• Issu d'une famille d'origine rwandaise vivant à Bruxelles - son père est un médecin converti en pasteur évangélique - Antoine s'intéresse depuis son plus jeune âge à l'histoire des Africains transportés en Bolivie au XVIIe siècle en tant qu'esclaves par les colons espagnols pour travailler dans la mine d'argent de Potosi, la ville la plus haute du monde. Antoine rêve de rencontrer la communauté d'Afro-descendants qui y vit encore. Quand il parvient enfin à faire une pause dans son travail très prenant d'infirmier pour se rendre là-bas, il est loin d'imaginer la portée initiatique de son voyage. C'est Alba Luz, une femme métisse d'une grande beauté, qui va l'entraîner dans un nouveau monde, bien au-delà de son pays natal et de son pays d'accueil.

    Joseph Ndwaniye, né au Rwanda en 1962, est un écrivain et infirmier belge. Il travaille au sein des Cliniques universitaires Saint-Luc de Bruxelles, dans un service pour patients traités par la greffe de moelle osseuse. Son premier roman, La Promesse faite à ma soeur, a été finaliste du Prix des Cinq continents ; il a été récemment réédité dans la collection de poche Espace Nord.

  • Depuis l'élection d'Evo Morales à la présidence en 2006, la Bolivie constitue un formidable laboratoire de la gauche latino-américaine. Défense des droits autochtones, promotion du concept du vivir bien («bien vivre»), constitutionnalisation des droits de la Pachamama («Terre-Mère»), organisation d'une Conférence mondiale des peuples sur les changements climatiques: ce gouvernement issu des mouvements sociaux a clairement affiché sa volonté de rupture avec le néolibéralisme. Mais en parallèle, il n'a pas résisté à la tentation d'intensifier l'exploitation des ressources naturelles du pays, tout en soutenant l'agriculture intensive et transgénique et en accordant de faibles budgets à la protection de la nature. Tension créatrice ou paradoxe irréconciliable?
    S'interrogeant sur les dynamiques politiques à l'oeuvre dans ce processus de transition, Dimitri de Boissieu a sillonné les aires naturelles protégées de la Bolivie pour rencontrer divers acteurs sur le terrain. Sa vaste enquête révèle que le gouvernement d'Evo Morales, loin d'avoir renoncé aux dogmes de la croissance économique, n'a pas réussi à mettre en place un État véritablement écosocialiste comme plusieurs l'espéraient. Malgré ce désenchantement, nombreux sont ceux et celles qui cultivent encore l'utopie de bâtir des civilisations capables de vivre en harmonie avec la nature.

  • Bolivie, années 1950 : Hans Ertl, ancien cameraman de Leni Riefenstahl, a quitté l'Allemagne avec sa famille pour s'installer à La Paz. Là, dans cette Amérique latine sauvage et mystérieuse, le patriarche hors norme se réinvente un destin d'explorateur, obsédé jusqu'à la folie par la cité inca perdue de Païtiti dans la forêt amazonienne. Ni sa femme ni ses trois filles ne sortiront indemnes de ces aventures ; et alors que la famille se délite et que chacun tente d'émerger de ce maelström, les soubresauts d'une autre histoire, celle des mouvements de libération nationale qui secouent l'Amérique latine, viennent à leur tour bouleverser la destinée des Ertl. Le texte prend corps à travers les voix des trois filles et d'un des amants de l'aînée, Monika ; s'y mêle, sur près de vingt ans, fiction, éléments biographiques et faits historiques pour livrer une fresque concise et subtilement nostalgique sur le destin d'une de ces familles marquées au fer par les errances idéologiques du XXe siècle et sur l'histoire sanglante d'un pays, la Bolivie. Né en 1981, Rodrigo Hasbún est un romancier et journaliste bolivien d'origine palestinienne. Il a reçu plusieurs prix et a été reconnu par Bogotá Capital Mundial del Libro et la revue britannique Granta comme l'un des meilleurs jeunes écrivains latino-américains. Les Tourments est son second roman, le premier traduit en français et publié dans une dizaine de pays.

