Voir De Pres

  • Au milieu des années 80, V. comble par la lecture le vide laissé par un père aux abonnés absents. À treize ans, dans un dîner, elle rencontre G., un écrivain dont elle ignore la réputation sulfureuse. Dès le premier regard, elle est happée par le charisme de cet homme de cinquante ans et l'attention qu'il lui porte. Plus tard, elle reçoit une lettre où il lui déclare son besoin « impérieux » de la revoir... Plus de trente ans après les faits, Vanessa Springora livre ce texte fulgurant. Elle y dépeint un processus de manipulation psychique implacable et l'ambiguïté effrayante dans laquelle est placée la victime consentante, amoureuse. Elle questionne aussi les dérives d'une époque, et la complaisance d'un milieu aveuglé par le talent et la célébrité.

  • Le discours

    Fabrice Caro

    « Tu sais, ça ferait très plaisir à ta soeur si tu faisais un petit discours le jour de ta cérémonie. » C'est le début d'un dîner de famille pendant lequel Adrien, la quarantaine déprimée, attend désespérément une réponse au message qu'il vient d'envoyer à son ex. Entre le gratin dauphinois et les amorces de discours, toutes plus absurdes les unes que les autres, se dessine un itinéraire sentimental touchant et désabusé, digne des meilleures comédies romantiques.
    Un récit savamment construit où le rire le dispute à l'émotion.

  • L'Allemagne nazie a sa légende. On y voit une armée rapide, moderne, dont le triomphe paraît inexorable. Mais si au fondement de ses premiers exploits se découvraient plutôt des marchandages, de vulgaires combinaisons d'intérêts ? Et si les glorieuses images de la Wehrmacht entrant triomphalement en Autriche dissimulaient un immense embouteillage de panzers ? Une simple panne ! Une démonstration magistrale et grinçante des coulisses de l'Anschluss.

  • Chaque année, à la mi-carême, se tient l'étrange « bal des folles ». Le temps d'une soirée, le Tout-Paris s'encanaille sur des airs de valse et de polka en compagnie de femmes déguisées en colombines, gitanes, zouaves et autres mousquetaires. Réparti sur deux salles - d'un côté les idiotes et les épileptiques ; de l'autre les hystériques, les folles et les maniaques - ce bal est en réalité l'une des dernières expérimentations de Charcot, désireux de faire des malades de la Salpêtrière des femmes comme les autres. Parmi elles, Eugénie, Louise et Geneviève, dont le parcours heurté met à nu la condition féminine au XIXe siècle.

  • Soif

    Amélie Nothomb

    « Pour éprouver la soif il faut être vivant. » « Amélie Nothomb publie un roman ambitieux, original, âpre, dur, philosophique, où elle se met en danger à travers un héros archiconnu qui a déjà fait couler beaucoup d'encre : Jésus-Christ. Le livre est si inattendu et si réussi qu'il sera l'un des événements littéraires de la rentrée. » Bernard Pivot - JDD

  • Le 29 septembre 1759, le navire La Virginie fait naufrage. Seul rescapé, Robinson échoue sur une île déserte où il tente de survivre à une nature hostile en déployant des trésors d'ingéniosité. Mais son existence solitaire bascule le jour où un autre être humain fait son apparition sur l'île : Vendredi, le sauvage...
    Une aventure inoubliable, une ode à la liberté et à la nature.

  • La vie devant soi

    Romain Gary

    Histoire d'amour d'un petit garçon arabe pour une très vieille femme juive : Momo se débat contre les six étages que Madame Rosa ne veut plus monter et contre la vie parce que « ça ne pardonne pas » et parce qu'il n'est « pas nécessaire d'avoir des raisons pour avoir peur ». Le petit garçon l'aidera à se cacher dans son « trou juif », elle n'ira pas mourir à l'hôpital et pourra ainsi bénéficier du droit sacré « des peuples à disposer d'eux-mêmes » qui n'est pas respecté par l'Ordre des médecins. Il lui tiendra compagnie jusqu'à ce qu'elle meure et même au-delà de la mort. Bouleversant, drôle, tellement beau ! Un roman culte.

    À une époque où il était très critiqué, Romain Gary a écrit ce roman sous le pseudonyme de Émile Ajar afin de retrouver une liberté de ton. Sa véritable identité ne fut révélée qu'à sa mort, en 1980.

  • Je m'appelle Fatima Daas. Je suis la petite dernière. Celle à laquelle on ne s'est pas préparé. Française d'origine algérienne. Musulmane pratiquante. Clichoise qui passe plus de trois heures par jour dans les transports. Je suis une menteuse, une pécheresse. Adolescente, je suis une élève instable. Adulte, je suis hyper-inadaptée. J'écris des histoires pour éviter de vivre la mienne. L'amour, c'était tabou à la maison, les marques de tendresse, la sexualité aussi. Lorsque Nina a débarqué dans ma vie, je ne savais plus du tout ce dont j'avais besoin et ce qu'il me manquait. Je m'appelle Fatima Daas. Je ne sais pas si je porte bien mon prénom.

