• L'Ancien Régime n'a pas existé. Ou du moins n'a-t-il existé qu'après coup, aux yeux des Constituants de 1790, qui n'avaient à l'esprit que les dernières vicissitudes du gouvernement.
    En réalité, la monarchie de Louis XVI avait peu à voir avec celle de Louis XII. À travers deux ou trois siècles de bouleversements, le pouvoir avait évolué d'un royaume féodal à l'administration centralisée et autoritaire du XVIIIe siècle.
    Yves-Marie Bercé évoque la nature exacte de ces gouvernements. Il dépasse le court terme de la rupture révolutionnaire et présente la France des rois, ses rites, son système de valeurs, la vie quotidienne et celle de ses institutions, dans leurs constantes évolutions.

  • Lorsqu'un catholique prophétique s'en prend aux catholiques de bénitier sur les scandales de l'Église, cela donne le livre le plus dérangeant, le plus implacable et le plus vital de la saison. D'une plume sans pitié mais pleine de piété, Quantin s'affirme ici comme un grand écrivain et un polémiste inégalé. Un essai flamboyant qui fera horreur ou régal. En 1958, à l'occasion du procès du curé d'Uruffe qui avait tué sa maîtresse, Claude Lanzmann rêvait de faire comparaître l'Église tout entière, évêques et pape compris. Soixante ans plus tard, l'affaire Preynat, vite devenue l'affaire Barbarin, semble avoir réalisé son voeu. Une grande opération vérité a eu lieu, mêlant analyses judicieuses et déductions hâtives. Le procès médiatique a abouti à tant d'imprécisions qu'il est nécessaire de tout reprendre à zéro.
    Dénonçant à son tour le crime révoltant des violences sexuelles sur enfants, mais s'appuyant sur des faits rigoureusement établis, l'auteur renvoie dos à dos les accusations anticléricales simplistes et les défenses cléricales commodes. Soucieux de dépasser l'écume de l'actualité pour plonger dans les profondeurs oubliées du mal qui ronge l'homme, il fait défiler à la barre victimes et pédophiles, évêques et historiens, romanciers et thérapeutes, cinéastes et théologiens.
    Un livre-choc dicté par une seule certitude : " La Vérité rend libre ".

  • Politiques publiques : catégories A et B ; concours 2021-2022 Nouv.

    Les dispositifs des politiques publiques, leurs acteurs et leurs enjeux sont au coeur de la culture administrative attendue aux concours, tant à l'écrit qu'à l'oral. Ce livre permet au candidat de connaître et d'appréhender les thématiques actuelles de ces politiques tout en l'incitant à avoir un avis éclairé et construit sur les débats en cours. Vous y trouverez :

    un QCM d'auto-évaluation pour cibler ses révisions ;
    un planning de révisions pour organiser sa préparation ;
    une méthode avec les bons réflexes à adopter ;
    toutes les connaissances indispensables à maîtriser ;
    + de 250 QCM et QRC corrigés pour s'entraîner.

  • Tout ce que le candidat doit savoir en lien avec le droit public pour réussir son concours :

    13 fiches sur le droit constitutionnel ;
    12 fiches sur le droit administratif ;
    12 fiches sur les finances publiques ;
    12 fiches sur les institutions européennes.
    L'ouvrage propose une préparation complète à travers :

    Un QCM d'auto-évaluation pour cibler ses révisions ;
    Un planning de révisions pour organiser sa préparation ;
    Une méthode avec les bons réflexes à adopter ;
    Toutes les connaissances indispensables à maîtriser ;
    + de 250 QCM et QRC corrigés pour s'entraîner.

  • Dans ce livre magistral, Michel Peraldi et Michel Samson proposent la synthèse d'années de travail de terrain et d'entretiens approfondis effectués avec les responsables politiques de la deuxième plus grande ville de France.Les auteurs mettent au jour les liens noués par les élus locaux avec les autres acteurs du théâtre politique marseillais : entrepreneurs et industriels liés au port ou au BTP, nouveaux spéculateurs de la movida immobilière marseillaise, représentants de l'État, supporteurs de l'OM, syndicalistes, leaders religieux et communautaires, artistes et voyous...Ils en tirent le constat que le récit politique ne s'écrit pas seulement dans les histoires internes au sérail, mais qu'il s'insère dans l'humus social et culturel de la ville, dont il révèle la complexité et les subtils équilibres. Brossant une vaste fresque des années Defferre aux années Gaudin, ce livre est devenu un classique.


