• Le pouvoir... on le désire, on le craint, on s'en protège... « Le sentiment de n'avoir aucun pouvoir sur les gens et les événements est difficilement supportable : l'impuissance rend malheureux. Personne ne réclame moins de pouvoir, tout le monde en veut davantage. » Amoral, intelligent, impitoyable et captivant, cet ouvrage colossal condense 3 000 ans d'histoire du pouvoir en 48 lois. Véritable manuel de la manipulation, il analyse la quintessence de cette sagesse millénaire, tirée de la vie des plus illustres stratèges (Sun Zi, Clausewitz), hommes d'État (Louis XIV, Bismarck, Talleyrand), courtisans (Castiglione, Gracián), séducteurs (Ninon de Lenclos, Casanova) et escrocs de l'histoire. Certaines lois reposent sur la prudence (loi no 1 : Ne surpassez jamais le maître), d'autres demandent de la dissimulation (loi no 7 : Laissez le travail aux autres, mais recueillez-en les lauriers), d'autres encore une absence totale de compassion (loi no 15 : Écrasez complètement l'ennemi). Toutes ces lois trouveront des applications dans votre vie de tous les jours... Car, soyez en certain : le monde est une immense cour où se trament toutes sortes d'intrigues. Au lieu de nier l'évidence, tâchez d'exceller dans la course au pouvoir. Des extraits, des vidéos, des interviews de Robert Greene sur son site www.robertgreene.fr

  • Dominique Casanova, dit Doumé, truand corse, régnant sur le milieu se croît serein et envisage l'avenir avec optimisme.
    Las, son épouse chérie le trompe, son neveu se voit bien prendre sa place et des concurrents, venus du 93, viennent perturber son règne.
    Dominique Casanova est un parrain corse au sommet de sa puissance. Tout lui sourit : son empire s'étend des machines à sous à la drogue en passant par l'immobilier. Riche et respecté il n'a plus besoin de monter sur les braquages.
    Il s'apprête à faire main basse sur un cercle de jeux parisien avec la brutalité dont il est coutumier lorsqu'il doit faire face à la montée en puissance d'une bande de Montreuil menée par les frères Benamrane, deux truands aux méthodes aussi violentes qu'expéditives.
    La guerre est inévitable. Casanova s'y résout. C'est alors qu'il découvre que Lucia, son épouse a quelqu'un dans sa vie. Le chef Corse va devoir mener de front deux combats, l'un conditionnant l'autre : reconquérir sa femme et vaincre les Benamrane.
    Entre mer et montagne, paysages sublimes, terre trempée de sang, la Corse, ogresse affamée, tue sans relâche ses enfants et les dévore.
    Lacrima Corsica : une version moderne et corse du Parrain. Incroyable mais criant de vérité.
    La Corse, son milieu, ses paysages, ses particularités... Des truands corses, des malfrats parisiens, des règlements de comptes sauvages...Une version corse du Parrain.
    Incroyable de réalisme, d'une extrême originalité. Violent mais tellement vrai. Un style d'une redoutable efficacité. Impossible de lire ce roman en plusieurs fois tant il est prenant.

  • Sous les funestes auspices d'un vendredi treize de l'an 1758, Philippe Sgonzac, fringuant jeune homme tout juste promu mdecin et fils d'un lgendaire matre d'arme, quitte Paris pour rejoindre son pre. Peu aprs, sur la route de Chtillon, il est fusill par deux spadassins en embuscade et tombe dans l'eau glaces de la Marne... Enfoui dans les trfonds d'un tableau inachev du XVIIIe sicle, se dissimulait la trame d'un roman d'aventures comme plus personne aujourd'hui n'irait en imaginer. Mais Alberto Ongaro, emport par une frnsie romanesque, rveille ici - tel Stanley Kubrick dans Barry Lindon - Walter Scott, Alexandre Dumas et Casanova pour une nouvelle cavalcade, teinte cette fois d'une angoisse kafkaenne.

  • À l'image du célèbre diamant dont il fit hommage au Régent en 1717, le nom de Law brille de mille feux. On ne le créditera pas seulement d'avoir introduit en France le billet de banque : son Système relevait d'une vision macroéconomique avant la lettre.
    Law surgit à un moment, somme toute banal de la vie économique de l'Ancien Régime, où l'argent circule mal faute de trouver à s'investir, et aboutit dans le coffre des rentiers.
    Plombées par vingt-cinq ans de guerre (1689-1714), les finances publiques sont exsangues, victimes d'un arbitrage historique en faveur de l'endettement et au détriment de l'impôt. Comme par miracle, le Système proposait un changement de paradigme.
    Premier banquier central de l'histoire de France, Law se brûla les ailes en actionnant les leviers tout neufs de la création monétaire et du soutien à l'économie. Trois siècles plus tard, son fantôme n'a pas fini de nous hanter : est-ce Law qui doit être considéré comme un précurseur, selon l'opinion de Schumpeter, ou est-ce notre système économique qui est retombé en enfance ?

