• La vague

    Todd Strasser

    L'Histoire est un éternel recommencement. L'histoire vraie d'une expérience inouïe tentée en 1969 dans un lycée californien.
    Pour faire comprendre les mécanismes du nazisme à ses élèves, Ben Ross, professeur d'Histoire, crée un mouvement expérimental au slogan fort : " La Force par la Discipline, la Force par la Communauté, la Force par l'Action. " En l'espace de quelques jours, l'atmosphère du paisible lycée californien se transforme en microcosme totalitaire : avec une docilité effrayante, les élèves abandonnent leur libre arbitre pour répondre aux ordres de leur nouveau leader. Quel choc pourra être assez violent pour réveiller leurs consciences et mettre fin à la démonstration ? " Ce best-seller, qui est devenu un manuel d'Histoire en Allemagne et un film, souligne qu'il est facile de se transformer en petit fasciste du jour au lendemain. " Philippe Vallet - France Info


  • Il est admis que 1984 et La Ferme des animaux d'Orwell permettent de penser les dictatures du XXe siècle. Je pose l'hypothèse qu'ils permettent également de concevoir les dictatures de toujours.
    Comment instaurer aujourd'hui une dictature d'un type nouveau ?

    J'ai pour ce faire dégagé sept pistes : détruire la liberté ; appauvrir la langue ; abolir la vérité ; supprimer l'histoire ; nier la nature ; propager la haine ; aspirer à l'Empire. Chacun de ces temps est composé de moments particuliers.
    Pour détruire la liberté, il faut : assurer une surveillance perpétuelle ; ruiner la vie personnelle ; supprimer la solitude ; se réjouir des fêtes obligatoires ; uniformiser l'opinion ; dénoncer le crime par la pensée.
    Pour appauvrir la langue, il faut : pratiquer une langue nouvelle ; utiliser le double langage ; détruire des mots ; oraliser la langue ; parler une langue unique ; supprimer les classiques.
    Pour abolir la vérité, il faut : enseigner l'idéologie ; instrumentaliser la presse ; propager de fausses nouvelles ; produire le réel.
    Pour supprimer l'histoire, il faut : effacer le passé ; réécrire l'histoire ; inventer la mémoire ; détruire les livres ; industrialiser la littérature.
    Pour nier la nature, il faut : détruire la pulsion de vie ; organiser la frustration sexuelle ; hygiéniser la vie ; procréer médicalement.
    Pour propager la haine, il faut : se créer un ennemi ; fomenter des guerres ; psychiatriser la pensée critique ; achever le dernier homme.
    Pour aspirer à l'Empire, il faut : formater les enfants ; administrer l'opposition ; gouverner avec les élites ; asservir grâce au progrès ; dissimuler le pouvoir.
    Qui dira que nous n'y sommes pas ?

    M.O.

  • De Santiago du Chili à Martos en Andalousie, Luis Sepúlveda nous entraîne d'aventure en aventure, de rencontre en rencontre à la recherche de ses origines.

    Un voyage pour rire et se laisser émouvoir.

  • Thierry et Eric n'avaient jamais fait attention à cet insigne sur le blouson de leur copain Andreas, une décoration métallique parmi beaucoup d'autres. Jusqu'au jour où, dans une boutique de jeux, le vendeur avait pointé l'index vers l'insigne et s'était mis en colère. C'était un vieil homme. Il s'était mis à crier, il était livide. Ensuite, il leur avait donné le jeu. En fait, il leur avait ordonné d'y jouer. Il n'y avait rien sur la boîte. A l'intérieur, une simple disquette, même pas un CD-Rom. Et pourtant, ce qu'ils voyaient sur l'écran de l'ordinateur ne ressemblait à rien de ce qu'ils auraient osé imaginer. Choisissez votre mode de jeu, dit la voix. Mais il ne s'agissait pas vraiment d'un jeu. Il s'agissait plutôt d'un passeport pour l'enfer.