  • Le Parlement européen est devenu un passage obligé en matière de législation européenne.
    Les « lois européennes » concernent tous les domaines dans lesquels les pays membres ont une politique « commune » : économie, affaires sociales, environnement, agriculture, développement régional.
    Une fois votées, les lois s'imposent à tous les pays de l'Union, elles sont applicables dans les États membres et priment le droit national.
    Quel est le domaine de compétence du Parlement européen ? Quelle est sa contribution à l'élaboration des lois
    européennes ? Comment fonctionne-t-il ? Quel est son budget ? Qui sont nos députés européens et comment sont-ils élus ?

  • La violence terroriste djihadiste telle que nous la connaissons aujourd'hui diffère de la guerre et du crime car non seulement elle viole les lois nationales et les lois de la guerre, mais elle brutalise aussi un accord partagé sur le monde. L'attentat fait voler en éclats l'unité phénoménologique du monde et génère ainsi le défi nouveau d'une hétérogénéité radicale et le sentiment inédit d'une perte de confiance généralisée. Pourtant, c'est en référence à des formes juridiques antérieures que l'on continue de la penser. De là, l'enjeu de forger des concepts appropriés : à la dialectique de la guerre et de l'état d'exception, nous proposons de substituer celle d'une épreuve démocratique qui met sous pression (stress) la Constitution et les institutions. Les armes à opposer au terrorisme ne sont donc pas seulement guerrières, policières ou procédurales. Elles résident aussi dans notre capacité à résister et à cultiver une vertu démocratique : la sérénité, qui n'a pas les mêmes implications pour les institutions et pour les personnes.

  • Les bons profs

    Aymeric Patricot

    J'ai été un élève studieux jusqu'à l'absurde, malade de ses fiches et de ses résultats, jouant le jeu de la discipline jusqu'à s'oublier lui-même - un véritable cancre à l'envers.
    Maintenant je suis professeur et je ne conseillerai à personne d'adopter la même névrose. En revanche, j'essaie de réfléchir à ce que peut être un bon professeur aujourd'hui, c'est-à-dire à l'heure où la massification scolaire produit une pression inédite sur l'institution.
    Comment rester humain dans un système qui vous scrute et qui vous juge ? Comment donner du sens à un enseignement qui se réduit trop souvent à un catalogue de compétences ?
    Comment transmettre la sorte de flamme en quoi consiste, envers et contre tout, l'objet secret du métier ? A. P.
    Aymeric Patricot est né en 1975. Il est romancier, essayiste et professeur en classes préparatoires.
    Son enquête Les Petits Blancs (Plein Jour, 2013) a connu un vif succès critique et public.
    Il est également l'auteur de quatre romans, dont Azima la rouge (Flammarion, 2006) et J'ai entraîné mon peuple dans cette aventure (Anne Carrière, 2015).

  • En opposant aux discours sectaires les armes universelles de l'histoire, de la philologie et de l'anthropologie, bref tout l'arsenal de la science et de la raison, l'histoire des religions du passé nous met en mesure de dégonfler les mythes modernes, ceux des autres, mais également les nôtres. Elle permet de repérer la projection dans le passé imaginaire des « origines » de fantasmes nationalistes, religieux ou racistes, et de désarmer les interprétations outrées qui peuvent être faites des textes sacrés. À l'intérieur des nations héritées du XIXe siècle, l'histoire ancienne peut aider à déconstruire la représentation que les États-nations se font parfois de leur passé, en montrant que malgré leur apparente proximité, leurs « ancêtres » sont aussi éloignés de la société actuelle que les habitants des antipodes. Elle permet de contester le « miracle grec », le « génie romain », la « supériorité germanique », ou encore la dialectique hégélienne selon laquelle les religions et l'histoire tendent vers le monothéisme chrétien. By opposing sectarian discourses with the universal weapons of history, philology and anthropology, in short, the entire arsenal of science and reason, the history of religions of the past enables us to deflate modern myths, and not only those of others but also our own. It allows us to identify the projection, in the imaginary past, of the "origins" of nationalist, religious or racist fantasies, and to disarm exaggerated interpretations of the sacred texts. Within nations inherited from the 19th century, ancient history can help to deconstruct the representation that nation states sometimes create of their past, by showing that despite their apparent proximity, their "ancestors", often simply assumed to be so, were as distant from the current society as the inhabitants of the antipodes, and hardly resembled the image assigned to them. It enables us to challenge the "Greek miracle", the "Roman genius", the "Germanic superiority", or the Hegelian dialectic professing that religions and history tend towards Christian monotheism.