  • Au coeur des Andes, les quinueros, producteurs de quinoa des hauts plateaux de Bolivie, ne vivent pas coupés du reste du monde. En quelques années, ils ont fait d'une contrée désertique et froide la première région exportatrice de cette graine de haute valeur nutritive. Héritiers d'une tradition séculaire conjuguant agriculture locale et échanges lointains, ils ont innové et se sont organisés pour diffuser leur production à travers tous les continents. Mais plus qu'un simple phénomène de mondialisation des échanges, c'est une authentique révolution agricole qui se joue sous nos yeux. Pour rendre compte des transformations en cours, cet ouvrage abondamment illustré révèle les atouts, les enjeux et les défis que portent en eux la quinoa et les quinueros. Il le fait en associant intimement les hommes, la plante et le milieu, portant un regard pénétrant sur la réalité toujours changeante des hauts plateaux andins. Au-delà des idées reçues sur un produit en vogue, ce livre cherche aussi à encourager des échanges plus solidaires et plus responsables entre producteurs et consommateurs.

  • L'essor de la culture de la quinoa en Bolivie survient dans une société apparemment isolée et ancestrale, enracinée au sud des hauts plateaux andins mais, en réalité, mobile et ouverte sur le monde. Cet ouvrage explore les transformations sociales et territoriales induites par le passage d'une agriculture de subsistance, essentiellement locale, à une production commerciale mondialisée. Mondialisée... mais toujours aux mains des petits producteurs et de leurs organisations. C'est au prisme de la géographie sociale que les permanences et les évolutions sont observées, en s'appuyant sur une connaissance fine des communautés locales. Dépassant les constats hâtifs et parfois alarmistes, cet ouvrage met en lumière les ressources et les capacités adaptives d'une société rurale en mutation. Il nous plonge dans l'intimité des trajectoires de vie de ces producteurs de quinoa, ancrés dans leur communauté et, en même temps, mobiles et mondialisés. Il met en lumière le génie de cette société rurale qui, par la migration, combine les lieux, les activités et les identités, articule villes et campagnes, gère l'ici et l'ailleurs. Cultiver tout en partant, partir tout en cultivant, tel est le tour de force opéré par les producteurs de quinoa. La durabilité agricole, socio-économique et environnementale de ces territoires est au coeur du propos : ne doit-elle pas, en effet, s'envisager dans le mouvement ?

  • "Depuis l'élection d'Hugo Chávez au Venezuela en 1998, l'Amérique latine a massivement basculé à gauche. Pendant les années 2000, des figures emblématiques telles que Lula au Brésil y volent de succès en succès. Le continent atteint des taux de croissance qui font rêver en Europe et connaît un net recul de la pauvreté et des inégalités. La gauche latino-américaine aurait-elle trouvé la recette du développement équitable ?

    Panorama des réformes introduites par la gauche depuis une décennie, cet ouvrage révèle leur diversité et leur ampleur au regard d'une histoire politique et sociale marquée par l'exclusion. Il met aussi met en lumière l'originalité d'une expérience qui allie pragmatisme et rigueur, avec des gouvernements qui, sans totalement remettre en question les politiques néolibérales des années 1990, ont su réhabiliter le rôle politique de l'État dans la promotion du développement et introduire ainsi un changement durable.

    Un bilan de l'évolution politique, sociale et économique de l'Amérique latine."

  • Bolivie, le rêve brisé du narcocalero MORALES
    Lorsqu'en juillet 2010, Valentin MEJILLONES, le grand prêtre Aymara ayant "couronné" le Président Evo MORALES, sur le site précolombien de Tiwanaku, tombe avec 240 kgs de cocaïne à son domicile, cela sonne comme un coup de tonnerre au sein de la société bolivienne. Mais une fois le "narco-amauta" rapidement libéré, le ménage sera fait au plus haut niveau de la FELCN, la Brigade des stupéfiants !
    Cette anecdote judiciaire symbolise à elle seule, la nouvelle Bolivie de l'ère MORALES, qui durant 14 années est (re)devenue un narco-État aux mains d'une partie des producteurs de la petite "feuille sacrée", ceux qui alimentent la fabrication et le trafic de cocaïne : les "narcocaleros" du Chapare.
    /> Comment en est-on arrivé là ? Comment et pourquoi la guerre menée par la DEA et les Américains au début des années 2000 a-t-elle accouché d'un tel revirement de situation.
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    Jean-François BARBIERI, ex-policier antidrogue à Marseille, un temps attaché de Sécurité Intérieure en poste à l' Ambassade de France de La Paz, et désormais passionné par ce pays, nous livre son analyse. Il décortique le processus politico-sécuritaire lié à problématique de la feuille de coca, et de son dérivé diabolique : la cocaïne.
    Il a été le témoin privilégié de la dérive d'un Pouvoir toujours plus corrompu, qui sous couvert d'une idéologie indianiste et un pachamamisme d'État, a bafoué tous les principes de la démocratie, avant de sombrer en cette fin d'année 2019.

