• Samuel Riba est l'éditeur talentueux d'un catalogue exigeant. Néanmoins, incapable de faire face à l'émergence des nouveaux médias et de concurrencer la vogue du roman gothique, il vient de faire faillite. Il sombre alors dans la dépression et le désoeuvrement. Pour y remédier, il entreprend un voyage à Dublin. L'accompagnent quelques amis écrivains avec qui il entend créer une sorte de confrérie littéraire. Cette visite de la capitale irlandaise à l'heure du Bloomsday se double d'une déambulation dans l'oeuvre de Joyce, qui conduira notre protagoniste - bien malgré lui - jusqu'au seuil d'un mystérieux pub.
    En explorant les facettes de ce personnage complexe - sous lequel se cache peut-être bien son alter ego -, Enrique Vila-Matas interroge la notion d'identité, de sujet, et décrit le cheminement qui a mené la littérature contemporaine d'une épiphanie (Joyce) à l'aphasie (Beckett).

  • Mac vient de perdre son travail et se promène tous les jours dans El Coyote, le quartier de Barcelone où il habite.
    Il est obsédé par son voisin, un célèbre écrivain. Il se vexe chaque fois que celui-ci l'ignore.
    Un jour, Mac l'entend parler de sa première oeuvre, Walter et son contretemps, avec une libraire, un livre de jeunesse plein de passages incongrus, dont il se souvient vaguement. Il décide alors de modifier et améliorer ce premier récit que son voisin préférerait laisser dans l'oubli.

    Enrique Vila-Matas examine en profondeur la création littéraire sans renoncer à apporter au lecteur des moments de divertissement.

    « Vila-Matas revient avec Mac et son contretemps. Attention, ses livres ne sont jamais innocents. »
    El Mundo

  • De la poêle à la plume, de la broche à l'ironie, de l'écritoire à la table, nous sommes tour à tour les invités de Rabelais, Marcel Aymé, Montherlant, Mme de Sévigné, Proust, Victor Hugo ou Alphonse Daudet. En leur compagnie, et en celle de quelques autres notables de la littérature française, nous nous amusons en refaisant le monde, en général et la littérature en particulier, sans omettre bien évidemment la gastronomie. Quelquefois, le ton dépasse le simple humour pour atteindre la satire. Que ce soit la très acide salade à la grimace de Paul Léautaud ou la muse gaillarde d'un Raoul Ponchon, la causticité d'un Galtier-Boissière ou les délicieuses observations d'un Jules Renard, on ne sait plus très bien où est le vrai du faux et le faux du vrai. La littérature, aussi, est une forme de gourmandise.

  • La Colombie. Un pays vaste comme presque trois fois la France. Un million 200 000 km2 pour 30 millions d'habitants, dont 3 % possèdent 97 % du patrimoine national. Les autres doivent s'accommoder du reste. La moitié d'entre eux vivent en marginaux. Certains se laissent envahir par la terrible fièvre verte des chasseurs d'émeraudes, avec son enfer : Muzo. À Muzo, il y a ceux qui éventrent la montagne légalement pour un salaire mensuel de misère, surveillés sans pitié par les soldats, le doigt crispé sur la gâchette. Des bagnards privilégiés en quelque sorte. Et puis, il y a les autres. 20 000 guaquéros autorisés à tamiser le limon des rios, aux lisières de la mine officielle. Pour une émeraude arrachée au sol, ils sont prêts à tout. Pour une « goutte d'huile » ou une « aile de papillon » ils tueraient leur mère. Cinq assassinats par jour à cent dollars le « contrat ». Muzo est un bagne dont on s'échappe rarement, et seulement si « Dios quiere ». Mais Dieu se fait prier. Sur cette route des émeraudes qui boit plus de sang que d'eau, un seul espoir : celui qui brille dans les yeux de Yanara, la fillette aux yeux verts... Un récit haletant comme un film d'aventures, mais il s'agit ici d'une histoire vraie.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Blanchir des narco-dollars en les échangeant contre des diamants, ce n'est pas si bête. Encore faut-il disposer d'une "mine" qui échappe au contrôle de la De Beers... Hubert Bonisseur de la Bath ne se fait guère d'illusions lorsqu'il part pour Odessa tenter de contacter son mystérieux fournisseur. Au bord de la mer Noire, il trouvera non seulement des diamants mais certaines émotions dont il se serait bien passé !

  • De redoutables terroristes sont à pied d'oeuvre. Leur cible ? Ni plus ni moins que trente-quatre chefs d'État et de gouvernement réunis à Paris, à l'occasion d'une conférence internationale décisive. Or, justement, Hubert Bonisseur de la Bath est, lui aussi, à Paris. Et c'est tout à fait par hasard qu'il aperçoit dans un hôtel la silhouette d'un criminel, recherché par toutes les polices du monde. Une simple coïncidence ? Non, le début d'un formidable compte à rebours.