  • Veiller
    C'est la nuit. Un patient m'explique qu'un serpent l'a pénétré par le sommet du crâne. Il ne peut plus se rendormir. Spontanément, je lui réponds que, dans la pharmacie, je n'ai aucun remède contre les serpents. Je me rends compte de l'ineptie de ma réponse. Mais à ma grande surprise cet homme me sourit et repart se coucher. Le mot « veiller » a fait surgir ce récit dans l'écriture du Manuel. Ce mot fait partie du lexique composant l'ouvrage. Manuel pratique, car il vient du soin et y retourne. Il le décrit avec précision, il s'y adresse pour le soutenir. Manuel poétique d'un genre nouveau, car il part des mots relationnels qui éclairent les actes, les gestes, les vies. Ils composent un paysage pour le soin.

  • Quelle était la nature du pouvoir monarchique en France à l'époque moderne ?
    Que faut-il entendre par « absolutisme » ?
    Comment le roi gouvernait-il ?
    Comment fonctionnait l'administration royale ?
    Par quels actes le souverain faisait-il connaître ses volontés et imposait-il ses décisions ? Telles sont quelques-unes des questions auxquelles répond ce manuel en décrivant méthodiquement les institutions centrales et provinciales de l'ancienne France. Une large place est faite à la structure des départements ministériels, à leurs bureaux et à leur personnel, à leur cadre matériel, de même qu'aux dépôts d'archives dont la constitution est l'un des effets de la croissance de l'État et du développement de la bureaucratie.

  • Le préfet

    Collectif

    Cette nouvelle édition prend en compte la nouvelle répartition et les nouvelles appellations des régions sur le territoire français.
    Depuis plus de deux siècles, les préfets sont au coeur de l'État : ils sont les garants du fonctionnement républicain de l'Administration et des collectivités territoriales, ils sont également les « gardiens de la légalité ».
    L'ouvrage Le Préfet explique à travers des anecdotes et références historiques, le rôle du préfet dans l'histoire, celui qu'il a aujourd'hui, puis décrit ses missions, ses services et son quotidien.
    En marge, les encarts Saviez-vous que permettent une lecture plus attrayante et ludique.
    « Saviez-vous que le préfet est le seul haut fonctionnaire dont l'existence et le rôle sont définis par la Constitution ? »
    /> L'ouvrage est réalisé en partenariat avec la Délégation à l'information et à la communication du ministère de l'Intérieur.
    SOMMAIRE
    Les préfets dans l'histoire - Le préfet aujourd'hui - Les préfets et le territoire - Les missions du préfet de département - La journée d'un préfet - Les services du préfet - Les régions, les départements et leurs préfectures -
    lexique

  • Les séries télévisées nous présentent leurs spécialistes sous le nom d'« experts ». Cette appellation médiatique cache une réalité complexe et un ensemble de métiers très différents. Leur but ? Trouver sur une scène d'infraction puis analyser en laboratoire tous les indices, même les plus infimes, qui pourront être utiles à la justice, et identifier les personnes impliquées. Ce livre raconte l'histoire et l'évolution de cette police, ainsi que le quotidien des hommes qui l'incarnent, enquêteurs et scientifiques à la recherche de la vérité.

  • Tout ce que le candidat doit savoir en lien avec le droit public pour réussir son concours :

    13 fiches sur le droit constitutionnel ;
    12 fiches sur le droit administratif ;
    12 fiches sur les finances publiques ;
    12 fiches sur les institutions européennes.
    L'ouvrage propose une préparation complète à travers :

    Un QCM d'auto-évaluation pour cibler ses révisions ;
    Un planning de révisions pour organiser sa préparation ;
    Une méthode avec les bons réflexes à adopter ;
    Toutes les connaissances indispensables à maîtriser ;
    + de 250 QCM et QRC corrigés pour s'entraîner.

