• La persécution des Juifs d'Europe par les nazis s'est accompagnée très tôt de projets d'échanges de prisonniers juifs contre des Allemands de l'étranger. Une politique qui aboutira à la création d'une catégorie spéciale de déportés, internés dans le camp de Bergen-Belsen à partir de 1943.Cet ouvrage retrace la genèse et le déroulement de cette politique sur fond de luttes d'influence au sein de l'appareil nazi. Les auteurs font appel aussi bien aux témoins et survivants de ce drame qu'aux historiens spécialistes de la période. Ils reconstituent ainsi dans les détails les négociations menées un an avant la fin de la guerre entre les SS Adolf Eichmann et Kurt Becher   émissaire personnel de Himmler  - et l'avocat juif Rudolf Kasztner, pour obtenir la libération de Juifs hongrois contre la remise aux nazis d'argent, de matériels et de ressortissants allemands. Plus la défaite approche, plus les dignitaires SS espèrent pouvoir négocier avec les Alliés pour cette opération. Un jeu pervers qui aboutira après bien des revers au sauvetage de 1  700 vies humaines.À la fois synthèse accessible de la recherche sur le sujet et récit incarné, Les Rançonneurs d'Hitler restitue un chapitre largement méconnu de l'histoire de la Shoah et éclaire la personnalité controversée de Rudolf Kasztner.  Thomas  Ammann  et Stefan Aust sont journalistes et auteurs. Tous deux ont travaillé pour la presse écrite et la télévision allemandes.  Les Rançonneurs d'Hitler  est leur premier ouvrage publié en France.    Ouvrage traduit de l'allemand par Hugues Van Besien 

  • Quatre-vingt lettres écrites à son épouse par le Dr Mass, interné au camp de transit de Drancy du 16 octobre 1941 au 31 juillet 1943, nous font entrer dans l´intimité d´un médecin de la cité ouvrière de Maisons-Alfort victime de la persécution antisémite. Pour sa femme Élisabeth et leur fille Gabrielle qu´il aime profondément, le Dr Mass nourrit l´espoir d´une libération, alors que planent parmi les internés juifs, la famine, la terreur d´être fusillé comme otage puis, à partir de mars 1942, la peur d´être déporté.

    Aucune des protections que pourraient lui valoir son passeport roumain, la Roumanie étant un allié du Reich, ni même son état de santé précaire ou sa volonté de tromper ses bourreaux ne lui épargnent la déportation. Envoyé dans les mines de charbon de Jaworzno, Zacharie Mass, à bout de force, est transféré à Auschwitz-Birkenau où il sera gazé et son cadavre brûlé.

    Cet ouvrage saisit de l´intérieur ce que fut la vie dans le camp de Drancy, où transitèrent la grande majorité des déportés juifs de France durant la Seconde Guerre mondiale.

  • Charles Palant a été arrêté à Lyon en août 1943, par la Gestapo, avec sa mère et sa soeur Lily âgée de 17 ans. Internés au Fort Montluc, ils sont déportés début octobre vers Auschwitz via Drancy , lui seul est revenu en 1945 après avoir connu la « marche

  • Les Juifs de Tunisie sont les seuls Juifs au monde à être tombés massivement sous le pouvoir de l´Allemagne hitlérienne et à avoir échappé à la Shoah. Pourtant l´anéantissement de cette Communauté était prévu, comme le prouve la présence à la tête des for

  • Alain-André Bernstein, né de parents juifs en mars 1940, est caché dans une famille catholique du Val de Loire dix jours seulement après sa naissance. Grâce à la correspondance conservée par sa mère et retrouvée à sa disparition, il reconstitue ici sa pet

