• Ils ne sont plus nombreux à pouvoir témoigner des camps de concentration. À peine une centaine d'hommes et de femmes, qui se sont longtemps tus face à une France d'après-guerre peu encline à les écouter.
    Rescapés grâce à une succession de hasards avant tout, ils ont su se reconstruire avec un courage remarquable.
    Sophie Nahum est allée à la rencontre des « Derniers », ces résilients hors du commun, dont Ginette Kolinka et Élie Buzyn, pour une série de documentaires courts, de laquelle résulte ce livre choral.
    Leurs témoignages croisés se font écho tout en laissant apparaître la singularité de chaque destin. Ainsi, les derniers survivants de la Shoah nous offrent - 75 ans après la libération d'Auschwitz - un regard poignant sur leur vécu.
    « Bouleversant. Ces hommes et ces femmes se livrent à coeur ouvert. » Paris Match
    Sophie Nahum est réalisatrice de documentaires depuis plus de 15 ans. Après avoir travaillé pour les grandes chaînes, et notamment Arte, elle décide de produire ses films de manière indépendante.
    Young et moi (2015, primé au FIGRA) fut le premier, suivi par le projet « Les Derniers » auquel elle se consacre entièrement depuis trois ans.

  • Les événements qui se sont déroulés en Allemagne entre 1919 et 1945 ont été dramatiques et terribles, mais il y a eu aussi des moments de confusion, de doute et d'espoir.
    Pour les contemporains de cette époque, était-il possible de savoir ce qui se passait réellement, de saisir l'essence du nazisme, de rester indifférent à la propagande ou de prédire l'Holocauste ?
    Étudiants, politiciens, musiciens, diplomates, écoliers, communistes, intellectuels, athlètes, journalistes, fascistes, artistes, touristes, ou encore célébrités comme Charles Lindbergh et Samuel Beckett, ces voix multiples nous racontent l'histoire extraordinaire de l'ascension des nazis au pouvoir du point de vue de gens ordinaires. Les expériences de ces témoins accidentels de l'histoire créent une image remarquable et palpable de l'Allemagne hitlérienne.
    Perturbants, absurdes, émouvants et allant du plus trivial au plus tragique, leurs récits donnent un nouvel aperçu de la complexité du Troisième Reich, de ses paradoxes et de sa destruction ultime.
    Julia Boyd est l'auteure de plusieurs ouvrages historiques. Chercheuse expérimentée, elle a parcouru les archives du monde entier pour trouver de la matière et du contenu pour ses livres.
    Femme d'un ancien diplomate, elle a vécu en Allemagne de 1977 à 1981. Elle vit aujourd'hui à Londres.

  • Le récit inspirant d'une vie après Auschwitz !
    Après une enfance heureuse en Pologne au sein d'une famille juive, Elie Buzyn va subir l'indicible : sa déportation à 11 ans et l'assassinat des siens ; le ghetto de Lodz, Auschwitz à 15 ans, la marche de la mort, Buchenwald.
    Lorsqu'il est libéré à 16 ans, il ne parle que le Polonais, le yiddish, et l'hébreu. Comment retourner à la normale ? Après avoir frôlé la mort, connu un état de sous-nutrition extrême, la libération et le retour à la vie sont complexes. La traversée de la frontière entre deux milieux sera pour lui un temps crucial qui aura duré des décennies... Ses expériences passées continuent d'exister en lui, en un magma éruptif qui peut surgir à tout instant.
    Mais il a agi, résisté, et réappris à vivre. Le chaos libère une grande source d'énergie qui lui a permis de développer une créativité de la vie où rien ne pouvait lui paraître insurmontable. Encouragé par les voix du passé et par le soutien de leurs morts, il a tenté de reconstruire ailleurs ce qui a été brisé. Il livre le récit d'un étrange périple passant par la France, la Palestine, l'Algérie.
    Chirurgien-orthopédiste, il s'engagera auprès des laissés pour comptes et des victimes que les nazis avaient voulu torturer et éliminer : témoins de Jehova, malades psychiatriques, personnes très âgées,... parfois dans des conditions difficiles, sans infrastructures sanitaires.
    Un parcours unique et atypique, éclairé par le regard d'Etty Buzyn, son épouse, écrivain et psychanalyste. Né à Lodz (Pologne) en 1929, Élie Buzyn est l'un des rares adolescents rescapés d'Auschwitz. Devenu chirurgien-orthopédique, mari d'Etty Buzyn, il est aujourd'hui, après 50 ans de silence, un des derniers grands témoins de la Shoah. Chevalier de la Légion d'honneur et commandeur des Palmes académiques, il a notamment témoigné à l'ONU et dans les plus grandes universités. Pour que son vécu ne s'efface pas après lui, il se consacre désormais à transmettre et léguer la mémoire des victimes de la Shoah.
    Etty Buzyn est psychologue et psychanalyste, spécialisée dans la petite enfance. Elle est l'auteure de nombreux ouvrages sur la difficulté d'être parent, notamment Quand l'enfant nous délivre du passé ou Je t'aime donc je ne céderai pas ! Médiatisée, elle a animé des conférences et déjà été invitée pour des débats et des émissions sur l'enfance à la télévision.