  • La République

    Gerard Moreaux


    La Constitution de notre pays repose sur la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen. Son principe est Gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple. L'ouvrage permet de mieux comprendre comment est dirigé notre pays, comment fonctionnent nos institutions et qui sont ceux qui agissent pour la Res publica. Comme l'ensemble des ouvrages des Collections du Citoyen, La République est à destination de tous publics, grâce à ses illustrations, son lexique. Les encarts Saviez-vous que, véritable ADN des Collections, complètent la lecture en la rendant pédagogique. L'ouvrage est également un appui solide au corps interne de l'institution elle-même.

  • Un ouvrage indispensable, et sans équivalent sur le marché, pour préparer les épreuves d'entretien, de culture générale des IEP, écoles de commerce, journalisme, IRA et concours de niveaux A et A+.
    Un recueil de 60 fiches portant sur les domaines suivants :

    Institutions ;
    Droit et Justice ;
    Economie et Finances publiques ;
    Social ;
    Culture ;
    Environnement ;
    Europe ;
    International.
    Chaque fiche, d'une dizaine de pages, rédigée par un administrateur spécialiste traite d'un secteur et présente, d'une façon objective, les principaux sujets et options.
    Des renvois à des textes de lois et à des références bibliographiques complètent le texte.

  • Le courant « droit et littérature » très développé aux États-Unis, est encore embryonnaire dans les pays de langue française. Fruit de la collaboration de juristes, de philosophes et de littéraires, cet ouvrage cherche à réduire cette lacune. Deux questions constituent le fil rouge de la recherche : que peut apporter la littérature au droit, que gagne la littérature à comprendre la présence du droit dans ses oeuvres ? L'entreprise n'est cependant pas sans risques. Entre la plume et le glaive, les liaisons ne sont-elles pas nécessairement dangereuses ? Aussi, entre le droit qui codifie la réalité, et la littérature qui libère les possibles, il convient, dans un premier temps, de mesurer les écarts. Alors que le droit hiérarchise et tranche, attribue des rôles convenus, et postule la généralité et l'abstraction, la littérature, en revanche, opère comme laboratoire expérimental de l'humain, ne reculant pas devant les passages à la limite les plus vertigineux : cultivant l'ambiguïté de ses mots et de ses personnages, elle creuse la singularité de l'individuel. Mais s'il est vrai que le droit est du côté des formes instituées, et la littérature du côté des forces instituantes, c'est à une dialectique des deux pôles que ce livre conduit. Entre le « tout est possible » de la création littéraire, et le « tu ne dois pas » de l'impératif juridique, il y a, en effet, au moins autant interaction que confrontation. Alors se découvre un droit pénétré d'imaginaire et traversé de failles multiples, tandis que, au travers du particulier et de la fiction dont elle se réclame, la littérature pourrait bien reconduire aux sources de l'universel et du normatif. Entre fiction et réalité, particulier et universel, les positions sont donc moins fixées qu'on le croit. Des tragiques grecs à Kafka, de Shakespeare à Musil, de la poésie au roman populaire, ce livre trace quelques pistes, sans prétention d'exhaustivité. Mais quel que soit l'auteur ou l'oeuvre choisi, les propos convergent : il s'agit, entre droit et littérature, de multiplier les jeux de miroir en vue de dégager, au plus profond de leurs discours, quelque chose de leurs puissances respectives.

  • Si le projet européen traverse aujourd'hui une crise, c'est avant tout celle du sens. Après l'épuisement du discours sur la paix et de celui sur la prospérité, la raison de l'Europe, c'est celle qui pourra lui être donnée par les millions d'Européens. Pour cela, il faut explorer ensemble une Europe dont les institutions sont un moyen mais pas un but, rester ouvert aux découvertes, attentif aux récits et critique face aux idées communes.
    Ce voyage de six mois est émaillé de onze haltes, onze lettres écrites dans autant de villes de neuf pays d'Europe, de la Russie à la Suède, du Portugal à la Bulgarie. Elles donnent lieu à onze débats sur des grands sujets comme la défense, la jeunesse, les douleurs du passé ou la solidarité, qui sont explorés à travers les histoires de dizaines d'Européens rencontrés au long du chemin.

