• Edition enrichie (préface, notes, biographie de l'écrivain, bibliographie)Qui est cet inconnu capable d'en remontrer au grand Czentovic, champion mondial des échecs, véritable prodige aussi fruste qu'antipathique ? Peut-on le croire, quand il affirme qu'il n'a pas joué depuis plus de vingt ans ? Les circonstances dans lesquelles l'homme a acquis cette science sont terribles. Elles nous renvoient aux expérimentations nazies sur les effets de l'isolement absolu, lorsque, aux frontières de la folie, entre deux interrogatoires, le cerveau humain parvient à déployer ses facultés les plus étranges. Une fable inquiétante, fantastique, qui, comme le dit un personnage avec une ironie douloureuse, « pourrait servir d'illustration à la charmante époque où nous vivons ».Traduction, préface et commentaires par Brigitte Vergne-Cain et Gérard Rudent.

  • Bel-Ami

    Guy De Maupassant

    Le second roman de Guy de Maupassant, retrace l'ascension sociale de Georges Duroy, homme ambi- tieux et séducteur sans scrupule, arriviste et oppor- tuniste, employé au bureau des chemins de fer du Nord, qui parviendra au sommet de la pyramide sociale Parisienne grâce à ses maîtresses et à la col- lusion entre la finance, la presse et la politique.

  • Édition présentée et commentée par Francis Marmande (université de Paris VII) et Annie Collognat-Barès (lycée Victor-Hugo).
    Inspirée par le génie du mal, voici la correspondance entre un libertin machiavélique et sa criminelle inspiratrice. Complices soudés par leur liaison passée, le vicomte de Valmont et la marquise de Merteuil, chasseurs et stratèges de la cruauté, choisissent comme cible des innocents. La pure et naïve Cécile de Volanges, la vertueuse et brûlante Mme de Tourvel seront les victimes de leurs oeuvres de vengeance et de destruction morale. Au nom de la seule jouissance, ils s'allient pour bafouer l'amour et les sentiments, jusqu'à la reddition totale.
    Les lettres " douces et dangereuses " de deux monstres parfaits composent ce sensationnel chef-d'oeuvre romanesque du XVIIIe siècle.
    Lire avec le texte intégral et la préface

    Comprendre avec Les clés de l'oeuvre

    39 pages pour aller à l'essentiel

    34 pages pour approfondir

  • "Classiques & Patrimoine", la seule collection de classiques pédagogiques avec un rabat Histoire des arts et un rabat Repères chronologiques !
    En 1819, dans un Paris en pleine mutation, tiraillé entre le respect des traditions et le pouvoir cynique de l'argent, Rastignac, pauvre mais ambitieux, va affronter les épreuves de son initiation.
    Notions littéraires : la decription, la littérature en feuilleton et la caricature au XIXe siècle, la comédie humaine : le retour des personnagesHistoire des arts : Paris dans la première moitié du XIXe siècle, romantisme et réalisme, le temps romanesque
     
     

  • Candide

    Voltaire

    Edition enrichie (Introduction, notes, documents, chronologie et bibliographie)Suivi de L'Histoire des voyages de Scarmentado et de Poème sur le désastre de Lisbonne.
    Candide nous conte les mésaventures d'un voyageur philosophe qui affronte les horreurs de la guerre et les sanglants caprices de la Nature ; qui connaît les désillusions de l'amour et découvre les turpitudes de ses semblables, faisant à l'occasion l'expérience de leurs dangereuses fantaisies. Pourtant si l'homme est un bien méchant animal et si l'existence n'est qu'une cascade de catastrophes, est-ce une raison pour que le héros perde sa sérénité et le récit son allégresse ? Sous la forme d'une ironique fiction, Candide propose une réflexion souriante sur l'omniprésence de la déraison qui puise sa force aux sources vives d'une expérience humaine, celle de l'auteur. Candide, on l'a dit, ce sont les « Confessions » de Voltaire, et c'est en cela qu'il nous émeut.
    Mais ce « roman d'apprentissage » est aussi - et peut-être surtout - un festival merveilleusement ordonné de drôlerie et de fantaisie sarcastique, ruisselant d'un immense savoir maîtrisé qui ne dédaigne jamais de porter le rire jusqu'au sublime. C'est en cela qu'il nous éblouit et qu'il nous charme.
    Edition de Sylviane Léoni. 