  • Une bouleversante épopée à travers la Seconde guerre mondiale

    Si la vie était une question de probabilité, la famille Kurc n'aurait pas dû survivre à la Seconde Guerre mondiale. Seul 1% des juifs de leur ville de Radom, en Pologne, a survécu et 90% des juifs du pays ont été massacrés.
    Sur les ailes de la chance raconte l'extraordinaire histoire de cette famille. Séparés par six années de guerre et cinq continents, des jazz clubs du Paris des années 30 au Rio de Janeiro de l'après-guerre en passant par le goulag sibérien et le ghetto de Varsovie, les héros de ce roman choral sont poussés par la même rage de survivre et l'espoir, immense, qu'un jour, ils seront à nouveau réunis.
    « Georgia Hunter évite avec brio le sentimentalisme et le nihilisme pour révéler la magnifique complexité et ambiguïté de la vie dans ce bouleversant roman. » Publisher Weekly

    Déjà best-seller dans plusieurs pays

    À l'âge de quinze ans, Georgia Hunter a appris qu'elle appartenait à une famille de survivants de l'Holocauste - un véritable choc pour cette jeune Américaine du Connecticut.
    Sur les ailes de la chance est né de la quête qu'elle a menée depuis lors pour remonter le fil de cette histoire familiale extraordinaire.
    Ce roman, fruit d'un méticuleux et tentaculaire travail de recherche, a immédiatement connu un immense succès international.

  • Ce que je voudrais transmettre ; lettre aux jeunes générations Nouv.

    « Après la parution de mon premier livre, J'avais 15 ans , et les nombreuses réactions qu'il a suscitées, tout comme celles que je constate lorsque j'interviens face à des jeunes pour partager mon expérience, j'ai ressenti la nécessité d'en reprendre certains thèmes, qui me paraissent d'une cruelle actualité. Plus qu'une nécessité, il s'agit d'une urgence à transmettre, pour que les générations d'aujourd'hui deviennent à leur tour des témoins du témoin que je suis. »
    Un livre-entretiens avec Élie Buzyn, dans lequel il transmet aux jeunes générations la puissance de vie et la force de résistance qui l'ont animé toute sa vie, à Auschwitz et après.
    Né à Lodz (Pologne) en 1929, Élie Buzyn est l'un des rares adolescents rescapés d'Auschwitz. Devenu chirurgien orthopédique, mari d'Etty Buzyn, il est aujourd'hui, après 50 ans de silence, un des derniers grands témoins de la Shoah.
    Chevalier de la Légion d'honneur et commandeur des Palmes académiques, il a notamment témoigné à l'ONU et dans les plus grandes universités.
    Pour que son vécu ne s'efface pas après lui, il se consacre désormais à transmettre et léguer la mémoire des victimes de la Shoah.

    Son premier ouvrage, J'avais 15 ans, paru en avril 2018 aux éditions Alisio, s'est déjà vendu à plus de 8 000 exemplaires.


