• Mai 68. Sous les pavés, le gauchisme.En à peine quelques semaines, ce courant politique devient le porte-parole de la jeunesse et partant de toute une génération. Sous cette bannière se rassemblent les mouvances anarchiste, maoïste et trotskyste, divisées en de multiples groupes qui émergent à la fin des années 1960 (Gauche prolétarienne, Ligue communiste, ORA, OCI, PCMLF...). Mais derrière ce gauchisme politique se déploie aussi tout un gauchisme culturel, avide de secouer le vieux monde et de changer la vie. Que reste-t-il aujourd'hui dans notre société de cette force politique et de ces aspirations libertaires ?
    Dans cette synthèse historique totalement inédite, Philippe Buton répond à cette question et à bien d'autres avec une grande clarté. Retraçant l'aventure du gauchisme, il montre que ce mouvement a certes été uni, notamment autour d'une croyance en une révolution proche et radicale, mais aussi profondément divisé par une multitude de querelles. Il expose également qu'après le " printemps rouge et noir ", ce courant est brusquement devenu une réalité tangible que des acteurs traditionnels - la police, l'armée et la gauche parlementaire particulièrement - ont eu bien du mal à prendre en compte. Enfin, il établit que les gauchistes ont été à la pointe de nombreux combats sociaux qui nous animent encore aujourd'hui, notamment la défense des droits des femmes et l'émergence de la conscience écologique. En revenant sur les évolutions politiques du mouvement gauchiste mais aussi sur ses conséquences culturelles et sociales, Philippe Buton dépeint avec brio la France d'une jeunesse bouillante et militante qui, pendant près de dix ans, a cru en l'avènement d'un monde nouveau.

  • " Nous devons reprendre l'ouvrage. Nous, la Gauche.

    En renouant avec notre identité : refaire de la justice sociale la colonne vertébrale des politiques publiques ; reprendre en charge la question démocratique ; penser la culture ; retisser les liens de solidarité internationale avec les travailleurs, les déshérités, les femmes opprimées, les enfants exploités, les croyants et les incroyants persécutés, les victimes des traites, des guerres, des misères, des catastrophes.

    Et assumer tout cela tête haute. " Ch. T.

    Dans une langue éblouissante, Christiane Taubira s'indigne des inégalités et des violences sur notre planète, s'attaque aux idées dangereuses des extrêmes, critique l'invocation permanente du concept de crise qui assoit la domination des puissants, identifie les règles de vie commune

    dans une société laïque, redonne leur sens aux mots si souvent dévoyés aujourd'hui, trace les axes d'un combat urgent.

    Un livre lucide et engagé, un livre d'espoir porté par le souffle d'une citoyenne de la Terre qui ne peut vivre sans exaltation ni s'accommoder du monde tel qu'il lui est donné.

  • 17 août 1941, La Haye. L'après-midi vient de commencer quand des membres du service de sécurité de la SS font irruption dans l'appartement de Janny Brilleslijper, alors enceinte de huit mois. Tandis que les hommes fouillent l'habitation, elle simule un début d'accouchement et ils partent sans avoir trouvé les documents cachés dans ses marmites. La jeune femme vient de sauver sa vie et celle de ses enfants.
    Impression de tracts, forge de faux papiers, transmission de messages...
    Depuis le début de la guerre, Janny et Lien Brilleslijper, deux soeurs juives néerlandaises, sont entrées en résistance. Quand elles comprennent qu'il leur faut un abri, loin des villes où la surveillance nazie se fait plus pressante, elles s'installent dans une demeure perdue en pleine forêt. Rapidement, Le Haut Nid, deviendra un lieu stratégique de la Résistance et un refuge pour tous ceux qui fuient le régime nazi. Dénoncées et capturées, les deux soeurs seront déportées en 1944, dans le tout dernier convoi pour Auschwitz.

    Près de soixante-dix ans plus tard, Roxane van Iperen découvre par hasard le passé hors du commun de la maison qu'elle vient d'acheter et le destin des soeurs Brilleslijper. Elle en tire un texte essentiel, entre tension narrative et minutieuse recherche historique.


    « Avec une justesse historique exceptionnelle, Roxane van Iperen a écrit une histoire vertigineuse, passionnante et difficile à lâcher. Un livre qui continue de vous hanter. L'un des meilleurs sur le marché. » - Jan magazine
    Biographie de l'autrice :
    Roxane van Iperen est avocate et journaliste. Un refuge pour l'espoir, son premier livre, a été lauréat du prestigieux prix littéraire Opzij. Véritable phénomène d'édition, il a déjà conquis des centaines de milliers de lecteurs à travers le monde.

