Sciences humaines & sociales

  • Le pouvoir... on le désire, on le craint, on s'en protège... « Le sentiment de n'avoir aucun pouvoir sur les gens et les événements est difficilement supportable : l'impuissance rend malheureux. Personne ne réclame moins de pouvoir, tout le monde en veut davantage. » Amoral, intelligent, impitoyable et captivant, cet ouvrage colossal condense 3 000 ans d'histoire du pouvoir en 48 lois. Véritable manuel de la manipulation, il analyse la quintessence de cette sagesse millénaire, tirée de la vie des plus illustres stratèges (Sun Zi, Clausewitz), hommes d'État (Louis XIV, Bismarck, Talleyrand), courtisans (Castiglione, Gracián), séducteurs (Ninon de Lenclos, Casanova) et escrocs de l'histoire. Certaines lois reposent sur la prudence (loi no 1 : Ne surpassez jamais le maître), d'autres demandent de la dissimulation (loi no 7 : Laissez le travail aux autres, mais recueillez-en les lauriers), d'autres encore une absence totale de compassion (loi no 15 : Écrasez complètement l'ennemi). Toutes ces lois trouveront des applications dans votre vie de tous les jours... Car, soyez en certain : le monde est une immense cour où se trament toutes sortes d'intrigues. Au lieu de nier l'évidence, tâchez d'exceller dans la course au pouvoir. Des extraits, des vidéos, des interviews de Robert Greene sur son site www.robertgreene.fr

  • Les grandes évasions

    Jean-Baptiste Rendu

    • First
    • 13 September 2012

    À condition qu'elle soit réussie, l'évasion exerce une réelle fascination sur le grand public qui, mettant entre parenthèses toute considération morale, s'identifie spontanément à l'évadé, a fortiori si son emprisonnement résulte d'une injustice ou de l'arbitraire. Victoire sur l'enfermement, l'évasion réalise nos rêves de liberté et notre désir de nous affranchir d'un système dès lors que celui-ci se fait oppressif.
    Marie Stuart, Catherine de Médicis, Casanova, le futur Napoléon III, Michel Vaujour... Jean-Baptiste Rendu nous offre ici le récit d´évasions ayant réellement eu lieu, faisant par la même occasion ressortir en arrière-plan le contexte historique ou politique mais aussi les conditions carcérales ou les lois de la guerre à un moment donné de l´histoire. Il met également en lumière la personnalité exceptionnelle d´individus qui, emprisonnés pour des motifs légitimes ou injustes, pour des raisons sérieuses ou futiles, ont su faire preuve de courage, d´ingéniosité, de force et de résistance physique.
    Spectaculaires, pittoresques, riches en rebondissements et en suspens, ces grandes évasions, dont la réussite fait intervenir la chance ou le hasard, vous laisseront coi !

  • On a tendance aujourd'hui à associer au carnaval de Venise une image figée qui nous aurait été léguée par le XVIIIe siècle. Pourtant l'histoire de ce moment festif est beaucoup plus longue et complexe. Au carnaval civique destiné à façonner au Moyen Âge la cohésion sociale et politique de la commune, succéda un carnaval voulu par l'aristocratie et associant le peuple aux jeux publics pour mieux dire au monde la puissance et la fascination de cette ville hors du commun.
    Lorsqu'à la fin du XVIe siècle la primauté commerciale et politique de la Sérénissime en Europe finit par s'essouffler, le carnaval prit le relais des fastes de l'économie marchande et de la diplomatie en accueillant les princes d'Europe et en s'ouvrant à l'opéra.
    Puis, alors que la ville se repliait sur ses possessions de Terre ferme, le carnaval devint plus monotone, cachant surtout la crise sinon économique, du moins morale, politique et sociale de la République, avant de se réduire au XIXe siècle. Son retour en 1980 a réalisé un subtil mélange : ressusciter une fête urbaine qui renvoie aux fastes baroques du XVIIe siècle tout en l'associant aux souvenirs de Vivaldi, de Pietro Longhi et de Goldoni, contemporains du siècle des Lumières.
    C'est cette passionnante histoire qui est ici racontée.

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