  • Un pavillon comme les autres, ou presque. Chez eux, il y a quatre chambres. La sienne, celle de son petit frère Gilles, celle des parents, et celle des cadavres. Le père est chasseur de gros gibier. La mère est transparente, amibe craintive, soumise aux humeurs de son mari. Le samedi se passe à jouer dans les carcasses de voitures de la décharge. Jusqu'au jour où un violent accident vient faire bégayer le présent.
    Dès lors, Gilles ne rit plus. Elle, avec ses dix ans, voudrait tout annuler, revenir en arrière. Effacer cette vie qui lui apparaît comme le brouillon de l'autre. La vraie. Elle fait diversion, passe entre les coups et conserve l'espoir fou que tout s'arrange un jour.
    Une plume drôle et fulgurante. Un univers acide. Un roman coup de poing.

  • La vie d'Émilienne, c'est le Paradis, une ferme isolée. C'est là qu'elle élève seule, avec pour uniques ressources son courage et sa terre, ses petits-enfants, Blanche et Gabriel. Avec l'adolescence, arrive le premier amour de Blanche, celui qui dévaste tout sur son passage. Il s'appelle Alexandre. Leur couple se forge. Mais la passion que Blanche voue au Paradis la domine tout entière, quand Alexandre, dévoré par son ambition, veut partir en ville, réussir. Alors leurs mondes se déchirent. Et vient la vengeance. Une bête au Paradis est le roman d'une lignée de femmes possédées par leur terre. Un huis clos fiévreux hanté par la folie, le désir et la liberté.

  • Un été en Normandie. Le narrateur est encore dans cet état de l'enfance où tout se vit intensément. Sur la plage, il rencontre Baptiste. Se noue entre eux une amitié d'autant plus forte qu'elle se fonde sur un déséquilibre : Baptiste a des parents parfaits, habite dans une maison parfaite. Sa famille est l'image d'un bonheur que le narrateur cherche partout, mais qui se refuse à lui. Flanqué d'une grand-mère à l'accent prononcé, et d'une tante « monstrueuse », notre narrateur rêve, imagine, se raconte des histoires, tente de surpasser la honte sociale et familiale qui le saisit face à son nouvel ami. Un roman fait de silences et de scènes lumineuses.

  • Les années trente en Californie. La Grande Dépression a jeté Lennie et George sur les routes. Ils vont de ferme en ferme pour louer leurs bras en attendant le jour où ils auront leur lopin de terre à eux, avec un bout de luzerne pour élever les lapins. Malgré sa taille de colosse, Lennie n'a pas plus de malice qu'un enfant de six ans ; George veille sur lui, le protège du monde qui n'est pas tendre avec les innocents. Le soir ils rêvent de leur maison et des lapins. Mais du rêve à la tragédie, il n'y a qu'un pas.
    « L'amitié informe et invincible nouée avec Lennie, le doux colosse innocent aux mains dévastatrices, et son copain George, petit homme aigu, a une beauté, une puissance de mythe. » Joseph Kessel

  • Ténèbre

    Paul Kawczak

    1890, un jeune géomètre belge est mandaté par son Roi pour tracer la frontière nord du Congo. À bord du Fleur de Bruges, glissant sur le fleuve Congo, Pierre Claes va s'enfoncer dans les terres sauvages et souvent hostiles. L'accompagnent des travailleurs bantous et Xi Xiao, un maître tatoueur chinois, bourreau spécialisé dans l'art de la découpe humaine. Celui-ci décèle l'avenir en toute chose : Xi Xiao sait quelle oeuvre d'abomination est la colonisation, et il sait qu'il aimera le géomètre d'amour.
    Ténèbre est un incroyable roman d'aventures empreint de réalisme magique.

  • À Cuba, voilà quatre-vingt-quatre jours que le vieux Santiago rentre bredouille de la pêche, ses filets désespérément vides. La chance l'a déserté depuis longtemps. À l'aube du quatre-vingt-cinquième jour, son jeune ami Manolin lui fournit deux belles sardines fraîches pour appâter le poisson, et lui souhaite bonne chance en le regardant s'éloigner à bord de son petit bateau. Santiago sent que la fortune lui revient. En effet, un marlin magnifique et gigantesque vient mordre à l'hameçon. Débute alors le plus âpre des duels.

    Combat de l'homme et de la nature, roman du courage et de l'espoir, voici l'un des plus grands livres de la littérature américaine.

  • Saturne

    Sarah Chiche

    1977 : Harry, trente-quatre ans, meurt dans des circonstances tragiques, laissant derrière lui sa fille de quinze mois. 2019 : Sarah part sur les traces de ce fantôme de père.
    Issu d'une dynastie de médecins ayant quitté l'Algérie après l'indépendance, Harry était un rêveur, un amoureux des étoiles, pas le fils que les siens espéraient voir s'impliquer dans les cliniques privées qu'ils ont fondées. Il s'échappera comme il pourra, vivra une passion avec une femme trop libre et trop belle pour son milieu bourgeois.
    À l'autre bout de cette légende noire, Sarah raconte avec férocité et drôlerie une enfance hantée par le deuil, et dévoile comment, à l'image de son père, elle a failli être engloutie à son tour.

