français, d'être présenté à une nouvelle génération de lecteurs dans une traduction intégralement revue.


  • Blaise Cendrars l'appelait le « document le plus extraordinaire, et le plus pittoresque et le plus vivant que l'on puisse lire sur les débuts de l'aviation ». Voici la première édition intégrale des Mémoires de Roland Garros. Ou comment un gamin de vingt ans se passionne pour « ce peu de bois et de toile qu'anime une pensée humaine » jusqu'à devenir quatre ans plus tard, en 1913, le premier homme à traverser la Méditerranée dans les airs.
    Son histoire prouve qu'on peut être héros et poète. Garros enchante de lyrisme la course aux records. Il sait se faire gouailleur pour décrire les tournées aux Amériques et les virées entre trompe-la-mort. Il y a du Jules Verne dans ses souvenirs qui mêlent la technique à la fantaisie, les financiers aux aventuriers, les dandys aux boxeurs.
    Pionnier de l'aviation né à la Réunion, Roland Garros fut recordman du monde d'altitude et accomplit la première traversée aérienne sans escale de la Méditerranée. Héros de la première guerre mondiale, il mit au point le tir à travers l'hélice et, après s'être échappé d'un camp de prisonnier, mourut au combat en 1918.
    Mémoires suivi du Journal de guerre
    Avant-propos et dossier de Jean-Pierre Lefèvre-Garros

  • Citation :
    « D'où jaillirent les inconnus du 18 mars 1871 ? Qui a provoqué cette journée ? Qu'a fait le Comité Central ? Quelle a été la Commune ? Comment tant de milliers de Français patriotes, républicains, ont-ils été, par des Français, massacrés, jetés hors de leur patrie, longtemps reniés par des républicains ? Où sont les responsabilités ? Les actes vont le dire. » (Prosper-Olivier Lissagaray).

    D'après l'édition originale du grand classique de Prosper-Olivier Lissagaray sur la Commune de Paris, publié alors dans l'exil.

    Format professionnel électronique © Ink Book édition.

  • Grands courants de la littérature française est un outil de référence abordant dix grands courants de la littérature francophone : Humanisme, Baroque, Classicisme, Lumières, Romantisme, Modernité, Réalisme, Symbolisme, Surréalisme, Culture contemporaine.
    Chaque chapitre détaille le sens de l'appellation du courant, le contexte historico-culturel, les traits majeurs du courant, les auteurs et oeuvres emblématiques et propose des extraits représentatifs.
    Cette brillante synthèse, abondamment illustrée, est abordable pour les élèves de l'enseignement secondaire et supérieur.
    Vous naviguerez aisément à travers les courants littéraires à partir d'une ligne chronologique interactive, d'un index des auteurs ou par chapitre, tout en bénéficiant de notes explicatives et d'un lexique accessibles en pop-ups.
    Les auteurs, Georges Legros, Michèle Monballin et Isabelle Streel, sont des spécialistes de la littérature et de la didactique du français.
    Cet ebook est au format ePub 3 et n'est lisible que sur les iPads, ordinateurs Apple (iBooks) et PC avec l'application de lecture Readium (Chrome).
    Pour les ordinateurs, il faut travailler avec une souris pour circuler dans la ligne chronologique !
    Pour en savoir plus : www.editionserasme.be/grandscourants