  • Ubu roi

    Alfred Jarry

    Poussé par son ignoble épouse, le Père Ubu renverse le roi Vanceslas, son bienfaiteur, avant de massacrer sa famille et les nobles du royaume. Désormais roi de Pologne et d'Aragon, «Maître des Phynances» et futur «docteur en pataphysique» (Ubu enchaîné), il étale la couardise, l'avidité et la vulgarité qui feront de lui le modèle de l'usurpateur totalitaire. Les grossièretés de cet étrange souverain, terrifiant et ridicule, invitent au rire, tandis que ses travers, reflets de ceux de notre humanité, nous font tressaillir.

    o Objet d'étude : Le texte théâtral et sa représentation, du XVIIe siècle à nos jours
    o Dossier pédagogique spécial nouveaux programmes
    o Prolongement : Étude d'une image et d'une adaptation télévisée

    Classe de seconde.

  • L'Inde contemporaine s'apprête à basculer dans le fascisme.

    Deux étudiants, un homme et une femme, cherchent à s'affranchir de leur vie et de leur corps pour fuir une société ravagée par le racisme, la pauvreté et le sexisme
    Jayaprakash Satyamurthy s'attache à la rencontre de ces deux âmes, leur liaison en quête de l'osmose parfaite. Ensemble, ils s'échapperont vers d'autres réalités, parfois sombres comme un bûcher éteint, parfois lumineuses comme le chant de l'oiseau enfin libre.

  • À vingt ans, à la naissance de son enfant, Luz commence à avoir des doutes sur ses origines, elle suit son intuition dans une recherche qui lui révèlera l'histoire occulte de l'Argentine.
    En 1976, sa mère, détenue politique, a accouché en prison. La petite fille a été donnée à la famille des responsables de la répression.
    Personne n'a su d'où venait Luz, à l'exception de Myriam, la compagne d'un des tortionnaires, qui s'est liée d'amitié avec la prisonnière et a juré de protéger l'enfant.
    Luz mène son enquête depuis sa situation troublante d'enfant que personne n'a jamais recherchée.

    Un thriller loin des clichés dans lequel l'amour cherche la vérité.

  • L'étude de la dictature a acquis, en Occident, une dimension presque exotique. Mais les régimes autoritaires restent une réalité douloureuse pour des milliards de gens. Ceux dont les libertés et les droits sont bafoués. Ceux qui subissent arrestations arbitraires, corruption, injustice.
    Quelle est la nature de la dictature ? Comment s'implante-t-elle ? Quelles sont les conditions et les circonstances qui favorisent son épanouissement ? Et comment les dictateurs conservent-ils le pouvoir, même lorsqu'ils sont méprisés et moqués par ceux qu'ils gouvernent ? Dans ce bref essai volontiers provocateur, fruit d'une longue réflexion, Alaa El Aswany examine la dictature comme une véritable maladie et s'attache à démontrer que, pour comprendre le syndrome de la dictature, nous devons d'abord examiner les circonstances de son émergence, ainsi que les symptômes et les complications qu'il provoque, tant chez le peuple que chez le dictateur.

  • Juan Belmonte a déposé les armes depuis des années, il vit en Patagonie près de la mer avec sa compagne, Verónica, qui ne s'est pas encore complètement relevée des tortures qu'elle a subies sous la dictature de Pinochet.
    Mais les services secrets russes qui connaissent ses talents de guérillero et de sniper vont le forcer à leur prêter main forte.
    À l'autre bout du monde, un groupe de cosaques nostalgiques a décidé de libérer le descendant du dernier ataman, Miguel Krassnoff.
    Fils des cosaques russes qui ont participé à la Deuxième Guerre mondiale dans les régiments SS, Krassnoff est devenu général de l'armée de Pinochet, avant d'être emprisonné à Santiago pour sa participation à la répression et à la torture pendant la dictature militaire.
    Et Belmonte a de bons motifs de haïr "le cosaque", des motifs très personnels.

    De la Russie de Trotski au Chili de Pinochet, de l'Allemagne d'Hitler à la Patagonie d'aujourd'hui, La Fin de l'histoire traverse le XXe siècle tout entier.

