• Samuel Riba est l'éditeur talentueux d'un catalogue exigeant. Néanmoins, incapable de faire face à l'émergence des nouveaux médias et de concurrencer la vogue du roman gothique, il vient de faire faillite. Il sombre alors dans la dépression et le désoeuvrement. Pour y remédier, il entreprend un voyage à Dublin. L'accompagnent quelques amis écrivains avec qui il entend créer une sorte de confrérie littéraire. Cette visite de la capitale irlandaise à l'heure du Bloomsday se double d'une déambulation dans l'oeuvre de Joyce, qui conduira notre protagoniste - bien malgré lui - jusqu'au seuil d'un mystérieux pub.
    En explorant les facettes de ce personnage complexe - sous lequel se cache peut-être bien son alter ego -, Enrique Vila-Matas interroge la notion d'identité, de sujet, et décrit le cheminement qui a mené la littérature contemporaine d'une épiphanie (Joyce) à l'aphasie (Beckett).

  • Texte intégral révisé suivi d'une biographie d'Antonin Artaud. C'est à l'occasion d'une exposition Van Gogh au Musée de l'Orangerie en janvier 1947, peu avant sa mort, qu'Antonin Artaud écrit ce texte. Il n'y a pas loin, il le sait et il veut qu'on en soit persuadé, de Vincent Van Gogh à Artaud le Mômo. Le ton est âpre, l'ironie mordante, le style jaculatoire. Ainsi, écrit-il, "on peut parler de la bonne santé mentale de Van Gogh qui, dans toute sa vie, ne s'est fait cuire qu'une main et n'a pas fait plus, pour le reste, que se trancher une fois l'oreille gauche, dans un monde où on mange chaque jour du vagin cuit à la sauce verte ou du sexe de nouveau-né flagellé et mis en rage, tel que cueilli à sa sortie du sexe maternel". Pour l'auteur du Théâtre de la Cruauté, Van Gogh "ne s'est pas suicidé dans un coup de folie, dans la transe de n'y pas parvenir, mais au contraire il venait d'y parvenir et de découvrir ce qu'il était et qui il était, lorsque la conscience générale de la société, pour le punir de s'être arraché à elle, le suicida. Et cela se passa avec Van Gogh comme cela se passe toujours d'habitude, à l'occasion d'une partouse, d'une messe, d'une absoute, ou de tel autre rite de consécration, de possession, de succubation ou d'incubation."

  • Toute l'année liturgique 2014-2015 en un volume. La nouvelle Traduction officielle de la Bible s'invite dans le Missel des dimanches !De nombreux compléments à la liturgie de la messe : introductions, prières, indications pour les animateurs, textes pour la méditation...

  • Apprenez à faire de somptueux gâteaux de fêtes avec ce livre : gâteaux décorés, bûches, pièce montée, galette des rois... La magie en 50 recettes inratables !
    Et si vous êtes connecté à Internet, profitez des renvois vers les recettes en vidéo !
    Visionnez ! Cuisinez !

  • Diriger un choeur, faire du commerce, décider, conseiller ou faire la guerre sont autant de pratiques qui ne sont pas réservées aux hommes : la reconnaissance des qualités et des compétences qui permettent d'assumer de façon efficace une fonction suit des logiques propres aux différents contextes et dépasse une simple opposition entre femmes et hommes grecs. Par la pratique d'une anthropologie du genre, l'ouvrage offre une lecture renouvelée de ces contextes sociaux, économiques et politiques.

  • A l'école, pour le goûter, toute la classe a tiré les rois. Mais Tom est déçu de ne pas avoir eu la fève, et encore plus de ne pas avoir été choisi comme roi par Flore. De retour à la maison, avec papa et Inès, ils préparent une galette. Qui aura la fève ? Est-ce que, cette fois, Tom sera le roi ?Une collection toute tendre pour les petits.
    Idéal pour les 3-6 ans.

  • Longtemps interdits ou ignorés, les livres de James Joyce ont gardé une grande partie de leur mystère, et une certaine réputation d'hermétisme, qui en font encore une terra incognita de notre modernité. Ce n'est pas un hasard : son oeuvre, fourmillante de merveilles et de faux-semblants, a été conçue avec l'intention délibérée d'égarer le lecteur dans une sorte de dédale qui prend la forme d'un véritable univers au second degré. C'est à l'exploration de ce labyrinthe que nous convie cet essai, avec toutes les clefs nécessaires pour franchir une à une les portes du sanctuaire. Du Portrait de l'artiste à Dublinois, des Exilés à Ulysse et Finnegans Wake, Jean-Michel Rabaté nous fait entrer dans l'intimité d'une pensée créatrice, qui a construit l'une des oeuvres les plus éblouissantes de la littérature mondiale.

  • Comme le rappelle Jacques-Alain Miller dans la préface de ce livre, le séminaire de Jacques Lacan, R.S.I., devait s'achever en 1975 sur la conférence « Joyce-le-Symptôme », ici reproduite, où s'annonce le séminaire suivant, le Sinthome, dont on lira ici également une des leçons. « Il s'agissait en ce temps-là pour Lacan, écrit J.-A. Miller, - qui l'a saisi ? - du questionnement le plus radical jamais formulé du fondement même de la psychanalyse, conduit à partir du symptôme comme hors-discours... D'où la référence à l'insigne Joyce, maniant la lettre hors des effets de signifié, à des fins de jouissance pure. Évoquer la psychose n'était point psychanalyse appliquée, c'était, tout au contraire, avec le symptôme Joyce tenu pour inanalysable, mettre en question le discours de l'analyste, pour autant qu'un sujet identifié au symptôme se ferme à son artifice. Et peut-être une analyse n'a-t-elle pas de meilleure fin... »

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