  • Alors que des bouleversements majeurs affectent les universités françaises, il est aujourd'hui plus que nécessaire de connaître leur fonctionnement pour en décrypter tous les enjeux.
    Cet ouvrage s'adresse à tous ceux qui ont des responsabilités au sein des universités ou sont appelés à en prendre, aussi bien qu'aux étudiants et aux chercheurs, français ou étrangers, qui s'intéressent à l'enseignement supérieur. On y trouvera un état des lieux, des problématiques et une présentation du champ universitaire, abordés de manière à la fois synthétique, mais exhaustive, et rigoureuse, mais accessible.
    Des spécialistes et des acteurs de l'enseignement supérieur et de la recherche y présentent l'histoire de l'université, son environnement institutionnel, son organisation et sa gouvernance, la recherche, les politiques de formation, les relations internationales, la politique documentaire, la vie étudiante et les étudiants, les finances, les ressources humaines, l'immobilier, les systèmes d'information et le management.

    Sommaire

    Préface par Éric ESPÉRET
    Introduction : Les universités françaises au sein de l'enseignement supérieur par Frédéric FOREST

    1re partie

    Chapitre 1 : Brève histoire des universités par Christine MUSSELIN
    Chapitre 2 : L'environnement institutionnel par Éric PIOZIN
    Chapitre 3 : La gouvernance et l'organisation par Jean-Pierre FINANCE


    2e partie

    Chapitre 4 : Les politiques de formation supérieure universitaire par Daniel FILÂTRE
    Chapitre 5 : La recherche universitaire par Jean-Richard CYTERMANN
    Chapitre 6 : Les étudiants et la vie étudiante par Guillaume HOUZEL
    Chapitre 7 : Relations et politiques internationales par Éric FROMENT
    Chapitre 8 : La politique documentaire par Pierre CARBONE


    3e partie

    Chapitre 9 : Pilotage, management et systèmes d'information par Claude RONCERAY
    Chapitre 10 : Les finances par Jean-Sébastien VALET et Gwenaëlle VERSCHEURE
    Chapitre 11 : Les ressources humaines par Frédéric FOREST
    Chapitre 12 : Le patrimoine immobilier par Nicolas GAILLARD et Franck JOYEUX

  • Sur le plan réflexif, le pluralisme des valeurs ne soulève apparemment aucune difficulté aujourd'hui. Traditionnellement il a toujours posé des problèmes de conflits et de hiérarchies. Afin de résoudre le premier problème, les valeurs ont été confinées dans l'espace de la vie privée ou soustraite à l'espace public et au test d'universalisation qui y « justifie » les institutions ; pour résoudre le second problème, on a entrepris la dévalorisation « généreuse » des valeurs ou leur proclamation a priori comme équivalentes. À reléguer les valeurs dans la sphère exclusive du privé, le risque est grand de les enfermer dans leur particularité, de leur permettre d'occuper ou prétendre occuper la place de l'universel sans aucune forme de confrontation et de gommer leur pluralité. À les relativiser purement et simplement, le risque n'est pas moins grand de voir la place de l'universel envahie, non par une quelconque valeur particulière, mais par ce qui se veut la mesure publique de toute qualité et appréciation aujourd'hui : les items de compétences. Face aux menaces qui pèsent sur le pluralisme des valeurs, sinon sur leur existence, les textes ici rassemblés réinterrogent entre autres ce que représentent les valeurs, leur pluralité, leurs liens, leurs conflits et leur prétention à l'universalité.

  • En 1959, Michel Crozier, Jean-Daniel Reynaud, Alain Touraine et Jean-René Tréanton prennent la responsabilité éditoriale d'une nouvelle revue : Sociologie du travail, publiée aux Éditions du Seuil. La « sociologie du travail » et sa revue éponyme incarnent alors le renouveau de la sociologie française fondé sur la démarche de « terrain » et la confrontation avec la « demande sociale » dans le contexte de la France de la Reconstruction. C'est à ce moment charnière de l'histoire de cette discipline qu'est consacré cet ouvrage. Les auteurs y dressent le portrait d'une communauté scientifique vivante où les sociologues académiques sont dans un échange permanent avec les acteurs sociaux de tous bords : hauts fonctionnaires, syndicalistes, dirigeants d'entreprises. Cet ouvrage est une contribution à l'histoire de la sociologie et de son institutionnalisation, mais aussi à l'histoire des intellectuels et de leur engagement dans la Cité. Les témoignages des quatre fondateurs qui s'expriment avec rigueur et sincérité et qui ne cachent pas leurs désaccords, constituent en eux-mêmes des documents de première importance. Ce livre porte principalement sur l'histoire de la sociologie, mais aussi sur les débats politiques, économiques et sociaux de la France d'après-guerre.