  • De la France je n'ai pas une idée mais une sensation, celle que donne un être vivant, ses formes, son regard » affirmait François Mitterrand.
    Retracer l'existence de l'ancien président de la République à l'aune des lieux qui furent les siens, voilà l'objet de cet ouvrage. De Jarnac, sa ville natale, à sa terre d'élection de Château-Chinon, du rite de Solutré au havre landais de Latche, de l'Auvergne discrète au Luberon intime, les hauts lieux de la géographie mitterrandienne sont ici scrutés, tout autant que chaque recoin dissimulé sous le voile du secret, à l'image du Vichy des années noires. Le politique Mitterrand a sillonné et labouré électoralement le pays quand l'homme l'a arpenté de manière plus secrète.
    Pétri de littérature, passionné par l'histoire et la géographie de la France, François Mitterrand habitait le pays autant qu'il était habité par celui-ci. Pas après pas, mot après mot, il a écrit son propre roman national, à la fois politique et sentimental, narrateur d'une France éternelle de pierres et d'arbres, en dépit d'une modernisation qui en modifie inéluctablement le visage et les paysages.
    Parcourir et analyser ces points d'ancrage, c'est ainsi dessiner une singulière biographie selon un angle jamais exploré, éclairant l'histoire d'un personnage romanesque à souhait tout en en révélant des facettes méconnues...
    Pierre-Marie Terral est professeur agrégé et docteur en histoire. Il est l'auteur de nombreux ouvrages chez Privat.

  • Entre la Commune et Mai 68, les révolutions ont toujours affiché une prescription mémorielle : conserver le souvenir des expériences passées pour les léguer au futur. Une mémoire " stratégique ", nourrie d'espérance. Mais cette dialectique entre passé et futur s'est brisée, et le monde s'est enfermé dans le présent. Ce nouveau rapport entre histoire et mémoire permet de redécouvrir ce qu'Enzo Traverso, à la suite d'Arendt, appelle une " tradition cachée ", celle de la mélancolie de gauche. Depuis le XIXe siècle, les révolutions ont toujours affiché une prescription mémorielle : conserver le souvenir des expériences passées pour les léguer au futur. C'était une mémoire " stratégique ", nourrie d'espérance. En ce début de XXIe siècle, cette dialectique entre passé et futur s'est brisée et le monde s'est enfermé dans le présent. La chute du communisme n'a pas seulement enterré, une fois pour toutes, la téléologie naïve des " lendemains qui chantent ", elle a aussi enseveli, pour un long moment, les promesses d'émancipation qu'il avait incarnées.
    Mais ce nouveau rapport entre histoire et mémoire nous offre la possibilité de redécouvrir une " tradition cachée ", celle de la mélancolie de gauche qui, comme un fil rouge, traverse l'histoire révolutionnaire, d'Auguste Blanqui à Walter Benjamin, en passant par Louise Michel ou Rosa Luxemburg. Elle n'est ni un frein ni une résignation, mais une voie d'accès à la mémoire des vaincus qui renoue avec les espérances du passé restées inachevées et en attente d'être réactivées.
    Aux antipodes du manifeste nostalgique, ce livre - nourri d'une riche iconographie : des tableaux de Courbet aux affiches soviétiques des années 1920, des films d'Eisenstein à ceux de Théo Angelopoulos, Chris Marker ou Ken Loach établit un dialogue fructueux avec les courants de la pensée critique et les mouvements politiques alternatifs actuels. Il révèle avec vigueur et de manière contre-intuitive toute la charge subversive et libératrice du deuil révolutionnaire.