    « Il faut le lire. » - Anne Sinclair, à propos de J'avais 15 ans

  • Ghetto de ód, 1939.
    Les autorités nazies placent à la tête du Conseil juif un ancien directeur d'orphelinat, Chaïm Rumkowski. Bientôt, il transforme le ghetto en un véritable complexe industriel, convaincu que la productivité des juifs assurera leur survie. En 1942, les nazis veulent déporter 20 000 enfants. Rumkowski, dans le désir de sauver ce qui peut l'être, prononce son fameux discours Donnez-moi vos enfants.
    Un homme mystérieux demande à un écrivain polonais contemporain d'assister à un étrange procès, celui de Rumkowski, à ód. Entre réalité et fantasmagorie, entre histoire et fiction, La Fabrique de papier tue-mouches pose la question de l'autorité, de la stratégie du moindre mal, et, avant tout, questionne le lecteur sur ses propres convictions.
    Un roman dérangeant, une interrogation sur la responsabilité historique : le pouvoir, dans des conditions extrêmes, peut-il se transformer en pouvoir absolu ?

    Andrzej Bart est un écrivain et scénariste polonais, né en 1951.
    Il est l'auteur de Rien ne va plus (Noir sur Blanc, 1993, prix Koscielski 1991), Le Goût du voyage (Noir sur Blanc, 1999), Le Cinquième Cavalier de l'Apocalypse sous le pseudonyme de Paul Scarron Junior (Noir sur Blanc, 1999), Don Juan, une fois encore (Noir sur Blanc, 2009) et La Fabrique de papier tue-mouches (Noir sur Blanc, 2019).

    « L'Holocauste est-il un sujet du roman ? Un tel roman a-t-il le droit de plaire ? N'est-il pas obscène de jouer avec cette convention et cette forme ? La Fabrique de papier tue-mouches est un roman d'une beauté fascinante, alors je réponds : ''oui'', ''oui'' et ''non''. Je n'ai rien lu avec quoi je puisse le comparer. Cela me rappelle le film de Benigni, La vie est belle. »
    Joanna Szczsna, Gazeta Wyborcza, 2008 (Pologne)

    « Andrzej Bart nous offre un livre dont l'originalité est difficile à battre. »
    Marta Kijowska, Frankfurter Allgemeine Zeitung (Allemagne)

    « S'il est possible de parler de moralité et de mémoire, en prenant en compte tout ce qui s'est passé après l'Holocauste silence, repentance, tribunaux et postmodernisme, spéculations, interprétations psychanalytiques et même négationnisme, ce roman est celui qui a réussi à le faire. Le livre est compliqué et ambigu. Mais il intègre à la fois l'esprit et l'émotion, et fait penser à l'impensable et fait vivre là où il est impossible de survivre. »
    Anna Andreeva, Booknik (Russie)

  • Le massacre collectif des Juifs de Jedwabne dans le courant de l'été 1941 rouvre le dossier de l'historiographie des relations entre Polonais et Juifs au cours de la Seconde Guerre mondiale. Il faut mettre de côté les sédatifs administrés depuis plus de cinquante ans par les historiens et les journalistes. Il est tout simplement inexact que les Juifs massacrés en Pologne au cours de la guerre l'aient été uniquement par les Allemands, à l'occasion assistés dans l'exécution de leur besogne macabre par des formations d'auxiliaires de police essentiellement composées de Lettons, d'Ukrainiens et autres « Kalmouks », pour ne dire mot des légendaires « boucs émissaires » que chacun fustigeait parce qu'il n'était pas facile d'assumer la responsabilité de ce qu'il avait fait - les szmalcowniks, les extorqueurs qui se firent une spécialité de faire chanter les Juifs essayant de vivre dans la clandestinité. En les désignant comme coupables, les historiens et autres ont trouvé commode de clore ce chapitre et d'expliquer que toute société a sa « lie », qu'il ne s'agissait que d'une poignée de « marginaux » et que, de toute manière, des cours clandestines s'occupèrent d'eux. [...] En vérité, il nous faut repenser l'histoire polonaise de la guerre et de l'après-guerre, mais aussi réévaluer certains thèmes interprétatifs largement acceptés comme explications des faits, attitudes et institutions de ces années-là.

  • - 60%


    Résumé :

    Hannah Nadel est juive. Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate, c'est au service de la soeur de Léon Degrelle, leader du mouvement d'extrême droite Rex, que la jeune fille officie comme servante, échappant ainsi à la déportation.

    Simone Korkus a rencontré ceux qui ont sauvé la vie d'Hannah et révèle ainsi cette histoire incroyable, qui met aussi en lumière les nombreuses zones d'ombre de la guerre.

    En reconstruisant la vie d'Hannah et en découvrant les secrets de la famille, l'auteure se heurte à ses propres préjugés. Quand nous portons le regard sur les autres et jugeons leurs comportements, où se situe réellement la vérité ?



