• Petit-fils de berger pyrénéen, fils d'une correctrice de presse et d'un concessionnaire Simca à Toulouse, Paul Blick est d'abord un enfant de la Ve République. L'histoire de sa vie se confond avec celle d'une France qui crut à de Gaulle après 58 et à Pompidou après 68, s'offrit à Giscard avant de porter Mitterrand au pouvoir, pour se jeter finalement dans les bras de Chirac.

    Et Paul, dans tout ça ? Après avoir découvert, comme il se doit, les joies de la différence dans le lit d'une petite Anglaise, il fait de vagues études, devient journaliste sportif et épouse Anna, la fille de son patron. Brillante chef d'entreprise, adepte d'Adam Smith et de la croissance à deux chiffres, celle-ci lui abandonne le terrain domestique. Devenu papa poule, Paul n'en mène pas moins une vie érotique aussi intense que secrète et se passionne pour les arbres, qu'il sait photographier comme personne.

    Une vraie série noire – krach boursier, faillite, accident mortel, folie – se chargera d'apporter à cette comédie française un dénouement digne d'une tragédie antique. Jardinier mélancolique, Paul Blick prend discrètement congé, entre son petit-fils bien-aimé et sa fille schizophrène.

    Si l'on retrouve ici la plupart des " fondamentaux " de Jean-Paul Dubois – dentistes sadiques, femmes dominatrices, mésalliances et trahisons conjugales, sans parler des indispensables tondeuses à gazon –, on y découvre une construction romanesque dont l'ampleur tranche avec le laconisme de ses autres livres. Cet admirateur de Philip Roth et de John Updike est de retour avec ce roman dont le souffle n'a rien à envier aux grandes sagas familiales, dans une traversée du siècle menée au pas de charge.

  • En France, il a fallu attendre la loi du 16 octobre 1999 pour que l'expression « guerre d'Algérie » soit officiellement reconnue. De 1954 à 1962, l'euphémisme « opérations de maintien de l'ordre » permettait de ne pas reconnaître le statut de belligérants à ceux que l'État considérait comme des « rebelles », des « terroristes »... Dans une perspective centrée sur la France, et en partant de la chronologie des faits, Guy Pervillé retrace l'histoire d'une décolonisation douloureuse. Plus de cinquante ans après les accords d'Évian, il interroge nos difficultés à normaliser les rapports franco-algériens.

  • « IL Y A DEUX HOMMES EN MOI », a dit le Général à Alain Peyrefitte.

    Le militaire en lui peut être cassant, l'homme d'État est sans concessions, sauf celles qu'il sait faire en temps utile. Raide comme la Justice, mais souple en pensée.
    Violemment drôle, écrivain parfait, orateur incomparable parlant au Conseil des ministres avec les mots d'un titi parisien. C'est le premier homme en lui, entre Gavroche et Bonaparte.
    Le second est sensible, vulnérable quand on ne l'aime pas, cherche toujours l'amour du peuple et de ceux qui l'entourent, souffre comme un damné d'avoir été désavoué en 1969, et finalement, meurt de chagrin - c'est l'interprétation de son épouse.

  • Corps noir. Code noir.
    Esclavage. Colonisation.
    Identité. Exclusion.
    Nègres. Fantômes. Fantasmes.
    Mépris. Haine de soi.
    Race. Racisme. Différence.
    Moi. L'autre.
    Qui a inventé le corps noir ?

    Jean-Claude Charles ouvre de singulières perspectives en interrogeant le mythe du corps noir.

