• L'abstention, la montée des votes protestataires ou les « Gilets jaunes » constituent autant de symptômes d'une coupure entre les classes populaires et les partis. Contre les lectures simplistes, à partir d'immersions prolongées dans trois organisations (Front National, Union pour un Mouvement Populaire et Jeunes Communistes), l'ouvrage interroge comment les partis participent eux-aussi à démobiliser les plus modestes. Les militants rencontrés sont souvent ouvriers, employés, sans-emplois, précaires ou étudiants issus de ces milieux. Ils habitent en banlieue ou en milieu rural et s'impliquent dans les sections locales. De réunions en congrès, de campagnes électorales en événements internes, ils se heurtent à des dispositifs élitistes, qui les empêchent d'accéder aux responsabilités : ils sont et resteront de « simples militants ». En observant leurs engagements non-professionnels, l'enquête met au grand jour leurs parcours, leurs doutes, leurs pratiques « de terrain » et leurs lectures sélectives des programmes. Les militants populaires se révèlent ainsi des témoins privilégiés des fractures grandissantes entre les citoyens et les représentants, les classes populaires et les classes aisées, « ceux d'en bas » et « ceux d'en haut ».


  • Dans un vieil entrepôt d'un quartier populaire de Santiago, trois sexagénaires attendent avec impatience l'arrivée d'un homme, le Spécialiste.

    Tous trois anciens militants de gauche, condamnés à l'exil par le coup d'État de Pinochet, se retrouvent trente-cinq ans après pour participer à une action révolutionnaire organisée par le Spécialiste.
    Mais alors que celui-ci se dirige vers ce rendez-vous, il est tué de façon grotesque, frappé par le destin sous la forme d'un tourne-disque jeté par une fenêtre au cours d'une dispute conjugale.
    Tout le plan tombe à l'eau jusqu'au moment où ressurgit dans la mémoire des complices l'expression favorite du Spécialiste : On tente le coup ?
    L'auteur nous propose les portraits cocasses et attachants de trois héros cassés par l'Histoire récente et l'exil, mais qui n'ont perdu ni leur humour ni leur capacité de croire en un rêve. Ce roman est un exercice de virtuosité littéraire au service d'une histoire émouvante et sombre jouée par des perdants. Un roman écrit avec le cour et l'estomac pour toucher et faire rire et penser.

    Ce roman a reçu en Espagne le Prix Primavera 2009.

    Luis Sepulveda est né en 1949 et vit actuellement dans les Asturies, en Espagne, après avoir habité Hambourg et Paris. Il est l'auteur du Vieux qui lisait des romans d'amour, d'Un nom de torero, du Neveu d'Amérique, de Histoire d'une mouette et du chat qui lui apprit à voler, de Rendez-vous d'amour dans un pays en guerre, du Journal d'un tueur sentimental, de Yacaré, Hot Line, des Roses d'Atacama, de La Folie de Pinochet, d'Une sale histoire, des Pires contes des Frères Grimm et de La lampe d'Aladino.

  • Il y a des vies qui sont des romans qu'aucun romancier n'oserait écrire par crainte d'être taxé d'invraisemblance.
    Mika, Micaela Feldman de Etchebéhère, a réellement vécu en Patagonie, à Paris, à Berlin, en Espagne, elle a tenu toute sa vie des carnets. À partir de ces notes, des rencontres avec ceux qui l'ont connue, des recoupements de l'Histoire, Elsa Osorio transforme ce qui pourrait n'être qu'une biographie en littérature, participé, avec son mari, au mouvement intellectuel dans les années 30.
    Puis ils sont allés vivre à Berlin dont les ont chassés le nazisme et les manipulations du mouvement ouvrier par le stalinisme.
    Enfin ils sont allés rejoindre les milices du poum dans la guerre civile en Espagne.
    Dans des circonstances dramatiques, elle, qui ne sait rien des armes et des stratégies militaires, se retrouve à la tête d'une milice. Son charisme, son intelligence des autres, sa capacité à prendre les décisions la rendent indispensable et ce sont les miliciens eux-mêmes qui la nomment capitaine.
    Poursuivie par les fascistes, persécutée par les staliniens, emprisonnée, elle sera sauvée par les hommes qu'elle a commandés. Elle a fini sa vie d'inlassable militante à Paris en 1992.
    Elsa Osorio, portée par ce personnage hors du commun, écrit un roman d'amour passionné et une quête intellectuelle exigeante en mettant en oeuvre tout son savoir-faire et son talent littéraire pour combler les trous de l'Histoire.

