• Silhouette imposante, port de tête altier, elle fait résonner la voix d'une femme noire, fière et volontaire, qui va devoir survivre dans un monde d'une extrême dureté, dominé par les Blancs. Une voix riche et drôle, passionnée et douce qui, malgré les discriminations, porte l'espoir et la joie, l'accomplissement et la reconnaissance, et défend farouchement son droit à la liberté.

    Après l'inoubliablement beau Je sais pourquoi chante l'oiseau en cage, Maya Angelou poursuit ici son cycle autobiographique. Maya Angelou fut poétesse, écrivaine, actrice, militante, enseignante et réalisatrice. Elle a mené de nombreux combats avant de devenir une icône contemporaine qui a inspiré la vie de millions de personnes. Elle a côtoyé Nelson Mandela, Martin Luther King, Malcolm X et James Baldwin. À sa mort, Michelle Obama, Rihanna, Oprah Winfrey, Emma Watson, J. K. Rowling et beaucoup d'autres encore lui ont rendu hommage.

  • La petite femelle

    Philippe Jaenada

    Pauline a 13 ans en 1940 lorsque son père la choisit pour faire tourner la tête des lieutenants allemands et faciliter ses affaires avec eux. Elle passe ses 17 ans dans le lit de l'occupant ; elle sera bientôt tondue. Puis vient novembre 1953 ; accusée d'avoir tué de sang-froid son amant, elle est condamnée à perpétuité. Mais qui est Pauline Dubuisson ? Une arriviste calculatrice ? Un monstre de duplicité ? Ou n'est-elle au contraire qu'une femme libre qui revendique son émancipation, victime des préjugés de son temps ? Philippe Jaenada donne la parole à cette femme que personne n'a voulu écouter et que les soubresauts de l'Histoire ont broyée sans pitié.

  • Fleur de tonnerre

    Jean Teulé

    Ce fut une enfant adorable, une jeune fille charmante, une femme compatissante et dévouée. Elle a traversé la Bretagne de part en part, tuant avec détermination tous ceux qui croisèrent son chemin : les hommes, les femmes, les vieillards, les enfants et même les nourrissons.
    Elle s'appelait Hélène Jégado, et le bourreau qui lui trancha la tête le 26 février 1852 sur la place du Champs-de-Mars de Rennes ne sut jamais qu'il venait d'exécuter la plus terrifiante meurtrière de tous les temps.
    Sous la plume acérée de Jean Teulé, Hélène reprend vie et accomplit son destin, funeste et fascinant.

  • 1940, vallée des Eaux-Claires, en Charente. La Seconde Guerre mondiale ravage l'Europe. Au Moulin du Loup, Claire et son mari Jean n'hésitent pas à faire preuve de courage et de générosité. Claire héberge une famille de réfugiés juifs, dont l'arrivée provoque de nombreuses turbulences. Jean, lui, décide de se battre.
    Lorsqu'un soldat allemand disparaît mystérieusement, les soupçons se portent sur l'un des membres de la famille. Aventures, drames, amours, ruptures, maladie s'enchaînent autour des Roy-Dumont, qui surmontent toutes les épreuves grâce à Claire et à Jean, les gardiens du clan.

  • Claire, la fille du maître papetier Colin Roy, espère le retour de celui qu'elle n'a jamais cessé d'aimer : Jean Dumont, parti travailler au loin. Même si le temps les a séparés, Jean a confié à Claire sa fille Faustine, 4 ans, orpheline de mère. Au Moulin du Loup, dans la vallée des Eaux-Claires, la vie suit son cours paisible en cette année 1905. Portée par son entourage, sa passion pour l'herboristerie et sa tendresse pour Faustine, Claire a trouvé un équilibre.
    Et voilà Jean qui revient, enfin. Mais il n'est pas seul. Une femme tapageuse et sûre d'elle l'accompagne. Et tous deux veulent récupérer Faustine.

  • À Angoulême, en 1920, Faustine poursuit son métier d'enseignante auprès d'orphelines. Veuve de Denis, la jeune femme ne peut plus masquer son amour pour son ami d'enfance, Matthieu. Ce qui provoque la colère de Bertrand Giraud, son beau-père et principal bienfaiteur de l'institution où elle travaille. Au Moulin du Loup, Claire doit, elle aussi, faire face à l'adversité quand sa fidèle servante et amie meurt accidentellement en laissant trois orphelins...
    Malgré tout, blessures et tourments font jaillir chez Claire, Faustine et les autres habitants de la vallée des Eaux-Claires un puissant désir de vie et d'espoir...