  • À propos d'Albert Lebrun, Président de la République en 1940 : « Comme chef de l'État, deux choses lui avaient manqué : qu'il fût un chef et qu'il eût un État. »
    À propos des démocrates-chrétiens, qui, en 1947, ne le soutiennent plus : « Je ne peux pas dire que je les déteste. On peut détester Hitler, Staline. On ne peut pas détester le néant. »
    À la suite de son opération de la prostate : « Avant, les Français me regardaient comme si j'étais la France ; maintenant, ils savent que je suis incontinent. »
    Le général de Gaulle (1890-1970) est resté dans les mémoires à la fois comme le résistant ayant lancé l'appel du 18 juin depuis Londres et aidé à la libération de la France, et comme le président des crises que sont la guerre d'Algérie et mai 1968. Retrouvez 300 citations cultes de Charles de Gaulle !
    Journaliste, homme de radio et cinéaste, François Jouffa aime aussi raconter des blagues. Avec Frédéric Pouhier, il est l'auteur chaque année de Fous rires dans lequel il rassemble les meilleures blagues de l'année !
    Frédéric Pouhier est auteur de one-man show, homme de radio et a déjà écrit de nombreux livres d'humour.

  • 2 194 jours en 660 pages et 130 pages d'annexes !Du 1er septembre 1939, date de l'invasion de la Pologne, au 2 septembre 1945, jour de la capitulation définitive du Japon.Cet ouvrage retrace, sous la forme de textes répartis chronologiquement, l'immense conflit qui a secoué la planète et plongé l'humanité dans la plus terrible des tragédies que l'histoire ait connues.Si les faits militaires constituent la trame principale du livre et en ponctuent, jour après jour, le déroulement, ils ne sauraient à eux seuls rendre compte de la lutte qui fut menée sur tous les fronts par les hommes épris de liberté contre la bête noire du nazisme et ses alliés.

  • Grand entretien : Élisabeth de Fontenay. « Il faut repenser les Lumières avec les mots d'aujourd'hui »
    À l'occasion de son dernier ouvrage, En terrain miné (Stock, 2017), la philosophe Élisabeth de Fontenay évoque son amitié conflictuelle avec Alain Finkielkraut, son attachement au judaïsme, sa vision de la laïcité et de l'islam et son engagement pour la cause animale.
    Dossier : Qu'est-ce que le macronisme ?
    -> Rencontre de Ricoeur et de Macron par Olivier Mongin
    En 1999, Emmanuel Macron accepte de travailler comme assistant éditorial de Paul Ricoeur. Olivier Mongin explique l'influence intellectuelle du philosophe sur l'étudiant et son rôle d'éducateur politique auprès du futur président.
    -> La place de Paul Ricoeur dans la philosophie contemporaine par Olivier Abel
    /> Olivier Abel définit la pensée de Paul Ricoeur, son style et ses grands thèmes de prédilection (la question du mal, le langage, le temps).
    -> Le prince et la République par Philippe Raynaud
    Emmanuel Macron a rédigé un mémoire de maîtrise sur Machiavel. Philippe Raynaud se demande en quoi les concepts machiavéliens peuvent ou non illustrer l'action du président.
    -> L'enfant caché de Giono par Franz-Olivier Giesbert
    Giono figure au panthéon littéraire d'Emmanuel Macron, aux côtés notamment de Gide et Camus.
    -> Mitterrand, l'avenir de Macron ? par Laure Adler
    Mettre en parallèle François Mitterrand et Emmanuel Macron permet de dégager d'intéressantes similitudes et dissemblances.
    -> Le macronisme est-il schumpétérien ? par Annick Steta
    Maladroitement assimilée aux théories de Joseph Schumpeter, la philosophie économique d'Emmanuel Macron puise à d'autres sources, comme l'analyse Annick Steta.
    Littérature -> Inédit. Julie Wolkenstein « Regarde ! Regarde comme je suis fait pour toi ! »
    Julie Wolkenstein raconte comment elle trouva un long-métrage disparu d'Éric Rohmer, sujet de son dernier roman, Vacances (POL, 2017).

