• Le temps des Vikings, c'est ce moment de l'histoire du Moyen Âge, de 800 à l'an mil, où de farouches guerriers venus du Nord sèment la terreur dans de nombreuses villes européennes accessibles par mer ou par voie d'eau. Sur place en un instant, ils pillent, s'emparent des trésors des églises et des monastères, enlèvent des habitants qu'ils échangent contre une rançon ou vendent comme esclaves. On sait moins qu'ils sont aussi ces marchands exceptionnels qui ouvrent de nouvelles voies commerciales entre le Nord, le Califat arabe et l'Empire byzantin. Les Vikings sont les premiers Européens à avoir navigué jusqu'en Amérique.

    Ils se sont installés en Russie, dans les îles britanniques, en Irlande, en Islande et au Groenland. Dernier peuple d'Europe à être christianisé, ils ont développé une poésie d'un raffinement inégalé, mettant en scène les prouesses des guerriers et les aventures des dieux de leur panthéon, confrontés aux géants et aux serpents-dragons.

    L'auteur met à profit les plus récentes découvertes archéologiques (tombes, maisons-halles mais aussi pierres runiques et autres trésors disséminés dans toute la Scandinavie) ainsi que les récits des ambassadeurs arabes. Au temps des Vikings raconte le monde quotidien des paysans ordinaires comme des seigneurs de guerre et des rois - un monde où la magie et les fantômes ont toute leur place - jusqu'à la christianisation et à la normalisation des trois royaumes scandinaves (Danemark, Suède et Norvège) qui s'intègrent à l'Europe du haut Moyen Âge.

    Débarrassés des nombreux mythes et légendes fabriqués depuis des siècles par ceux qui les ont instrumentalisés pour en faire soit de magnifiques guerriers virils, sans peur et sans reproche, soit des barbares, les Vikings redeviennent passionnants.

  • D'après des sources grecques, arméniennes, arabes et syriaques longtemps ignorées ou juste survolées, le livre de Peter Frankopan dévoile une nouvelle histoire révolutionnaire d'un événement parmi les plus fameux de l'histoire, la première croisade, en plaçant le coeur de son ouvrage à Constantinople, ville capitale de l'Empire Byzantin, de l'Asie mineure et de la Palestine. Professeur d'histoire à Oxford, l'auteur offre un tableau saisissant et original de l'expédition qui ravit Jérusalem des mains des musulmans, bouleversant radicalement notre compréhension de l'ensemble du déroulement de la croisade.

  • Les fils de Constantin

    Pierre Maraval

    Constantin (272-337), premier empereur chrétien, bâtisseur de Constantinople, fut une figure écrasante et magnifique qui fit oublier l'oeuvre accomplie par ses trois héritiers, Constantin II, Constance II et Constant. Trois destins souvent tragiques que fait revivre cette grande fresque historique, entre guerres fratricides et révolutions de palais, expéditions contre les Perses et les barbares et christianisation des confins de l'empire, schismes et hérésies, oeuvre législative et réformes économiques. À travers les figures de ces trois frères trop souvent caricaturés en nouveaux Atrides, Pierre Maraval propose une lecture originale du ive siècle, époque charnière marquée par un foisonnement intellectuel et religieux qui annonce le basculement de l'Antiquité dans l'ère médiévale.