  • Il est enfin admis ouvertement que Le Corbusier était un fasciste bon teint. On tolère ses mensonges et sa mégalomanie. On sourit en le voyant mépriser ses (riches) clients. Un observateur impartial découvrira vite qu'il n'a rien inventé, gommant les auteurs dont il s'est attribué les idées. La seule réelle compétence de Le Corbusier fut la promotion de son image publique au détriment de la qualité de son oeuvre construite - catastrophique. Mais de tout cela on ne tire aucune conséquence, la plupart des critiques refusant de voir le monde cauchemardesque qu'il voulait édifier. Ce qui n'aurait aucune importance si Le Corbusier n'était devenu le modèle pour les architectes de l'après-guerre qui ont couvert la France de barres et tours en béton. Et si, aujourd'hui, ses théories ne faisaient les affaires des bureaucrates de Chine et de Russie.
    Deux types de villes semblent aujourd'hui se distinguer. La plupart des cités comme Amsterdam, Prague ou Paris sont désormais partiellement préservées et destinées à une population privilégiée, tirant une partie de leurs ressources du tourisme international ; la tendance est à la réduction de la surface des chaussées, à la création de rues piétonnes dédiées au commerce de deuxième nécessité et à la "protection" des quartiers anciens. En contrepartie leurs périphéries sont devenues des non-villes. Ailleurs, en Amérique du Nord ou du Sud et singulièrement en Asie, la priorité est donnée à la voiture, l'habitat vertical proliférant de vingt étages est l'unité minimale de base, tandis qu'on se ravitaille dans des centres commerciaux gigantesques situés en périphérie urbaine. Les bidonvilles, bien loin d'être éradiqués, s'accroissent.
    La responsabilité des professionnels de l'aménagement, évidente, n'est pas récente. Les architectes n'ont jamais ressenti la nécessité d'encadrer l'exercice de leur profession par des principes éthiques. Pour promouvoir leur ego, les architectes organisent entre eux des concours de beauté, se remettent réciproquement des prix et des médailles d'or, révélant ainsi leur absence de sens moral.
    Fondé sur l'analyse de la production (bâtie ou théorique) de Le Corbusier, ce livre montre l'imposture du créateur, le caractère totalitaire de ses projets et la misère spatiale qu'il a engendrée, de son vivant jusqu'à aujourd'hui.

  • Sous prétexte de disséquer les idées reçues - ce prêt-à-penser que tout un chacun, un jour ou l'autre, assène avec la même conviction enthousiaste des Bouvard et Pécuchet - sur la littérature contemporaine, Philippe Annocque nous offre un florilège d'observations et de réflexions enjouées et assurément très personnelles quand il s'agit d'évoquer ce qu'il est universellement admis. Le petit monde du livre est mis sens dessus dessous, voire à nu une fois percé à jour l'entregent qui régit le savoir-écrire, le savoir-éditer, le savoir-lire et, bientôt, grâce à Mon petit DIRELICON, le savoir-dire, pour briller en société (littéraire ou non).

    Car Philippe Annocque a puisé dans sa vie de lecteur avisé autant que dans son expérience d'écrivain avéré (« Personne qui écrit des livres. Hésiter sur le féminin. Préférer auteur. (Voir Auteur) »), pour concocter avec facétie et érudition ce « Petit Dictionnaire des Idées REçues sur la LIttérature CONtemporaine (mais quand même un peu à la manière de Flaubert) ».

  • Général de division de la cavalerie légère, Charles de Lasalle est un meneur d'hommes, un cavalier émérite, un sabreur, un guerrier, un séducteur, un noceur impénitent, un rebelle et un provocateur. Lasalle est fou dans trois sens du terme. Un fou éperdument attaché à Napoléon qui le lui rend bien. Un fou comme sur l'échiquier, omniprésent sur les sentiers de la guerre ou les champs de bataille. Il est cette pièce curieuse qui se déplace en diagonale, surprenant son monde, jamais là où on l'attend. Enfin, un fou au premier degré, prenant à contrepied le commun des mortels.
    Entre la bataille d'Essling et la bataille de Wagram, l'auteur retrace au jour le jour la vie de ce personnage d'exception. « Dans la vie, après quoi cours-tu ? » Les réponses du hussard fou de Napoléon sont déconcertantes.

  • Pourquoi décidait-on, autrefois, de véritables chasses aux sorcières ? De quels crimes accusait-on sorciers et sorcières ? Comment reconnaissait-on une sorcière ? Comment était organisé un procès de sorcière : la torture, l'interrogatoire, les aveux, la condamnation, la marche au bûcher... Ce livre répond à toutes ces grandes questions soulevées par la sorcellerie en s'appuyant notamment sur un gros ouvrage écrit par le juge Pierre de Lancre, chargé par le roi en 1609 de « purger le pays (Béarn et Pays Basque) de tous les sorciers et sorcières sous l'emprise des démons »