  • En 1914, le lieutenant Charles de Gaulle a vingt-trois ans. Il vient de sortir de Saint-Cyr, et c'est avec enthousiasme qu'il part en guerre à la tête d'une section du 33e régiment d'infanterie. Dans la boue de Champagne, dans le fracas de Verdun, de Gaulle se bat.
    Blessé à trois reprises, laissé pour mort sur le sol de Douaumont, il est conduit en captivité en Allemagne le 2 mars 1916. Emprisonné trente-deux mois, il s'évade en vain à cinq reprises. Cette épreuve ultime l'atteint dans son honneur autant qu'elle le forge. Du fond des forteresses allemandes, coupé des siens, il laisse libre cours à sa réflexion, lit, se documente et réfléchit sur ce qu'il a vu : l'enfer des tranchées, le courage des soldats, les forces et les faiblesses du commandement français, et la stratégie de l'armée ennemie. Désormais, il aura un credo: ne plus jamais cesser le combat. L'homme du 18 juin 1940 est né.
    Faire la lumière sur cette partie méconnue de la vie de Charles de Gaulle, c'est le pari tenu par Frédérique Neau-Dufour grâce à des archives familiales jusque-là inédites : près de deux cent lettres échangées entre les frères de Gaulle, notes écrites pendant sa captivité, rapports de ses hospitalisations, journaux de marche des régiments, carnets de souvenirs, etc. Explorant aussi les archives belges et allemandes, l'auteur nous offre une biographie palpitante qui fourmille de détails, et dessine la figure étonnante d'un combattant de la Grande Guerre pas tout à fait comme les autres.

  • « Casimir, le constipé » ; « Moi, je ne dis pas Pétain, mais putain », « Général rebelle, bradeur de l'Empire, paranoïaque à délire intermittent » : ces diverses apostrophes adressées au chef de l'État furent poursuivies par le Parquet et leurs divers auteurs - citoyens ou journalistes - condamnés par les juridictions pénales. Délit méconnu, le délit de presse a protégé le président de la République en France de 1875 à 2013 et a souvent été présenté comme un délit d'opinion. Or, cet ouvrage entend réfuter ce lieu commun en se fondant sur une étude des procès à partir de documents d'archives. Il met notamment à jour l'épisode méconnu des paroles publiques injurieuses adressées par l'homme de la rue au maréchal Pétain et la sévérité des sanctions pénales. Il retrace la lutte judiciaire menée par le général de Gaulle à partir de 1959 contre les opposants d'extrême droite, « ennemis » du régime. Il permet, en étudiant cette face cachée de la République - la République injuriée -, de révéler la permanence d'une guerre civile larvée dans l'histoire politique française contemporaine.

  • Ferdinand est noir et exilé. Il oscille entre Paris et New York. À Manhattan, il loge chez Jenny. Par la suite, il rencontre la belle Fran dans un bar de Greenwich Village. Ferdinand est découragé, Fran est désespérée. Pendant trois jours, ils vont marcher, courir, parier, déambuler, flâner, s'aimer aux quatre coins de New York. Au rythme de l'écriture et de la musique de Jean-Claude Charles, entre le swing et le blues, entre les larmes et le fou rire, le coeur de Ferdinand balance entre Jenny et Fran.

  • Marqué par deux guerres mondiales, la guerre d'Algérie, plusieurs régimes politiques successifs et les « Trente glorieuses », le XXe siècle a connu une mutation sociologique sans précédent et une uniformisation des pratiques socioculturelles.
    Ce manuel analyse la réalité historique sous tous ses aspects et s'attache à montrer une histoire en train de se faire, de 1914 jusqu'à 2012.