  • Dans le dernier tiers du XIe siècle, l'Empire byzantin est au faîte de sa puissance - et au bord du précipice : les hordes des croisés ne vont plus tarder. C'est l'âge classique de Byzance, qui depuis plus d'un siècle n'a eut de cesse d'élargir ses frontières, devenant une puissance de tout premier plan dans l'Europe médiévale.
    D'une certaine manière, Constantinople, la Reine des Villes, règne sur le monde, avec l'empereur, monarque autocrate et reflet de Dieu sur terre, en son Grand Palais.
    Kékauménos est un noble de province, un « puissant » dont on sait peu de choses sinon qu'il doit être d'origine arménienne et que son père fut en charge d'une province dans les Balkans.
    Arrivé au soir de sa vie, retiré dans son domaine campagnard, il écrit ces Conseils et Récits, entre 1071 et 1080, à l'intention, ditil, de ses enfants.
    Adoptant la posture d'un vénérable ancien professant des vérités immémoriales, il délivre des conseils sur les meilleures attitudes à adopter dans différentes circonstances de la vie : à domicile envers sa femme et ses enfants, dans les rues, à la cour, que l'on soit pauvre ou riche, devant les tribunaux, au commande d'une armée en campagne ou lors de tractations avec les barbares - Sarrasins ou Turcs -, il examine un éventail de situations si bien bigarrées que c'est toute la société byzantine qui se trouve convoquée dans son discours.
    Car cette oeuvre, unique, nous permets comme aucune autre de pénétrer le monde byzantin en mouvement. Agrémenté d'anecdotes émaillées de personnages hauts en couleur illustrant ses propos, son récit n'est pas tant le tableau du monde dans lequel il vit que l'élaboration d'une éthique byzantine, un code de conduite absolument concret.
    OFFICE : NOVEMBRE 2014 ISBN : 979-10-92011-17-3 Pages : 192 Prix : 19 format : 12,5 x 20 cm Tirage : 1500 ex.
    Collection : Famagouste Et la sagesse qu'il dispense, pour ainsi dire illustrée par l'action, ouvre grand les portes sur un monde stupéfiant. Un monde qui semble gouverné par la dissimulation (« ne fait pas davantage confiance à un ami qu'à un ennemi » déclare-t-il souvent), où prédomine l'intériorité des sentiments, l'usage parcimonieux de la parole, la ruse comme arme la plus efficace (livrer bataille est toujours hasardeux), et où au fond rien ne semble stable, acquis ou certain : pas même son trône pour un empereur.
    C'est ainsi dans cette évanescence des choses, qui gît à l'arrière-plan de ses paroles, que l'absolutisme théocratique byzantin a su trouver son contre-poids.
    Kékauménos, qui prend la pause d'un Abraham laïque prophétisant à coup de formules définitives, démontre alors comment le Byzantin, lui aussi, était un animal politique.

  • Cette approche collective des rituels et cérémonies de cour entre l'Empire romain et l'âge baroque (début du XVIIe siècle) contribue à étudier l'émergence d'une culture européenne de la cour.Son originalité consiste à inscrire dans la longue durée une analyse sociale et culturelle des rituels et cérémonies de cour, souvent envisagés selon un formalisme désincarné. L'ouvrage étudie ainsi les cadres spatiaux, les acteurs et les mises en scène qui fondent les cérémonies de cour. Il porte sur les États européens à travers des cours très diverses, impériales, pontificales, royales et princières. Il montre que les rituels de cour doivent être compris à différentes échelles spatiales, entourent les détenteurs du pouvoir d'acteurs spécifiques et finalement mettent en scène la légitimité des souverains. L'ouvrage conclut sur la genèse des relations multiples entre les sociétés curiales et les cérémonies, qui génèrent le phénomène historique de la cour autant qu'elles en résultent.

  • L'intérêt de la Cappadoce ne réside pas seulement dans ses églises rupestres. Région rurale et isolée de l'Anatolie orientale, ses relations avec le nouvel empire que Constantin vient d'établir en installant sa capitale sur les rives du Bosphore sont du plus haut intérêt pour appréhender comment une province périphérique peut s'intégrer dans un système de gouvernement hautement centralisé. L'auteure s'intéresse aux institutions laïques, frontières, cités et représentants impériaux, comme à celles de l'Église locale, qui montra une parfaite allégeance envers l'institution impériale, une fois repoussée la tentation de l'arianisme et stabilisée l'orthodoxie officielle ; elle analyse aussi la diaspora cappadocienne : les lettrés et les fonctionnaires subissent l'attrait de Constantinople, les moines celui de la terre sainte. Elle démontre ainsi la parfaite intégration dans l'Empire de la Cappadoce qui, au moment des conquêtes arabo-musulmanes aux siècles suivants, demeura sans faiblir dans la souveraineté byzantine.


