Vendemiaire

  • Films d'invasion extra-terrestre, films catastrophe, films de zombies, films de super héros enfin, où des hommes araignée, des hommes chauve-souris et autres mutants, ont pour mission de sauver la planète et la démocratie... Certes, le cinéma hollywoodien actuel, celui des blockbusters, est l'hériter de genres qui ont fait sa fortune. Mais ces vieilles recettes issues de la Guerre froide sont, depuis la disparition de l'URSS et surtout depuis le 11 septembre 2001, remises au goût du jour dans des oeuvres sombres et violentes où la hantise du cataclysme et le culte de la force s'affirment sans détours. Messianisme, paranoïa et quête de sens : ce cinéma de circonstance, ou de propagande, est surtout le terrible révélateur d'une société qui semble avoir perdu tous ses repères.

  • L'affaire Aldo Moro

    Philippe Foro

    Le 16 mars 1978, via Fani, à Rome, le président de la Démocratie chrétienne Aldo Moro est enlevé par un commando armé, et les cinq hommes de son escorte tués. Au coeur de ces années de plomb qui voient se succéder en Italie attentats d'extrême droite et d'extrême gauche, dans un climat de guerre civile, la revendication de cet acte de terrorisme est rapide : il est le fait des Brigades rouges, qui pendant 55 jours séquestreront l'homme d'État dans un appartement du centre ville. L'affaire bouleverse le pays, et le monde.
    Aujourd'hui encore, l'historien se trouve confronté à d'inquiétantes zones d'ombres. Services secrets, organisations mafieuses, loges maçonniques, adversaires et compagnons politiques. Au fond, qui avait intérêt à la disparition d'Aldo Moro ?

  • Il n'a pas su¼ de prendre la Bastille le 14 juillet 1789. Il a aussi fallu, durant deux longues années, la démolir, au fi l d'un chantier qui a mobilisé un millier d'ouvriers : monceaux de décombres, trafi cs, accidents, émeutes, querelles de voisinage ont émaillé le quotidien de cette ruche. Il a fallu ensuite consacrer ce haut lieu de la sociabilité parisienne, où se croisaient, de nuit comme de jour, personnalités et anonymes, au cours de visites guidées, de bals et de cérémonies o¼ cielles. Il a fallu enfi n édifi er un véritable lieu de mémoire, dans une entreprise de communication sans précédent, où l'entrepreneur en chef, Palloy a contribué à assurer sa propre gloire en même temps que celle de l'événement, érigé, du même coup, au rang de mythe national.

  • Construit en juillet 1942, Treblinka, près de Varsovie, est avec Belzec et Sobibor, l'un des trois centres d'extermination des Juifs des ghettos par les nazis. Jusqu'en novembre 1943, date de la destruction du camp, afi n de faire disparaître les traces du massacre, 900 000 victimes périrent à Treblinka. Rédigé dès 1944, le témoignage de Jankiel Wiernik, juif polonais déporté en août 1942 et évadé lors de la révolte d'août 1943, est exceptionnel. Wiernik est en e. et le seul témoin à rendre compte des étapes qui marquent la vie du camp, l'accroissement des capacités meurtrières après la nomination de Franz Stangl ou la décision de brûler des centaines de milliers de corps. Présentation, notes et postface de Jean-Louis Panné.
    />

  • Un épisode méconnu de la Première Guerre mondiale. Comment l'on fabrique des boucs émissaires. En pleine Union sacrée, la haine du Nord envers le Midi. Le 21 août 1914, près de Nancy, le XXe corps, un bataillon lorrain, et le XVe, composé en majorité de soldats marseillais, cèdent sous le terrible tir de barrage de l'artillerie allemande. Dans ces premières semaines de guerre où tout se joue, l'Etat-major et le gouvernement cherchent des boucs émissaires.
    Ce seront les soldats du Midi. Cet épisode oublié jette un jour nouveau sur la réalité de ce que l'on appelle l'Union Sacrée, révélant un véritable divorce entre la France du Nord et celle du Midi, presque aussi violent et viscéral que l'hostilité affichée vis-à-vis des Allemands.

  • La Terreur sous un jour nouveau. Richard Mique : qui connaît aujourd'hui le nom de l'architecte et favori de Marie-Antoinette, créateur du Hameau de la reine à Versailles, où il veillait à la fois au tracé des jardins et à l'ordonnancement des plaisirs ? Poursuivi pendant la Terreur, Mique a payé pour un différend vieux de plus de vingt ans, qui l'opposait à un escroc. A travers cet itinéraire individuel, c'est celui de milliers de victimes de la Terreur, enfermées puis exécutées pour des raisons qui n'avaient souvent rien à voir avec un « idéal » révolutionnaire, que nous embrassons.