  • En 2005, les principales organisations sociales boliviennes portaient Evo Morales au pouvoir par les urnes, après plusieurs années de mobilisation contre les politiques dites « néo-libérales ». Cette élection marquait alors un tournant dans ce pays considéré comme le plus pauvre et le plus « autochtone » d'Amérique du Sud, ouvrant la voie à une plus grande souveraineté nationale sur le territoire et à de nouvelles perspectives sociales et économiques pour ses habitants. Qu'en est-il aujourd'hui ? En s'appuyant sur plus de dix années de recherche en Bolivie, les sociologues Laurent Lacroix et Claude Le Gouill retracent le contexte de l'arrivée au pouvoir d'Evo Morales et analysent les principales politiques gouvernementales, les tensions sociales qui ont accompagné la construction de l'État « plurinational », ainsi que la nouvelle place du pays à l'international dans le contexte de ce qui a été nommé le « virage à gauche » de l'Amérique du Sud.


  • Éditorial

    L'intime à l'épreuve du numérique - N. Sarthou-Lajus


    International

    Comment refonder le Parti démocrate ? - L. Nardon
    La Bolivie d'Evo Morales : vers la dictature ? - P. Boulanger


    Société

    Philanthropies contemporaines en France - N. Truffinet
    Nos vies parmi les machines - F. Damour
    Sciences et politique - C. Villani

    Religion

    Vers une Eglise hospitalière - C. Theobald
    Pourquoi on ne va plus à la messe - J.-L. Schlegel

    Culture

    Hector Belioz, du symphoniste au dramaturge - V. Anger
    Sans oublier les chroniques, expos, films, livres...

  • Fruit d'un travail en partenariat, cet atlas offre une lecture de l'agglomération de La Paz, composée de la municipalité éponyme et de celle d'El Alto. Le déchiffrage qu'il propose se veut résolument novateur dans la mesure où les deux villes sont habituellement montrées séparément, sans jamais prendre en compte l'évidence de leur interdépendance. Si l'histoire de la construction de ces deux municipalités explique pourquoi elles s'ignorent sur le plan institutionnel, l'analyse de différentes cartes indique au contraire que ces deux municipalités ne forment qu'une seule et même agglomération. El Alto et La Paz, l'en haut et l'en bas, constituent un tout : elles sont à la fois dissociées et indissociables fonctionnellement et morphologiquement. L'atlas fait donc ressortir quelques-uns des problèmes que pose le couple La Paz-El Alto. Ces problèmes alimentent la vulnérabilité de l'agglomération. Mais les cartes de cet atlas démontrent aussi que la gestion des risques, notamment des situations d'urgence et de crise, constitue un substrat concret de collaboration et de rapprochement des deux villes.

  • La Guía etnográfica de la alta amazonia es un proyecto editorial de largo aliento que se propone publicar monografías etnográficas, ensayos comparativos y trabajos de arqueología referentes a diversas zonas de Ecuador, Perú y Bolivia. El proyecto contempla la publicación de 15 volúmenes y la participación de más de 50 destacados especialistas de América Latina, Europa y los Estados Unidos. El presente volumen reúne monografías sobre tres pueblos indígenas - los Mayo-runa, Yaminahua y Uni - pertenecientes a la familia linguística pano, y distribuidos, los dos primeros, a ambos lados de la frontera peruano-brasilera y el último al oeste del río Ucayali (Perú). Un segundo denominador común es el hecho de que todos ellos habitan áreas interfluviales o de terra firme y que aunque no pertenecen a una misma área histórico-geográfico-cultural, comparten una serie de rasgos que los distinguen de otros pueblos de habla pano localizados en zonas fluviales, tales como los Shipibo-Conibo. Entre los fenómenos analizados en estas monografías destacan los procesos de faccionalismo interno y de constante fisión social que caracterizan a estos pueblos y que explican la fluidez y el carácter tanto fragmentario cuanto efímero de sus "fronteras" étnicas. La historia del conjunto de pueblos denominados colectivamente en la era colonial bajo el término Mayoruna, de las interrelaciones entre los Yaminahua y los otros grupos paño del alto Yurúa y Purús, y de los conflictos de los Uni con sus vecinos pano ribereños, ilustran de manera excepcional los procesos de metamorfosis social e identitaria tan característicos de los pueblos indígenas de la región amazónica.

