• Fusion

    Sophie Flamand

    Que se passe-t-il si une mère, fine et intelligente mais gravement perturbée, dévorée d'amour pour sa fille, ne trouve aucun frein à sa passion dans notre monde tout à la fois individualiste et collectiviste ?
    Ca commence comme du Nicole de Buron, et ça se termine comme du Stephen King !
    Jean Van Hamme confirme : "ce récit d'amour trop maternel commence gentiment. La langue est agile, le verbe coloré et les situations cocasses. On se prend à s'amuser, à rire parfois, à sourire souvent en se demandant jusqu'où cet excès de passion va nous mener. Et quand on le découvre, il est trop tard. Votre sourire s'est figé, un frisson vous parcourt et vous vous dites que c'est impossible". Car oui, ce premier roman de Sophie Flamand, ironisant sur les situations surréalistes auxquelles sont confrontées les mères de famille, moquant les soi-disant «services sociaux», relevant avec humour les contradictions de l'époque, caricaturant avec bonheur les uns et les autres, nous prend doucettement par la main pour nous mener à investiguer les dangereux méandres de la pensée humaine, jusqu'à l'horreur, parfaitement possible!
    Et Jean Van Hamme de conclure : "Eh bien oui, c'est possible puisqu'elle l'a fait. Elle a OSÉ le faire. C'est-à-dire écrire ce que vous n'auriez jamais imaginé lire un jour".

  • « Dictionnaire du dialecte bruxellois... N'aurai-je point dû intituler ce livre « Dictionnaire DES dialectes bruxellois ? » Bruxelles possède trois parlers populaires : le jargon français, le jargon flamand et le marollien. On pourrait même en citer un quatrième, l'argot ou « bargoensch ». [...] On entend tous les jours chez nous les jargons français et flamand « La verdurière m'a rendu trois francs trop court », « Suske ès ne wallebak ».
    Le marollien est agonisant. Seules quelques vieilles gens le parlent encore. C'est un amalgame de flamand et de wallon. [...] Je n'ai pas voulu faire un ouvrage savant. La graphie utilisée permettra au lecteur de lire à peu près convenablement les expressions pittoresques dont le dialecte bruxellois est parsemé. Puisse cet ouvrage, très imparfait, très incomplet - il est le premier de son genre - intéresser les uns, divertir les autres, et fixer un peu cette âme du vieux Bruxelles que les démolisseurs et les ignorants s'obstinent si sottement à détruire » (extrait de l'INTRODUCTION).
    Initialement édité en 1951, ce petit ouvrage est, depuis lors, constamment réédité. En voici une nouvelle édition, entièrement recomposée.
    Louis Quiévreux (1902-1969), enseignant puis journaliste dans divers quotidiens bruxellois, s'est particulièrement intéressé à tout ce qui concerne l'histoire et le folklore de la capitale du Royaume. On lui doit également un Guide de Bruxelles & de ses environs.

  • Les patois sont le résultat de la segmentation géographique d'une langue, qui, livrée à elle-même, a donné lieu à une multiplicité d'évolutions divergentes sur les divers points du territoire où elle était parlée. Tous les patois romans de la France, - c'est-à-dire exception faite du basque, du bas-breton, du flamand et de l'alsacien - sont les innombrables rejetons d'un seul arbre, le latin, - le latin parlé en Gaule à la fin de l'Empire romain.
    La cause essentielle qui produit la dislocation et l'émiettement d'une langue, c'est la rupture du lien politique et social qui assurait l'unité de langage parmi un ensemble de populations plus ou moins hétérogènes : la ruine de l'empire romain, provoquant, entre autres conséquences, la disparition des écoles et des milieux cultivés, le relâchement des relations entre les divers pays qui vivent de plus en plus de leur vie propre, a favorisé le morcellement linguistique, que le régime féodal a consolidé et accentué... (extrait de l'Introduction).
    Albert Dauzat, né à Guéret (1877-1955), éminent linguiste, directeur de l'École pratique des hautes études, auteur d'innombrables études linguistiques qui font toujours autorité encore aujourd'hui. Les Patois fut, à l'origine publié en 1926 puis réédité en 1946. En voici une nouvelle édition qui intéressera tous les tenants des diverses langues de France et de leurs dialectes respectifs.

  • Le présent ouvrage est une nouvelle édition d'un ouvrage de référence paru en 1907. Cet ouvrage a été écrit par René van Bastelaer, conservateur en chef du Cabinet des estampes de Bruxelles, aidé par Georges Hulin de Loo, tous deux grands connaisseurs de la peinture flamande en général et de Bruegel en particulier. Nous avons porté le nombre de reproductions à près de 150, en rapprochant systématiquement l'image du texte qui l'évoque. Plus de 80 estampes et dessins, près de 70 peintures illustrent ce livre magnifique et permettent d'apprécier tous les aspects du travail de Pieter Bruegel, dit l'Ancien.
    L'influence de Jérôme Bosch, les diableries et les mystères, la sagesse et la folie, les proverbes et dictons flamands, les sujets religieux, les paysages et les tableaux de figures, tous les aspects de ce grand « remueur d'idées » sont abordés en permettant de comprendre l'évolution de son talent vers « une expression de plus en plus sérieuse, vers un art de plus en plus relevé », inscrit à jamais dans la culture flamande du XVIe siècle.
    L'ouvrage avait fait l'unanimité lors de sa parution initiale. De Charles Bernard en 1909 qui avait évoqué un « ouvrage considérable», à Christian Vhringer en 2009 qui parle d'un « ouvrage fondateur », les critiques n'ont jamais cessé d'apprécier le travail considérable, la hauteur de vues des auteurs, l'abondance des informations du livre de Van Bastelaer et Hulin de Loo.
    L'édition de VisiMuZ propose près de 150 reproductions de tableaux, dessins, estampes, agrandissables en plein écran, sur votre tablette. Les tableaux sont insérés au sein du texte, à l'endroit où l'auteur les évoque. La documentation a été mise à jour et reflète l'état des connaissances et la localisation des tableaux en 2017.
    Un diaporama des oeuvres, avec leur nomenclature dans le catalogue raisonné de Tolnay-Bianconi, permet de contempler facilement en fin d'ouvrage toutes les facettes du talent de l'artiste.


  • Le flamand Hendrik Conscience est l'auteur de plus d'une centaine de livres qui ont été traduit au XIXe siècle dans toutes les langues européennes. En véritable maître du roman historique, il confirme l'immensité de son talent avec cet opus intitulé Le Pays de l'Or. Ce récit d'aventures, magistralement mené, sur les chercheurs du précieux minerais en Californie se révèle très divertissant. Cette fresque historique palpitante est devenue au fil du temps l'un des chefs d'oeuvre les plus lus de la littérature belge.



  • La spécificité du pays flamand n'est plus à présenter aujourd'hui. Elle s'est, pour beaucoup, forgée dans une histoire complexe, au carrefour de l'Europe occidentale, et souvent assombrie par les ambitions de ses puissants voisins. Mais la vitalité et la bonne humeur flamande transcende tous ces épisodes dramatiques et donne corps à une série de contes et de légendes historiques et merveilleuses. Et l'auteur, ou plutôt « l'arrangeur » a su garder tout le talent du conteur traditionnel et permettre ainsi au lecteur flamand ou non-flamand d'apprécier ou de découvrir un pays, un peuple entreprenant et attachant toujours. Un recueil à mettre entre toutes les mains... un grand régal !

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