  • 1918. Après la guerre, la vie reprend peu à peu son cours dans la vallée des Eaux-Claires. Faustine, institutrice dans un orphelinat d'Angoulême, doit bientôt épouser Denis Giraud, le riche héritier du domaine de Ponriant. Pourtant, sa tendresse pour Matthieu, avec qui elle a grandi, est toujours bien présente.
    Alors qu'émerge un monde nouveau où apparaissent téléphone, électricité et progrès en tout genre, l'existence de Faustine se révèle parsemée d'embûches... et de surprises. À l'aube des Années folles, Faustine et les siens chercheront leur voie, au risque de se perdre en route...

  • Charente, 1925. Lorsque la foudre frappe les étendoirs du Moulin du Loup, provoquant un incendie qui ravage la majeure partie des bâtiments, Claire Roy est seule dans le logis miraculeusement épargné par les flammes. Elle attend Jean, son mari, parti pour le Canada avec Angela, leur fille adoptive. Quand il rentre enfin, elle retrouve un homme taciturne et distant...Devant la famille réunie, Angela, enceinte, fait éclater la tempête qui brise les coeurs et les âmes. Trahie et humiliée, Claire chasse Jean et Angela. Elle doit désormais se battre, et renaître. Trouvera-t-elle la force de pardonner ?

  • États-Unis, années 30. Tout gamin déjà, Alvin Karpis rêvait liberté et d'argent facile, le grand rêve américain, version criminelle ! Dès qu'il sait tenir une arme, il dévalise, braque, kidnappe et joue au chat et à la souris avec le FBI... Il est fidèle en amitié, nomade par nécessité. Et le voilà qui devient l'obsession des fédéraux, celui que l'on appelle l'«Ennemi public #1» et le seul porteur de ce titre légendaire qui n'y laissera pas sa peau.
    Gangster est le récit de cette vie d e h ors-la-loi aussi romanesque que le meilleur des polars.

  • Dernier grand représentant des flics de la " vieille école ", Marcel Guillaume fut le policier le plus célèbre de l'entre-deux guerres.
    Il inspira à Georges Simenon le personnage du commissaire Maigret. Inédites sous forme de livre, les Grandes enquêtes du commissaire Guillaume constituent des mémoires passionnants. En fin psychologue, dans un style haletant, il raconte sa traque de la bande à Bonnot, les crimes passionnels et crapuleux de son temps, sonde l'âme mystérieuse de Landru -le seul meurtrier qui parvint à lui faire baisser les yeux-, confesse Violette Nozières et l'assassin fou du Président Doumer, dévoile les secrets de l'affaire Stavisky.
    Le commissaire Marcel Guillaume n'hésite pas à faire part de ses états d'âme, doutes et convictions. Il invite le lecteur à participer à ses enquêtes et apporte un soin particulier à décrire l'ambiance des interrogatoires dans son bureau du 326, quai des Orfèvres. Une atmosphère digne des meilleurs Maigret !

  • "Hoover a fait plus de mal aux États-Unis que Joseph Staline..." Norman Mailer.

    Puritain conservateur, acharné de la chasse aux « Rouges », raciste décomplexé, antisémite, J.E.
    Hoover sera le patron du FBI de 1924 à 1972. La montée de la criminalité pendant la crise de 29 fera sa légende Il transformera peu à peu le FBI en police politique archivant grâce aux progrès de la technologie les écoutes, données privées et empreintes digitales de quelques 159 millions d'individus. Il a traqué toutes les « sorcières » possibles et imaginables, privilégiant les cibles en vue et ne négligeant aucun recoin de leur vie privée. Craint de huit présidents qui essayeront de le démettre ou de l'éloigner, Hoover se passionnait pour les déviances idéologiques ou intimes, mais il combattait fort peu le crime organisé. Ce puritain conservateur cachait un homosexuel honteux. A sa mort, les dossiers de l'homme qui avait passé sa vie à espionner l'Amérique ont disparu. Pouvait naître la légende de ce personnage digne des romans de James Ellroy et qui a été incarné à l'écran par Leonardo Di Caprio.