    Auteure :

    Simone Korkus vit en Israël, où elle travaille en tant que journaliste pour différents médias (De Groene Amsterdammer, Knack,Sunday Times ou encore Ha'Aretz).

  • La violence nazie ne doit rien au hasard: elle a une généalogie, qui n'est pas spécifiquement allemande, et un laboratoire, l'Europe libérale du XIXe siècle.
    Les camps d'extermination sont l'aboutissement d'un long processus de déshumanisation et d'industrialisation de la mort, amorcé par la guillotine et qui a progressivement intégré la rationalité du monde moderne, celle de l'usine, de la bureaucratie, de la prison. On peut trouver les origines culturelles du nazisme dans le "racisme de classe" qui triomphe après la Commune, dans le discours impérialiste sur l'"extinction des races inférieures" visant à légitimer les génocides coloniaux, enfin dans l'émergence d'une nouvelle image du juif- axée sur la figure de l'intellectuel - comme métaphore d'une maladie du corps social.
    Le nazisme réalisera la convergence entre ces différentes sources matérielles et idéologiques. Auschwitz se révèle ainsi - et c'est là que réside, selon Enzo Traverso, sa singularité - comme la synthèse d'un ensemble de modes de pensée, de domination et d'extermination profondément inscrits dans l'histoire occidentale.

  • A l'heure où disparaissent les derniers rescapés des camps nazis, subsiste malgré tout la parole de ceux qui ont réussi non seulement à survivre, mais à témoigner. Ce sont les diverses modalités de cette sortie du silence, et leurs répercussions indissociablement éthiques et épistémologiques, qu'analyse cet ouvrage.

  • Slava, jeune Juif russe de New York, est un modèle d´intégration. Fuyant sa communauté, sa langue maternelle et le poids du destin familial, il s´est installé à Manhattan où, à défaut de réaliser ses rêves d´écrivain, il a dégoté un poste de larbin pour la prestigieuse revue Century avec, en prime, une petite amie américaine branchée et sexy. Mais la mort de sa grand-mère le ramène brutalement parmi les siens, à Brooklyn, et plus précisément chez son grand-père. Le vieux Guelman a souffert dans la vie parce qu´il était juif, parce qu´il était citoyen de seconde zone en Union soviétique, puis immigré russe en proie au mépris d´une Amérique triomphante - et voudrait bien, aujourd´hui, obtenir réparation. Mais il n´est éligible à aucun programme d´indemnisation. Qu´à cela ne tienne, Slava est écrivain, il sait raconter des histoires...

    Une vie d´emprunt est un texte poignant et drôle sur l´identité, l´immigration, les aléas de la morale, mais aussi et surtout un saisissant portrait de ces communautés marquées au fer rouge par l´histoire du xxe siècle et passées sans transition d´une société soviétique à l´american way of life.

    Boris Fishman naît à Minsk en 1979 et émigre aux États-Unis en 1988. C´est un journaliste remarqué et reconnu, dont Une vie d´emprunt est le premier roman.

  • Shoah de Claude Lanzmann est aujourd'hui considéré comme une référence. Le film a en grande partie défini la manière dont est traité et représenté le génocide des juifs, au point d'imposer l'usage du terme «shoah» dans la langue courante.
    Pendant des années, il a été quelque peu difficile de contenir l'émotion que procure le film, et de tenter une approche distanciée, voire parfois critique. Dans les années 2000, un événement va notablement modifier la situation : la mise à disposition des rushs de Shoah au Musée Mémorial de l'Holocauste (Washington), c'est-à-dire de toutes les images non retenues dans la version finale du film, ainsi que les transcriptions et résumés annotés des entretiens. Il devenait ainsi possible de se confronter au film de l'intérieur.
    Fabrication du film et choix au montage, modes de diffusion, appropriations successives dans les médias et par les intellectuels, ou encore influence du projet sur le travail d'autres réalisateurs, l'étude de Shoah permet de mieux comprendre comment le film est devenu un monument.
    Sans prendre le film comme un mythe qu'il faudrait déconstruire, mais en révélant la dynamique des places qu'occupent le réalisateur et ses équipes, ainsi que les protagonistes et les spectateurs, Rémy Besson, historien et spécialiste des cultures visuelles, retrace ici la genèse de Shoah.

