• Paris, capitale du XIXe siècle: texte écrit directement en français par W. Benjamin - in Das Passagen-Werk (le livre des Passages), Frankfurt am Main, Suhrkamp Verlag, 1982, pages 60 à 77.
    "Notre enquête se propose de montrer comment les formes de vie nouvelle et les nouvelles créations à base économique et technique que nous devons au siècle dernier entrent dans l'univers d'une fantasmagorie. Ces créations subissent cette "illumination" non pas seulement de manière théorique, par une transposition idéologique, mais bien dans l'immédiateté de la présence sensible. Elles se manifestent en tant que fantasmagories. Quant à la fantasmagorie de la civilisation elle-même, elle a trouvé son champion dans Haussmann, et son expression manifeste dans ses transformations de Paris." WALTER BENJAMIN
    Contenu du livre:
    Introduction
    A. Fourier ou les passages
    B. Grandville ou les expositions universelles
    C. Louis-Philippe ou l'intérieur
    D. Baudelaire ou les rues de Paris
    E. Haussmann ou les barricades
    Conclusion


  • À quoi ressemblerait votre vie si vous connaissiez la date de votre mort ?

    New York, été 1969. Pour tromper l'ennui, les enfants Gold ne trouvent rien de mieux à faire que d'aller consulter une voyante capable de prédire avec exactitude la date de leur mort. Si Varya, Daniel, Klara et Simon veulent tous savoir de quoi demain sera fait, ils sont loin de se douter de ce qui les attend. Des années plus tard, hantés par la prophétie, ils vont faire des choix de vie radicalement opposés.
    Simon, le petit dernier censé reprendre l'entreprise de confection familiale, s'enfuit sur la côte ouest, en quête d'amour à San Francisco. Klara, la rêveuse, devient magicienne à Las Vegas, obsédée par l'idée de brouiller les pistes entre la réalité et l'imagination. Épris de justice, Daniel s'engage comme médecin dans l'armée après les attentats du 11 septembre. Quant à la studieuse Varya, elle se jette dans des travaux de recherche liés à la longévité, tentant désespérément de percer le secret de l'immortalité.
    Lorsque le premier d'entre eux trouve la mort à la date annoncée par la voyante, les trois autres craignent le pire. Doivent-ils prendre au sérieux cette prémonition ? N'est-ce la puissance de l'autosuggestion qui pousse les Gold à faire des choix qui les conduisent irrémédiablement vers leur mort ?
    Fresque de grande envergure, à l'ambition et à la profondeur remarquables, Les Immortalistes se situe entre le destin et le libre arbitre, le réel et l'illusion, l'ici-bas et l'au-delà. Une ode magnifique à ce qui nous échappe et à la force implacable des liens familiaux.
    « LE roman de l'année. » - Entertainment Weekly
    « - Sans elle, je ne serais jamais venu à San Francisco. Je n'aurais pas rencontré Robert. Je n'aurais pas appris à danser. Je serais probablement encore à la maison, à attendre que ma vie commence.
    Il est en colère contre sa maladie. Il est en rage contre ce mal qui le ronge. Et jusque-là, il détestait aussi la femme de Hester Street. Comment, se demandait-il, avait-elle pu annoncer un destin aussi tragique à un enfant ? Mais maintenant, il la considère différemment, comme une mère ou une déesse, celle qui lui a montré la porte et lui a dit: «Vas-y ! »
    Klara semble paralysée. Simon se remémore l'expression de son visage après leur emménagement à San Francisco, un mélange sinistre d'irritation et d'indulgence, et il s'était rendu compte pourquoi cela le perturbait. Elle lui rappelait la femme : elle l'observait, guettant le compte à rebours. À cet instant éclot en lui un sentiment qui ressemble à de l'amour. Il revoit Klara sur la terrasse du toit, la façon dont elle se tenait sur le rebord sans le regarder. « Donne-moi une seule bonne raison qui t'empêcherait de vivre ta vie. »
    - Cela ne te surprend pas que ce soit dimanche, constate Simon. Tu sais depuis le début ?
    - Ta date, murmure Klara, tu avais dit que tu mourrais jeune. Je voulais t'offrir tout ce que tu désirais.
    Simon étreint la main de sa soeur. Sa paume est charnue, d'un rose sain.
    - Et tu as réussi.»

