• Tao Te King

    Lao-Tseu

    Le Tao Te King est l'un des textes fondamentaux de la culture chinoise. Il fut rédigé par Lao Tseu, vraisemblablement entre le IIIème et le Vème siècle avant notre ère. Les phrases, simples en apparence, sont chargées de résonances subtiles pour qui sait (ou tente de) les interpréter. Ainsi chaque relecture révèle des significations nouvelles.
    À la manière du Yi king, il s'occupe aussi bien de cosmogonie que de processus infimes : naissance de l'univers par action combinée du yin et du yang, de la matière et de l'énergie, du positif et du négatif, du masculin et du féminin.

    Traduction originale par Antoine Cathalau
    Suki éditions

  • John Cowper Powys se défie de l'affliction autant que de la sérénité. Le philosophe avance, en funambule, sur un fil tendu au-dessus du gouffre de la solitude. Dans une approche présentée comme « libre, sceptique et indépendante », il se propose de « retourner aux sensations fondamentales de la conscience planétaire ». Pour ce faire, en grand érudit, il invoque les présocratiques, Rousseau, le stoïcisme, et renoue avec les philosophies orientales, deux décennies avant la Beat Generation.

    Mais l'auteur se fait surtout intraitable critique. Son désir de « rappeler la philosophie », comme sa dénonciation de l'impuissance des grands systèmes philosophiques, résonnent avec force. La recherche de la solitude et le mépris du destin font dès lors office de vaccin contre l'amertume de l'existence.

    John Cowper Powys est né en Angleterre en 1872 dans une famille de onze enfants. Il oriente ses premiers écrits vers la recherche poétique, puis officie de nombreuses années comme conférencier aux États-Unis. Notamment célébré pour ses romans, il est aussi l'auteur d'une riche oeuvre philosophique. Plusieurs fois nommé pour le prix Nobel de littérature, il fut admiré par des personnalités aussi diverses que Glenn Gould ou Henry Miller.

  • Cet ouvrage nous invite à découvrir et comprendre ces philosophes dont seuls des fragments d'oeuvre nous ont été transmis. Selon Nietzsche et Heidegger ces philosophies constitueraient la véritable tradition philosophique aujourd'hui perdue.

  • « Pourquoi philosopher ? Parce qu'il y a le désir, parce qu'il y a de l'absence dans la présence, du mort dans le vif ; et aussi parce qu'il y a notre pouvoir qui ne l'est pas encore ; et aussi parce qu'il y a l'aliénation, la perte de ce qu'on croyait acquis et l'écart entre le fait et le faire, entre le dit et le dire ; et enfin parce que nous ne pouvons pas échapper à cela : attester la présence du manque par notre parole. En vérité, comment ne pas philosopher ? »
    D'une rare limpidité pédagogique, en même temps que d'une rare profondeur philosophique, ce cours d'introduction à la philosophie donné par Lyotard en 1964 est totalement inédit.

  • Étrange parcours que celui du Logos qui, de Héraclite à nos jours, tend à s'effacer, dans ce monde actuel, tout entier voué à la science, au tout numérique. Cette vision héraclitéenne de la totalité s'est estompée, transformée qu'elle fut déjà dès les premiers siècles de notre ère dans sa postulation religieuse, puis dans la modernité, et s'est perdue dans un monde où, science et technique prenant leur envol, l'homme avait comme horizon de « devenir comme maître et possesseur de la Nature ». Michel Blay analyse cet état qui nous laisse de plus en plus en déshérence ; et dans un monde où « Dieu est mort, et c'est nous qui l'avons tué », comment ne pas sombrer dans cette illusion d'un homme tout-puissant, dans lequel même le psychique est traité à l'aune des neuro-sciences où l'homme a perdu sa complétude et ne pense même plus à la chercher ? Ne serait-ce pas la poésie, elle seule, « dans ces temps de détresse » qui offrirait une voie pour retrouver sa voix ? Certes « Il n'y a pas de paradis » nous dit André Frénaud. « Était-ce l'aube, ou le soir déjà perce ? Qu'avions-nous espéré que nous allons cherchant ? »