  • À l'aide de témoignages soutenus par un appareil critique extrêmement précis, il est possible de faire oeuvre d'historien. La Tunisie est un pays que la Shoah européenne a effleuré de son souffle et où les persécutions subies par les Juifs du fait des Allemands ont été, hélas, bien réelles, même si les nazis n'ont pu infliger au judaïsme tunisien le traitement spécial réservé aux populations juives tombées sous leur domination. Sachant à quoi ils avaient échappé, les Juifs tunisiens ont eu le tact de ne pas insister sur les souffrances et les angoisses qu'ils ont endurées. Il nous a paru nécessaire de publier, en trois volumes de notre collection, des récits rédigés dès la libération de la Tunisie en mai 1943. Le premier témoignage est celui de Robert Borgel, avocat au barre

  • Un Journal est une source d'exception pour l'historien et pour tous, une approche à l'échelle humaine des conditions d'existence à un temps donné. Lorsqu'il écrit le sien, Otto Gerard (plus tard Gerry) Fischl est un adolescent juif en pleine croissance ca

  • Il est fréquemment arrivé après la Shoah que des couples se forment sur un terrain de douleur commune. Fanny et David, enfants juifs pris dans la tourmente exterminatrice nazie, partagent plus que le traumatisme des persécutions et la disparition de leurs

  • Jacques Saurel, Jahrgang 1933, hätte ohne weiteres das gleiche Schicksal erleiden können wie zahlreiche Kinder von Eltern, die in der Zwischenkriegszeit aus Polen nach Frankreich ausgewandert waren: Auschwitz und die Gaskammer. Seinem Vater verdankt er es, zunächst nicht behelligt worden zu sein: Dieser hatte sich freiwillig zum Militärdienst verpflichtet, war in Kriegsgefangenschaft geraten und deswegen - wie auch seine Familie - durch die Genfer Konvention geschützt. So wurden Jacques, seine ältere Schwester (die jüngste war versteckt) und sein kleiner Bruder drei Monate lang in Drancy interniert und dann mit ihrer Mutter in das "Sternlager" von Bergen-Belsen deportiert.

  • La vérité sur la fin des grands dignitaires du régime nazi
    À l'occasion du soixante-dixième anniversaire de l'ouverture du procès de Nuremberg, le 20 novembre 1945, voici le parcours d'une trentaine de hauts dignitaires du régime nazi, de leur engagement au service du Führer jusqu'aux dernières heures qui ont précédé leur mort.

    C'est au cours des derniers instants qu'une question essentielle se pose : ces hommes ont-ils compris, au crépuscule de leur existence, le but ultime du projet dévastateur et inhumain de Hitler ?
    Certains n'ont pas vu la fin de la guerre, qu'ils aient été assassinés sur ordre du Führer lui-même - comme Röhm trahi au cours de la Nuit des longs couteaux ou encore Rommel, fidèle parmi les fidèles -, ou bien victimes de la Résistance comme Heydrich, dont le meurtre sera payé le prix fort par les Tchèques et les Polonais à l'été 1942. À la toute fin de la guerre, nombreux sont ceux qui trouveront la mort : volontairement, à l'image du Führer, comme c'est le cas de Göring, Himmler ou encore Goebbels - qui condamne avec lui ses cinq enfants au suicide -, ou suite à leur condamnation à la peine capitale au procès de Nuremberg : douze hommes, dont Rosenberg, Jodl ou Kaltenbrunner.
    D'autres ont survécu : qu'ils aient été emprisonnés, comme Hess et Speer dans la prison de Spandau, ou bien rattrapés par la justice des hommes de nombreuses années après - Eichmann et Barbie en sont les figures les plus emblématiques, bien sûr. Enfin, nombreux sont ceux qui ont échappé à toute forme de procès : le terrible docteur Mengele en est évidemment l'un des exemples les plus outranciers.
    Luc Mary et Philippe Valode tentent, à travers ces pages, de comprendre comment ces hommes ont été emportés dans cette entreprise de mort et ce qui a pu les déposséder si complètement de tout sens critique.