    Sur commande
  • Le cambriolage le plus extravagant du XXe siècle. Le 21 août 1911, les gardiens du Louvre constatent l'incroyable disparition de la Joconde . Malgré l'aide de Bertillon, la police piétine. On accuse les Allemands ; des escrocs proposent de restituer le tableau contre rançon ; on arrête Guillaume Apollinaire soupçonné d'être le commanditaire, Picasso serait complice. Finalement, c'est presque par hasard que l'on retrouve le voleur à Florence. Il s'agit d'un ouvrier italien qui aurait voulu rendre à son pays l'un de ces chefs-d'oeuvre. Dans un style vivant, s'appuyant sur les archives de la police, Jean-Yves Le Naour nous fait revivre cette histoire qui, par son retentissement, fi t de la Joconde le tableau le plus célèbre du monde.

  • Des milliers d'hommes, de femmes et d'enfants, parcourant les routes de France pour arriver à la Rochelle et de là embarquer pour Cayenne : c'est l'extraordinaire aventure que mit en oeuvre, en 1763, le duc de Choiseul, afin de faire pièce à la domination anglaise outre atlantique, et de créer en Guyane une colonie idéale d' où serait banni l'esclavage...
    C'est une histoire de fascination exercée par les terres méconnues de la Guyane. Une histoire de misère et de ténacité : celles de ces familles allemandes, alsaciennes, prêtes à tout quitter pour échapper à la famine. Une histoire de clans concurrents dans l'orbite de Louis XV, de faveur et de disgrâce, Turgot contre Choiseul. Et pour finir une tragédie, qui eut, au bout de deux années, raison de ce dernier rêve de gloire atlantique.

  • Otages d'Hitler

    Benoît Luc

    Paul Reynaud, Léon Blum, anciens présidents du Conseil, les généraux Gamelin ou Weygand, mais aussi le champion de tennis Jean Borotra, éphémère ministre de la Jeunesse et des sports de Vichy, Léon Jouhaux, patron de la CGT. Et, par dizaines, des officiers, des maires, des préfets : des « notables » destinés à servir au Reich de monnaie d'échange, en cas d'agression caractérisée. Ils ont été enfermés dans des camps ou des forteresses d'Allemagne ou de Tchécoslovaquie. On a oublié ces marginaux de la répression nazie. Il est vrai que ces détenus très spéciaux n'hésitaient pas à écrire au Führer parce que leur paillasse n'était pas assez épaisse. C'est la première fois que l'itinéraire individuel, et les conditions de détention, de ces « déportés d'honneur » sont méthodiquement étudiés.

    Sur commande
  • L'histoire vraie des faux maquis. A partir de 1943, de très vastes portions du territoire échappent au contrôle de Vichy comme à celui de l'occupant. Et les maquisards authentiques ne sont pas les seuls à vivre et combattre en marge de la France officielle... Des individus charismatiques au passé trouble, « Le Bossu », « Mickey » ou « Bayard » font régner leurs propres lois. Escrocs, truands, déserteurs, ces profiteurs de la guerre ont pu enrôler des combattants de bonne foi.
    C'est pourquoi il a pu paraître si difficile de distinguer vrais et faux maquis, dans un contexte de règlements de comptes entre gaullistes et communistes. A travers une passionnante plongée dans les archives, Fabrice Grenard nous aide à mieux cerner les contours de cette zone grise, entre résistance déclarée et banditisme. Nouvelle édition revue et augmentée.

    Sur commande
  • « Ils ont détruit ... Qu'ils réparent ! » Le destin de ces prisonniers de guerre en temps de paix. Comment la France s'est reconstruite grâce aux soldats allemands. Un million : c'est le nombre de soldats allemands retenus prisonniers en France après la défaite de leur pays, à partir de juin 1944, et jusqu'en décembre 1948. Un étonnant itinéraire collectif, des commandos de déminage aux travaux des champs, en passant par la difficile cohabitation avec la population.
    En 1948, 20 % de ceux qui restaient employés sur le territoire ont choisi d'y demeurer... Leur histoire n'avait pas encore été écrite. Nouvelle édition revue et augmentée.

  • Écrire l'histoire n'est pas chose facile. Surtout quand on a choisi de s'intéresser à la Révolution française, grande pourvoyeuse d'idéologies, d'images et de fantasmes. À travers des analyses de cas très concrets, Jean-Clément Martin s'interroge ici sur les non-dits et les impensés à l'oeuvre dès lors qu'on traite du régicide, des meurtres de masse, du peuple, de la nation ou de l'héroïsme. Ainsi, les monuments de notre mémoire nationale sont démontés : la « guerre de Vendée » comme emballement d'un discours officiel, au sein d'un régime en proie à des divisions internes incontrôlées ; la « Terreur » comme un tour de passe-passe pour endiguer des pulsions meurtrières puis pour discréditer un adversaire politique... Une leçon de méthode. Nouvelle édition revue et augmentée

    Indisponible
  • Le 10 mai 1981, à la Bastille, la foule en liesse vient saluer la victoire du candidat socialiste à la présidence de la République après vingt-trois ans de pouvoir exercé par la droite. Pourtant à l'automne 1980, Valéry Giscard d'Estaing était encore sûr de son bilan. Malgré les crises pétrolières, le pays est prospère. La révolution des moeurs s'e¬ ectue sans heurts. Du côté du PS, Michel Rocard est favori. Mais un homme s'est donné comme objectif de cristalliser méthodiquement les craintes, les attentes et les frustrations d'une partie de l'opinion. Habitué à faire campagne comme au temps de la IVe République, il développe une infaillible intelligence des alliances et des réseaux, labourant en profondeur les provinces et les couches sociales : François Mitterrand.