  • Qui sont les présocratiques ?
    Comment leur pensée nous est-elle parvenue, alors même que leurs oeuvres sont en grande partie perdues ?
    De Thalès et de Pythagore aux sophistes, d'Anaximandre à Empédocle, d'Héraclite à Parménide, d'Anaxagore à Démocrite, est-il possible de réunir sous une catégorie unique des penseurs aussi divers ? Introduction à la lecture de ces monuments engloutis des origines de la philosophie occidentale, le présent volume interroge le concept de « présocratique » forgé par Hermann Diels au début du XXe siècle pour s'en distancer et adopter de nouvelles perspectives. Il situe ainsi chaque oeuvre dans le contexte social et culturel de son apparition : celui d'une Grèce archaïque où domine le discours poétique, vecteur d'un savoir commun sur les dieux, le monde et les hommes, où la curiosité savante est portée par une culture technique omniprésente et où s'épanouit le genre littéraire de l'?st???a ou « enquête ». Tel est le premier visage que présente en Grèce ancienne la spéculation « philosophique » : celui d'une enquête savante sur la nature de toutes choses, soumettant à un examen rationnel l'ensemble des éléments évoqués par les mythes, de la genèse de l'univers à l'origine des hommes et à la formation de leurs cités.

  • Parmi les Anciens, Démocrite, Épicure et Lucrèce ont eu le génie de professer que l'univers entier est une sorte d'immense Lego ! Ils enseignèrent que l'être est un et, tout à la fois, sporadique ; que la naissance est composition et la mort désagrégation ; que de minuscules éléments de construction, lesquels, pris un à un, sont éternels et immodifiables, se combinent puis se dissocient au gré de leur agitation incessante dans le vide immense. Épicure et Lucrèce, son plus grand disciple romain, furent en outre deux maîtres de volupté : beaucoup plus que chez Démocrite, la philosophie des atomes a chez eux partie liée avec la poursuite du plaisir qu'ils identifient au bien souverain. À ce titre, ils sont résolument modernes. Comme ils le sont aussi quand ils annoncent que, dans un univers dont la Providence est exclue, dans ce Lego fait de corpuscules insensibles, chacun pourra mesurer le néant des fables qui agitent les mortels, l'absurdité des mythes relatifs aux châtiments infernaux et, ainsi, parvenir à l'idée qu'il est possible d'atteindre un bonheur intense, durable et parfait, dans les limites de la vie terrestre.

  • La vie, jusqu'à maintenant légendaire, d'Hippocrate s'est enrichie récemment de faits précis et passionnants. Ses conceptions anthropologiques et médicales permettent de retrouver une unité, une individualité à travers les écrits aux auteurs multiples. Grand observateur de la souffrance humaine, ce clinicien et expérimentateur de génie a apporté, malgré le caractère imaginaire des humeurs peccantes, une doctrine toujours valable de l'homme, vue dans sa totalité, face à la maladie. Depuis cent cinquante ans, les sciences médicales, à juste raison, n'ont plus à tenir compte d'un savoir à l'existence périmée. Cependant, l'essence de l'humanisme hippocratique, le caractère de son interrogation retrouvent miraculeusement une valeur primordiale pour un art médical dont l'exercice est en pleine métamorphose. Hippocrate n'est pas le plus grand des médecins, Hippocrate, c'est la Médecine. La personnalité du docteur Marcel Martiny, professeur à l'École d'Anthropologie, a marqué cette passionnante histoire d'Hippocrate, écrite dans un style clair et accessible à tous, d'une vigueur et d'une poésie égales.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Établir des rapports, telle est en définitive une définition qui est appliquée communément à l'esprit scientifique comme elle l'est à l'esprit poétique. Mais cette définition posée dans son extrême généralité, il semble qu'on les voit diverger aussitôt profondément pour la nature et pour l'exploitation de ces rapports. Pour le savant, il s'agit avant tout de la structure du réel. Pour le poète, il semble qu'il s'agisse d'aller au-delà ou en dehors du réel, dans la pure gratuité de l'imagination ou dans l'appréhension plus ou moins mystique de quelque surréalité. Il en est ainsi peut-être le plus souvent. Mais il y a au moins un cas où il n'en a pas été ainsi, et c'est celui de Lucrèce. Peut-être conviendrait-il de se demander si le cas de Lucrèce est un cas singulier, un cas de réconciliation momentanée de visions différentes des choses ou si maintenant encore il pourrait nous introduire à quelque manière analogue de réconcilier poésie et science.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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