  • Le juif polonais Jança un bout de filin au naufragé en train de se débattre dans la mer déchaînée. L'homme s'y cramponna à deux mains avec toute la frénésie que donne l'envie de vivre. - Non ! Le juif polonais se retourna. Yvonne, sa femme, se dressait devant lui, l'oeil noir. - Et ceux de Varsovie, ils ont eu cette chance ? Ceux de Buchenwald, d'Auschwitz, est-ce qu'ils s'en sont sortis ? Dis, leur a-t-on donné une dernière chance ?

  • A Rome, ville dévote s'il en fut, quelle protection plus efficace contre les "Carabinieri" que la tenue sacerdotale ? Mais l'habit ne fait pas le moine, et H.B.B., lui, n'est pas né de la dernière pluie... Dans ce monastère d'un genre assez particulier où il a été convié, il se doute bien que ce qui s'y déroule n'est pas toujours très catholique... mais de là à imaginer pareil rodéo !

  • « Quand Mariama constata la disparition de sa grande marmite, plus de deux mois s'étaient écoulés depuis la dernière fois qu'elle l'avait utilisée. » De la disparition d'une marmite au douloureux exode d'un pays en guerre, douze femmes se racontent à travers une histoire de leur vie ou de leur pays. Quelquefois drôles, souvent dramatiques, toujours émouvants, ces témoignages donnent un éclairage « de l'intérieur » sur le quotidien de la Savine, grande « cité » des quartiers nord de Marseille où se croisent des chemins si divers.

  • OSS 117 n'est pas à la fête : il doit, ni plus ni moins, affronter les yakuzas, c'est-à-dire les membres redoutables de la mafia japonaise dont l'organisation est tellement puissante qu'elle est même en train de prendre pied aux États-Unis ! Mais comment parvenir jusqu'à elle et déjouer ses mortelles manoeuvres ? Pour OSS 117, il n'y a qu'une solution : se faire passer pour un "parrain". Un vrai !

  • Un Boeing 767 disparaît au-dessus du tristement réputé Triangle d'Or. Qu'est devenu le rapport confidentiel qui était en possession d'une équipe d'experts de l'O.N.U. se trouvant à son bord ? C'est ce que devront élucider Hubert Bonnisseur de la Bath et son fidèle Enrique Sagarra. De nombreuses péripéties les attendent en Thaïlande, sans compter une surprise de taille.

  • Quelle ivresse vais-je éprouver à tuer posément un pauvre bougre déjà à moitié mort ? Disons-le carrément, de la honte. Donner la mort ne peut se justifier que dans la violence de l'action. En dehors de cela toute exécution froidement perpétrée prend la forme d'un assassinat. Mais ce mot ne convient même pas, il a une résonance trop individuelle. Lorsqu'on fait la guerre, on détruit, on élimine, on gagne ou on perd. Qui parle de tuer là-dedans ? Tout se passe dans l'abstraction, les hommes n'ont plus de visages, on ne regarde que le fusil qu'ils ont dans les mains. La guerre n'a pas de morale : elle n'a que des objectifs. C'est avec étonnement que l'on découvre, après, qu'elle a été faite contre des êtres vivants qui ont versé un sang chaud, connu une souffrance humaine, pleuré des larmes véritables. Après seulement. Mais l'Histoire est amorale, elle n'a pas de conscience, voilà la grande leçon. Le drame, c'est que, faite par des hommes, elle n'a jamais eu le sens de l'humain. L'individu n'a grâce à ses yeux que s'il est un monstre ou un génie glacé. Napoléon sera toujours préféré à Saint-François d'Assise pour cette raison.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Parmi les « grands » Latino-Américains, Alejo Carpentier, mort à Paris en 1980, me paraît tenir une place particulière. D'abord par ses origines mêlées, par ce vrai métissage de celui qui est né à La Havane d'un père français et d'une mère d'origine russe. Cette ambivalence détermine toute son oeuvre. Nul mieux que lui n'exprime la déchirure de l'homme qui, appartenant à deux hémisphères, n'est plus de nulle part. Réussite sans équivalent d'écriture baroque, Le Royaume de ce monde ou Le Siècle des lumières exaltent l'espoir de l'homme aux prises avec l'Histoire. Plus j'ai avancé dans la relecture d'Alejo Carpentier, plus de son exil d'étudiant révolutionnaire à Paris, dans les années trente, à son engagement dans la révolution castriste, j'ai vu se confondre la vie de l'auteur avec son oeuvre. Prenant le parti des Indiens et des esclaves venus d'Afrique, ses romans et ses nouvelles nous mettent en face de nos conquêtes et de nos incertitudes. Hors de nos frontières romanesques habituelles, ils sentent le rhum et la poussière. Ils charrient l'odeur de l'or et du sang répandu.

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