  • Issu du congrès, le livre, loin de l'opinion commune qui voudrait que l'Empire byzantin ait été refermé sur lui-même et peu accueillant envers l'étranger, entend montrer que les rapports de Byzance avec le monde extérieur furent nombreux et féconds. Que ce soit dans le domaine de la diplomatie, des échanges culturels et artistiques, Constantinople, mais aussi nombre de villes provinciales, ont été ouvertes à de multiples contacts avec l'"autre", musulmans, Russes, Occidentaux... Les contributions, regroupées en trois thèmes, «Les occidentaux dans les villes de province de l'Empire Byzantin», «La lettre diplomatique», «Byzance entre Occident chrétien et monde musulman. Les données artistiques», renouvellent d'anciens objets d'étude par la diversité de la réflexion et l'originalité des approches proposées.

  • L'Expédition des Catalans en Orient.
    Au début du XIVe siècle, les guerres entre Aragonais de Sicile et Français de Naples prirent fin, laissant quantité de mercenaires au chômage. L'un d'entre eux, Roger de Flor, corsaire sicilien d'origine germanique et templier déchu, trouva à s'embaucher en Orient auprès de l'empereur de Byzance aux prises avec les Turcs. Rameutant autour de lui des bandes de soudards catalans et aragonais, il partit guerroyer en Asie.
    Mais la Compagnie des Almogavres, prompte à se retourner contre son employeur, devenue incontrôlable, va bientôt mettre à feu et à sang tout le Levant.
    Ramon Muntaner, l'un des chefs survivants de la Compagnie, rapporte ici dans un grand style les errans des Almogavres, pirates de terre ferme menacés par toutes les puissances rivales de la mer Egée, divisés par les rivalités entre capitaines, décimés par les trahisons et les assassinats et en quête désespérée de légitimité politique, jusqu'à la fondation, en bout de course, d'un improbable "duché catalan d'Athènes".
    Cette épopée catalane en Orient, témoignage unique sur l'expansion aragonaise en Méditerranée, est à lire aussi bien comme un roman d'aventures ; l'ascension fulgurante de Roger de Flor à la cour de Byzance inspirera du reste cent ans plus tard Joanot Martorell son chef d'oeuvre, Tirant le Blanc.
    Postface de Charles-Henri Lavielle.

  • Cet ouvrage est une tentative pour appliquer la méthode sérielle à l'étude des campagnes à l'époque romaine et byzantine, dans une région de la Syrie du Nord : le Massif calcaire, où subsistent en très grand nombre et en excellent état de conservation des villages antiques et leurs parcellaires. Dans cette région quarante-six villagesont été choisis comme échantillon. Ils se répartissent en trois groupes, où ils forment des ensembles complets, dans les gebels Sima'n,Barisa, Il A'la et Zawiye. Ils totalisent 4 700 pièces réservées à l'habitation des hommes et autant destinés aux fonctions économiques, soit une population qui a dû culminer à environ 20 000 habitants. Par delà la permanence des paysages agraires et des caractères principaux de l'économie et de la société, cette région a connu deux grandes phases d'expansion, l'une jusqu'au milieu du IIIe siècle, l'autre de 330 à 550. La seconde phase, la mieux connue, est marquée par un accroissemment considérable du nombre des hommes et par un progrès de l'économie qui a revêtu une forme extensive, élargissement des terroirs, puis intensive, diversification de la production en vue de la vente. Au total, cette population s'est accrue, tout en s'enrichissant, dans un contexte d'expansion urbaine, ce qui prouve que la richesse des villes et celle des campagnes, loin de s'exclure, étaient complémentaires. Au milieu du VIe siècle, l'écart s'accroît entre le nombre des hommes qui tend toujours à augmenter et des ressources qui plafonnent, d'où une longue période de stagnation économique et d'appauvrissement marqués, dans le court terme, par de graves crises de subsistance et par des épidémies. L'activité de construction s'arrête mais les villages demeurent densément peuplés. La conquête islamique n'entraîne aucune conséquence majeure dans la vie matérielle des paysans. Leur adandon ne s'amorcera qu'au début du VIIIe siècle, au déclin du Califat Omeyyade.