  • De si jolies petites plages est un récit-reportage écrit sur les premières vagues de boat-people haïtiens, qui ont atterri sur les côtes de Floride. Récits, témoignage, entretiens... On y voit l'engagement et le flair d'un écrivain respectueux de la réalité et des gens, qui documente sur le terrain pour découvrir le vrai visage de ces migrants nus, qui ont tout abandonné pour un autre destin. L'auteur Jean-Claude Charles nous dit que «De si jolies petites plages peut être lu comme un roman, parfois comme de la poésie, il y a du théâtre aussi...»
    Jean-Claude Charles a investigué sur le sujet de mars 1980 à août 1982. Sur une tonalité blues, qui fait la marque de cet écrivain, cette enquête rebelle, brutale, saccadée, épouse les aspérités d'une réalité qui dure. Grâce à l'analyse pertinente de Jean-Claude Charles, on comprend que les Haïtiens sont «les seuls boat-people du monde à se réfugier dans les bras des responsables directs de leur malheur» ! Les gardes états-uniens les prennent pour des enfants fautifs qu'il faut encadrer et punir au besoin. Les camps ne se trouvent pas tous aux États-Unis, certains Haïtiens échouent aux Bahamas, à Fox Hill, où la prison centrale de Nassau les attend. Les plus chanceux finiront dans le bush, au sud de New-Providence, un bidonville à l'image de la Saline de Port-au-Prince. La même misère, mais... ailleurs. Mais c'est encore pire pour ceux qui atterrissent à Porto Rico et découvrent le célèbre Fort-Allen: «Bienvenidos. Centro de Educación y Trabajo». De la peur à la révolte, c'est le désir d'évasion à n'importe quel prix qui domine. Les Haïtiens n'en finissent pas de fuir, peu importe la destination finale, même l'enfer... Et l'enfer est toujours au rendez-vous. Un livre combien actuel qui fait comprendre la situation des migrants d'aujourd'hui.

  • Une fois par an, lors de la nuit de la Saint-Sylvestre, arrive le Changement.
    Tout change : les identités de chacun, les professions, les statuts sociaux... Le riche peut devenir pauvre, le pauvre peut devenir riche, tout change.
    Un an seulement pour venir cette vie-là, avant le prochain Changement : cette fois, l'année était 1963, quelle sera la prochaine ?
    Paris est une gigantesque spirale à étages et la réalité n'a plus rien de solide.

    Dominique Douay, écrivain d'origine lyonnaise, fut l'une des plumes françaises les plus en vue durant les décennies 1970-80, récompensée par deux Grand Prix de la SF Française (1975 et 1989). Il fait aujourd'hui son retour !


    Fidèle à son inspiration "dickienne", Douay joue dans ce roman inédit du trouble de la réalité et des fantasmes de l'histoire, dans la plus pure veine d'un Philip K. Dick.

  • Mu et JP sont Belges et gèrent de magnifiques chambres d'hôtes à Honfleur, en Normandie. Un matin, dans le jardin verdoyant et fleuri de leur Manoir, un corps sans vie vient troubler leur existence. Encore ! C'en est trop pour Mu et JP ! Pas question de revivre les moments difficiles d'il y a quelques mois. Que faire avec ce corps ? Qui est-il ? Où le mettre ? Combien pèse-t-il ? Quand va-t-il commencer à sentir ? Autant de questions auxquelles Mu et JP vont devoir rapidement trouver des réponses...


    À part raconter des histoires à ses enfants ou faire peur la nuit au camp patro avec des récits hallucinants, Patricia Culot n'a jamais rien publié. Enfin presque, rassurez-vous, en tant que graphiste de confession et illustratrice de formation, il y a quand même eu plein d'histoires et de publications de toutes sortes. En tout cas, ce qui est sûr, c'est que des Charles, il risque d'y en avoir encore ;-)

  • La joie de vivre, c'est le soleil des gens du Nord ! Elle se manifeste dans leur sens de la fête, mais aussi dans la musique de leurs mots, l'usage qu'ils font du français et la malice qu'ils expriment en picard. Comme disait André Stil : « C'est un pays haut en couleur humaine » ! Il est bien loin le temps de Germinal de Zola, de la courée dans laquelle grandit Van der Meersch, et de la ville « où, sans fin, vomissant le charbon, l'usine en feu dévore un peuple moribond... ! » (Albert Samain). Ces auteurs importants s'écartent aujourd'hui de l'imaginaire du pays et laissent éclore une littérature du Nord, joyeuse et optimiste comme ses habitants.
    « Cette région est comme le bonheur, s'exclame Jacques Duquesne : on ne sait son prix que lorsqu'on l'a perdu. »