  • L'hymne ne désigne pas dans ce livre une forme poétique particulière mais l'ensemble des dispositifs que la modernité a dû abandonner pour se tendre. Le mouvement des essais qui le composent est celui d'une généalogie, moins au sens d'une perspective proprement historique qu'à celui d'une récapitulation faisant la part au caractère dispersé des indices. Les noms qui jalonnent cette recherche  Hlderlin, Büchner, Baudelaire, Leopardi, Stendhal ou, plus près de nous, Benjamin et Mandelstam définissent le réseau de sens où ces indices prennent consistance en se relançant les uns les autres. La Fin de l'hymne a précédemment paru dans la collection « Détroits » en 1991.

  • À partir des années 1960, le cinéma américain commence à sortir de sa « longue adolescence » : Elizabeth Taylor prononce des mots jusqu'alors interdits, Dustin Hoffman perd sa virginité dans les bras de Mrs. Robinson, Jon Voight fait le gigolo dans les rues de New York. À Hollywood, la sexualité fait enfin son apparition comme sujet et comme question de mise en scène. Comment représenter les rapports charnels ? Comment les intégrer à la narration et à la vie émotionnelle des personnages ? Quelle expérience le spectateur fait-il de telles scènes ? Dans l'art du dévoilement et de l'occultation, au coeur de la mise à l'écran du sexe, une véritable politique de la représentation des corps est en jeu. Films étrangers, cinéma d'exploitation ou d'avant-garde, films populaires ou d'auteur, cyberpornographie, Linda Williams explore de vastes territoires afin de comprendre la dynamique historique et culturelle par laquelle la sexualité, d'obscène, est devenue « en/scène ».Linda Williams est professeur d'études cinématographiques et de rhétorique à l'université de Berkeley, en Californie. Son ouvrage de référence, Hard Core: Power, Pleasure and the "Frenzy of the Visible" est le premier à avoir théorisé le cinéma pornographique. Elle est également l'auteur de Playing the Race Card: Melodramas of Black and White from Uncle Tom to O. J. Simpson, une histoire culturelle des rapports entre Blancs et Noirs aux États-Unis.

  • Dans son livre, Jean Narboni passe d'une scène (le rasage, le prologue pendant la Première Guerre mondiale...) à un point d'Histoire ou à un auteur (Bazin, Benjamin, Adorno, Genet...), il entre et sort du film, change sans cesse d'échelle et de point de vue. Ecrit dans un style où description, analyse et humour subtil se relancent en permanence, ... Pourquoi les coiffeurs ? apporte des éclairages nouveaux sur des éléments fréquemment discutés du Dictateur (réalisé en 1940) : la ressemblance entre la moustache de Chaplin et Hitler, le rôle et le sens du discours final... Il s'attarde aussi sur des aspects souvent négligés ; notamment la fonction de la musique, particulièrement celle de Brahms et de Wagner.En plus de la question de l'actualité du Dictateur, toujours débattue, ces notes sont aussi actuelles parce que le livre est écrit avec tout le savoir accumulé sur la Shoah et sur Chaplin depuis 1940, et à une époque où les controverses autour de la représentation du nazisme, du statut du rire restent particulièrement vives."Encore un essai sur Le Dictateur ? Aujourd'hui ? Venant s'ajouter à tant d'autres ? Quelle urgence, quelle nécessité ? N'y a-t-il pas, après soixante-dix ans, anachronisme, lassitude, saturation, et pour le dire d'un terme pénal, prescription ? Je ne le pense pas, et moins pour ce film que pour aucun autre. Sa nouveauté, son audace, sa force et son actualité paraissent, au contraire de ce qui se dit généralement, plus éclatantes à mesure que les années passent." Jean Narboni

  • Depuis 1967, la seconde est l'unité de base du temps social. Dissocié de toute réalité tangible, le temps atomique mondialisé sur lequel reposent les infrastructures militaires, la finance, les structures politiques et les réseaux de communication correspond à un nombre précis de périodes de radiations de l'atome de césium 133. Pourtant, malgré cette course à la précision et au contrôle, l'être humain n'a jamais été aussi aliéné par le régime temporel dans lequel il vit.