  • Parvana a onze ans et n'a jamais connu son pays autrement qu'en guerre. Une guerre de cauchemar qui interdit aux femmes de sortir non voilées ou sans l'escorte d'un homme, père ou mari. Assez grande pour être soumise à ces interdits, Parvana doit pourtant trouver une façon de les contourner. Car depuis que les talibans ont emprisonné son père, c'est sur elle seule que repose la survie de la famille...

  • - 56%

    San Francisco, après l'apocalypse.

    Dans la grande cité californienne, des artistes se sont forgés leur propre société, qui tend vers l'utopie - mais de l'autre côté de la Baie, des militaires s'agitent, décidés à mater ces doux rêveurs. Il va falloir lutter avec ses rêves - et peut-être avec l'aide de la ville elle-même.

  • Des chrysanthèmes jaunes

    Rafael Reig

    Gouvernée par la main ferme des bonnes soeurs, l'enfance de Pedrito n'a pas été facile et l'adulte qu'il est devenu n'arrive pas à s'en défaire. Pourtant, c'est à ce moment-là qu'il rencontre ses meilleurs amis, Escurín, avec ses yeux de garçon de café portugais, et Pardeza, démocrate en devenir qui penche autant à gauche qu'à droite, ainsi que Mercedes, l'amour de sa vie, hautaine, légèrement exhibitionniste et à peine au courant de l'existence de Pedrito.
    Tandis que l'Espagne de l'après-Franco découvre une vague érotique, la vie de Pedro est bouleversée lorsque ses grands-parents apparaissent pour lui offrir un « Grand Avenir » au beau milieu de la petite-bourgeoisie madrilène, là où pullulent les « gens charmants ». Loin de ses amis, « les invisibles », mais toujours accompagné de la Vierge Marie - qui lui apparaît régulièrement pour le conseiller, quoique parfois un peu dévêtue et toujours pressée - et d'un nouveau copain, le grand Carlón - un jeune Sherlock Holmes en surpoids -, Pedrito décide de devenir affreusement riche, malgré les risques que cela comporte.
    Avec un humour féroce et un sens de la repartie inégalable, Rafael Reig dresse ici le portrait d'une génération désenchantée qui pense qu'elle en a peut-être fini avec le passé, mais le passé n'en a pas fini avec elle. Les années 70 et l'après-Franco vus par des orphelins - canailles, ironiques, roublards - élevés dans un foyer tenu par des bonnes soeurs strictes et cachottières. Un roman féroce sur l'amitié et le temps qui passe.

  • " La valise serrée contre ses jambes, il avait laissé ses pensées prendre le large pour apaiser l'angoisse que faisait monter en lui la présence des militaires. Pas un carnet dans la valise, pas un crayon qu'on lui aurait immédiatement confisqué. Non, mais des poèmes par centaines, dans la tête et dans le coeur, que rien ni personne ne parviendrait à lui enlever. Quelle chance, après tout, d'avoir choisi la poésie, et non la peinture ou le piano ! Dans les camps, dans les prisons où on les jette, le peintre privé de toiles et de pigments vit un enfer, le musicien sans piano se voit amputé de la meilleure part de lui-même, mais moi, poète sans stylo, ni papier, de quoi me prive-t-on que je ne puisse trouver en moi ? Les doigts coupés, la langue arrachée, je continuerais à sentir la vibration du poème. Elle est la corde tendue de mes nerfs. Ma résistance."

    Bruno Doucey a de multiples vies ; toutes le ramènent vers cette histoire qu'il a longtemps portée en lui. L'éditeur a publié six recueils de Ritsos, le poète se nourrit du lyrisme et de l'engagement de son ombre tutélaire, l'homme a trouvé une seconde patrie en Grèce, et l'humaniste abhorre la dictature. Quant au romancier, après avoir redonné vie à Neruda, Lorca, Max Jacob, Marianne Cohn, Victor Jara et Matoub Lounès, il se devait de faire entendre le chant et la révolte de ce frère d'âme.