  • Paul Ariès pulvérise avec brio les idéologies du progrès et de la croissance qui continuent à coloniser notre imaginaire. Son livre se situe dans la tradition du droit à la paresse, du vivre et travailler au pays, de l'éloge de la lenteur ou même de la pauvreté évangélique. Mais il va au-delà des thèses habituelles de la décroissance dont il est l'un des théoriciens. (Cette édition numérique reprend, à l'identique, la deuxième édition de 2012.)
    Longtemps les gauches se sont crues en pays de cocagne : il fallait toujours faire croître le gâteau (PIB) avant de pouvoir le répartir plus équitablement. Il est maintenant évident qu'il n'est pas possible d'avoir une croissance infinie dans un monde fini. L'enjeu est donc d'apprendre à vivre beaucoup mieux avec beaucoup moins. La crise est l'occasion de démentir tous ceux qui rêvaient d'une société d'abondance. Apprenons à devenir des " partageux " ! Paul Ariès pulvérise avec brio les idéologies du progrès et de la croissance qui continuent à coloniser notre imaginaire. À partir d'une (re)lecture systématique de tous les courants des gauches (socialiste utopique, libertaire, chrétien, marxiste officiel et hétérodoxe), il revient sur le combat qui oppose depuis deux siècles gauches productiviste et antiproductiviste. L'effondrement environnemental peut être une chance pour inventer une gauche antiproductiviste et optimiste. Il montre également comment l'histoire sociale a été truquée : les milieux populaires ont toujours été antiproductivistes. L'enjeu est de réinventer l'avenir autour de l'idée de gratuité. Pourquoi payer son eau le même prix pour faire son ménage et remplir sa piscine privée ? Pourquoi payer son énergie le même prix pour une consommation normale et un gaspillage ?

  • « Que peut bien signifier aujourd'hui le vieux clivage droite-gauche tel qu'il fonctionne depuis l'affaire Dreyfus ? Il me semble que c'est avant tout le refus de remettre cette question en chantier - et de tirer ainsi les leçons de l'histoire de notre temps - qui explique en grande partie l'impasse dramatique dans laquelle se trouvent à présent tous ceux qui se reconnaissent encore dans le projet d'une société à la fois libre, égalitaire et conviviale. Dans la mesure, en effet, où la possibilité de rassembler le peuple autour d'un programme de sortie progressive du capitalisme dépend, par définition, de l'existence préalable d'un nouveau langage commun - susceptible, à ce titre, d'être compris et accepté par tous les "gens ordinaires" -, cette question revêt forcément une importance décisive. Je vais donc essayer d'expliquer pour quelles raisons j'en suis venu à estimer que le nom de gauche - autrefois si glorieux - ne me paraît plus vraiment en mesure, aujourd'hui, de jouer ce rôle fédérateur ni, par conséquent, de traduire efficacement l'indignation et la colère grandissantes des classes populaires devant le nouveau monde crépusculaire que les élites libérales ont décidé de mettre en place. »

  • Les grandes figures de la gauche française.Voici un livre novateur à plus d'un titre et qui fera date. S'il est convenu de considérer que la gauche s'incarne plutôt dans les idées et la droite dans des hommes providentiels, la réalité se révèle autrement nuancée comme le prouve ce passionnant collectif d'historiens orchestré de main de maître par Michel Winock. Il fait le pari de raconter pour la première fois la riche histoire de la gauche depuis 1789 à travers les figures de proue successives qui l'ont incarnée. La gauche, ou plutôt les gauches, la fracture entre gauche révolutionnaire et gauche de gouvernement existant depuis l'origine et se déclinant à chaque génération.
    Historien de la politique et de la littérature, Michel Winock a pris soin d'associer aux politiques majeurs - de Robespierre à Michel Rocard - les grands écrivains et intellectuels indissociables de l'histoire de la gauche et dépositaires de son aura, à l'instar de George Sand ou Simone de Beauvoir. Au final, trente chapitres d'envergure rédigés par les meilleurs historiens qui offrent un autre regard sur l'histoire contemporaine de la France.

  • " L'écrivain est un lâche. La preuve : il écrit. S'il était courageux, il vivrait. Par peur des coups du sort, il se met à l'écart. C'est un juge de touche : il court d'un bout à l'autre du terrain de foot sans pouvoir y pénétrer pour taper dans le ballon de la vie. Écrire et vivre sont des activités contradictoires, c'est pourquoi les gens qui vivent ne savent pas écrire. C'est le travail d'une vie. D'une vie de lâche. "Patrick Besson

  • Voici, réunis pour l'édition de poche et augmentés de deux nouvelles figures, les portraits croisés des grands personnages de la gauche française, qui avaient séduit les lecteurs, de Voltaire et Rousseau à Sartre et Camus, de Robespierre et Danton à Mendès France et Mitterrand, en passant par Louise Michel et Simone Weil.
    Ce volume reprend en outre la totalité des textes sélectionnés par Jacques Julliard et Grégoire Franconie, qui illustrent le propos, de la déclaration des droits de 1789, le programme de Belleville de Gambetta de 1869, l'expérience de la condition ouvrière par Simone Weil, le discours de Robert Badinter sur l'abolition de la peine de mort en 1981, etc.
    C'est ici la chronique à plusieurs voix d'une gauche immuable et changeante, traversée par la zizanie, parfois la guerre civile, accompagnée d'une incoercible aspiration à l'unité.