    L'ère du temps étudie l'histoire de notre rapport au temps - temps des relations sociales et des rapports de pouvoir, temps de la valeur, temps producteur et produit des institutions. De l'invention des premières horloges à nos jours, en passant par l'établissement du temps universel standard, Jonathan Martineau retrace l'ascension hégémonique du temps abstrait, qui enchaîne les multiples temporalités sociales aux fins du développement capitaliste.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • La peine de mort est-elle moralement justifiable et juridiquement légitime ? Est-il possible de mettre en cause le fondement du droit souverain à condamner à mort ?
    À partir d'une analyse des différents modèles philosophico-politiques justifiant le pouvoir, et afin de problématiser le rapport entre le pouvoir souverain et la peine capitale, cet ouvrage tend à mettre en lumière la manière dont la source de légitimation du « pouvoir de donner la mort » a été défendue, tout au long des siècles, par la reconnaissance d'une base théologique à l'autorité. La tentative de déconstruire le lien entre théologie et politique et l'ouverture sur une vision normativiste du pouvoir constituent, au contraire, la base théorique de l'argumentation abolitionniste. À travers un travail théorique minutieux, mettant en lumière les insuffisances de la position favorable à la peine de mort ainsi que le concours d'éléments étrangers à la théorie du droit - tels que l'aspect rituello-sacrificiel - pour justifier l'exécution capitale, cette étude montre que si l'on place la dimension transcendante du pouvoir souverain avant l'identité morale de l'individu, alors la mise à mort du criminel peut être justifiée. Au contraire, une idée différente de la constitution du sujet impose de chercher un fondement ultime à l'inviolabilité de l'individu contre le pouvoir lui-même et donc de conclure à l'inadmissibilité morale de mettre à mort un homme, quel que soit le crime qu'il ait commis.

  • La carrière du jeune et talentueux docteur John Polidori prend son essor lorsque le célèbre poète Lord Byron lui demande de l'accompagner dans l'un de ses périples en Europe. Cet été, où Lord Byron rencontrera Mary Shelley, marquera l'histoire de la littérature. Pour Polidori, désireux de se lancer lui-même dans l'écriture, il sera l'occasion de mettre ses talents à l'épreuve. Trois ans plus tard, Polidori souffre de sa séparation d'avec Lord Byron qui l'a congédié. La publication du Vampire, un bestseller à la paternité énigmatique, puis sa rencontre avec Eliza, une inconditionnelle de Byron, précipitent le jeune homme au coeur d'un imbroglio psychologique et romantique, siège d'une réflexion ambiguë sur l'origine labyrinthique d'un texte littéraire.« Benjamin Markovits est un écrivain fascinant, sophistiqué et accompli. À mon avis, personne depuis Fitzgerald n'a témoigné autant d'amour pour les choses et décrit avec autant de sensualité les privilégiés. » (Kirsty Gunn, The Observer)

  • En 1813, Lord Byron est au sommet de sa célébrité. L'Angleterre tout entière l'adule pour ses écrits poétiques, la gent féminine pour son aura déjà sulfureuse. Lors d'un bal, il rencontre Annabella Milbanke, une jeune femme raffinée et spirituelle, qu'il épouse deux ans plus tard. La présence d'Augusta Leigh, la demi-soeur de Byron avec qui il entretient une relation ambigüe, vient cependant perturber leur idylle. S'instaure un triangle amoureux dans lequel Annabella peine à trouver sa place, partagée entre les élans de son coeur et ce que lui dicte sa raison.« Entre les mains talentueuses de Markovits, l'histoire de Byron dépasse le cadre du drame historique - une étude de la fragilité humaine. C'est un triomphe ! » (Scotland on Sunday)« Un aperçu hypnotique, éblouissant, et impeccablement documenté de l'âme d'un homme qui fascine le monde depuis près de 200 ans. » (The Independant)« Qu'il est malin ce Benjamin Markovits! » (Augustin Trapenard, Elle)

  • Avant de tenir pour Télérama la chronique littéraire où l'on sait qu'elle excelle, Michèle Gazier a enseigné pendant treize ans. A ce titre, qui pouvait mieux qu'elle dépeindre les désillusions des universitaires placées par les hasards de l'exil au tréfonds de lointaines banlieues où elles ont la charge d'inculquer leur savoir à des adolescents rebelles ? L'angoisse est un état d'esprit. Michèle Gazier incarne la fragilité brûlante de ses héroïnes. Ce livre transperce. Il suggère de bouleversantes images et leur instille, couche après couche, l'acharnement têtu d'une succession de fondus enchaînés. C'est comme si, obsédée par la persistance des détresses entrevues, Michèle Gazier montrait encore et encore le visage d'une femme défaite, éternellement renouvelée et cependant toujours étrangement la même. Une prof. Presque une enfant passée sans transition des bancs du lycée à la chaire du maître. Une prof. Une enseignante pleine d'imagination, qui, décalque de ses soeurs submergées par l'insidieuse usure, abandonne un jour toute idée de lutte, et devient, folle recluse, l'otage consentante d'une situation, d'un vocabulaire, dont l'infantilisation confine à la ruine de l'esprit. A l'aune de cet abandon, la raison s'emballe. Rien de surprenant à ce que les rêves brisés de ces nonnes laïques entraînent le lecteur jusqu'à l'extrême bord de la vie.