  • Trois hommes. Trois présidents de la République : Charles de Gaulle, François Mitterrand, Jacques Chirac, les seuls à avoir été réélus et à avoir « régné » sur la France respectivement onze, quatorze et douze ans. Trois chefs d'État très différents par leurs origines, leur caractère, leur vision de l'Histoire, leurs principes. Mais comment ont-ils terminé leur mandat ? Quelles ont été ces trois fins de règne ?
    Charles de Gaulle, l'honneur bafoué, claquant la porte sans un mot en 1969 après la victoire du « non » au référendum.
    François Mitterrand, rongé par le cancer, affaibli par les affaires, mais tenant bon jusqu'au dernier jour et finalement salué pour son courage, au-delà de ses profondes ambiguïtés.
    Jacques Chirac - quel grand président il aurait pu être ! - à force d'abandons, d'affaires, n'a-t-il pas gâché sa chance ? Son dernier message empreint d'émotion, d'amour pour la France et les Français, aura-t-il été suffisant pour nous faire oublier son bilan ?
    Trois destins que restitue Henri Amouroux avec son regard passionné et précis de chroniqueur, d'historien. Les cheminements et les chaos du parcours de ces hommes dessinent la dramaturgie des derniers jours de leur règne.


    Henri Amouroux est membre de l'Institut. Sa Grande Histoire des Français sous l'Occupation a été lue par des millions de Français, il est également chroniqueur au Figaro et au Figaro Magazine.

  • Cet ouvrage, Le peuple du désastre, est le premier livre d'une série de onze ouvrages dédiés à La Grande Histoire des Français sous l'Occupation.
    Du 3 septembre 1939, date de la déclaration de la guerre à l'Allemagne, au 22 juin 1940, date de la signature de l'Armistice avec le IIIe Reich, la France allait entrer dans l'une des plus sombres périodes de son Histoire.
    Jusqu'au 10 mai 1940, tout se passa comme si les responsables militaires français s'étaient installés « confortablement » dans une Drôle de Guerre pour laquelle il semblait urgent de ne rien faire. Drôle, cette guerre l'a été par certains de ses aspects lorsque l'on songe au cas du lieutenant Lacombe, un pilote français de Morane 406, qui écopa d'un blâme sévère pour avoir attaqué l'aérodrome de Sarrebruck, détruit un Messerschmitt 109 ainsi qu'un hangar. Ce ne fut malheureusement pas un isolé. Ce manque de combativité (à quelques exceptions près) laisse-t-il supposer que les responsables militaires français étaient en attente d'un règlement pacifique du conflit ?
    Le 10 mai 1940, lorsque l'armée allemande passe à l'offensive en envahissant la Belgique et les Pays-Bas, on réalise qu'au manque d'initiative s'ajoute un manque de réactivité. Il est impossible de contrer la ruée des panzers conjuguée aux bombardements des Stukas de la Luftwaffe qui sèment la terreur chez les militaires comme chez les civils. La Blitzkrieg élaborée par le général von Manstein et validée par Hitler donne alors un avantage décisif aux forces allemandes. La mise en oeuvre de cette audacieuse stratégie n'avait pu être imaginée par les stratèges français. Cette carence dans l'anticipation fit que l'armée française ne sut profiter des quelques périodes de faiblesse que traversa la Wehrmacht lors de sa rapide progression et qui auraient pu entraîner un retournement de situation. Seule la volonté d'Hitler d'en découdre militairement donna la victoire à l'Allemagne. Cette même volonté belliqueuse allait l'amener plus tard à sa perte.
    Pour les civils, c'est l'exode. Pour les militaires, c'est la débâcle. Pour les politiques c'est la fuite vers Bordeaux. C'est un désastre dans lequel la France et ses élites se trouvèrent complétement dépassées par les événements.

    Grâce à son talent de journaliste et d'historien Henri Amouroux, membre de l'Académie des sciences morales et politiques, sait mieux que quiconque nous faire partager l'intensité dramatique de cette période où l'héroïsme le plus pur côtoya la veulerie la plus sordide. Dans ses analyses minutieuses, le facteur humain reste toujours omniprésent et facilite la compréhension de cette terrible période d'où émergera la France moderne, mais aussi l'Europe en tant qu'entité économique et politique en devenir.