  • La gauche aussi à ses jeunes théoriciens iconoclastes. Depuis 2016, Le Vent Se Lève rassemble dans un même combat contre la domination hégémonique de l'idéologie néolibérale. Voici leur manifeste. Urgent ! À lire et à relire.
    Une époque s'achève, une autre s'annonce.
    Réveiller l'Histoire, renouer avec l'idéal de la République sociale, rétablir le souverain qui est le peuple, conjurer le désenchantement et, finalement, réenchanter la politique et le monde : voilà le programme de la génération nouvelle qui s'élève.
    Depuis sa création fin 2016, Le Vent Se Lève est un média d'opinion qui tente d'apporter sa contribution au débat public en conciliant sur Internet les exigences du travail journalistique avec un engagement clair et assumé.
    Cette formule a réuni plusieurs centaines de bénévoles, désireux de contribuer à l'émergence d'un projet culturel global, notamment au travers d'entretiens avec Judith Butler, Rafael Correa, Alessandro Di Battista, Íñigo Errejón, Gaël Giraud, Jean-Luc Mélenchon, Arnaud Montebourg, Chantal Mouffe, Clara Serra et Nathan Sperber.
    Leur devise est follement ambitieuse : "Tout reconstruire, tout réinventer", et c'est pourquoi il méritent d'être entendus.

  • Elle s'appelait Asfaneh et elle débarquait de Téhéran avec une seule idée en tête : faucher le trésor de guerre de son oncle.
    Facile... sauf qu'avant de faire le rentier à Nice, le tonton faisait boucher en Iran pour le compte de sa majesté le Shah et que c'était pas du pognon qu'il planquait sous son bureau...

    Patrick Raynal a été le directeur de la Série Noire.

  • « La gauche politique fut le plus souvent divisée, mais ce qui unissait le peuple de gauche, c'était la foi commune en Liberté, Égalité, Fraternité. Nous sommes dans une période de régression ; nous ne savons si elle durera ; nous craignons de savoir où elle nous entraînera. Espérons qu'un jour, on ne sait quand, la devise trinitaire sera régénérée et que le soleil de 1789 éclairera une gauche elle-même régénérée. »

    Du haut de ses 96 printemps, Edgar Morin prend la plume pour dire ce qu'est la gauche, son histoire, ses combats, ses erreurs, ses évolutions. Dans ce texte lapidaire, brillant et sage, il dresse le portrait sans concession d'une gauche qui cherche son souffle et nous rappelle les valeurs que sont celles du peuple de gauche et qu'il serait, peut-être, temps de retrouver.

    Edgar Morin est sociologue et philosophe, auteur de nombreux ouvrages.

  • En des chapitres synthétiques et incisifs, Michel Winock signe une analyse inédite de ce qui fait la gauche française : les unions, les désaccords, les événements, les hommes, les programmes et les batailles qui ont construit son histoire de 1789 à nos jours.
    En des chapitres synthétiques et incisifs, Michel Winock signe une analyse inédite de ce qui fait la gauche française : les unions, les désaccords, les événements, les hommes, les programmes et les batailles qui ont construit son histoire de 1789 à nos jours. Il montre comment, de la vision originelle romantique, entière, passionnée de 1789, découlent des liens étroits avec les différentes pensées utopistes du xixe et du premier xxe siècle. La Commune, l'affaire Dreyfus, le congrès de Tours révèlent pourtant l'existence de voies multiples à gauche. Surtout, la division entre socialistes et communistes marque définitivement l'évolution idéologique et les modes d'exercice du pouvoir des différentes formations. D'accusations de compromission en tentatives d'alliance électorale, les partis de gauche nouent un rapport ambivalent au pouvoir, sous le Front populaire comme pendant la IVe République et après l'élection de François Mitterrand. Encore aujourd'hui, l'impossibilité de se démarquer de l'héritage marxiste empêche la gauche de faire son aggiornamento social-démocrate, à l'instar de ses voisines européennes. Dans un pays déboussolé, cette histoire traitée avec empathie et sans complaisance aide à remettre les esprits à l'endroit. Michel Winock, professeur émérite à Sciences-Po Paris, a notamment publié l'Histoire de l'extrême droite; 13 mai 1958: l'agonie de la IVe République; Le Siècle des intellectuels; 1789, l'année sans pareille; La France et les Juifs, de 1789 à nos jours.