  • Edition enrichie (introduction, notes, dossier sur l'oeuvre, bibliographie)Qu'est-ce qui nous fascine dans la vie « simple et tranquille » de Gervaise Macquart ? Pourquoi le destin de cette petite blanchisseuse montée de Provence à Paris nous touche-t-il tant aujourd'hui encore ? Que nous disent les exclus du quartier de la Goutte-d'Or version Second Empire ?
    L'existence douloureuse de Gervaise est avant tout une passion où s'expriment une intense volonté de vivre, une générosité sans faille, un sens aigu de l'intimité comme de la fête. Et tant pis si, la fatalité aidant, divers «assommoirs» - un accident de travail, l'alcool, les «autres», la faim - ont finalement raison d'elle et des siens. Gervaise aura parcouru une glorieuse trajectoire dans sa déchéance même. Relisons L'Assommoir, cette «passion de Gervaise», cet étonnant chef-d'oeuvre, avec des yeux neufs. 

  • Ubu roi

    Alfred Jarry

    Jarry entre en rhétorique au lycée de Rennes (actuel Lycée Émile-Zola de Rennes) en octobre 1888. Là, M. Hébert, professeur de physique, incarne aux yeux de ses élèves « tout le grotesque qui est au monde ». L'enseignant devient le héros d'une littérature scolaire abondante, dont un texte intitulé Les Polonais que Jarry, en classe de première, va mettre en forme de comédie : c'est la plus ancienne version d'Ubu roi. Extrait : Témoin monsieur notre noble et infortuné cheval à Phynances, qui, n'étant pas nourri depuis trois mois, a dû faire la campagne entière traîné par la bride à travers l'Ukraine. Aussi est-il mort à la tâche, la pauvre bête ! - Tout ceci sont des mensonges, votre femme est un modèle et vous quel monstre vous faites ! - Tout ceci sont des vérités. Ma femme est une coquine et vous quelle andouille vous faites !

  • Rousseau ne voulait pas qu'un portrait de lui figure en tête de ses OEuvres.
    Son vrai portrait, le seul qui ne mentirait pas, c'est en lisant ses Confessions qu'on l'aurait sous les yeux : Je veux montrer à mes semblables un homme dans toute la vérité de la nature ; et cet homme, ce sera moi. Mais quelle identité assigner à ce moi qui déclare : Je suis autre ? Autre que tous les autres, et pourtant leur semblable. Perpétuellement autre que soi, et pourtant toujours même.
    e Bigarre et singulier assemblage d'identifications multiples où Narcisse et Caton, Alceste et Céladon, Mentor et le petit Jésus, Socrate et la cigale, Orphée et la fourmi, le rat des villes, celui des champs, le berger extravagant, l'agneau immaculé et le bouc émissaire tiennent tour à tour le devant de la scène, sans nuire pour autant à l'unité d'action, tant tout se tient, tout est un dans mon caractère .
    Au lecteur d'en juger.

  • Se réunir en troupeaux de quatre cent mille hommes, marcher jour et nuit sans repos, pourrir de saleté, coucher dans la fange, piller les villes, brûler les villages, ruiner les peuples, puis rencontrer une autre agglomération de viande humaine, se ruer dessus, faire des lacs de sang : telle est la définition de la guerre selon Maupassant.
    Les nouvelles rassemblées dans ce recueil, pourtant, ne montrent pas seulement l'effroyable réalité du conflit franco-prussien de 1870. L'auteur y met aussi en scène des prostituées patriotes, des commerçants héroïques et des paysans vengeurs : ce sont autant de vérités individuelles qu'il dresse contre la mort.

  • Une « saison en enfer » : voilà ce que retracent les livres IX à XII des Mémoires d'outre-tombe. C'est ainsi du moins que, trente ans plus tard, Chateaubriand définit ce qu'ont été pour lui les années 1792 à 1800. Revenant d'Amérique, le jeune noble breton retrouve Paris dans la tourmente de la Révolution. Aux tableaux hallucinés de la Terreur succède alors le récit de sa fuite : son bref passage dans l'armée des émigrés, puis son exil à Londres. Il y découvrira Shakespeare, Milton, Byron, et y puisera l'inspiration qui fera de lui, à son retour, le père des romantiques. Ces pages rendent compte du choc qu'a provoqué l'irruption de l'Histoire dans la vie d'un homme alors âgé de vingt-quatre ans. Et illustrent brillamment le projet des Mémoires, tel que Chateaubriand l'a formulé dans sa Préface testamentaire : « Si j'étais destiné à vivre, je représenterais dans ma personne, représentée dans mes mémoires, les principes, les idées, les événements, les catastrophes, l'épopée de mon temps. »

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