  • Comment les acteurs publics, professionnels et citoyens contribuent-ils à reconfigurer l'état social en France ? À partir de nombreuses études de cas, cet ouvrage a pour ambition de mettre à jour les tendances à l'oeuvre dans le champ de l'intervention sociale mais aussi les contradictions qui traversent l'action publique, ainsi que les fenêtres démocratiques qui s'ouvrent au coeur de ces contradictions. On constate ainsi que le contrôle social prend aujourd'hui des formes renouvelées, mais qu'il suscite aussi des modalités inédites de résistance de la part des professionnels. Le triomphe de l'éthique se fait au détriment d'un projet politique de grande envergure, tandis que la rationalisation gestionnaire qui caractérise l'évolution du management dans le champ du social, hypothèque la construction de politiques sociales audacieuses et attentives à la subjectivité des personnes. Pourtant, les citoyens disposent aussi, en particulier par le biais des mobilisations associatives et de la publicisation sur Internet, de nouveaux moyens pour se faire entendre, tenter de rééquilibrer les rapports de domination qu'ils subissent et contribuer à faire évoluer les institutions.

  • Si les normes juridiques ont apparemmment l'ambition de régir la vie collective des membres d'une communauté sociale déterminée, l'on peut s'interroger sur la légitimité de cette ambition et, par là-même, sur les raisons susceptibles de justifier l'autorité que revendiquent les règles de droit. L'enjeu des réflexions proposées dans ce livre est de dégager des raisons d'ordre éthique et politique permettant de justifier l'autorité du droit dans la société démocratique. Dans la mesure où les normes juridiques ont pour vocation de s'appliquer à l'ensemble de leurs destinaires et où elles impliquent dès lors une dimension d'universalisation, il importe de mesurer la validité des analyses par lesquelles les théories de l'éthique tentent de justifier le caractère universalisable des normes pratiques. Menée dans la première partie de l'ouvrage, la critique de ces analyses révèle un ensemble de difficultés qui apparaissent comme les indices du contexte d'incertitude qui caractérise les prétentions de légitimité dans la société moderne. L'institution de la démocratie peut être interprétée comme une réponse à cette situation. La recherche des justifications de la légitimité du droit doit dès lors s'orienter vers les convictions éthiques qui sont à la base de la démocratie et qui s'expriment dans les impératifs conjoints d'égalité et d'autonomie collective. Cette recherche forme l'objet de la seconde partie du livre. Après avoir évoqué les principes fondateurs de la démocratie et les interprétations divergentes qu'ils ont suscitées, l'auteur envisage les problèmes que posent la formation de la volonté collective dans la société démocratique, l'intégration de la communauté politique et, enfin, les justifications du caractère obligatoire des règles de droit. À la faveur d'une réflexion théorique sur les conditions de légitimité du droit, l'ouvrage aborde un ensemble de questions actuelles qui constituent autant de défis pour la philosophie politique et qui concernent, entre autres, les finalités de la démocratie, les relations que celle-ci entretient avec le libéralisme, la portée des droits fondamentaux, la rationalité des procédures de décision collective, la protection des minorités et le sens de la citoyenneté dans les sociétés pluriculturelles.

  • La cité, puis la commune, sont depuis des siècles l'élément qui rassemble les Français.
    Le fonctionnement de la plus petite division administrative, dirigée par le Maire, ses adjoints et le conseil municipal, est expliqué dans cet ouvrage de
    façon claire et didactique.
    La vie dans une commune regroupe de nombreux aspects : sport, culture, loisirs, éducation, information, action sociale, hygiène... Ils sont présentés
    avec pédagogie au fil des pages du livre.
    Cet ouvrage aussi utile qu'agréable est illustré de photos, émaillé d'anecdotes et de rappels historiques, pour une compréhension facile d'un sujet d'actualité.

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