  • Peter Sullivan, professeur de littérature, a consacré de nombreux écrits à Lord Byron. Lorsqu'il meurt mystérieusement, l'un de ses confrères hérite de ces textes demeurés inédits. Tandis que la carrière littéraire de ce dernier s'essouffle, il trouve un nouvel élan en s'improvisant détective littéraire : il met de l'ordre dans les manuscrits, en décrypte les sous-textes et entreprend de sonder les vies tumultueuses de Peter Sullivan et de Byron lui-même.

    Au fil de cette enquête littéraire à deux voix, Amours d'enfance entraîne le lecteur dans un questionnement sur l'identité d'un auteur et les sources de ses créations.

    « Un cycle littéraire adroit, énigmatique [...], l'un des projets fictionnels les plus fascinants de ces dernières années. » The Independent

  • Paul Essinger, joueur de tennis professionnel, est qualifié pour l'US Open. Comme pour chaque tournoi, sa famille se réunit à New York afin de l'encourager. Ses parents, son frère, ses soeurs et ses neveux arrivent du Texas, de Harvard ou encore d'Angleterre. Aux yeux de Dana, la compagne de Paul, la tribu Essinger paraît très brillante et soudée, voire inaccessible tant elle compose un tableau idéal.
    Pourtant, chacun d'eux va vivre cette nouvelle épreuve avec des ambitions et des aspirations différentes. Révélations qui tournent court, légers accrocs et désaccords majeurs rythment ce week-end décisif. À travers une écriture vive et nerveuse, Benjamin Markovits capture toute la complexité d'une famille (apparemment) heureuse.

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  • L'antihéros de Nicole Serge-Rainer, « brave homme et pauvre type », tel qu'il se définit lui-même, fait la une d'un fait divers sanglant. Pris en otage par Sermine, l'ennemi public n° 1 - pseudonyme à peine camouflé de Mesrine, dont l'histoire apparaît en filigrane tout au long du récit, il échappe miraculeusement à la fusillade. Couché sur un lit d'hôpital, ce taciturne paranoïaque a un secret ; c'est ce secret qu'il raconte. Dédaigné par sa femme, méprisé par ses enfants, brocardé par ses compagnons de bistrot, sans avenir parce que sans présent et sans passé, sa vie oscille entre la résignation et la révolte. Un jour, cependant, c'est l'embellie. Il lit dans un journal le fac-similé d'une lettre de Sermine et découvre qu'ils ont la même écriture. Fasciné par la coïncidence, il décide d'endosser la personnalité du gangster et d'envoyer des communiqués à la presse -qu'il signe Sermine. Alors que ce dernier continue de défrayer la chronique, il lui façonne un nouveau visage, aussitôt véhiculé par les médias. Il est Sermine beaucoup plus que Sermine lui-même... jusqu'au jour où, ironie du sort, le hasard, que jamais n'abolira un coup de dés, selon la formule célèbre de Mallarmé, les réunit pour la première et la dernière fois dans l'arrière-salle d'un café. Roman de la désespérance et du refus, le livre de N. Serge-Rainer est aussi une fable politique où sont tour à tour mis à mal : l'État, la famille, le travail, la religion et la morale, sans oublier les valeurs refuge que sont l'amour et l'amitié. Du présent faisons table rase, semble nous dire N. Serge-Rainer, le futur n'est plus ce qu'il était.

  • Marianne, la petite bonne de ferme, Benjamin, le garçon meunier ou plus près de nous le jeune Jean-Claude vous entraînent dans le monde merveilleux du rêve.

  • Entre le passage du siècle de Voltaire à celui de Napoléon, un trou noir : la Révolution française. La littérature sombre provisoirement, étouffée sous le discours de propagande, l'article de journal, le théâtre patriotique. Mais l'homme sensible cède la place à l'homme romantique, tandis que s'annonce la modernité.