  • La Guía etnográfica de la alta amazonia es un proyecto editorial de largo aliento que se propone publicar monografías etnográficas, ensayos comparativos y trabajos de arqueología referentes a diversas zonas y pueblos indígenas de las regiones amazónicas de Ecuador, Perú, Bolivia y Colombia. El proyecto contempla la publicación de 15 volúmenes y la participación de más de 50 destacados especialistas de América Latina, Europa y los Estados Unidos. El presente volumen reúne monografías sobre tres pueblos indígenas -los Mai huna, Yagua y Ticuna- pertenecientes al área histórico-geográfico-cultural atravesada por el río Amazonas y delimitada al norte por sus afluentes Napo y Putumayo, y al sur por el Yavarí. Basadas en trabajos de campo de larga duración, estas monografías no sólo presentan un rico y sugerente análisis acerca de la organización social, política, productiva y religiosa de estos pueblos, sino que, a partir de un riguroso contraste entre la información etnohistórica y la evidencia etnográfica actual, permiten identificar los profundos procesos de cambio por los cuales han pasado estos pueblos en los últimos siglos. Entre los temas abordados por estas monografías destacan no sólo aquellos que son centrales al quehacer antropológico en la amazonia, tales como la organización ciánica, las relaciones de género, las nociones energético ecológicas, y las concepciones filosófico-cosmológicas, sino también aquellos que se inscriben en el marco de una 'antropología de lo contemporáneo1, tales como el impacto que las políticas estatales, la evangelización, la educación escolarizada, y las relaciones de mercado han tenido y tienen sobre la vida y el futuro de estos pueblos.

  • Tras sus investigaciones entre los Matis de la Cuenca del Javari (lengua pano, Amazonas, Brasil), ha hecho estudios en los medios siderúrgicos franceses por varios meses antes de volver a la selva, en familia, para aprender a conocer a otro grupo pano: los Chacobos de la Amazonia boliviana. Aunque esencialmente motivados por una vocación universitaria, todos estos años consagrados al mundo amerindio le han permitido gustar el sabor agridulce de modos de vida fascinantes, cuya alegría espera poder transmitir parcialmente en esta obra. El sello de los antepasados es la estampilla que los Matis reciben en herencia de sus mayores. En sentido literal, es la marca facial: el tatuaje y los múltiples ornamentos aplicados en las caras. Es ese conjunto de rasgos indelebles y distintivos, garantes del fasto de su porte. Usando más la imaginación, el sello de los antepasados es también el sello de una etnia, la permanencia de sus valores, costumbres y tradiciones. En suma, la huella del pasado sobre la sociedad contemporánea. La rúbrica en el sentido de marca depositada: la firma social. En fin, la garra de los antepasados puede ser percibida como una alusión a las facultades de agresión de los grandes felinos, así como a las poderosas uñas características de la familia de los mamíferos sin dientes incisivos (los perezosos, los tatús, los osos hormigueros), cuyo rendimiento metafórico en la construcción de la identidad colectiva de los Matis y en sus representaciones de la ancestralidad es inmenso. En resumen, la rúbrica/garra de los antepasados es todo lo que constituye la materia de este libro: la apariencia del cuerpo y sus relaciones con la organización social, la ontología, la etnicidad y la cosmología.