    Sur commande
  • En 1892, la France était, pour la dernière fois de son histoire, touchée par une épidémie de choléra qui frappa la population de terreur. Car c'est un mal qui anéantit sans prévenir : on rapporte des cas de convives entrés guillerets dans un restaurant, agonisants, peu après. Des chercheurs finissent par isoler le vibrion cholérique, ou bacille virgule.
    Reste à savoir comment lutter contre lui. Suffira-t-il de désinfecter les rues, de condamner les puits, d'arrêter les trains en provenance de Russie. ? C'est dans ce climat d'effervescence que le gouvernement français prend des mesures qui inspireront la conduite à tenir dans les crises sanitaires à venir, jusqu'aux plus récentes formes de grippe :
    Encadrement de la population, surveillance des déplacements, obligation de soins.

    Sur commande
  • De A comme Avion ou Abandon à I comme Israel puis de J comme Jurassic Park à Z comme Zoom ou Zemeckis, le Dictionnaire Spielberg, réédité en poche sous la forme d'un co ret contenant deux volumes, o re une analyse profonde et détaillée d'une fi lmographie qui ne cesse d'accumuler les succès au box-o ce. L'occasion de se plonger dans un cinéma qui navigue entre l'histoire et le merveilleux, entre l'enfance et le di cile passage vers l'âge adulte, mais qui reste toujours virtuose, à hauteur humaine et profondément américain.

    Sur commande
  • Dans cet ouvrage inédit, l'historien Jean-Jacques Becker revient, à l'occasion des célébrations du centenaire des débuts de la Grande Guerre, sur ce conflit d'une ampleur inconnue jusqu'alors. S'attachant à analyser ses causes, il montre pourquoi la Grande Guerre a bouleversé le XXe siècle naissant, aussi bien par le nombre de soldats engagés et par le nombre de morts, que par les profonds changements géopolitiques qu'elle a amenés.
    Il dénoue les fils du terrible jeu des alliances, qui a entrainé en si peu de temps toutes les grandes puissances dans la guerre. Et surtout comment en s'enlisant dans le temps, en mobilisant toujours plus de ressources et d'hommes, la Grande Guerre a constitué une véritable catastrophe pour l'Europe, un suicide.

  • Le 31 janvier 1944, sur le quai de la gare de Compiègne, un millier de femmes attendent.
    Membres d'organisations secrètes comme Geneviève Anthonioz-de Gaulle, simples proches de résistants, passantes rafl ées dans la rue, prostituées soupçonnées d'avoir voulu contaminer l'armée allemande, elles forment un convoi à destination du camp de Ravensbrück. Dès lors, leur identité se résumera à un simple matricule. Pour les plus déterminées, les travaux forcés seront l'occasion d'actions de sabotage. Les plus faibles seront, devant l'avance des armées alliées, exterminées dans des chambres à gaz. Pour la première fois, une étude reconstitue le destin individuel de chacune des détenues. Leurs parcours croisés apportent un précieux éclairage sur le fonctionnement de la machine de destruction nazie.

    Sur commande
  • Raymond Auzias-Turenne o re un exemple d'homme de l'Ouest tout à fait surprenant.
    Dans les années 1880, en e et, bien peu de Français émigraient aux États-Unis, au plus 4 000 par an, et encore moins choisissaient la rude vie de cow-boy ; de surcroît, royaliste légitimiste et catholique, il n'était nullement fasciné par une société américaine protestante et matérialiste. On le retrouve ensuite à Montréal, où il fonde une famille, puis dans le Yukon au moment de la ruée vers l'or, banquier. Il fi nit sa vie à Seattle, en homme d'a aires prospère. Autant d'étapes exceptionnelles dans le parcours d'un émigrant.
    Grâce aux archives, notamment familiales, Jacques Portes entreprend ici de faire le portrait d'un homme, dans toute sa complexité, porteur et artisan de son propre rêve américain.

    Sur commande
  • Jamais le cinéma français ne s'est aussi bien porté. C'est normal : la création y est remplacée par des stratégies marketing soigneusement étudiées. Les scénaristes, les cinéastes et les producteurs de fi lms français se sont approprié une vérité bien simple : les spectateurs appartiennent tous à des catégories sociologiques reconnues ; il su t d'adapter le produit aux attentes de ces di érentes catégories, et l'audience suivra. Un tour d'horizon du cinéma français qui n'oublie personne. Le panorama d'une société, la nôtre, qui n'en fi nit plus de se réfl échir dans cet autoportrait narcissique.

    Sur commande
  • Sur commande
empty