  • La loi sur le foulard à l'école, les émeutes de novembre 2005 dans les banlieues françaises, l'Appel des Indigènes de la République : autant d'événements qui ont fait ressortir des clivages graves à l'intérieur même de ce qu'on appelle "la gauche".
    Le Parti communiste, l'ex-LCR devenue NPA, les Verts, les anarchistes, tous ont vu leurs propres rangs se scinder sur ces sujets : les fondamentalistes de la laïcité, les républicains intégristes, les féministes institutionnelles se sont regroupés dans chacun de ces partis au nom des valeurs bafouées et de la lutte contre le communautarisme. Laurent Lévy montre combien de racisme, quelle haine de l'islam sont dissimulés derrière chacun de ces discours.
    Il décrit le combat que mènent la jeunesse populaire "postcoloniale" et ses alliés contre le versant national-républicain de "la gauche". Un livre de nature à faire grincer quelques dents mais qui défend l'égalité de n'importe qui avec n'importe qui - une valeur républicaine somme toute.
    Laurent Lévy a longtemps exercé la profession d'avocat à Paris. Il a publié en 2005 Le Spectre du communautarisme.

  • Pourquoi y a-t-il des gauchers et des droitiers ? Y a-t-il des gauchers dans tous les pays du monde ? Gaucher, est-ce héréditaire ? Comment savoir si on est un vrai gaucher ? Les gauchers sont-ils meilleurs en sport ?
    Biologie, vie quotidienne, histoire, sports, arts... Un ouvrage indispensable sur les gauchers à mettre entre toutes les mains !

  • Le " poison allemand " est celui que la politique du gouvernement Merkel diffuse dans l'économie de ses voisins. Un poison asphyxiant qui condamne ceux-ci à la misère, au chaos social et politique. Dans ce pamphlet, Jean-Luc Mélenchon appelle à assumer une confrontation franche des points de vue avec l'Allemagne actuelle pour stopper la marche au chaos en cours.Ceci est un pamphlet. Mon but est de percer le blindage des béatitudes de tant de commentateurs fascinés par l'Allemagne.
    Je prends la plume pour alerter : un monstre est né sous yeux, l'enfant de la finance dérégulée et d'un pays qui s'est voué à elle, nécrosé par le vieillissement accéléré de sa population. L'un ne serait rien sans l'autre.
    Cette alliance est en train de remodeler l'Europe à sa main. Dès lors, l'Allemagne est, de nouveau, un danger. Le modèle qu'elle impose est, une fois de plus, un recul pour notre civilisation.
    Ce poison allemand est l'opium des riches. Changer la donne politique et faire changer l'Allemagne sont devenus une seule et même chose. Il faut le faire avant qu'il ne soit trop tard.

  • À partir du cas de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), du milieu des années 1960 jusqu'à la fondation, en 2009, du Nouveau parti anticapitaliste (NPA), ce livre apporte un éclairage inédit sur les transformations de l'engagement, en analysant les phénomènes de la production sociale de la révolte et des idéologies en politique, et les mobilisations qui ont cherché à changer la vie... militante.
    Le renouveau des gauches radicales en Europe a suscité un regain d'intérêt à leur égard. Toutefois, peu d'études se sont intéressées aux individus qui militent contre le capitalisme, pour un autre monde. Qui sont ces hommes et ces femmes ? Quels parcours personnels, quelles expériences nourrissent l'audace de penser qu'on peut changer la société ? Comment ces engagements se sont-ils transformés et renouvelés ? Grâce à une enquête au long cours combinant entretiens, observations et analyses statistiques, ce livre propose une sociologie de l'engagement anticapitaliste en France du milieu des années 1960 aux années 2000. À travers le cas de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) devenue Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), l'auteure interroge les liens entre les évolutions du recrutement partisan et celles à l'oeuvre dans la société et explore les trajectoires et les pratiques des militants, leurs visions du monde, leurs questionnements et leur idéal, pour apporter un éclairage inédit sur les nouveaux visages de l'anticapitalisme à l'aube du XXIe siècle. Ce faisant, l'ouvrage invite à penser sous un nouveau jour de grandes questions de société, comme celle de la fin des utopies, la prétendue désaffection des jeunes pour la politique, la production sociale de la révolte ou encore ce que signifie prendre parti aujourd'hui. Il rend compte d'une aventure à la fois minoritaire et universelle : la contestation de l'ordre établi.