  • Qu'est-ce qui rapproche un pirate de la mer du Nord, mort il y a 600 ans, un militant qui attend le 31 mars l'éclosion des roses d'Atacama, un instituteur exilé qui rêve de son école et s'éveille avec de la craie sur les doigts, un Italien arrivé au Chili par erreur, marié par erreur, heureux à cause d'une autre énorme erreur et qui revendique le droit de se tromper, un Bengali qui aime les bateaux et les amène au chantier où ils seront détruits en leur racontant les beautés des mers qu'ils ont sillonnées?
    Peut-être cette frontière fragile qui sépare les héros de l'Histoire des inconnus dont les noms resteront dans l'ombre. Leurs pas se croisent dans les pages de ce livre.

    Voici, riche d'une humanité palpable, dans un style direct et incisif, toutes ces vies recueillies par un voyageur exceptionnel, capable de transformer la tendresse des hommes en littérature.

  • Ce livre résolument militant et nourri par l'expérience de terrain du docteur Didier Ménard, révèle la crise du système de soins libéral plombé par une idéologie conservatrice et une économie à la dérive.

    Au fil des pages, Didier Ménard revient sur son parcours atypique et sa pratique engagée de la médecine sociale au coeur d'un quartier populaire : le Franc-Moisin. Et on découvre comment l'institution politique a cherché, réforme après réforme, à éloigner soignés et soignants. Mais on voit apparaître, grâce à l'engagement d'hommes et de femmes aux valeurs humanistes, la possibilité d'une solution pour une politique de soin cohérente, adaptée au besoin de la population sur un territoire.
    Défendue et développée par l'Association communautaire santé bien-être (ACSBE), la médecine sociale est observée par les politiques de tous bords depuis 40 ans. Alors que le pays a été touché par une crise sanitaire sans précédent, il est temps d'en retracer une partie de son histoire et de reconnaître, enfin, l'efficacité de la santé communautaire.
    Didier Ménard a exercé la médecine générale à la cité du Franc-Moisin (Seine-Saint-Denis) pendant 35 ans. Il a oeuvré toute sa vie pour inscrire la médecine générale dans un pacte social afin de retisser le lien social et pour, au-delà du soin, contribuer à diminuer les inégalités. Il est président du centre de santé communautaire, La Place Santé, membre du bureau de la Fédération française des maisons et pôles de santé. Il a été président - et vice-président - du Syndicat de la Médecine Générale de 2006 à 2014. Il est actuellement président de la Fédération Régionale des MSP d'Île-de-France, membre du Conseil d'Administration de la Fédération Nationale des MSP et formateur au relais national EHESP : école des hautes études en santé publique.

  • Mohamed Ali, mon frère

    Ali Rahaman

    • Alisio
    • 20 October 2020

    Le sportif, la star, le militant : autant de visages connus et explorés de Mohamed Ali. Cet ouvrage révèle pourtant de nouvelles facettes du boxeur, mises en lumière de façon intime par la personne qui l'a connu le plus personnellement : son meilleur ami, son frère. Nés Cassius et Rudulph Valentino Clay, ils ont grandi, voyagé, se sont entraînés et ont combattu ensemble. Rahaman Ali a vu le meilleur et le pire de son frère. Des anecdotes originales et des histoires connues permettent de dresser un portrait nuancé et complet de l'homme, du mari, du père, du frère et du fils. Homme engagé religieusement et politiquement, Mohamed Ali obtient notamment la libération d'otages en Irak, après s'être déplacé pour rencontrer Saddam Hussein en 1990.

    La biographie la plus honnête à ce jour.

    Ancien boxeur poids lourd américain, Rahaman Ali est le frère de Mohamed Ali. Après 8 ans de carrière professionnelle, il prend sa retraite. En 2015, il publie son autobiographie That's Muhammad Ali's Brother ! Avec Mon frère Muhammad Ali, il dresse le portrait le plus intime et personnel du boxeur à ce jour.