  • Les Mémoires de J. Casanova de Seingalt, écrits par lui-même, sont l´ancienne édition des Mémoires de l´aventurier vénitien Giacomo Casanova. Écrits en français entre 1789 et 1798, ils sont publiés à titre posthume autour de 1825 en version censurée. En 1834, l´ouvrage est mis à l´Index des livres interdits avec toutes les oeuvres de Casanova. Une nouvelle édition, conforme au manuscrit original, l´a finalement remplacée sous son titre original Histoire de ma vie (1960-1962).
    Giacomo Casanova, né le 2 avril 1725 à Venise et mort le 4 juin 1798 à Dux, fut tour à tour violoniste, écrivain, magicien (dans l'unique but d'escroquer Madame d'Urfé), espion, diplomate, bibliothécaire mais revendiquant toujours sa qualité de « Vénitien ». Il utilisa de nombreux pseudonymes, le plus fréquent étant le chevalier de Seingalt (prononcer Saint-Galle) ; il publia en français sous le nom de « Jacques Casanova de Seingalt ». De lui subsiste une oeuvre littéraire abondante, mais Casanova est célèbre aujourd´hui comme aventurier et surtout comme l´homme qui fit de son nom le symbole de la séduction. Il savait user aussi bien de charme que de perfidie pour conquérir les femmes. Sa réputation en cela dérive d´une oeuvre autobiographique Histoire de ma vie, rédigée en français et considérée comme l´une des plus authentiques sources à propos des coutumes et de l´étiquette de la vie sociale de l´Europe du XVIIIe siècle. Il y mentionne 142 femmes avec lesquelles il aurait eu des relations sexuelles, dont des filles à peine pubères et sa propre fille, alors mariée à l´un de ses « frères » francs-maçons, avec laquelle il aurait eu le seul fils dont il eût connaissance. Bien qu´il soit souvent associé à Don Juan comme séducteur, sa vie ne procédait pas de la même philosophie : ce n´était pas un collectionneur. Parfois présenté (ainsi par Fellini dans son film éponyme) comme un pantin ou un fornicateur mécanique, qui se détourne de sa conquête dès lors qu´elle s´est abandonnée à lui, il s'attachait, il secourait éventuellement. Personnage historique et non de légende, jouisseur et exubérant, il vécut en homme libre de pensée et d'action, des premiers succès de sa jeunesse à sa longue déchéance.

  • Texte intégral révisé suivi d'une biographie d'Arthur Schnitzler. Il était plus de minuit quand, après avoir brièvement pris congé de ses nouvelles connaissances, Casanova traversa seul la vaste place déserte sur laquelle pesait un ciel lumineux et sans étoiles. Guidé par une sorte d'instinct, comme un somnambule, et sans avoir bien conscience qu'il refaisait ce chemin pour la première fois depuis un quart de siècle, il se dirigea vers sa sordide auberge, par d'étroites ruelles, entre des murs sombres, et en franchissant des passerelles sous lesquelles des canaux noirâtres coulaient vers les eaux éternelles. Il dut frapper plusieurs fois pour se faire ouvrir la porte peu hospitalière. Quelques minutes après, dans sa chambre, une fatigue douloureuse engourdissait tous ses membres sans les détendre; il sentait un arrière-goût amer monter du plus profond de son être jusqu'à ses lèvres. Enfin, encore à moitié habillé, il se jeta sur son mauvais lit pour y chercher, après vingt-cinq années d'exil, le premier sommeil dans sa ville natale, ce sommeil si longtemps désiré, qui, profond et sans rêves, finit, vers le point du jour, par avoir pitié du vieil aventurier.

  • Ce texte, attribué à Pierre de l'Arétin, et reprenant le titre d'une oeuvre en vers imputée aussi à l'Arétin, mais écrite par Lorenzo Veniero, est un chef d'oeuvre de pornographie intelligente, où l'imagination le dispute à l'éducation sexuelle. Antérieur à l'Ecole des Filles, certainement rédigé à la fin du XVIe siècle, bien qu'on en ignore le lieu et l'heure, La Puttana errante préfigure la plume dramatique d'un Sade, sans la cruauté : il faut toujours se souvenir qu'il fut un temps où faire l'amour, au sens où l'on l'entend aujourd'hui, était un art et une forme de révolte.  L'Enfer de la Bibliothèque de France s'étant refroidi, il est temps de trouver une place dans vos tablettes pour ce trésor de la langue française que Casanova, Baudelaire, Nodier et les autres tenaient au chaud sous leur manteau.   O.S.V

  • Les grandes évasions

    Jean-Baptiste Rendu

    • First
    • 13 September 2012

    À condition qu'elle soit réussie, l'évasion exerce une réelle fascination sur le grand public qui, mettant entre parenthèses toute considération morale, s'identifie spontanément à l'évadé, a fortiori si son emprisonnement résulte d'une injustice ou de l'arbitraire. Victoire sur l'enfermement, l'évasion réalise nos rêves de liberté et notre désir de nous affranchir d'un système dès lors que celui-ci se fait oppressif.
    Marie Stuart, Catherine de Médicis, Casanova, le futur Napoléon III, Michel Vaujour... Jean-Baptiste Rendu nous offre ici le récit d´évasions ayant réellement eu lieu, faisant par la même occasion ressortir en arrière-plan le contexte historique ou politique mais aussi les conditions carcérales ou les lois de la guerre à un moment donné de l´histoire. Il met également en lumière la personnalité exceptionnelle d´individus qui, emprisonnés pour des motifs légitimes ou injustes, pour des raisons sérieuses ou futiles, ont su faire preuve de courage, d´ingéniosité, de force et de résistance physique.
    Spectaculaires, pittoresques, riches en rebondissements et en suspens, ces grandes évasions, dont la réussite fait intervenir la chance ou le hasard, vous laisseront coi !

  • Ce volume témoigne à sa façon de la fertilité du domaine de la méthodologie quantitative, en présentant trois textes qui relèvent d'applications très différentes : la corrélation, l'analyse de variance, la précision d'un estimateur statistique.

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