  • Dernier grand représentant des flics de la " vieille école ". Marcel Guillaume inspira à Georges Simenon le personnage du commissaire Maigret. Dans ce document exceptionnel, publié en feuilleton dans le grand quotidien Paris-Soir en 1937, il raconte sa traque de la bande à Bonnot, les crimes passionnels et crapuleux de soir temps, sonde l'âme mystérieuse de Landru, confesse. Violette Nozières et dévoile les secrets de l'affaire Stavisky. Le commissaire Guillaume invite le lecteur à participer à ses enquêtes et apporte un soin particulier à décrire l'ambiance des interrogatoires dans son bureau du 36 quai des Orfèvres. Une atmosphère digne des meilleurs Maigret !. Marcel Guillaume (1872-1963) fut, entre 1930 et 1937, le chef de la fameuse " brigade spéciale".
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  • Ancienne reporter de guerre devenue journaliste lifestyle, Diane Beaufort part séjourner en Écosse. Elle espère y trouver le calme dont elle a besoin pour achever la rédaction de son premier roman. Dans son hôtel des Highlands, elle rencontre Sarah et Jérémie, un jeune couple en voyage de noces, et se lie d'amitié avec eux. Hélas, une série de meurtres mystérieux va troubler leur voyage. En visitant le château de Highstone, où un chevalier français a péri au fond d'un cachot, Sarah est assaillie de visions.
    Qu'est-elle venue chercher sur les landes écossaises? Y aurait-il un lien entre ces crimes et le jeune couple?
    De découvertes en révélations, les événements s'enchaînent, qui bouleversent chacun des personnages...

    Le suspense est permanent dans ce roman de Marie-Bernadette Dupuy. Entre Écosse et Canada, l'auteure nous offre une intrigue riche en péripéties portée par un trio efficace et attachant. La jeune Sarah connaît de nombreuses frayeurs, tandis que son couple est souvent chahuté. Mais heureusement, Diane veille toujours au grain...

  • Vous êtes fasciné par la criminologie, la police scientifique et le travail d'enquête ? Cette deuxième édition entièrement mis à jour vous entraîne dans les profondeurs du monde du crime, et vous offre une meilleure compréhension des sombres recoins de l'esprit criminel et des moyens d'action des défenseurs de la loi.

    Vous comprendrez ce qu'est un crime, comment le mesurer, et ses conséquences sur les victimes et la société en général. Vous explorerez les différentes théories qui cherchent à expliquer pourquoi les individus commettent des crimes. Vous identifierez les différents types de crimes, du crime en col blanc au crime organisé ou au terrorisme, l'un des plus grands défis de notre époque. Vous suivrez les policiers pendant qu'ils poursuivent et arrêtent les criminels. En somme, vous découvrirez les véritables motivations du crime, la façon dont la société réagit face à cette menace, et, surtout, les moyens de limiter son expansion.

  • 22 juin 2004. Après un an d'interrogatoires, Monique Fourniret révèle une partie du parcours criminel de son mari, « l'Ogre des Ardennes ». Il sera condamné à perpétuité. Celle que Michel Fourniret surnomme sa Mésange reste un mystère : victime ou complice ? Instrument ou inspiratrice ? Mésange ou ogresse ? En faisant résonner la voix de Monique Fourniret jusqu'aux tréfonds de la folie, la traque de ces deux monstres révèle un diabolique face-à-face avec les enquêteurs.

  • « Sa mascotte est la panthère, sa devise tient en trois mots : « Servir sans faillir ». Tatiana n'y a jamais dérogé. Elle s'est imposée en prouvant que la négociation n'est pas une question de genre mais avant tout une affaire de spécialistes. C'est la crédibilité de l'interlocuteur ou de l'interlocutrice qui compte. Aussi, il est important d'avoir une diversité de profils, et à ce titre elle a fait la démonstration qu'il serait hautement fautif de prétendre pouvoir se passer des femmes. C'est ainsi qu'elle a été amenée à traiter des situations très délicates, avec des terroristes et des personnes radicalisées, de l'Afghanistan à la Côte d'Ivoire, du Bataclan à Magnanville ».
    Extrait de la préface de Bernard Cazeneuve, ancien Premier ministre.