  • Greta est suédoise. Elle aime les chiens et les chevaux et n'a pas encore décidé ce qu'elle fera comme métier une fois adulte. Greta adore l'école. Pourtant, elle sèche les cours tous les vendredis. Ces jours-là, chaque semaine, elle fait grève. Assise devant le Parlement suédois, sa pancarte à la main, elle exige des hommes et femmes politiques qu'ils agissent contre le réchauffement climatique. Elle invite les jeunes de sa génération à s'engager eux-aussi. A forcer les responsables de tous les pays à ne pas détruire leur avenir. L'histoire de Greta est celle d'une fille pas tout à fait comme les autres. C'est une histoire de courage et de détermination. Une rébellion.

  • - 62%

    La vie d'Anna est profondément ancrée dans l'histoire de ce vingtième siècle.

    Elle a grandi dans les années trente, n'échappant pas au carcan rigide d'une éducation traditionnelle, imposée par une mère très pieuse qui ne l'avait pas désirée.
    Après le décès de celle-ci, elle fait l'expérience du rejet de classe mais aussi de la liberté. Pendant la Seconde Guerre mondiale, en pleine révolte contre la société, croyant briser les tabous et les conventions, elle n'évitera pas les fausses pistes jusqu'à rencontrer un amour allemand : Frantz.
    Sa prise de conscience tardive de la nature du nazisme, après le choc de la découverte du génocide des juifs, la conduira à un engagement militant sans failles jusqu'à sa mort.

  • Qui n'a jamais lu, sur une plaque de rue ou au fronton d'une école, le nom de « Marcel Paul » ? Partout en France, édiles et élues ont depuis longtemps marqué l'espace public de ce patronyme. Pourtant, que sait-on aujourd'hui de l'homme que fut Marcel Paul et de sa vie ?
    Né en 1900 à Paris, placé dès son plus jeune âge à l'Assistance publique, Marcel Paul devient pupille de la Nation après le premier conflit mondial. Ouvrier électricien, il adhère à la CGTU et au Parti communiste où il milite durant l'entre-deux-guerres, s'imposant comme un militant de premier plan.
    Durant la Seconde Guerre mondiale, son engagement dans la Résistance lui vaut l'internement puis la déportation. Matricule 53057 à Buchenwald, Marcel Paul participe activement à la mise sur pied d'un réseau d'entraide parmi les prisonniers. À la Libération, cet ancien ouvrier et militant CGT des industries électriques et gazières intègre le gouvernement du général de Gaulle comme ministre de la Production industrielle. C'est alors qu'il mène le combat de sa vie, obtenant la nationalisation de l'énergie et créant ainsi EDF-GDF.
    En retraçant l'itinéraire méconnu de celui qui a rendu possible l'un des fleurons de l'industrie française, les auteurs donnent tout son sens à l'action de Marcel Paul, à l'heure où les privatisations vont croissantes.

  • « Monsieur Jensen, votre amie Ariel Larsen a appelé. Elle est retenue par la police fédérale de Berne et demande si vous pouvez l'aider. Elle dit qu'elle n'a le droit qu'à un seul appel et... » Et c'est ainsi qu'après des années de silence s'amorcent les retrouvailles d'Ariel et Arold.
    Elle, altermondialiste militante et scientifique de génie spécialisée dans les sorties hors du corps. Lui, nouveau riche surdoué en finance. Un fossé idéologique les sépare. Pourtant, une force renversante les attire l'un vers l'autre et semble totalement les dépasser. Parce que certaines rencontres ne relèvent en rien du hasard. Et parce qu'ils ont, sans le savoir, une mission à accomplir et une histoire à raconter...
    Un roman éminemment inspirant qui réveille l'envie profonde de croire en l'avenir de l'Humanité, en la protection de notre planète et en l'amour... de vies en vies.
    De la Suisse à la Birmanie, en passant par les États-Unis et une dimension qui semble parallèle à la nôtre, vous ne pourrez refermer ce livre sans vous demander?: « Et si c'était possible ? »

  • Arrivederci amore

    Massimo Carlotto

    Giorgio, ex-militant d'extrême gauche, a trahi tous ses anciens camarades pour échapper à la prison et profite de son charme pour séduire les femmes et les voler.
    Il découvre le goût du crime en essayant de se refaire une virginité politique qui lui permette de rentrer dans la bonne société nantie.
    « Excitant, fortissime, cet amore se boit comme une grappa, goût amer mais diablement bon. [...] Ce sale type, on adore le détester. » - Brigitte Hernandez, Le Point

