• Je veux te révéler les principes des choses, te montrer où la nature puise les éléments dont elle crée, fait croître et nourrit toutes choses, où elle les ramène de nouveau après la mort et la dissolution. (I, 55-57)

  • Non pas lire, mais dévorer les livres, en faire son souffle et son sang. Aimer, être à la hauteur de l'amour. Être grisé par la musique de Bach qui a « un goût d'éternité ». Contempler la beauté d'un tilleul, d'un ciel bleu, d'un paysage de Caspar David Friedrich. Avoir vécu avec Breton, Aragon, Bataille, Barthes, Bernard Noël, mais aussi avec tant d'écrivains et philosophes morts et pourtant si vivants. Avoir connu, grâce à eux et à sa compagne, Lola, sa « part d'infini ».

    Jérôme Peignot a 94 ans. Ma part d'infini est le roman de sa vraie vie. Car il s'agit, dans ce dernier livre, de l'espérance d'une mort heureuse.

    Né en 1926, Jérôme Peignot a publié en 1976 les Écrits de sa tante Colette, la « Laure » de George Bataille. Il est surtout connu pour être un grand spécialiste de la typographie - il est d'ailleurs le premier « typoète » - et pour avoir fondé la notion de musique acousmatique. Il est également romancier, poète, auteur de romans pour la jeunesse et pamphlétaire. Il a été un pilier du « Masque et la Plume », avant de produire « Les Chemins de la connaissance » et « Les nuits magnétiques ».

  • Voici un texte révolutionnaire qui démontre que Newton, figure majeure des grandes mutations scientifiques du XVIIe siècle, tenait en haute estime la philosophie hermétique de la Renaissance. Plus encore, il révèle qu'il a trouvé, dans la pensée des Anciens, une confirmation de ses propres découvertes scientifiques. D'après le mathématicien, principe de gravité et mécanique classique étaient déjà pleinement contenus dans les textes des Pythagoriciens. Au moment où il expose la théorie de la gravitation universelle, Newton annotait ses manuscrits des Principia de citations. Par exemple, il écrit : "Les Anciens savaient même que tous les corps qui tournent autour de la terre - l'air et le feu comme les autres éléments - sont attirés vers la terre par la gravité, et que cette gravité est proportionnelle à la quantité de matière dont ils sont formés. C'est ainsi que Lucrèce argumente en faveur de l'existence du vide." Newton fait même remonter l'origine de l'atomisme à la philosophie mystique, déjà enseignée en Égypte et en Phénicie et reprise par les philosophes grecs. D'après lui, les Égyptiens connaissaient déjà le système copernicien et l'exprimaient dans leur religion, leurs écrits et leur art. Pour Newton, le mystère des nombres, comme celui des hiéroglyphes, entretient un rapport étroit avec la philosophie mystique. C'est dans le mythe et dans l'alchimie que Newton redécouvre le véritable ordonnancement de la matière.

  • On croit généralement que la naissance de la physique a eu lieu au cours de la Renaissance. Ce terme de physique est pourtant d'un usage courant dans les traités de l'Antiquité. Le texte de Lucrèce porte le titre De natura rerum, « De la physique ». Comporte-t-il la chose tout autant que le mot ?
    Oui, répond Michel Serres. L'hypothèse atomique était jusqu'ici envisagée dans le cadre global de la mécanique des solides, et ce point de vue rendait absurde tout ou partie de la physique épicurienne. L'événement de la déclinaison devenait incompréhensible : nul n'a jamais vu un corps grave tomber en se détournant brusquement de sa trajectoire de chute. Mais si l'on envisage l'atomisme dans le cadre d'une mécanique des fluides, tout change. La déclinaison est l'amorce d'un tourbillon dans un écoulement hydraulique.
    L'analyse du modèle tourbillonnaire ou turbulent montre que cette physique était mathématisée dans et par l'oeuvre d'Archimède. Qu'elle était expérimentée dans les météores et le magnétisme. Et qu'elle est applicable à des questions sur lesquelles nous ne tenions jusqu'à maintenant que des discours descriptifs.
    Notre science, moderne et contemporaine, est plus âgée qu'on ne le pensait : il nous faut changer d'échelle, et compter presque trois millénaires là où nous nous contentions de trois siècles.

    Ce livre est paru en 1977.