  • Le Talon de fer (The Iron Heel, 1908) appartient au patrimoine littéraire mondial. Francis Lacassin le désignait comme un « classique de la révolte ». Dans ce récit d'anticipation publié durant la période la plus créative de sa vie (soit juste avant Martin Eden), Jack London imagine la société future : révolte ouvrière, grève générale et... impitoyable répression.

    Roman socialiste à thèse, récit d'amour (la narratrice Avis Everhard relate la geste de son compagnon Ernest Everhard, un double de Jack London), ce texte a été lu comme une préfiguration de la société capitaliste poussée à sa forme extrême : le fascisme.

    Jack London (1876-1916), est l'auteur d'une oeuvre immense dont Libertalia retraduit tout le volet social.

  • Le grand jeu

    Benjamin Lupu

    1885, Constantinople.
    Le Tsar est tombé depuis 60 ans et une nouvelle puissance s'est levée à l'est. Le Nouvel Empire Russe est devenu la première dictature industrielle. Ses dirigeables géants, ses chars et ses exosquelettes vapeur ont assis sa domination face à l'Alliance de l'Ouest. L'Empire ottoman survit dans une fragile neutralité et sa capitale est le théâtre d'un jeu d'espions sanglant. Martina Krelinkova, aventurière et monte-en-l'air, débarque à Constantinople avec une réputation sulfureuse alors que le Primat Imperator russe s'apprête à restituer au sultan un diamant légendaire : le Shah. À peine arrivée, elle découvre que sa soeur a mystérieusement disparu.Tandis qu'un jeu du chat et de la souris s'enclenche à un rythme effréné, les obstacles se multiplient pour la voleuse.
    Parviendra-t-elle à retrouver sa soeur et à s'emparer du Shah, tout en mettant au jour les sombres intrigues du Grand Jeu ?


  • Dans un vieil entrepôt d'un quartier populaire de Santiago, trois sexagénaires attendent avec impatience l'arrivée d'un homme, le Spécialiste.

    Tous trois anciens militants de gauche, condamnés à l'exil par le coup d'État de Pinochet, se retrouvent trente-cinq ans après pour participer à une action révolutionnaire organisée par le Spécialiste.
    Mais alors que celui-ci se dirige vers ce rendez-vous, il est tué de façon grotesque, frappé par le destin sous la forme d'un tourne-disque jeté par une fenêtre au cours d'une dispute conjugale.
    Tout le plan tombe à l'eau jusqu'au moment où ressurgit dans la mémoire des complices l'expression favorite du Spécialiste : On tente le coup ?
    L'auteur nous propose les portraits cocasses et attachants de trois héros cassés par l'Histoire récente et l'exil, mais qui n'ont perdu ni leur humour ni leur capacité de croire en un rêve. Ce roman est un exercice de virtuosité littéraire au service d'une histoire émouvante et sombre jouée par des perdants. Un roman écrit avec le cour et l'estomac pour toucher et faire rire et penser.

    Ce roman a reçu en Espagne le Prix Primavera 2009.

    Luis Sepulveda est né en 1949 et vit actuellement dans les Asturies, en Espagne, après avoir habité Hambourg et Paris. Il est l'auteur du Vieux qui lisait des romans d'amour, d'Un nom de torero, du Neveu d'Amérique, de Histoire d'une mouette et du chat qui lui apprit à voler, de Rendez-vous d'amour dans un pays en guerre, du Journal d'un tueur sentimental, de Yacaré, Hot Line, des Roses d'Atacama, de La Folie de Pinochet, d'Une sale histoire, des Pires contes des Frères Grimm et de La lampe d'Aladino.

  • « Les civilisations ont été créées et guidées jusqu'ici par une petite aristocratie intellectuelle, jamais par les foules. Ces dernières n'ont de puissance que pour détruire. Leur domination représente toujours une phase de désordre. Une civilisation implique des règles fixes, une discipline, le passage de l'instinctif au rationnel, la prévoyance de l'avenir, un degré élevé de culture, conditions totalement inaccessibles aux foules, abandonnées à elles-mêmes. Par leur puissance uniquement destructive, elles agissent comme des microbes qui activent la dissolution des corps débilités ou des cadavres. Quand l'édifice d'une civilisation est vermoulu, les foules en amènent l'écroulement. C'est alors qu'apparaît leur rôle. Pour un instant, la force aveugle du nombre devient la seule philosophie de l'histoire. »
    Les idées exposées dans cet ouvrage, publié en 1895, semblèrent alors fort paradoxales. Ce texte est devenu un classique, traduit dans de nombreuses langues, dont la lecture et l'étude sont toujours d'actualité et font partie de la formation de toutes les nouvelles générations de jeunes sociologues.