  • Les partis politiques sont des organisations qui structurent le fonctionnement de la politique et du politique dans de nombreux États.
    Cet ouvrage, plusieurs fois réédité et mis à jour, permet tout à la fois de fournir des connaissances factuelles sur les partis en France et à l'étranger, et de réfléchir historiquement et sociologiquement à la définition de ce type de groupements, aux circonstances de leur genèse, à leur fonctionnement interne et à leur contribution à l'offre politique. Il met aussi en perspective leur place actuelle au sein des configurations qui les contraignent, notamment dans les rapports que ces organisations entretiennent avec l'État, les mouvements sociaux ou les médias.


  • En un quart de siècle, l'Européen d'aujourd'hui a vu la guerre mondiale, des révolutions victorieuses, des révolutions vaincues, une révolution dégénérée, les fascismes, la crise économique, le réveil de l'Asie, de nouvelles guerres coloniales... On comprend qu'il soit las et inquiet. On se souvient qu'il a beaucoup écopé dans tout ceci. Et pourtant, on voudrait lui crier que ce crépuscule d'un monde a besoin de lui, besoin de chacun de nous ; que plus les heures sont noires et plus il faut de fermeté à considérer les choses en face, à les nommer par leurs noms, à accomplir malgré tout le simple devoir humain.
    Le nouveau Moyen Âge, où nous plongent les soubresauts du capitalisme finissant, nous impose la plus grande lucidité, le plus grand courage, la solidarité la plus agissante. Aucun péril, aucune amertume ne justifient le désespoir - car la vie continue et elle aura le dernier mot. Aucune évasion véritable n'est possible, sauf celle de la vaillance.
    Né à Bruxelles dans une famille d'exilés anti-tsaristes, rédacteur à l'anarchie, Victor Serge (1890-1947) rejoint la Russie à l'annonce de la révolution. Membre de l'opposition de gauche du parti bolchevique, il connaît la prison puis la relégation en Oural.
    Expulsé d'URSS après des années d'interventions de militants et d'écrivains, il arrive à Bruxelles en avril 1936. Boycotté en France par la presse du Front populaire, il est invité par La Wallonie, un journal socialiste de Liège, à publier une chronique hebdomadaire.
    Ce recueil en retient une centaine. Écrivain sensible et témoin lucide, Victor Serge se fait ici, sans renoncer à ses idéaux d'émancipation, le chroniqueur des contre-révolutions à l'oeuvre dans une Europe qui se dirige vers un second conflit mondial.


  • « À quoi vous servez ? », « Vous faites de la politique ? », « Qui décide chez vous ? », « Pourquoi soutenir les sans-papiers ? »...

    Alors que Solidaires vient de fêter ses vingt ans, ce petit ouvrage présente la spécificité de cette union syndicale. En douze questions impertinentes, sont abordés son fonctionnement et son positionnement face au système économique, son histoire et son identité, ses modalités d'actions et ses pratiques, son engagement sur les débats de société.
    Un support pédagogique utile au grand public comme aux militant-e-s désireux de faire connaître cette organisation et d'écarter quelques idées reçues sur le syndicalisme en général !


    Comité de pilotage composé de Éric Beynel,

    actuel porte-parole de l'Union syndicale Solidaires ; Annick Coupé, porte-parole de Solidaires de 2001 à 2014, aujourd'hui secrétaire générale d'Attac ; Simon Duteil, secrétaire national ; Anaïs Enjalbert, graphiste ; Gérard Gourguechon, ancien porte-parole du Groupe des Dix devenu Union syndicale Solidaires, membre du conseil scientifique d'Attac.