  • La Rome des Borgia transporte le lecteur dans la capitale de la Renaissance au temps du règne d'Alexandre VI, à l'époque la plus violente et la plus raffinée de cette période. Les crimes des Borgia, leurs incestes, la cantarelle, ce fameux poison qu'ils avaient inventé, constituent le fond de ce récit historique; le pape Alexandre VI, le fratricide César Borgia, duc de Valentinois, le pâle et mélancolique François, duc de Gandie, assassiné par son frère, la belle Lucrèce Borgia, les Cardinaux, les Courtisanes Romaines, les Spadassins, le sultan Gème, sont les principales figures qui revivent dans cet ouvrage; on y trouvera le détail des fêtes, des orgies trop communes à une époque qui malheureusement n'a pas trouvé son Brantôme.
    /> La fin du XVe siècle fut en Italie une époque d'amour violent, d'art plastique incomparable et de luxe effréné. Les maximes de Machiavel y étaient en honneur, et le Valentinois lui servait de modèle pour son « Prince ». Le sens moral manquait aux Borgia, mais non le sens politique ni une certaine grandeur qui retiendra longtemps encore l'at­tention des historiens. L'illustration de leur famille contraste avec les actions qu'on leur reproche au point qu'ils demeureront éternellement le prototype de la famille incestueuse et criminelle, et leurs débauches resteront à jamais le parangon des fêtes luxu­rieuses. Des documents originaux, des portraits inédits en très grand nombre augmentent l'intérêt de cet ouvrage ». (Présentation de l'édition originale de 1913).
    Guillaume Apollinaire signa ce roman historique dû à la collaboration du « plus ancien de ses camarades », René Dalize, écrivain d'origine créole, né à Paris (1879-1917), cofondateur avec Apollinaire de la revue Les Soirées de Paris. Qualifiée à sa sortie d'Histoire romanesque, La Rome des Borgia n'en reste pas moins grâce à sa seconde partie « Appendice : Texte & Documents » un ouvrage historique qui conserve tout son intérêt et méritait cette réédition enfin complète.

  • "La meilleure histoire de la philosophie de langue française" (E. Gilson) reparaît aujourd'hui sans avoir perdu de son actualité. Jacques Chevalier fait oeuvre de philosophe, d'historien et de pédagogue, présente de chaque penseur un exposé suivi, allégé de la plupart des références érudites ou des discussions de problèmes particuliers, renvoyés en appendice. Ce second volume, dont Rémi Brague expose la forme et les orientations dans sa préface, traite de la période qui s'étend d'Aristote à Plotin, avec une attention particulière pour Aristote. Il s'adresse aussi bien au chercheur qu'au néophyte et constitue sans doute la dernière tentative de repenser à soi seul l'ensemble de l'histoire de la pensée.

  • Nouvelle édition Arvensa des oeuvres d'Epicure, contenant ses lettres, les maximes capitales et son testament, traduites par Octave Hamelin et Charles Zevort, et rapportées par Diogène Laërce. L'édition est enrichie de notes explicatives, d'introductions et d'annexes biographiques et critiques.
    CONTENU DÉTAILLÉ:

    LETTRE À PYTHOCLÈS
    LETTRE À MÉNÉCÉE
    LETTRE À HÉRODOTE
    LETTRE À IDOMÉNÉE
    MAXIMES CAPITALES
    TESTAMENT
    ÉPICURE par Diogène Laërce
    ÉPICURE, SON ÉPOQUE, SA RELIGION, D'APRÈS DE RÉCENTS TRAVAUX par Ludovic Carrau


    ERGONOMIE AMÉLIORÉE:
    L'ouvrage a été spécifiquement mis en forme pour votre liseuse.
    - Naviguez par simple clic de chapitre à chapitre ou de livre à livre.
    - Accédez instantanément à la table des matières hyperliée globale.
    - Une table des matières est placée également au début de chaque titre.
    A PROPOS DE L'ÉDITEUR:
    Les éditions Arvensa sont les leaders de la littérature classique numérique. Leur objectif est de vous faire connaître les oeuvres des grands auteurs de la littérature classique en langue française à un prix abordable tout en vous fournissant la meilleure expérience de lecture sur votre liseuse. Tous les titres sont produits avec le plus grand soin. Le service qualité des éditions Arvensa s'engage à vous répondre dans les 48h.

  • Recueil des principales études du spécialiste bien connu. Les sujets traités sont Catule, les Tristes d'Ovide, les Confessions de S. Augustin, Marulle et ses Hymni Naturales, Vida et les échecs, le poète Palingène, Erasme surtout : l'Eloge de la Folie, E. et More, Dolet et E., un vers d'Ovide chez E. et Rabelais. La compositio chez Scaliger ; Le De Officiis chez Montesquieu.

  • Une découverte exceptionnelle que ce texte de Lucrèce entièrement annoté de la main de Montaigne ! Les remarques et commentaires, la plupart en français, jusqu'aux traces de sa plume traînante dans les marges, indiquent les réactions de Montaigne face au poème et précisent quelques fondements de sa pensée.
    Extraits d'un article paru dans "The Times Literary Supplement" du 26 mars 99: "M.A. Screech's anecdote about the recent discovery of Montaigne's annotated copy of Lucretius (...) and his relish in being commissioned to transcribe it, set the engagingly personal tone for the quirky and emphatically umpedantic work of reference. (...) In "his" book, Screech has obligingly done our homework for us so that "each reader can have the pleasure of judging" how Montaigne read Lucretius. In the end, it is as much of a pleasure to observe Screech reading Montaigne". by Yasmin Haskell

  • Borgia !

    Michel Zévaco

    Ils aiment passionnément le crime, il ont le pouvoir, ils incarnent le mal.
    Michel Zévaco n'a pas tenté de réhabiliter les Borgia. Il reprend à son compte la légende sulfureuse et traite ses personnages comme on aime : à la hussarde. Un pur roman d'action, où les bons, les méchants et l'Histoire prennent des coups à chaque page.

empty