  • « S'appuyer sur l'air », « partager l'espace », « donner son poids », « danser à l'écoute »... Les danseurs et les danseuses sont dépositaires de savoirs implicites dont on trouve trace dans leur langue. Mais comment faire la lumière sur ces savoirs issus de l'expérience du geste et de la perception ? Sur quelle pensée de l'imaginaire ou de l'émotion prendre appui pour saisir au mieux les enjeux du geste dansé ? Comment « lire » ce geste, et avec quels outils ? Comment peut-il faire sens pour celui qui bouge, comme pour celui qui regarde ?
    Dans le prolongement des travaux des chercheurs en danse Michel Bernard et Hubert Godard, Christine Roquet nous invite ici à penser la corporéité dansante comme un système complexe d'éléments en interaction. Nourrie de son expérience de terrain au contact des danseurs, elle interroge également la manière dont la danse peut contribuer à inventer de la relation et offrir en partage la joie de danser. Car, du cours à l'atelier, du bal à la scène, du point de vue du danseur à celui du spectateur, Christine Roquet nous révèle comment l'analyse du mouvement peut enrichir notre perception, interroger notre relation à l'autre et au monde.

  • Dans une langue poétique et polyphonique, c'est le trajet d'un artiste en recherche que retrace ce livre. Analysant son propre travail mais aussi les oeuvres emblématiques des artistes brésiliens Luiz de Abreu, Micheline Torres et Marcelo Evelin, le danseur et chorégraphe Volmir Cordeiro invente ici, à travers l'écriture, une forme sensible où la création est inextricablement liée à sa position de chercheur et à son regard de spectateur.

    « À partir de Ciel, mon premier solo, et d'un réseau poétique d'oeuvres avec lesquelles j'entretiens une certaine proximité, je m'intéresse aux marges qui dansent. Je plonge ainsi dans l'exercice de l'écriture. L'artiste-chercheur qui écrit prend et refuse la distance. Je sais d'emblée qu'à la fin du projet, que ce soit une thèse, un livre ou une pièce dansée, je ne serai tout juste qu'au commencement, au début de mon propre jeu. Progressivement, j'essaye de produire une extension de mon travail artistique, une analyse ex-corpo de la scène, vitale pour moi. Car derrière ces lignes, une nouvelle danse se dessine déjà, qui m'habite et m'incorpore. » (Volmir Cordeiro)

  • « Ce voyage est une invitation à se promener sur le continent des obscurs. À partir à la recherche de celles et ceux dont le souvenir est effacé par les puissants et les dominants, qui réquisitionnent l'Histoire à leur profit. Bref, à aller à la rencontre de tous ces militant-e-s de l'égalité sans lesquels nos idéaux démocratiques et sociaux n'auraient jamais vu le jour. Or seul le Maitron, cet immense dictionnaire biographique du mouvement ouvrier et social, avec ses milliers de héros inconnus ou méconnus, donne librement accès à ces territoires oubliés, sur une longue durée qui va de 1789 à 1968.
    J'ai voulu donner envie d'aller y voir. Car, en nos temps obscurs d'incertitude et de doute, visiter le Maitron, c'est reprendre force et courage. Cette pérégrination propose de s'approprier cet héritage sans testament, comme une promesse que nous nous ferions à nous-mêmes. À la manière des traces qui, dans notre langue, sont aussi bien des signes d'un passé effacé que des sentiers menant à l'inconnu, l'espoir porté par les centaines de milliers de vies qui en sont la matière est un chemin inédit, qu'il nous revient d'inventer en marchant sur leurs pas. Pour cette exploration, nulle carte préétablie qui donnerait des assurances, transformant le paysage en certitude. Mais, plus essentiellement, la quête d'une hauteur qui nous élève et nous relève, en vue d'une ligne de crête où se laisse approcher, de nouveau, l'horizon d'une espérance : l'émancipation.
    Acte de fidélité et geste de survie, ce livre interroge dans un premier temps le sort des vaincus dans l'Histoire puis part "à sauts et à gambades" dans un voyage qui commence près des bureaux de Mediapart, à la rencontre du député Baudin, pour se terminer sur un sentier de randonnée dans les Pyrénées, en compagnie de Walter Benjamin. La solennité des cimetières pas plus que la froideur des tombeaux ne sont ici de mise. Plurielle et multiple, l'Histoire maillée d'histoires que nous raconte le Maitron est un récit sensible, celui d'une réalité à portée d'utopie, tout comme un choeur antique serait à portée de voix. »
    Edwy Plenel
    Par cet ouvrage, Edwy Plenel rend hommage à l'oeuvre du Maitron, le Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier, devenu Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier, mouvement social.
    Le Maitron, du nom de son créateur, existe depuis 1964. Dirigé par Jean Maitron, puis par Claude Pennetier, et, depuis 2011, par Claude Pennetier et Paul Boulland, il rassemble, en 79 volumes ou productions, plus de 160 000 biographies de militantes et de militants de 1789 à 1968, le tout rédigé grâce à un réseau de plus de 1 450 auteurs. Le Maitron est le plus grand dictionnaire biographique existant en langue française.