  • En 2030, le suffrage universel va être supprimé en France. Claude, professeur d'histoire à la retraite, va rejoindre avec des amis, des membres de sa famille, des anciens collègues, un mouvement d'opposition à ce projet qui va très rapidement prendre de l'extension dans le pays. Ce dernier va réintroduire le débat, le libre examen, le goût de la controverse. Il renoue avec les heures les plus glorieuses de l'histoire de France pour insinuer dans la mémoire collective un magnifique souvenir. « Paris retrouvait les plus beaux épisodes de son histoire, l'allégresse populaire, la fête, des vibrations magnifiques. Blandine et Lakhdar, captivés, fascinés par le spectacle de l'arrivée des derniers manifestants place Denfert-Rochereau, découvrirent combien des individus, invisibles en temps normal, paraissaient transfigurés ; ils accédaient à la participation d'une harmonie construite collectivement en ce lieu, ils devenaient plus beaux, plus dignes. Une grande chaleur, une fraternité enivrante venaient d'envelopper de leur manteau protecteur cette foule en liesse, debout, présente, volontaire. Une victoire, d'ores et déjà, était remportée sur le fatalisme, la routine, le découragement comme règle de toute conduite. »

  • Dans le lotissement El Tomillar, sur les hauteurs de Madrid, des "couples d'amis" boivent des cocktails tout en échangeant les derniers commérages.
    Ex-militants communistes, reconvertis en puissants bourgeois de la transition espagnole - il y a là un écrivain primé, une libraire charismatique, un dignitaire du psoe, une photographe et Luis Lamana, alias le Gros, ex-leader du groupe, qui revient tout juste des États-Unis mince, millionnaire et marié à une femme fascinante -, ils ont fondé des familles et remisé leurs utopies. Comme tout le monde.
    Johnny, rejeton lucide cette génération, écrivain de romans d'espionnage, cherche son père sur les photos d'époque, et enquête sans trop de conviction sur le meurtre jamais résolu d'un de ses amis d'enfance. Avec quelques maigres éléments - un livre de comptes, un Llama m82, le relevé d'une partie d'échecs - et une acidité qui n'exclut pas la tendresse, il réécrit le passé, déboulonne les mythes et tire à boulets rouges sur cette petite société abonnée aux hypocrisies et aux renoncements.
    Rafael Reig est un narrateur impitoyable, qui adore manipuler ses personnages, quitte à les entrechoquer cruellement. Cynique et pince-sans-rire, il convoque un à un ses personnages au tribunal de l'histoire selon une mécanique précise de galerie des glaces - superposition des époques, vertige des destins individuels, puissance de l'ellipse.
    Ce qui pourrait n'être que le portrait au vitriol doublé d'un règlement de comptes générationnel devient, par la force des personnages, la vigueur du style, le brio des intrigues emboîtées, une histoire universelle : peut-on vraiment demander des comptes à chaque génération ? Qui est coupable, dans l'histoire ?

    Le jeu d'échecs porte bien son nom, on y obéit à des règles qu'on n'a pas choisies, contre des adversaires de hasard, et comme dans la vie, vainqueur ou perdant, on est assuré d'y laisser des plumes.

  • Concerto d'une femme libre et engagée Nouv.

    Sa liberté, Annie l'a fait vivre au diapason de ses convictions et de ses amours. Volontaire de nature, elle a compris très tôt qu'elle serait une femme engagée. Elle revendique le droit à l'IVG, le mariage pour tous et introduit la médiation familiale en France. Femme de coeur, des passions et des tumultes viendront enrichir sa vie. Installée en Guadeloupe en 2003, elle approfondit les questionnements sur la vie et la mort. Commence alors un autre combat pour permettre à chacun de choisir sa fin de vie, combat qu'elle mène aujourd'hui, forte de ses presque 80 printemps.
    Dans cette autobiographie inspirante, Annie Babu tisse avec humanité et authenticité pour livrer une expérience façonnée de puissants choix, d'épreuves surmontées et d'émouvantes rencontres. Dans la postface, le philosophe François Galichet souligne : « Annie a su faire de sa vie autre choses qu'une suite d'épisodes heureux et malheureux. Elle en a fait une oeuvre. »

  • Fred Loram

    Thierry Moral

    Roman écrit sur les chapeaux de roues où l'on sent physiquement les semelles s'usant sur le macadam. Les phrases sont courtes, économes. Les dialogues brefs rendent compte du caractère taiseux et viril du personnage. Fred Loram est un être rare. Un dur. Pas un caïd, nuance. C'est un taiseux épris de liberté. Il aime avoir les coudées franches, se méfie des attaches, sentimentales, domestiques ou politiques. Au sortir de la prison, la société lui propose la « réinsertion » ? Il y a un serrer de trop dans réinsérer. Pas fait pour lui, ça !
    Fred Loram est une sorte de « road roman anarchiste » qui mène le lecteur sur les pas de son héros, d'une presqu'île bretonne au Grand Nord, après quelques zigzags dans Paname.
    Aventures explosives d'un activiste rétif à l'ordre social en général, et au monde du travail en particulier. Ça cogne et ça raisonne.