  • Este libre analiza la ambigüedades, contradicciones y búsqueda de alternativas de ascenso y reconocimiento social incrustadas en la construcción repubicanan del mestizaje y su vertiente chola. Es decir, se piensa la colonialidad desde el ángulo no resuelto del mestizaje, porque son los mestizos y cholos quienes también, que acaba siendo su propia negación. El mestizaje es una manifestación de la jerarquía social basada en criterios étnicos, un modelo colonial de ascenso que no fue real : nunca se era suficientemente indígenas y cholos borrados para ser un igual. De ahí que durante los siglos XIX y XX se forma un segmento cholo heterogéneo, que logra intergrase al mercado, en algunos casos acumular riqueza y afirmar sus propios criterios de movilidas frente a la exclusión del Estado y la cuidas. Este es un caso único en los Andes, que contribuye a la emergencia popular de la Revolución Nacional de 1952 y a la indígena de esta periodo, porque cuestiona el modelo de asimilación cultural impuesto desde arriba.

  • Escritos como ensayos independientes, los veinticuatro capítulos que contiene esta obra cumbre de José Luis Roca tuvieron la motivación inicial de refutar la muy difundida tesis de Charles Arnade sobre la creación de la República de Bolivia. Pero en su vasta investigación, ...

  • En la época colonial Oruro fue un espacio minero por excelencia, que tuvo características propias en la producción y comercialización minera, en la utilización de la mano de obra indígena y otros aspectos que son fundamentales para tener una visión más completa y comparativa de la economía minera colonial.

  • El Instituto de Estudios Bolivianos se complace en presentar ¿Nombres o Apellidos? El sistema nominativo aymara. Sacaca S. XVII de la investigadora Ximena Medinaceli. La publicación de esta obra tiene una doble significación: desde la perspectiva de la autora, se trata de un trabajo que marca una etapa en la vida intelectual de Medinaceli, pues revela la madurez de la aventura indagadora que inició hace años; desde el punto de vista del contexto académico de la Facultad de Humanidades y Ciencias de la Educación, es una muestra de la investigación interdisciplinaria, una de las características de nuestro Instituto.

  • L´étude des risques est aujourd´hui en plein essor. Un regard nouveau est porté sur des problématiques anciennes, notamment celles liées à l´ordre social, au pouvoir, aux inégalités, à la pauvreté, ou encore aux rapports Nord/Sud. Cette évolution est par

  • La historia del Isoso (departamento de Santa Cruz, Bolivia) también es la de sus etno-historias, la de la utilización y de las diferentes reconstrucciones de su pasado histórico por parte de los isoseños contemporáneos. Centrado en la historia política de la capitanía isoseña, y utilizando tanto materiales orales como documentos de archivos muy poco conocidos, este libro pone un énfasis especial en el siglo XIX, a la vez época de la conquista real de la zona y de la gestación de sus políticas actuales. Su eje conductor es el concepto de iyambae, "sin dueño", hoy tema central del discurso político, quintaesencia de la identidad isoseña, refrán y clave de la legitimación política histórica. Otros temas recurrentes son la herencia chané (arawak) del Isoso, y el cuestionamiento de su pertenencia al conjunto étnico chiriguano o guaraní de Bolivia.

  • En este volumen presentamos una transcripción fiel al original, de dos obras de Adolfo Mier publicadas en tomos sucesivos, que ahora los reunimos en uno solo. Se trata de una contribución a la historia de Oruro y a la difusión de estudios clásicos sobre este departamento, escritos por autores orureños. La obra de Mier ha sido extensa y comprometida con su pueblo natal y con su historia. Por este motivo encontramos en la obra de este autor una variedad de temas que se relacionan con la historia local, además del aporte que significaba la publicación de documentos hasta entonces inéditos. Los libros de esta edición se publicaron originalmente a principios de siglo, el primen) en 1906 y el segundo en 1913, ambos siguen una línea de pensamiento de interés y llevaron incluso un título similar. La obra de Mier es además, el testimonio historiográfico de las preocupaciones de una generación de intelectuales de principios de siglo. Aquí publicamos ambos tomos respetando las características del original, como se verá en las notas del editor.