  • Je suis la

    Eddie Cristine

    • Alto
    • 19 August 2014

    Angèle voyage sans bagages. Elle croit au destin et ne tourne pas le dos aux miracles. Personne ne lui veut du mal. Pas depuis qu'un tir groupé d'infortunes l'a prise pour cible. Pas depuis que la vie lui a offert le plus grand des bonheurs pour, peu après, le lui arracher et la jeter sur une île déserte.

    Presque quatre ans plus tard, l'île d'Angèle s'est repeuplée. À Shédiac, où elle vit entourée de voisins parfois turbulents et d'une tribu de meneuses de claques,
    elle compte les heures et apprivoise le mode d'emploi de sa nouvelle existence.

    C'est une histoire vraie, mais ce n'est pas tout à fait la vérité. Plutôt un récit à moitié inventé, un refrain consolateur où ailes rime avec embellie et force, avec mémoire. La preuve que l'imagination a toujours le dernier mot.

  • Cet ouvrage n'est en rien une suite au remarquable livre de Monsieur Stéphane Hessel. L'auteur n'a pour but que de rappeler l'opinion de plusieurs personnalités politiques de premier rang - dont le général de Gaulle cité ci-après - qui ont, au fil du temps et de celui des républiques, régulièrement fustigé aussi bien les partis "...qui s'efforcent de prolonger le système selon lequel chacun cuit sa petite soupe, à petit feu, dans son petit coin" que les gouvernements : "Nous avons un gouvernement de fantoches. Je dis de politiciens, de polis-petits-chiens", en s'interrogeant ouvertement sur le fait que l'Histoire n'étant qu'un éternel recommencement, n'en est-il pas de même aujourd'hui ? Et quelles en seront les conséquences?

  • "Raymond Barre ou le plus mal connu des hommes connus." Tel aurait pu, également, être le titre de ce livre.
    De l'homme qui, pendant près de cinq ans, fut Premier ministre, les Français ne savent presque rien. Ils n'en ont qu'une image partielle : celle du chef du gouvernement nommé, en août 1976, au plus fort des difficultés économiques et sociales, appelant à l'effort, au retour à la compétitivité, à la défense du franc, à l'adaptation des entreprises et, plus encore, à la transformation des mentalités face au monde dans lequel nous vivons, celui des fulgurantes évolutions.
    Mais il existe un autre Raymond Barre que l'homme politique. Pudique, discret, secret, Raymond Barre, qui n'est entré que très tard et par hasard en politique il a cinquante-deux ans en 1976 -, a toujours refusé de se livrer. Il n'aime ni les potins, ni les cancans, ni les "échos", ni les petites phrases ni les petites histoires. Aussi Henri Amouroux, auteur de "La grande histoire des Français sous l'occupation", a-t-il voulu écrire ce livre comme il le fallait, en historien qui va aux sources et retrouve l'écolier Raymond Barre, premier de sa classe, à la Réunion; l'étudiant, qui, en 1946, suit à Paris les cours de François Perroux et de Raymond Aron; l'agrégé, professeur en Tunisie, où il rencontrera celle qui deviendra sa femme; l'homme à qui le général de Gaulle demandera d'aller à Bruxelles pour y être vice-président de la commission unique des Communautés européennes avant d'expliquer l'action du ministre du Commerce extérieur, du Premier ministre et du député de Lyon. Historien, Henri Amouroux a également, depuis dix ans, noué des rapports privilégiés de journaliste et d'homme avec Raymond Barre.
    C'est grâce à ces rapports qu'il peut, le premier, faire prendre conscience au lecteur de la variété et de l'ampleur des connaissances de Raymond Barre.
    Qu'il s'agisse de peinture, de musique, de cinéma, de philosophie, d'histoire et, bien entendu, d'économie, Raymond Barre est un homme aux goûts éclectiques, aux compétences multiples, à la simplicité totale, dès lors qu'il ne se trouve plus en présence du "microcosme", mais de ces Françaises et de ces Français qui, par leur travail quotidien, font la France.