  • Arno Toms, bouc émissaire d'une crise politique internationale...Le journaliste Arno Toms est un homme traqué : il a été choisi par « Le Bouclier », organisation occulte et militaire, pour être le bouc émissaire de leur stratégie. Il s'agit pour eux d'assassiner les quelques dirigeants démocrates encore en place en Europe, et d'en faire porter le chapeau à Arno Toms, soi-disant membre des factions révolutionnaires. Sous pression, la population serait ainsi prête à renoncer à la démocratie pour un peu plus de sécurité... Arno est désormais détenu par « Le Bouclier », qui souhaite frapper un dernier grand coup pour arriver à ses fins. Heureusement, il lui reste des alliés : le Vatican d'abord, qui sait qu'Arno n'est qu'un homme de paille dans l'assassinat du Pape. Le journaliste Jacques Madrier, qui ne croit pas en sa culpabilité, est aussi à sa recherche. Isabela enfin, qui a déjà pris sa défense, mais qui pourrait aussi devenir une redoutable ennemie...Les aspects effrayants de cette Europe futuriste sont proches des dérives de la nôtre : guerre pour la maîtrise de l'information, bluff médiatique, renforcement sécuritaire, colère qui gronde...

  • G9 contre altermondialistes. Deux visions du monde. Deux types de violence. Un homme à abattre : le journaliste Arno Toms. Par le scénariste de Diamantset Insiders.Paris. Clôture du G9. Le jeune journaliste Arno Toms ne le sait pas encore, mais il est devenu le terroriste le plus recherché de toute la planète, celui qu'on accuse d'avoir assassiné sa Sainteté Jean-Paul VI, venu exhorter les puissants de ce monde à plus d'humanité. L'information n'a toutefois pas encore filtré dans les médias. Et ce pour une raison toute simple : la police a décidé d'abattre Arno dans la discrétion la plus totale. Inconscient des charges qui pèsent sur lui, le journaliste poursuit son reportage sur les Black Blocs, des anarchistes altermondialistesen fuite depuis leur attentat manqué contre les participants du G9... Il ignore encore que la mort va répandre ses fleurs de sang un peu partout autour de lui.Anticipant avec une inquiétante lucidité certains travers probables de notre futur proche - mondialisation agressive, réseaux politiques fascistes et troubles sociaux- Jean- Claude Bartoll poursuit avec brio un étonnant thriller pas si fictionnel que ça, toujours servi par l'élégante précision du dessin de Pierpaolo Rovero.

  • Pourquoi se syndique-t-on ? Peut-on susciter l'adhésion ? Choisit-on son syndicat ou est-on choisi par lui ? Comment fidéliser les adhérents ? Quelles différences opérer entre adhérents et militants ? Ces questions, qui ont fait l'objet d'une très abondante littérature depuis les origines du syndicalisme, retrouvent un fort regain d'actualité en raison de la chute remarquable des effectifs syndiqués depuis le début des années 1980, plaçant désormais dans ce domaine la France au tout dernier rang des pays développés avec un taux de syndicalisation moyen d'environ 8 %.
    Souhaitant mettre un frein au déclin de sa puissance numérique, la CGT, lors de son 47e congrès (2003), a assigné comme priorité à l'action confédérale le développement de l'adhésion avec, comme objectif, le million d'adhérents. Pour l'atteindre, une réforme des structures, une refonte de la répartition des moyens et une modification des pratiques ont été proposées. C'est à l'analyse de cette politique et de sa mise en oeuvre concrète que cet ouvrage est consacré. Pendant trois ans, des militants et adhérents des syndicats ont été rencontrés, les modes de fonctionnement des syndicats et les pratiques de syndicalisation et de socialisation des adhérents ont été observés. Au-delà des résultats plus ou moins probants constatés concernant le développement de la syndicalisation, l'ouvrage révèle la très grande autonomie des structures qui composent la CGT et les liens faibles qui les unissent. Il met à mal le stéréotype dominant d'une organisation efficace et instrumentalisée par le parti communiste. Il souligne au contraire les difficultés rencontrées par la direction confédérale pour infléchir les pratiques locales et mettre en oeuvre les décisions prises collectivement. Il n'y a pas une, mais des CGT cohabitant plus ou moins harmonieusement au sein de la confédération.