  • Enfant du premier vingtième siècle, leader politique du second, François Mitterrand (1916-1996) fut un homme de culture. La littérature fut pour lui une passion, et il fera de l'écriture une activité de chaque instant. Arme politique tout autant que reflet d'une plume au style singulier, les textes mitterrandiens témoignent d'un homme et d'une époque. Il fallait les contextualiser pour offrir au lecteur d'aujourd'hui une analyse historique, ce à quoi cette édition des oeuvres, fruit d'un travail de plusieurs années mené par une large équipe de spécialistes, s'attache.

    Dans ce deuxième volume, se trouvent réunis :

    Le Coup d'État permanent (1964)

    « Entre de Gaulle et les républicains il y a d'abord, il y aura toujours le coup d'État. » Toute la thèse de François Mitterrand tient dans cette courte phrase. Avec ce livre de combat, Mitterrand franchit une nouvelle étape : en choisissant l'arme littéraire pour affronter le Général, il prend date avec l'Histoire, ayant l'intuition que son propre destin doit passer par une opposition irréductible au gaullisme, quitte à en caricaturer la présentation de façon à susciter le débat.

    Ma part de vérité (1969)

    Candidat à la Présidence de la République contre de Gaulle en 1965, puis leader de la Fédération de la Gauche Démocratique et Socialiste, François Mitterrand incarne une option bien définie : l'unité de la gauche, celle-là même dont l'abandon vient de se solder aux élections législatives du 1er juin par un échec retentissant. Après avoir donné les grandes étapes d'une autobiographie politique, Mitterrand livre sa « part de vérité » : il faut reconstruire cette gauche en miettes.

    Un socialisme du possible (1971)

    « Un socialisme du possible », maillon souvent ignoré, permet pourtant de comprendre le passage du François Mitterrand leader de l'Union de la Gauche au rénovateur du PS après Mai 1968. Marginalisé par ce mouvement spontané, il tente ici de se réapproprier une partie de l'effervescence intellectuelle du moment et trace la voie à l'union des socialistes puis de la gauche. Il entend montrer que la conciliation entre ce que l'on appellera plus tard la « deuxième gauche » et la tradition socialiste issue de la SFIO est nécessaire pour arriver au pouvoir.

  • À l'heure où le PS est en crise, ce livre exhume les sources contradictoires et embarrassantes de la pensée socialiste. Et si l'impasse était originelle ?
    Qui se souvient que les premiers socialistes furent des défenseurs ardents de la propriété et de la famille, des opposants farouches à l'intervention de l'État, de véritables ennemis de la grève ?
    Tout le monde croit savoir ce qu'est le socialisme ; mais en faisant l'archéologie de ses structures, en relisant ses textes fondateurs, on reste stupéfait de ce que l'on découvre, à rebours de la version officielle, qui livre une représentation très commode et arrangeante du passé.
    Jean-Pierre Deschodt dévoile la vérité dans cette enquête minutieuse. Il montre notamment qu'avant le triomphe majeur du collectivisme, les premiers socialistes exprimaient leur admiration pour Comte et Proudhon - mais qu'ils ignoraient complètement Marx.
    Voici enfin publiée, implacable et documentée, la première contre-histoire du socialisme français.

  • La gauche traverse aujourd'hui une crise existentielle. L'ouvrage collectif La gauche du réel - pour une refondation idéologique du progressisme rassemble des contributions individuelles représentant une diversité d'opinions, d'approches et de thèmes, autour de deux convictions communes : la nécessité que continue à exister, en France et en Europe, une gauche réformiste ou social-démocrate
    prête à gouverner; et l'importance que ce courant se dote, pour convaincre à nouveau et réussir une fois au pouvoir, d'une assise idéologique solide.