  • Un enfant juif polonais survivant de la Shoah est une exception et son parcours va de pair. Ainsi Henri, né à Demblin en 1933, a connu l´invasion nazie, les persécutions, la première déportation des Juifs de sa ville dont sa soeur et son frère sont victimes, le ghetto de Varsovie, puis la disparition de son père convoqué à la Kommandantur et la seconde déportation à laquelle il se soustrait de justesse. Il n´échappe pourtant pas au camp de travail de Demblin, à celui de Czestochowa où il est déporté avec son grand-père, et au camp de concentration de Buchenwald. Enfin, il vit la libération au camp-ghetto de Terezin, au terme d´un transport de trois semaines auquel son aïeul chéri ne survit pas.

    Après guerre, Henri, rétabli du typhus, retrouve sa mère avec qui il parvient à quitter la Pologne communiste pour Paris.

    Ce n´est que 50 ans plus tard qu´il accepte, pour ses petits-enfants, de raconter sa « guerre ». Le résultat est un cahier d´écolier manuscrit, bouleversant, où il retrace, avec un style poignant de sincérité, ce qu´il a vu et ressenti à hauteur de l´enfant qu´il était. Sans éluder les blancs de sa mémoire, il donne des flashs, analyse ce qu´il ressent, ce qu´il comprend et ce qui lui échappe parce qu´il est un enfant.

    Un témoignage probe, d´une force unique.

  • Eugène Klein eut un destin hors du commun , une vie aux multiples facettes qu´il nous présente ici entrelacées dans un témoignage riche et inédit. Eugène Klein vécut sa jeunesse en Hongrie dans un dénuement cruel. Durant la Première Guerre mondiale, il fu

  • Pierre Goltman est adolescent lorsqu´il est arrêté par la Gestapo avec son père, le 27 mai 1944. Commence alors pour eux une descente aux enfers, au coeur de la folie exterminatrice nazie.
    Fuyant la région parisienne lors de l´Exode, la famille Goltman avait trouvé refuge dans l´Allier, à Néris-les-Bains. Le sort de Pierre et de son père sera scellé par la dénonciation d´un collaborateur qui les fera arrêter comme complices de la Résistance locale. C´est comme juifs qu´ils seront transférés, après quelques jours de prison, au camp de Drancy, puis déportés à Auschwitz (convoi n° 76, 30 juin 1944).
    Sur la rampe d´Auschwitz II-Birkenau, Pierre et son père échappent, contrairement à la très grande majorité des arrivants, à la sélection, synonyme de mort immédiate dans la chambre à gaz. Pour eux, ce sera l´enfer concentrationnaire du camp d´Auschwitz III-Monowitz lié à l´énorme complexe industriel de la Buna. Là, ils sont réduits à un matricule et contraints aux travaux les plus durs et les plus dangereux, travaux que les nazis « réservent » aux Juifs. Dans ce monde où règne l´arbitraire, ils souffrent de la faim, des coups et du manque d´hygiène. Cette stratégie nazie de la mort lente aura raison du père de Pierre.
    Paradoxalement, Pierre doit sa survie à l´état d´extrême faiblesse dans lequel il se trouve au moment de l´évacuation d´Auschwitz (18 janvier 1945). En effet, les Allemands le laisseront pour mort à l´« infirmerie » de Monowitz, non loin de Primo Levi. Il échappera ainsi aux « marches de la mort » auxquelles il n´aurait pas survécu. Après de longs mois de convalescence, Pierre parvient à revenir dans le monde des vivants. Il a retrouvé sa mère mais d´autres membres de sa famille n´ont pas survécus à la Shoah. Il redeviendra le très bon élève qu´il fut avant la guerre et réussira ses études brillamment. De son voyage en enfer, il aura puisé une force de caractère et un goût pour la vie exceptionnels.