    Tatiana Brillant a été négociatrice au RAID. Pendant plus de 13 ans, elle fut le seul officier féminin à exercer ce métier au sein de cette prestigieuse unité d'élite. Reconnue pour son abnégation, son professionnalisme mais aussi sa discrétion, elle a accepté de raconter son parcours pour inspirer celles et ceux qui peut-être, un jour embrasseront la carrière mais aussi pour aller à l'encontre de certaines idées reçues... Car si cela n'a pas toujours été facile au début, Tatiana a très vite su s'imposer.
    Grâce à la négociation, Tatiana a permis la résolution de nombreuses affaires, qu'il s'agisse de forcenés, de prises d'otages, d'enlève ments ou d'affaires impliquant des terroristes. Certaines furent tès médiatiques... Ce livre qui mêle témoignages personnels et plongées au coeur de l'action est le récit d'une femme d'exception.

  • Les amants du lac vert

    Claude Peitz

    Sur les rives du Lac Vert, sur les hauteurs des Vosges, un jeune couple est retrouvé. Enlacés dans la mort, les deux jeunes gens semblent avoir succombé à une overdose.
    Pourquoi, alors, se sont-ils habillés et installés comme saint Jean et la Vierge Marie sur le panneau central du retable d'Issenheim ? Ce suicide en est-il vraiment un ?
    Pour Claude Lemmy commence une des enquêtes les plus étranges de sa carrière. En compagnie de son ami, le capitaine Meister, il va remuer tout Colmar à la recherche d'un tueur qui semble mettre en scène chacun de ses crimes en se référant à ce fameux Retable.
    Car les morts vont se succéder, et les couples en danger se multiplier, jetant dans le désespoir les enquêteurs eux-mêmes.
    Un roman noir au suspens inquiétant, qui sonde les âmes et les coeurs.

  • Plongée vertigineuse dans le monde du crime de São Paulo. Très noir. « Il est temps que je me venge, ma faim s'est transformée en haine. » Au Brésil, dans la favela, 5 voyous planifient le braquage parfait. Sans perspective de futur, tombés dans l'engrenage cruel de la haine, poussés par une faim ultime, ils tuent, aiment ou meurent dans des proportions démesurées. «Ici, pas de distance intello, on est là in vivo dans une favela de Sao Paulo, dans le ghetto in utero. Lecture du KO et littérature du chaos. » Ferréz est le chef de file de la littérature périphérique au Brésil. Le Manuel s'est vendu à 200 000 exemplaires au Brésil.

  • Júlio Santana, bon chasseur et bon tireur dans son Amazonie natale, a appris la profession de tueur à gages à 17 ans avec son oncle qui lui assure que, s'il récite dix Ave Maria et vingt Pater Noster après chaque meurtre, il n'ira pas en enfer. Il note soigneusement sur un cahier d'écolier le nom des victimes, le nom des commanditaires, la date et le lieu du crime, ce qui lui a permis de compter 492 personnes au long de 35 années de carrière.

    Júlio raconte ses drames, ses rêves, ses faiblesses. C'est un homme sensible, un bon fils, un mari aimant et un père affectueux. Il a pour commanditaires l'armée, des maris jaloux ou des pères vengeurs, des grands propriétaires terriens qui éliminent des syndicalistes ou des «sans terre».

    Pour la première fois, un reportage raconte, avec un grand talent littéraire, la vie surprenante d'un homme que tout destinait à être un pêcheur comme son père et son grand-père, mais qui est devenu le plus grand tueur professionnel connu au monde.

  • Tuer le pouvoir

    Olivier Coquard

    • First
    • 11 April 2019

    L'assassinat politique est avant tout un acte public, spectaculaire, presque théâtral : que l'on pense à la sauvagerie des chevaliers et sénateurs qui tuèrent Caligula en pleine fête d'Auguste, à la violence extrême des assassins de Thomas Becket au coeur de la cathédrale de Canterbury, ou encore, plus proche de nous, au meurtre de JFK devant une foule immense...
    Pourtant, la plupart des assassinats politiques furent, au fond, des échecs : le changement de régime espéré par les meurtriers n'eut généralement pas lieu, et ces derniers furent rarement honorés pour leur acte homicide.
    Dans cet ouvrage passionnant, l'historien Olivier Coquard revient sur les plus grands complots et actes de folie isolés qui ont, à travers l'histoire, littéralement « tué le pouvoir ».

  • L'intelligence économique est depuis sa naissance officielle il y a plus de 25 ans, une dynamique désormais bien ancrée dans les pratiques des entreprises.

    Chaque année, des centaines de nouveaux professionnels viennent renforcer les dispositifs existants ou en créer de nouveaux. De nombreux ouvrages ont ainsi été publiés sur le sujet.