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  • Dans la société byzantine, éminemment chrétienne, les évêques jouent un rôle qui dépasse de loin celui qu'on leur assigne aujourd'hui, avant tout celui de pasteur du troupeau. Personnages publics, ils se sont imposés comme une nouvelle catégorie sociale au service de l'État.
    Pour écrire l'histoire du corps épiscopal à l'époque mésobyzantine (VIIIe-XIe siècle), l'auteur a dépouillé une très large palette de sources de tous ordres, depuis les récits hagiographiques et les chroniques jusqu'aux sceaux, en passant par les Notitiæ Episcopatuum.
    Cette brillante étude réussit à se placer du point de vue des évêques, et notamment des évêques de la base, les plus difficiles à cerner car les sources constantinopolitaines les négligent ; mais l'existence de sources hagiographiques, présentant la vie dans des cités parfois secondaires, y aide grandement. Il s'agit donc ici d'une histoire byzantine vue avant tout de province, ce qui n'est pas fréquent. À l'étude d'un corps social, les évêques, dont nous pouvons suivre la carrière, depuis l'enseignement reçu, sans doute plus largement répandu en province que nous ne l'avions longtemps cru, jusqu'à la mort, s'ajoute la description minutieuse de l'action de l'évêque dans son évêché, au milieu de son territoire, de son clergé et de ses fidèles.
    Relais des volontés impériale et patriarcale dans les provinces de l'Empire, l'évêque tente, dans un contexte de compétition avec les autorités locales, d'imposer son propre pouvoir, dans ses aspects spatiaux, sociaux, religieux et symboliques.

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  • L'histoire de Byzance est jalonnée de multiples crises, qui ont renforcé l'image négative de l'Empire chez les historiens occidentaux.
    Cet ouvrage est consacré aux diverses formes de la compétition politique, rivalités pour le trône ou luttes pour l'autonomie régionale. Il cherche à les rendre intelligibles en analysant les moyens d'action de l'aristocratie, principal agent des troubles : implantations provinciales, réseaux familiaux, solidarités militaires ou liens de service. Le clivage entre civils et militaires - traditionnellement évoqué mais rarement pertinent - est ainsi remis en cause, alors que le poids de grands clans régionaux importe davantage.
    Il apparaît également que de véritables équipes alternaient au pouvoir, notamment au XIe siècle, et que les provinces restaient fidèles tant que la protection impériale compensait, aux yeux des populations, le versement de l'impôt.

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  • Le volume rassemble les réflexions bilingues (français/anglais) issues de journées d'études sur Byzance. La première partie regroupe les contributions sur le monachisme byzantin et sur la place décisive que les moines occupent à toutes les époques dans la société byzantine. La seconde partie étudie le second iconoclasme et ses suites. Cette période dite abusivement iconoclaste - abusivement, parce qu'une telle appellation pourrait réduire la perspective d'étude - est celle du rétablissement de l'Empire byzantin après le choc des invasions. Elle demande de nombreuses études dans tous les champs de la recherche historique pour livrer une partie de sa logique, notamment de 815 à 843 et dans le temps qui suit le rétablissement des images en 843.


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  • Le monde byzantin est encore à découvrir.
    L'historiographie contemporaine ne cesse de démonter les lieux communs, hérités des Lumières, qui ont fait de Byzance un monde radicalement différent et décadent, conservateur et anachronique. Les textes littéraires comme les sources documentaires, connus de longue date ou depuis peu, témoignent des profondes transformations économiques et sociales qui ont permis à Byzance, de l'Antiquité au Moyen Âge, de conserver sa vitalité et sa place dans l'ensemble du monde méditerranéen médiéval.
    Ce sont des chroniques et histoires, des textes de lois, civils et canoniques, des documents d'archives, grecs et latins, des correspondances, des vies de saints, des éloges, ou encore des sceaux, objets ou peintures que des byzantinistes français ont choisi de présenter ici grâce à des traductions, le plus souvent inédites, pour montrer, définir et circonscrire l'unité et les spécificités de cette histoire, en même temps que son appartenance à l'histoire du monde médiéval européen et oriental.
    Pour la première fois, en 2007-2008, le monde byzantin est, pour lui-même, au pro-gramme des concours de recrutement des professeurs d'histoire et de géographie, comme si son histoire était reconnue comme modèle et contre-modèle indispensables à la compréhension de notre monde.

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  • Au début du XIIe siècle, dans le monastère des Grottes à Kiev, le moine Nestor entreprit de rédiger cette Chronique, qui porte son nom, et qui est la plus ancienne histoire de la Russie que l'on connaisse.

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