  • Après avoir publié Ni victime ni coupable, enfin libérés en 2013, suite à sa rencontre avec Koenraad Tinel, fils de collaborateur flamand, Simon Gronowski relate ici l´histoire d´Esther Naschelski, petite femme de 75 ans au regard malicieux rencontrée par hasard lors d´une visite à la prison de Gand.



    Esther a trois ans lorsque ses parents sont déportés à Auschwitz, camp d´où ils ne reviendront pas. Avec son frère et sa demi-soeur, elle est confiée aux Soeurs franciscaines de Malines par le commandant SS de la caserne Dossin et survit aux atrocités de la guerre. Son calvaire est toutefois loin d´être fini : aucun parent proche ne la réclamant après la Libération, l´Aide aux israélites victimes de la guerre ne cherche pas à connaître sa situation alors qu´elle a été confiée à une certaine Fernande Henrard, personnage aux motivations des plus troubles.



    Baptisée puis ballottée d´une institution catholique à une autre, Esther sera séparée de son frère et de sa soeur. Fernande Henrard, dont le but est clairement de transformer les orphelins de la Shoah en bons petits catholiques, lui cachera ses origines et ne daignera même pas répondre aux questions de la jeune fille lorsque celle-ci aura atteint l´âge de la majorité.



    Pour Esther, qui envisagera d´entrer dans la vie religieuse vers l´âge de trente ans, la vie continue péniblement jusqu´à l´âge de 65 ans. Nous sommes alors en 2005 et une personne venue l´interviewer lui annonce qu´elle connaît quelqu´un qui pourra l´aider à retrouver le nom et le sort de ses parents... Débute alors l´histoire vraie d´Esther Naschelski.

  • Journal de la chute revisite jusqu´à l´obsession trois catastrophes - trois chutes - qui traversent la quête d´identité du narrateur, un jeune quadra brésilien mal dans sa peau.
    Celle du grand-père suicidaire, d´abord, survivant d´Auschwitz exilé au Brésil qui taira jusque dans le secret de son journal l´atrocité des camps. Celle de João ensuite, un jeune goy victime jusqu´au drame des brimades constantes de ses camarades d´une école juive de Porto Alegre à laquelle est inscrit le narrateur. Et enfin la plongée dans l´alcool et la dépression de l´auteur fictif de ce terrible journal intime. Avec une violence et une force incroyables, ce « je » fouille les éléments clés de son passé, les interroge à travers les faits, le temps, les générations, les triture sans relâche jusqu´à ce qu´ils livrent leur secret et lui permettent, peut-être, d´enfin reprendre pied.

    Époustouflant de précision littéraire, de minimalisme et de puissance émotionnelle, ce bouleversant roman de Michel Laub interroge nos destins et notre histoire jusqu´au vertige.

    Journaliste et écrivain, Michel Laub est né en 1973 à Porto Alegre. Journal de la chute est son cinquième roman, et le premier traduit en français. Nommé et lauréat de nombreux prix au Brésil et au Portugal, Michel Laub figure sur la prestigieuse liste du magazine britannique Granta des vingt auteurs de moins de quarante ans les plus importants au Brésil.

  • « Le 10 Mai 1940 toute mon existence a basculé. 1150 jours en enfer dans onze camps de la mort, ainsi que la disparition tragique de tous les miens m´ont marqué à jamais. Soixante ans plus tard, sur les conseils de ma fille cadette Irène, je me suis enfin décidé à coucher sur le papier mon douloureux périple. Servi par une mémoire sans faille, mon but n'est pas d´apitoyer les lecteurs, mais surtout - dans un monde en totale dérive - de les mettre en garde contre ce mal récurent, la haine et l´esprit du mal. » Préfacé par Serge Klarsfeld et par André Flahaut, le récit d´"Une adolescence perdue dans la nuit des camps" est une belle leçon de courage et d´endurance aux pires traitements inhumains. Et un antidote contre le retour de la haine et l´esprit du mal...

    Christian Laporte, La Libre Belgique "Une adolescence perdue dans la nuit des camps" se dévore comme un livre d´exception, comme un témoignage hors du commun que salue dans sa préface Serge Klarsfeld, le pourfendeur français des bourreaux nazis [...].