  • Qu'est-ce qui rapproche un pirate de la mer du Nord, mort il y a 600 ans, un militant qui attend le 31 mars l'éclosion des roses d'Atacama, un instituteur exilé qui rêve de son école et s'éveille avec de la craie sur les doigts, un Italien arrivé au Chili par erreur, marié par erreur, heureux à cause d'une autre énorme erreur et qui revendique le droit de se tromper, un Bengali qui aime les bateaux et les amène au chantier où ils seront détruits en leur racontant les beautés des mers qu'ils ont sillonnées?
    Peut-être cette frontière fragile qui sépare les héros de l'Histoire des inconnus dont les noms resteront dans l'ombre. Leurs pas se croisent dans les pages de ce livre.

    Voici, riche d'une humanité palpable, dans un style direct et incisif, toutes ces vies recueillies par un voyageur exceptionnel, capable de transformer la tendresse des hommes en littérature.

  • De Lénine à Bokassa, de Hitler à Salazar, comment neuf grands dictateurs du XXe siècle ont mis des femmes dans leur jeu, et avec quels résultats.
    Elles s'appellent Inessa, Clara, Nadia, Magda, Felismina, Jiang Qing, Elena, Catherine... Ils s'appellent Lénine, Mussolini, Staline, Hitler, Salazar, Mao, Ceausescu, Bokassa. Qu'elles soient filles de noce ou grandes bourgeoises intellectuelles, simple passade ou amour passionné, ils les violentent et les adulent, mais se tournent invariablement vers elles. Epouses, compagnes, égéries, admiratrices, elles ont en commun d'être à la fois triomphantes, trompées et sacrifiées. A leurs hommes cruels, violents et tyranniques, elles font croire qu'ils sont beaux, charmeurs, tout-puissants. Car la sexualité est l'un des ressorts du pouvoir absolu, et les dictateurs ont besoin d'enrôler les femmes dans leur entreprise de domination. Elles dirigent parfois dans l'ombre, sous l'égide de leur Pygmalion qu'elles accompagnent jusque dans la mort.Diane Ducret raconte par le menu les rencontres, les stratégies de séduction, les rapports amoureux, l'intervention de la politique et les destinées diverses, souvent tragiques, des femmes qui ont croisé le chemin et passé par le lit des dictateurs.Ancienne élève de la Sorbonne et de l'Ecole normale supérieure, Diane Ducret est auteur de films documentaires culturels et animatrice d'émissions dédiées à l'histoire.

  • Pour fuir le poids de sa famille, Emilio Ortiz arrive du Chili à Paris pour étudier la linguistique.
    Il est gardien de nuit dans un petit hôtel du quartier Montparnasse et il y fait la connaissance de personnages hauts en couleur, journalistes célèbres, petits truands ou femmes fatales.
    Il passe ses journées à essayer de comprendre qui est la fille avec qui il vit près d'un cimetière de banlieue et qui explose sa vision de la sexualité. Il est arraché brutalement à "ses jours tranquilles" par la découverte des amitiés d'affaires de son père avec la hiérarchie de la dictature.
    Il retourne au Chili pour comprendre ce personnage qu'il méprise et le fascine, et son prétendu suicide...
    Mauricio Electorat est né à Santiago du Chili en 1960. Après deux années d'études de journalisme et de littérature à Santiago, il s'installe à Barcelone en 1981, où il obtient une maîtrise en philologie hispanique. Petit fils de Français émigrés à Valparaíso au début du xxe siècle, il choisit Paris comme lieu de résidence dès 1987. Il est actuellement professeur universitaire au Chili, journaliste et traducteur. Sartre et la Citroneta, son deuxième roman, a obtenu en Espagne le prestigieux Prix Biblioteca Breve.