  • Andrée Salomon (11906-11985) est l'une des grandes figures de la Résistance juive en France. Elle fut responsable de l'action sociale de l'oeuvre de Secours aux Enfants. Après s'être engagée au service de la communauté juive d'Alsace, elle a rejoint la Résistance dès 1940. Dans la zone sud, elle a sauvé un grand nombre d'enfants en les faisant sortir des camps d'internement de Gurs, de Rivesaltes et des Milles et en les plaçant dans les maisons de l'OSE. Elle organisa des départs vers les États-Unis et mit sur pied des filières clandestines vers la Suisse et l'Espagne. Par la suite, elle confiera les enfants à un autre réseau de l'OSE, le circuit Garel, pour les placer sous de fausses identités, dans des institutions religieuses. Cet ouvrage reconstitue son parcours à partir du manuscrit inédit de ses mémoires, de plusieurs entretiens enregistrés et des souvenirs de ses plus proches assistantes. On lira également une quarantaine de lettres de reconnaissance venues du monde entier et rendant hommage à cette « femme de lumière » dont la générosité et l'héroïsme permirent à toute une génération d'enfants de se construire un nouvel avenir.

  • Si le camp d'extermination de Treblinka est aujourd'hui tristement célèbre, le camp de travail créé antérieurement (Treblinka I) l'est beaucoup moins. Le récit de Mieczyslaw Chodzko figure parmi les très rares témoignages évoquant les conditions d'« existence » dans ce camp. Mieczyslaw Chodzko est né à Lodz en 1903. Raflé dans le ghetto de Falenica, il est déporté avec 6 500 autres Juifs, dans le cadre de l'Aktion Reinhard : l'extermination systématique des Juifs de Pologne. Dès son arrivé à Treblinka, il est sélectionné pour le travail forcé et transféré vers le camp de Treblinka I.

  • KLB 58907 est le matricule auquel les nazis ont réduit Gabriel Lampel en mai 1944 au Konzentration Lager (« camp de concentration ») de Buchenwald. Gabriel connaît toujours par coeur et en six langues ces cinq chiffres. Ils ne lui ont pas été tatoués sur le bras gauche comme cela se faisait alors à Auschwitz. C'est pourtant là que le 27 mai 1944, sa mère et lui sont précipités du seul fait d'être nés juifs. Sa mère disparaîtra dans ce monde invraisemblable où la mort côtoyait l'horreur. Gabriel est l'un des 440 000 Juifs déportés de Hongrie en seulement deux mois. Au préalable, Gabriel eut une enfance heureuse à Cluj en Transylvanie (sur le territoire de l'actuelle Roumanie) dans un monde qui a disparu en 1940 avec le séisme de la guerre.

  • Juif français originaire d´Alsace, Jacques Samuel a traversé la guerre au sein d´une famille engagée dans la Résistance juive. Ce jeune homme pieux et mélomane a consigné dans son journal ce que lui et les siens ont vécu durant le conflit : l´Exode et la

  • Szyja Opatowski, surnommé Samy, a dix-sept ans lorsque les troupes allemandes envahissent la Pologne en septembre 1939. Pour ce jeune Juif, c´est un long combat pour la survie qui commence, une lutte de chaque instant pour échapper à l´extermination. Dès avril 1940, Samy est déporté à Belzec, alors camp de travail, à la frontière de l´URSS. Là, il va développer ses capacités d´analyse, sa « débrouillardise » et son instinct extraordinaire qui vont lui permettre de s´en sortir, sans compromission. Chaque fois qu´il ressentira la menace d´une mort imminente, il saura saisir l´opportunité qui lui permettra de fuir. Pris dans l´une des « marches de la mort », à partir de Dachau où son parcours chaotique l´a dirigé, il réussit à s´évader. Et c´est accueilli chez un habitant qu´il attend, deux jours, sa libération par les Américains... en compagnie de soldats allemands déserteurs. Son arrivée, illégale en France, est encore révélatrice de sa pugnacité et de son intelligence des situations. Samy nous livre ici un témoignage dense et implacable, un parcours particulier qui révèle les conditions de vie dans les ghettos et les camps nazis.