  • De 1906 à 1947, Marcel Cachin nota jour après jour ses impressions, ses analyses, et surtout, avec une étonnante méticulosité, le détail de ses conversations, de ses rencontres, de ses observations. Membre de la direction du Parti socialiste entre 1907 et 1920, rédacteur de l'Humanité en 1912, avant d'en être le directeur de 1918 à sa mort, quarante ans plus tard, membre de la direction du Parti communiste depuis sa création, Marcel Cachin occupa les plus hautes responsabilités dans le mouvement socialiste, puis dans le mouvement communiste. De Jaurès à Lénine, de Guesde à Trotsky, de Thorez à Clara Zetkin, de Duclos à Boukharine, mais aussi de Lefranc à Bourgeois, ou de Charles à Antoine, ils sont des milliers à défiler, du militant de base aux dirigeants français ou russes, allemands ou finlandais. Avec cet ensemble de près de 3 000 pages, en 4 volumes, nous disposons d'une source d'une importance cruciale pour comprendre la France politique et sociale de la première moitié du XXe siècle. Le tome III nous offre un ensemble exceptionnel sur la première décennie du mouvement communiste international puisque Marcel Cachin a tenu avec une grande précision le journal de ses voyages à Moscou entre 1922 et 1933. Qu'il s'agisse de la vie des instances du Komintern ou des conflits souvent tendus entre ses principaux dirigeants ou au sein même de la délégation française, le lecteur, historien de profession ou simplement intéressé par cette période majeure de l'histoire du XXe siècle, trouvera sous l'écriture fluide de Marcel Cachin un récit important et agréable à lire.

  • Les auteurs proposent une approche de la gestion d'une association L1901 : gérer, c'est décider et agir pour résoudre des problèmes. L'ouvrage passe ainsi en revue la plupart des questions auxquelles les entrepreneurs du monde associatif sont confrontés.
    Les associations loi 1901 mobilisent des ressources financières et humaines en vue de produire des services, mais l'importance qu'elles accordent aux valeurs éthiques requiert une gestion profondément différente de celles des entreprises. Parce qu'elles sont non lucratives, parce qu'elles rassemblent des bénévoles et des salariés, parce que leurs bénéficiaires ne sont pas forcément les payeurs, parce que leurs participants sont nombreux et variés, ces organisations présentent des singularités qu'on ne peut ignorer. Les dirigeants associatifs sont en demande de conseils adaptés.Finances, GRH, marketing et droit, organisation des instances dirigeantes et gouvernance, entrepreneuriat collectif et individuel, business model et business plan, évaluation et utilité sociale, cet ouvrage passe en revue l'ensemble des aspects de la création et du management des associations.À travers de très nombreux exemples et témoignages, les auteurs - à la fois chercheurs et dirigeants d'association - apportent une vision complète et concrète du fonctionnement de ces organisations. La gestion met les idéaux associatifs à l'épreuve de la réalité. Ce livre montre qu'il n'existe pas de solution parfaite. Entre valeurs éthiques et efficacité, entre militantisme et professionnalisme, une gestion entrepreneuriale consiste précisément à innover, à faire des choix et à construire sa propre voie.Ce livre s'adresse à ceux qui ont déjà créé et géré une association mais aussi à ceux qui les accompagnent, les aident ou les financent. Pour ceux qui n'ont aucune expérience de ce monde, les témoignages et le cas de l'Espace Socio Éducatif (ESE) repris à la fin de chaque chapitre constituent un premier contact avec ces réalités.

  • En référence à l'oeuvre de Rolande Trempé (historienne du mouvement ouvrier) ont été rassemblées des contributions d'historiens, de sociologues, de juristes, de syndicalistes et de militants. Elles traitent de cas aussi divers que la Commune de Paris, la Guerre d'Algérie, les nationalisations mexicaines, les grèves françaises de décembre 1995 Mai 68, l'expérience des Gardes rouges, les femmes dans la Résistance... Leur fil directeur est une réflexion sur les rapports entre l'action et l'écriture de l'histoire, sur les difficultés à concilier militantisme, témoignage et distanciation de l'historien.

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