    Ce même livre a été sélectionné par Michel Polac (Charlie Hebdo) comme l'un des soixante meilleurs romans de la première décennie du XXIe siècle.

  • Cyberland

    Li-Cam

    Ici le destin se décide oeil pour oeil, dent pour dent.

    Tu ne te copieras point en dehors des Terres Parallèles.
    Tu ne convoiteras pas le fichier d'autrui.
    Tu ne formateras pas hormis pour sauver le système.
    Autrice, éditrice et coach en créativité, Li-Cam partage sa vision du monde singulière à travers des personnages hors normes à la psychologie complexe. Ses écrits nous interrogent sur notre relation aux autres, mais également sur l'importance de notre culture dans notre perception du monde. Elle est également directrice littéraire de la collection Petite Bulle d'Univers chez Organic Editions.

    Saïd in Cyberland

    Asulon

    Simulation Love


    ASULON A OBTENU LE PRIX BOB MORANE EN 2016


  • 1944. Lorsque Pericles, un journaliste critique du dictateur salvadorien, le "sorcier nazi", est arrêté et emprisonné, son épouse Haydée, une jeune femme de la bonne bourgeoisie, décide d'écrire le journal des événements.

    Pendant qu'elle note ce qu'elle considère comme des conversations avec son mari - qui avant de devenir opposant a été collaborateur du régime -, elle raconte les progrès des arrestations, les interdictions de visite au pénitencier ainsi que ce qui se passe pour le reste de la famille, composée d'un côté de militaires, soutien du régime, et de l'autre des libéraux, opposés au tyran. Sur ce, un coup d'État contre le dictateur éclate, son fils Clemente, le fêtard, le coureur, l'ivrogne, est impliqué et raconte ce qui se passe chez les conspirateurs.
    Ses aventures parfois désopilantes alternent avec l'éveil de la conscience politique de Haydée, qui organise la rébellion avec d'autres femmes : épouses, filles, petites-filles, voisines, domestiques.
    Un grand roman de Castellanos Moya, une riche combinaison de voix et de registres littéraires, du journal intime à l'action cinématographique, en même temps qu'une prodigieuse incarnation de l'histoire d'un pays dans les destins d'une famille, un épisode fondateur : le début de La Comédie inhumaine de l'auteur.

  • Lia a 15 ans et désormais elle est seule. Arrivée en catastrophe sur Terre après l'incendie du vaisseau où elle vivait avec ses parents, elle découvre que l'humanité a presque disparu.
    Que s'est-il passé ? Où sont les derniers habitants ? Et est-ce vraiment une bonne idée de partir à leur recherche ?
    En atterrissant, elle pensait que son voyage se terminait. Il ne fait que commencer.
    Imaginé par le grand maître de la science-fiction, Pierre Bordage, et par la talentueuse scénariste de bandes dessinées Melanÿn, Mission M'Other est un récit magnifique à la recherche des autres mais aussi de soi-même...

  • Yacaré : Le dirigeant des maroquineries Brunni à Milan meurt mystérieusement après avoir signé un contrat d'assurance-vie dont le bénéficaire vit au fin fond de l'Amazonie.
    L'enquêteur de la compagnie d'assurance est un Chilien exilé et frileux, la fille de la victime a des yeux verts et étudie l'anthropologie...
    Hotline : Au Chili de nos jours pour s'attaquer à un militaire il faut être ou inconscient ou exceptionnellement honnête, c'est ce que découvre George Washington Caucaman, l'inspecteur rural Mapuche, lorsqu'on le punit en le mutant à Santiago.
    Tout en calmant ses aigreurs d'estomac au bicarbonate, il enquête sur les hot lines, le téléphone rose.

    Il applique aux politiques les mêmes méthodes qu'aux bandits, voleurs de bétail de Patagonie, révélant à tous qu'il ne suffit pas de ne pas s'être sali les mains.

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