  • Ce livre retrace le parcours tragique d'une jeune juive polonaise de la région de Lodz durant la Seconde Guerre mondiale. Après avoir perdu la majorité des membres de sa famille, elle se retrouve seule à Auschwitz, à Birkenau puis au Stutthof. Laissée pour morte lors de l'évacuation, on lui amputera ses deux jambes, gelées pendant la « marche de la mort ». Malgré toutes ses souffrances physiques, malgré l'indicible douleur d'avoir perdu ses proches, elle gardera en elle la force de continuer à vivre, de fonder une famille et de mettre au monde deux enfants.

  • Elisabeth Kasza was a nomad in more ways than one. During the war she was deported and sent from one concentration camp to another, then went into exile afterwards. After becoming an actress, she travelled within herself, from character to character. Elisabeth was born in Kaposvár, in southwestern Hungary, into a family of Jewish origin that had converted to Protestantism. Under the Nazi yoke, as Jews she and her parents were confined in a ghetto and later deported. Elisabeth voluntarily shared with them the fate of the 440,000 Hungarian Jews sent to Auschwitz-Birkenau between mid-May and early July 1944. Like most of the deportees, her father was murdered as soon as he arrived. Then Elisabeth was cruelly separated from her mother and transferred to the camps of Bergen-Belsen, Duderstadt and Terezin. After the Liberation, Elisabeth went to Budapest, where she was treated for myocarditis brought on by malnutrition in the camps. Fleeing the communist dictatorship, she wanted to settle in the United States but stayed in France, where she became a stage and screen actress.


    Her story is the account of a sensitive, cultivated woman whose happy youth was swept away by torment and horror.

  • Simon Grinbaud est le second fils d'une famille juive de Pologne venue chercher avant guerre le travail et la paix à Paris. Le bonheur de la famille Grinbaud est brisé par la guerre et l'avènement du régime raciste et xénophobe né de la défaite. Le père de Simon en est l'une des premières victimes. Ses deux soeurs et sa mère subissent le même sort lors de la première grande rafle des familles juives de la zone occupée dite du Vél' d'Hiv' (16-17 juillet 1942) à laquelle Simon réchappe. Il n'a pas la même fortune lors de la rafle du 26 août suivant réalisée dans l'autre zone où il est parvenu à rejoindre son frère, Henri. Ils sont tous deux déportés par le convoi n° 32 du 14 septembre 1942.

  • Cet ouvrage, proposé par Serge Klarsfeld, réunit huit textes sur le camp « C », ou « camp juif », de Royallieu, un faubourg de Compiègne à 75 kilomètres au nord de Paris. Ils viennent ajouter leur voix - jusqu'alors restées confidentielles - à celles précédemment publiées dans la présente collection : la réédition enrichie du Camp de la mort lente de Jean-Jacques Bernard et les deux volumes exceptionnels et inédits du Journal d'un interné de Benjamin Schatzmann. Grâce à ce nouveau volume, le chercheur, l'étudiant ou l'honnête homme, pourra compléter sa compréhension des terribles conditions d'internement des Juifs dans ce camp de représailles nazi, sous autorité de l'armée allemande.

  • Le Dr Gaston Lévy est l'une des grandes figures de l'OEuvre de secours aux enfants (OSE) durant la Seconde Guerre mondiale. Alsacien, il est tôt sensibilisé aux périls qui menacent au-delà du Rhin. Aussi mit-il d'abord dans les années 1930, ses compétenc

  • À travers la narration de ce parcours, que lui-même se refuse à considérer comme exceptionnel - d´où ce pseudonyme de Robby qui lui permet aussi la distanciation -, Robby veut rendre un vibrant hommage à tous ceux, nombreux, qui ont lutté activement pour

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