    Il était donc devenu nécessaire - avec le recul approprié - de proposer une bibliothèque de 100 cas structurés. En proposant une revue d'histoires vécues dans tous les champs de l'intelligence économique (veille, protection de l'information, influence, management des connaissances), cet ouvrage offre une mine de savoirs qui intéresseront aussi bien les praticiens que les chercheurs ou les étudiants.

    Chaque cas relate les faits puis propose des enseignements avant de proposer des références pour aller plus loin. Mais c'est surtout la variété des cas qui fait la richesse de ce qui devrait devenir un ouvrage de référence des spécialistes de l'intelligence économique.

  • En 1952, sous Staline, une femme est assassinée dans une petite ville proche de Tchernigov, en Ukraine. Elle a fait partie de la résistance juive pendant la guerre. Un policier, personnage falot qui est aussi le narrateur du récit, est chargé de l'enquête. Celle-ci va être l'occasion d'un extraordinaire tableau sociologique de la population, marquée par les privations et les séquelles d'une guerre qui a décimé la communauté juive. Dans la « fraternité soviétique » imposée à toutes les couches de la société, on ne parlait pas de ces choses-là¿ Mais l'enquête fera éclater ce consensus hypocrite et apparaître le mensonge.
    Le grand art de Margarita Khemlin, dans ce roman polyphonique, consiste à tenir en haleine son lecteur et à piquer sa curiosité. Chaque personnage semble impliqué dans le meurtre, mais tous se taisent ou ne livrent que des semi-vérités ; ils sont progressivement mis à nu au fil du récit par le policier, figure médiocre et radicalement soviétique, dont la vie personnelle est intimement liée à l'intrigue.

  • Marseille, capitale du crime en France : une réputation (presque) mondiale. Les délinquances y seraient bien plus nombreuses et plus graves que dans les autres villes françaises. Y prospéreraient de puissants réseaux bénéficiant de la complicité de décideurs politiques locaux, impliqués dans divers trafics. Et supposés suffisamment influents pour que police et justice soient à leurs ordres. Marseille serait ainsi gangrenée par une mafia qui en tiendrait les commandes.
    Enquêtant au quotidien depuis des décennies sur les réalités marseillaises, Michel Samson a voulu savoir comment ce mythe - car c'en est un - a pu naître et, surtout, pourquoi il reste si vivace. D'où une nouvelle enquête, dont rend compte ce livre au ton vif, truffé d'informations. Après avoir décortiqué les ressorts d'une légende construite depuis les années 1930 par des centaines de films, de livres, d'articles et d'émissions, l'auteur raconte cette réalité à partir d'un observatoire privilégié : le palais de justice de Marseille, où sont jugées les personnes accusées des délits et des crimes qui s'y commettent - et d'autres aussi...
    On y découvre les « comparutions immédiates », qui jugent à la chaîne les délinquants ordinaires, comme ailleurs en France : voleurs de voitures, conducteurs sans permis, vendeurs de shit, chefs de réseau, escrocs divers... Une autre délinquance parle d'escroqueries d'ampleur ou de détournements de fonds publics, là aussi comme ailleurs. Et devant les assises, comparaissent enfin les auteurs de crimes. De « règlements de comptes » notamment, dont on découvrira que, contrairement au cliché médiatique, ils sont moins nombreux aujourd'hui qu'hier. En bref, une entreprise de démystification aussi instructive que salutaire.

  • Le 20 août 2007, David Puaud, alors éducateur de rue, découvre, à la une du journal local, le titre suivant : « Meurtre à Richelieu : un jeune Châtelleraudais inculpé d'homicide volontaire avec préméditation, actes de tortures ou de barbarie, enlèvement et séquestration suivis de mort. » Il se surprend à penser immédiatement à un des jeunes qu'il suit dans le cadre de ses missions de prévention, intuition qui se révélera juste.

    Passé l'effet de sidération, il décide de suivre le procès en cour d'assises de ce crime et d'en faire le sujet de sa thèse d'anthropologie. Au cours de ce procès, le principal accusé se verra à plusieurs reprises assimiler à la figure du « monstre », dénué d'humanité.

    Parallèlement, David Puaud mène un travail de terrain pour tenter de suivre au plus près la trajectoire qui a conduit cet individu jusqu'à de tels actes, en analysant les ressorts psychosociaux, politiques, institutionnels et historiques qui sont entrés en jeu dans son parcours.

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