    Les auteurs des contributions individuelles contenues dans cet ouvrage ont tous entre 30 et 40 ans. Ils sont chercheurs, cadres dans le secteur privé ou hauts fonctionnaires, mais écrivent à titre personnel.
    Parfois engagés, ils ne sont pas des « professionnels de la politique » mais avant tout des citoyens inquiets des évolutions politiques actuelles et souhaitant redonner vigueur à un courant politique aujourd'hui en grande difficulté, la gauche réformiste.

  • On ne peut comprendre les raisons et les effets du " moment 68 " sans examiner la longue séquence historique dans laquelle il s'inscrit, de la fin de la guerre d'Algérie en 1962 à l'élection de François Mitterrand en 1981, de la révolution cubaine à la révolution iranienne. Cet ouvrage collectif exceptionnel invite à parcourir l'histoire de ces vingt années qui ont transformé la société française en profondeur.
    Mai 68 demeure l'un des moments de l'histoire contemporaine de la France qui suscitent les plus vifs débats : les " années 68 " dérangent autant qu'elles fascinent. Elles restent pourtant largement méconnues - et d'autant plus qu'on ne retient que son fameux mois de mai, les barricades du Quartier latin et l'occupation de la Sorbonne. Or ces scènes participent d'un paysage beaucoup plus vaste, à Paris, en province et à l'étranger. Surtout, on ne peut comprendre les raisons et les effets du " moment 68 " sans examiner la longue séquence historique dans laquelle il s'inscrit, de la fin de la guerre d'Algérie en 1962 à l'élection de François Mitterrand en 1981, de la révolution cubaine à la révolution iranienne.
    Cet ouvrage invite à parcourir l'histoire de ces vingt années qui ont transformé la société française. Acteurs anonymes et célèbres, lieux connus et inconnus, objets de la culture matérielle et artistique s'animent et se côtoient pour nourrir cette histoire polyphonique qui touche aussi bien l'urbanisme que le corps, la vie intellectuelle que la condition ouvrière, le cinéma que l'économie. Ce paysage recomposé donne à voir l'intensité des débats politiques ainsi que l'incroyable diversité des luttes et des aspirations dont ces années furent le théâtre.

  • Les articles et lettres qui composent ce recueil de textes illustrent en cinq rubriques chacune des facettes de la personnalité et de l'activité de l'intellectuel engagé que fut Paul Nizan.
    Les articles et lettres qui composent ce recueil de textes (articles, correspondances) illustrent en cinq rubriques chacune des facettes de la personnalité et de l'activité de l'intellectuel engagé que fut Paul Nizan. La " correspondance d'Aden ", tout d'abord, forme un contrepoint à Aden Arabie, éclairant d'un jour bien différent ce qui, dans le pamphlet, n'apparaîtra que sous la forme de la révolte et du dégoût. " L'écrivain et le critique " précise la théorie de la littérature, nécessairement engagée, que Nizan mettra en oeuvre et en acte. " Le philosophe " présente sous une forme durcie les thèses qu'il défendra tout au long de sa vie et notamment dans Les chiens de garde. " Le journaliste "témoigne du caractère inséparable de l'écriture et du militantisme dans l'oeuvre de Nizan au cours d'événements majeurs tels que la Guerre d'Espagne. " La correspondance de guerre ", enfin, permet de préciser les raisons profondes de sa rupture avec le Parti communiste et trace un tableau des conditions de la " drôle de guerre " qui scellera prématurément le destin de l'écrivain.

  • Le 15 mai 2012, François Hollande était élu président de la République française. Depuis, avec l'aide de ses différents gouvernements, il n'a cessé de multiplier les actions, les lois et les déclarations contraires à ce qu'il avait annoncé - et, surtout, contraires à l'idée la plus élémentaire de ce que peut être la gauche. Quarante intellectuels et écrivains se sont donc réunis pour dresser la chronique de ces trahisons et pour raconter, à rebours de l'épilepsie médiatique favorisant notre amnésie, quelque chose de la condition politique du présent. Du programme présidentiel au projet de loi El Khomri, des déclarations de Manuel Valls contre toute tentative d'explication au passage en force de la constitutionnalisation de l'état d'urgence, de la gestion de la jungle de Calais, jusqu'aux dictateurs invités par l'Élysée, à la lutte contre les prostituées et à la démission de Christiane Taubira, ce sont quatre années invraisemblables qui viennent de s'écouler. Ce n'est pas la première fois que la gauche a trahi la gauche, mais celle-ci pourrait bien être la dernière.

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