  • La Revolución de 1952 elevó al máximo dirigente sindical minero al rango de ministro de Estado. Pero el cambio semántico de "mineros" a "ministros" evoca también la subordinación de los mineros a la deidad diabólica del subsuelo, que los convierte en verdaderos ministros del diablo. Para ellos, la extracción minera es una actividad ritualizada, auténtica peregrinación y recorrido iniciático que fusiona el cristianismo sincrético de los Andes con antiguas prácticas chamánicas: poseído por la deidad diabólica de las velas, el propio minero se vuelve diablo y se une sexualmente a la mina para producir mineral. Este libro, resultado de una larga investigación de campo en las míticas minas de plata de Potosí, explora el sentido del trabajo extractivo para los mineros e indaga las articulaciones entre el universo religioso y otros parámetros de la experiencia minera (relaciones de trabajo, cambios tecnológicos, configuraciones identitarias y de género, así como las movilizaciones políticas) en un contexto en el que los poderes del diablo obrero dialogan en contrapunto con el mercado internacional de los metales.

  • El área andina parece hundida en la incertidumbre: ni gobiernos democráticos, ni ensayos populistas y mucho menos proyectos autoritarios han logrado darle una perspectiva de estabilidad económica, institucional y política a la región. Muy por el contrario, afloran en ella persistentes formas de exclusión, exacerbadas por un proceso de globalización a ultranza, e inevitables expresiones de inconformidad y de violencia, de las cuales Colombia es sólo el caso extremo, en cuyo espejo se miran los demás. El propósito de este libro no es otro que el de proveer, a partir de distintos enfoques interdisciplinarios y de autores con reconocida trayectoria, en sus respectivos campos y países, nuevos elementos empíricos, nuevos enfoques analíticos y nuevas categorías que nos permitan (re)pensar algunos de los puntos nodales de la violencia colectiva en la zona andina. Para ello, el libro está organizado en torno a cinco ejes temáticos que se relacionan entre sí: dinámicas y representaciones del conflicto armado; drogas, grupos armados y privatización de la violencia; formas de acción colectiva en las comunidades indígenas; la relación justicia-violencia y la acción colectiva; y, finalmente, los roles adquiridos por las mujeres en los diferentes entornos sociopolíticos.

  • Partir para quedarse... la paradoja resume la situación demuchos campesinos de los Andes bolivianos, confrontados a una creciente pobreza. El jefe de familia y muchas veces sus hijos van a trabajar en las planicies amazónicas, a la Argentina o a un país rico del norte. Su propósito es ganar suficiente dinero que les permita al resto de la familia vivir en el lugar de origen e independizarse después. Las olas migratorias son abordadas en un cuadro de un estudio comparativo de las sociedades campesinas de dos pisos agroecológicos: los valles y el altiplano. Los campesinos de estos dos tipos de comunidades ponen en ejecución estrategias originales de acceso a la migración y de ampliación de sus espacios de vida. Unos se dirigen a la producción de coca en la Amazonia y otros al trabajo asalariado en el exterior. El incremento y las diferencias en los ingresos económicos, significan una reorganización o mutación de las agriculturas locales y nuevos roles para las mujeres: el hecho migratorio ha llegado a ser un elemento structural de las economías campesinas. El mejoramiento o la debilidad de los sistemas alimentarios, en términos de autosuficiencia y de cobertura nutricional, manifiestan los efectos ambivalentes de las migraciones. Los múltiples aspectos de las dinámicas migratorias observadas en esta región andina nos conducen a la cuestión esencial del mantenimiento de la agricultura y de la ruralidad en varios países del sur del continente.

  • En diciembre de 1977, cuatro mujeres mineras se declararon en huelga de hambre exigiendo al gobierno del general Banzer la amnistía general para los perseguidos políticos. Tres semanas después, alrededor de 1200 huelguistas se habían sumado al movimiento y crecían las huelgas mineras y fabriles, las manifestaciones de apoyo, la participación de la Iglesia. Finalmente, el gobierno tuvo que decretar la amnistía exigida: los exiliados podían retornar al país, los prisioneros políticos fueron liberados, los mineros injustamente despedidos podían volver a sus fuentes de trabajo. La dictadura minada intenta explicar el surgimiento, desarrollo y excepcional desenlace de la resistencia impulsada por las cuatro mujeres mineras. Fue excepcional por la respuesta nacional que motivó y por los resultados que obtuvo: logró minar la férrea dictadura instalada en el país desde 1971. Este libro no sólo es un aporte a la historiografía boliviana sobre ese acontecimiento, sino también contribuye a comprender el papel de las resistencias civiles en los procesos de retorno a la democracia en América Latina.

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