    Marc Vanesse, Le Soir

  • Le « Viêt Nam », cette terre lointaine qui vient à nous par des ouvrages historiques, des documentaires ou des films. Cette terre lointaine et pourtant si proche de par notre histoire, mais qui est pourtant et avant tout son histoire En puisant dans son coeur et son âme, Marie-Lise nous livre ici un récit intimiste en nous ouvrant les portes de sa vie. À vivre ainsi en fantôme sur les traces de son passé, nous apprenons le Viêt Nam en totale immersion, comme une renaissance à notre apprentissage versée par une éducation par trop formatée Histoire, coutume, culture, c'est un bain de connaissances dans lequel nous sommes peu à peu plongés jusqu'à éprouver un étrange sentiment, comme si son exil et son retour en sa terre natale étaient un peu les nôtres. Petite-fille du 4e Président du Conseil du Gouvernement du Viêt Nam et du médecin personnel de S.M. Bo i, Marie-Lise Trn ình Hòe est née à Saïgon après la bataille de Ðin Biên Ph. Expatriée à l'âge de un an, elle a suivi ses parents au Sénégal puis en France. Élevée selon les rites confucéens et éduquée dans un pensionnat religieux parisien, elle a pu extraire la substantifi que moelle de ces enseignements complémentaires. Ayant trouvé un équilibre et une harmonie à travers la sophrologie, en tant que Sophrologue-expert, elle pratique cette discipline dans une écoute bienveillante envers les patients en souffrance.

  • Comment les chefs d'oeuvre disparus dans les décombres de l'Allemagne nazie se retrouvent en Amérique

    Une galerie d'art dans une ville de l'Ouest américain, spécialisée dans les oeuvres d'artistes locaux. Ses propriétaires sont brutalement assassinés. Ann, une jeune historienne reprend la galerie et découvre, dissimulée dans un entrepôt, une collection de toiles de peintres européens, dérobées par les nazis durant la seconde guerre mondiale.

    La galerie et son domicile sont cambriolés, un témoin clé disparaît. La tension monte autour de ces oeuvres, certains semblant prêts à tout pour s'en emparer. Aidée d'un détective privé, elle mène sa propre enquête pour retrouver l'origine de ces toiles et leurs légitimes propriétaires. Leurs investigations les conduisent de Los Angeles à Miami, à la rencontre de personnages très différents : un caïd de la mafia retiré des affaires et un avocat spécialiste des transactions difficiles, des survivants de l'Holocauste qui ont fui l'Europe, et des descendants des réserves indiennes qui ont combattu pendant la guerre...

    Une intrigue au dénouement inattendu, prétexte à un voyage dans le temps, à travers les paysages somptueux de l'Ouest américain.

  • Emmener des élèves au Mémorial et au Musée d'Auschwitz-Birkenau est une lourde responsabilité. Cet acte citoyen important contribue néanmoins à mieux faire comprendre ce que représente Auschwitz alors que disparaissent les derniers survivants.Cet ouvrage est destiné à fa fois aux enseignants organisant des visites pédagogiques sur des lieux authentiques de mémoire, ainsi qu'aux guides, chercheurs et éducateurs qui, au quotidien, travaillent au contact des jeunes à Auschwitz.La visite d'un lieu authentique de mémoire n'a rien de magique et nécessite une méthodologie réfléchie appropriée. Afin de prévenir tout comportement inadéquat de la part des jeunes et un non-retour sur investissement, une préparation et une réflexion avant et après la visite s'imposent. Les enseignants doivent préparer les jeunes à une approche didactique qu'ils peuvent n'avoir jamais envisagée auparavant.Ce pack offre un aperçu de la complexité du comportement humain qui permet à l'eleve de mieux appréhender ce qu'est un citoyen. En quoi est-il directement concerné par ce qui s'est passé à Auschwitz ? Comment les mécanismes d'exclusion tels que développés dans le cas, sans précèdent, de l'Holocauste sont-ils encore présents et actifs dans la société européenne d'aujourd'hui, sous forme de racisme ou d'antisémitisme ?Enfin et surtout, les jeunes qui vont visiter Auschwitz dans les prochaines années deviendront les témoins des derniers témoins, les maillons de la mémoire. Leur génération sera la dernière à avoir entendu sur place les derniers survivants.Le Conseil de l'Europe, le ministère polonais de l'Education et le Mémorial et Musée d'Auschwitz-Birkenau sont à l'origine de ce projet commun dans une perspective de prévention des crimes contre l'humanité à partir de l'enseignement de la mémoire de l'Holocauste.