  • Thônes, 1er janvier 2000. Johanna et son ami Benjamin subissent un réveil plus que musclé. Il faut dire que la veille, ils ont vu la montagne en feu. Mais, est-ce pour cette raison que la bonne du curé danse avec un aspirateur dans l'allée centrale de l'église ? Une chose est certaine, Johanna et Benjamin vont éviter de toucher qui que ce soit... sauf un kangourou, évidemment !

  • Léa est dans sa vie en quête de tous les plaisirs amoureux. Mais du fantasme à la réalité, il y a parfois plus d'une traversée hasardeuse. Le songe c'est ce qui imite la vie. Mais la vie où est-elle ? Dans les jeux cruels de l'imagination ou dans un érotisme qui ne cesse de répéter une expérience vécue dans l'enfance. Léa est prisonnière de sa beauté puisque, pense-t-elle, les hommes la désirent ainsi : si proche et lointaine. Aliénée au regard de l'autre qui lui donne forme et vie, la jeune femme se consume dans une passion qui est sa prison. Écrit dans une langue qui joue avec les temps et les lieux, ce roman érotique est aussi une quête de l'amour. De la délivrance. Une attente de l'autre par qui pourraient renaître un corps et une présence au monde.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • La vie de Kepler est un vrai roman. Mi-chien, mi-astronome, savant mélange de Coluche, de Mozart et d'Einstein, on ne connaît de lui que ses trois lois universelles, encore incompréhensibles pour le commun des mortels. Et pourtant E = mc² n'est que la continuation logique de ses efforts héroïques. Fils inculte d'une sorcière et d'un mercenaire, quelques années d'école lui ont permis d'accéder au collège et à l'université. Myope comme une taupe, pauvre comme Job, son humour et son intelligence ont fasciné l'Europe entière. Faute de savoir faire sa promotion, Kepler est resté ignoré de son époque, comme il l'est encore aujourd'hui de la nôtre. Sept cent cinquante pages ne semblent pas de trop pour enfin l'exhumer de cet injuste oubli dans lequel une postérité pas toujours innocente l'a plongé. Kepler le chien des étoiles est un « film à gros budget » dont le metteur en scène est le lecteur, l'écran le ciel, et le comédien principal, le célèbre mais encore inconnu Johannes Kepler, fils et petit-fils de chien...

  • Marc était mon frère et nous n'étions pas du même sang, mon amant et nos caresses étaient chastes, mon père et mon enfant. De frère, d'amant, de père, d'enfant, d'ami, d'amour, je n'en avais pas d'autre. Il n'imaginait pas que quiconque puisse lui disputer un peu de ce coeur, de ce corps, qui lui appartenaient désormais plus qu'à moi. Les heures loin de lui passaient dans un brouillard. Je les traversais sans impatience, les sens et l'esprit en sommeil, et quand je le retrouvais, le soir, il me semblait que j'ouvrais les yeux au matin.

  • Sur la toile de fond de l'Europe menacée par Hitler, trois personnages, un homme et deux femmes, séduisants et désinvoltes, se livrent à une sorte de pas-de-trois en marge de la loi et font courir en vain toutes les polices de France. "Copyright Electre"

  • Avec « Ceux d'Hurtebise », André Pierrard nous donne son cinquième roman et sans doute son meilleur. Ses héros habitent la dernière maison du hameau du Mousset, qui borde la frontière belge. Un pays imprégné de brume où la terre est grasse, les chemins mystérieux et la méchanceté vigilante. Une calomnie honteuse va frapper Fulbert Berlemont, le fils de la ferme d'Hurtebise L'ignominie dont on l'accuse d'abord incroyable puis contestée puis admise et enfin jugée conduira, par un enchaînement implacable le malheureux en prison. Là, dans l'univers carcéral, celui du désespoir, des jours gris et des gestes bas, le pire est encore possible. Un des gardiens, un « maton », Roméo Pacôme Mathon, prétend venir en aide au détenu afin de s'introduire à Hurtebise. Après des nuits de haine, de désespoir et de mitard, libéré, ne reviendra pas chez lui. Que restera-t-il de la ferme du Mousset, et de « ceux d'Hurtebise ? Et quel tragique destin attend Roméo Pacôme Mathon au petit village frontière, si enclin à accuser, si habile à oublier, si semblable, en fait, à tant de villages de n'importe où ? Avec un talent dru et presque vengeur, André Pierrard s'en prend, férocement, à la sottise des hommes et à l'illusion de la justice. Ce qui ne l'empêche pas, tout le livre le prouve, de ne jamais cesser de croire en l'homme.

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