  • Entre Antonia et Jentout, l'histoire avait bien mal commencé, leur première rencontre se soldant par une dispute. Parcourant la région à cheval, Antonia, convaincue des bienfaits du modernisme, veut rallier les paysans à sa cause. Or, Jentout, le fier berger échassier, reste profondément attaché aux traditions inculquées par son grand-père ; tout les oppose... Pourtant, ils ne peuvent s'oublier et vont finir par s'apprécier, jusqu'à s'aimer.

  • Voici la nouvelle édition de cet essai magistral qui a été traduit en plus de vingt langues.


    Le présent ouvrage fait suite à l'opus magnum de l'historien Eric J. Hobsbawm : la trilogie consacrée au "long dix-neuvième siècle" avec L'Ère des révolutions, L'Ère du capital et L'Ère des empires.
    L'Ère des extrêmes couvre ainsi la période de 1914 à nos jours, que l'auteur baptise "le court vingtième siècle", où le monde a été déchiré par deux guerres mondiales qui ont fait des millions de morts et balayé des systèmes entiers de gouvernement. Le communisme s'est d'abord imposé comme une foi messianique avant de connaître un effondrement ignominieux. Les paysans sont devenus des citadins, les ménagères des travailleuses et, de plus en plus, des responsables. L'alphabétisation s'est généralisée alors même que les nouvelles technologies menaçaient de rendre l'imprimé obsolète. Et les forces motrices de l'histoire se sont déplacées de l'Europe vers ses anciennes colonies.
    Seul un historien doué d'un souffle et de talents narratifs comparables à ceux de Hobsbawm pouvait brosser ce tableau de "l'Ère des extrêmes" - des extrêmes dans la destruction comme dans la création. Divisant le siècle en trois temps : l'Ère des catastrophes (1914 à 1945) ; l'Âge d'or (1947 à 1963) et la Débâcle (1973 à nos jours), l'auteur mobilise tous les domaines du savoir, se faisant tour à tour historien, sociologue, économiste, philosophe et même moraliste pour tracer le portrait d'une ère dont les révolutions nous ont transformés plus profondément qu'aucune autre période depuis l'Âge de pierre.


    Loin de tous les dogmatismes, marxistes ou libéraux, cet ouvrage, qui est aussi le bilan d'une vie de "spectateur engagé", a été salué dans le monde entier, et de tous les horizons intellectuels et idéologiques, comme un chef-d'oeuvre à ce jour sans équivalent.



  • LE RETOUR DE L'HISTOIRE


    Si l'époque est à la rengaine du déclin, à la désillusion économique et au discrédit de la politique, cette vraie vie de Valentin nous rappelle que l'histoire de la Révolution française porte d'autres possibles.

    Ce roman vrai du terroir lorrain devient roman national, une conversation passionnante avec le lecteur destinée à arpenter notre référence républicaine primordiale et à inventer une histoire sans fin.

    Si tout y est exact, authentique, passionnant, c'est qu'il n'a pas fallu moins de quatre années pour rassembler les documents, arpenter les lieux d'histoire, vérifier les anecdotes.

    On découvrira beaucoup de faits passés sous silence comme le massacre de Nancy de 1790, faisant songer à la révolte de Kronstadt qui se déroulera en Russie en 1921. Les révoltés adhéraient aux idéaux révolutionnaires et luttaient pour leur dignité et leur gagne-pain, pourquoi les Révolutions les réprimèrent-t-ils ? Les révoltés de Nancy furent réhabilités par la Convention mais l'épisode est ignoré...la polémique au sujet de Kronstadt dure encore.

empty