    Au-delà de l'homme et de son action, le livre d'Henri Amouroux éclaire vingt ans d'histoire récente. Il nous aide aussi à mieux comprendre le présent et à saisir les enjeux du proche avenir.
    Cet ouvrage a été préfacé par Jean-Pierre Raffarin, ancien Premier ministre français.

  • Que diraient le général de Gaulle et Jean Monnet s'ils commentaient aujourd'hui la crise européenne ?
    Cette nouvelle, aux allures historique et économique, est le dialogue fictif qu'ils auraient pu tenir au cours d'un déjeuner. Au Paradis, même les pensionnaires les plus prestigieux vivent un quotidien assez banal.

  • « Bamboola Bamboche est une oeuvre atypique. Ce roman est construit selon la chronologie linéaire d'une nuit, entre minuit et sept heures du matin. Il se passe dans un bar, sur une île imaginaire de la Caraïbe. Il raconte l'histoire d'une investigation sur la disparition d'un écrivain, par un journaliste amoureux d'une femme vaguement impliquée dans un projet révolutionnaire. On se rend vite compte que cette unité de temps, de lieu, d'action pourrait bien être un leurre.
    En effet, la nuit se déroule dans le chaos d'une mémoire vive, un temps qui fait des plis, un rêve tissé de bric et de broc, il se pourrait bien que le bar soit autre chose qu'un bar, mais quoi? L'écrivain disparu et le journaliste à sa recherche seraient-ils vraiment deux personnages distincts? Quant à la femme, Gina, elle est nombreuse, oserais-je dire. Je laisse aux lecteurs le soin d'ouvrir cette boîte à surprises emboîtant d'autres boîtes, jusqu'au coup de théâtre final. C'est un roman à la fois complexe - attention, je ne dis pas compliqué - et simple tout en restant polysémique, c'est-à-dire tendu de sens divers. Il progresse dans ce que je considère comme une noire lumière de moi et des autres. »
    Jean Claude Charles au Nouvelliste, 2007

  • L'année 1945, objet du livre 10, La page n'est pas encore tournée, est riche en événements d'importance nationale : victoire des Alliés, retour des déportés et des prisonniers, procès du maréchal Pétain et de Pierre Laval, référendum constitutionnel, élections législatives. Mais de Gaulle, irrité par les attaques ou les réticences des partis politiques, démissionne en janvier 1946.
    Avec la retraite du Général, le rideau était-il tombé sur le grand drame qui avait débuté en 1945 ? Non. Plus d'un demi-siècle plus tard, les passions restent vives autour de problèmes sans réponses claires ou définitives, et les débats demeurent souvent simplistes ou simplificateurs. Toutefois les confidences de milliers de lecteurs et de lectrices à Henri Amouroux permettent de mieux comprendre les Français victimes et héros de cette période dououreuse.

    Membre de l'Institut (Académie des sciences morales et politiques) où il a été élu en 1978, président du jury du prix Albert-Londres, Henri Amouroux, qui a notamment dirigé de 1968 à 1982 les quotidiens Sud-Ouest, France-Soir et Rhône-Alpes, est également l'auteur d'une vingtaine d'ouvrages dont deux romans, et d'émissions de radio et de télévision.

  • Charles de Gaulle

    Disparu en 1970, Charles de Gaulle a laissé un héritage politique inaltérable à la France. Cet ouvrage retrace tout son parcours, de son enfance jusqu'à sa mort : sa participation à la Première Guerre mondiale, l'appel du 18 juin 1940, son éléction à la présidentielle ou son implication dans la guerre d'Algérie. En 136 pages et plus de 300 illustrations, retrouvez toutes les facettes d'un personnage emblématique de l'histoire de France. La collection "Histoire" des Éditions Chronique regroupe toute une série d'ouvrages relatant le parcours des principales personnalités qui ont marqué leur époque à travers les siècles. Pour découvrir tous les autres ouvrages de notre collection et l'ensemble de notre catalogue, venez consulter le site des Éditions Chronique.

empty