  • Trois femmes, trois histoires, trois destins liés. La jeune Ramla est arrachée à son amour pour être mariée à l'époux de Safira, tandis que Hindou, sa soeur, est contrainte d'épouser son cousin. Patience ! C'est le seul et unique conseil qui leur est donné par leur entourage, puisqu'il est impensable d'aller contre la volonté d'Allah. Comme le dit le proverbe peul : « Au bout de la patience, il y a le ciel. » Mais le ciel peut devenir un enfer. Comment ces trois femmes impatientes parviendront-elles à se libérer ? Un roman bouleversant sur la question universelle des violences faites aux femmes.

  • Au XIXe siècle, les riches achetaient des pauvres afin de remplacer leurs fils pour qu'ils ne se fassent pas tuer à la guerre. Aujourd'hui, ils ont des petits-enfants encore plus riches, et, parfois, des descendants inconnus toujours aussi pauvres, mais qui pourraient légitimement hériter !
    La famille de Blanche a poussé tel un petit rameau discret au pied d'un arbre généalogique particulièrement laid et invasif qui s'est nourri pendant un siècle et demi de mensonges, d'exploitation et de combines. Qu'arriverait-il si elle en élaguait toutes les branches pourries ?
    Un roman noir et décapant, à l'humour ravageur !

  • « Souviens-toi, maman : nous étions tes enfants. » C. K.

    C'est l'histoire d'une grande famille qui aime débattre, rire et danser, qui aime le soleil et l'été.

    C'est le récit incandescent d'une femme qui ose enfin raconter ce qui a longtemps fait taire la familia grande.

  • Une nuit, une fracture de la banquise sépare une jeune femme Inuit de sa famille. Uqsuralik se voit livrée à elle-même, plongée dans la pénombre et le froid polaire. Elle n'a d'autre solution pour survivre que d'avancer, trouver un refuge. Commence ainsi pour elle, dans des conditions extrêmes, le chemin d'une quête qui, au-delà des vastitudes de l'espace arctique, va lui révéler aussi son monde intérieur. Splendide !

  • La daronne

    Hannelore Cayre

    Comment, lorsqu'on est une femme seule, travailleuse, avec une vision morale de l'existence... qu'on a trimé toute sa vie pour garder la tête hors de l'eau tout en élevant ses enfants... qu'on a servi la justice sans faillir, traduisant des milliers d'heures d'écoutes téléphoniques avec un statut de travailleur au noir... on en arrive, avec un détachement joyeux, à planquer une tonne deux de shit dans sa cave. Et on devient la Daronne.

    Une plume vive et sans concession pour raconter le monde de la justice. Un polar saisissant, drôle et généreux. Un bijou !

    Sur commande
  • L'histoire du chien Buck, arraché à la douceur d'une maison californienne pour devenir un chien de traîneau confronté aux dures réalités du Grand Nord et à la violence des hommes, a bouleversé des générations de lecteurs. Né de sa vie de chercheur d'or au Klondike, L'Appel de la forêt est le livre le plus célèbre de Jack London, celui qui lui valut une immense renommée dès sa première publication en 1903. Au-delà du roman d'aventures, London affirme ici sa vision du monde, où l'hérédité sauvage triomphe de la civilisation corruptrice.

  • Serge

    Yasmina Reza

    « Chez ma mère, sur sa table de chevet, il y avait une photo de nous trois rigolant enchevêtrés l'un sur l'autre dans une brouette. C'est comme si on nous avait poussés dedans à une vitesse vertigineuse et qu'on nous avait versés dans le temps. » Une comédie réjouissante et touchante sur une famille délicieusement déjantée !

  • Élie, vieillissant, désabusé, divorcé, désencombré des illusions sur la vie, est un ethnopsychiatre aux méthodes particulières, un spécialiste en « étrangeté ».
    Un petit migrant roumain, aux cheveux hirsutes et aux yeux immenses de clarté, va dérouter Élie et ses compagnons. Est-ce lui, ce garçon de dix ans silencieux et intense, qui déplace les tables à distance, fait exploser les pierres précieuses des colliers ou guérit les maladies les plus réfractaires d'un doigt posé sur la plaie ? Sorcier ou « immigré nouvelle génération » ? Imposteur ou messie de nos temps troublés ?
    Il faut prendre garde aux étrangers que nous croisons : parmi eux se cachent des êtres d'exception.

  • Arsène Lupin, irrésistible charmeur, commet ses méfaits avec élégance, intelligence et panache, sans user de violence. Il maîtrise une science inégalée du déguisement et a un grand sens moral qu'il met au service des plus vulnérables.
    Découvert pour la toute première fois en 1905, dans un magazine, puis aussitôt après dans ce recueil de nouvelles, notre gentleman cambrioleur de La Belle Époque n'a pas pris une ride et continue de nous enchanter !

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