  • This ePaper, History and Memory: lessons from the Holocaust, presents the original text of the Leçon inaugurale delivered by Professor Saul Friedländer on 23 September 2014 at the Maison de la Paix, which marked the opening of the academic year of the Graduate Institute, Geneva. The lecture highlights an original analysis of the evolution of German memory since the end of World War II and its consequences on the writing of history. Generations of historians have been particularly marked in a differentiated manner, depending on their personal proximity to the war, but also on collective representations conveyed by film and television in a globalised world. Saul Friedländer is Emeritus Professor at the University of California Los Angeles (UCLA). He won numerous awards, including the Pulitzer Prize in 2008 for his book The Years of Extermination: Nazi Germany and the Jews, 1939-1945. In 1963, he received his PhD from the Graduate Institute of International Studies in Geneva, where he taught until 1988.

  • BnF collection ebooks.
    "Où allez-vous, jeunes gens, où allez-vous, étudiants, qui courez en bandes par les rues, manifestant au nom de vos colères et de vos enthousiasmes, éprouvant l'impérieux besoin de jeter publiquement le cri de vos consciences indignées ? Allez-vous protester contre quelque abus du pouvoir, a-t-on offensé le besoin de vérité et d'équité, brûlant encore dans vos âmes neuves, ignorantes des accommodements politiques et des lâchetés quotidiennes de la vie ?"

  • Histoire des Juifs

    Heinrich Graetz

    J'entreprends de raconter le passé d'un peuple qui date des temps les plus reculés et qui s'obstine à vivre encore ; qui, entré pour la première fois, il y a plus de trois mille ans, sur la scène de l'histoire, n'a encore nulle envie d'en sortir. Or, le peuple dont je vais raconter l'histoire - le peuple hébreu, israélite ou juif - n'a pas vécu dans un isolement paisible et contemplatif, mais il a été incessamment mêlé au tourbillon orageux de la scène du monde, il a lutté et souffert : il a été, dans le cours de son existence plus de trente fois séculaire, maintes fois secoué et frappé, il porte maintes glorieuses blessures et personne ne lui conteste la couronne du martyre..., et ce peuple vit encore.

  • L'intégrale de Les larmes de Satan regroupe les 3 tomes de la trilogie historique de Gilles Milo-Vacéri.
    Abandonné à la naissance, Antoine Boulan fuit l'orphelinat et tente de survivre en restant sur le droit chemin pour tenir une promesse. Rattrapé par l'époque, il sombre dans les cambriolages et se voit condamné au bagne par erreur. Quand la guerre éclate, il revient en France pour prendre les armes et traversera le conflit en courant désespérément après son pardon. Du bagne de Saint-Laurent-du-Maroni aux plages de Dunkerque, à Paris puis dans le Loiret et enfin à Auschwitz Birkenau en Pologne, vous allez suivre pas-à-pas le destin d'un orphelin à qui la vie n'a fait aucun cadeau et qui deviendra, malgré lui, un héros de guerre.

  • Pourquoi Louis Engelmann, raflé à Paris et interné à Compiègne, a-t-il échappé au premier convoi de Juifs parti de France pour le camp d'extermination d'Auschwitz le 27 mars 1942 ? Comment, le 8 août, a-t-il été libéré du camp de transit de Drancy ?

    Inédit, le journal intime de cet ingénieur, ancien combattant de 14-18, révèle les terribles conditions d'internement au camp militaire de Royallieu à Compiègne des notables parisiens juifs raflés le 12 décembre 1941. Il témoigne ensuite de celles du camp de Drancy au moment où affluent les victimes de la rafle dite « du Vél' d'Hiv' » (16-17 juillet 1942). En parallèle, le journal tenu par son épouse Mariette nous fait vivre sa détresse et ses démarches insensées pour arracher Louis à la déportation.

    Longtemps, les journaux de Louis et Mariette ainsi que les lettres qu'ils ont échangées, sont restés au fond d'un tiroir. Philippe Bernard, leur neveu, les a réunis et entrelacés pour transformer ce drame personnel en un récit haletant. Il tente de comprendre les mécanismes qui ont conduit à l'enfouissement de ces événements dans la mémoire familiale, et les raisons de leur redécouverte récente.

    Préface de Serge Klarsfeld
    Présenté par Philippe Bernard

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