Sciences humaines & sociales

  • Novembre 2007, l'écrivain et compositeur Antoine Ouellette est diagnostiqué Asperger, un syndrome appartenant au spectre autistique. Dans cet ouvrage, l'auteur témoigne de son expérience et offre une visite guidée du monde autiste. Il souhaite aussi informer et sensibiliser sur un sujet tabou, la « folie », afin de donner un message d'espoir aux personnes marginales et marginalisées de notre société. Les autistes fascinent, troublent et dérangent. Victimes de préjugés (non, l'autisme n'est pas une déficience intellectuelle), d'intimidation dans les écoles, de discrimination dans la vie adulte : on voudrait tant les guérir de qui ils sont ! Mais qu'est-ce vraiment que l'autisme et le syndrome d'Asperger ? Comment cela se vit-il au quotidien ? Quelles sont les faiblesses et aussi les forces de l'autisme? Comment un autiste peut-il s'exprimer en art? La science commence à réaliser que l'autisme serait non une maladie mais une autre forme d'intelligence, porteuse d'une culture et de valeurs différentes. Leur nombre étant en augmentation, les autistes pourraient représenter l'amorce d'un changement évolutif dans l'histoire humaine. Encore faudrait-il que l'acceptation soit au rendez-vous, ce qui ne sera pas donné.



    Préfacé par le Dr LAURENT MOTTRON, psychiatre de renom et spécialiste de l'autisme.

  • Cet ouvrage s'ouvre d'abord sur une enquête dans la vie privée de Freud, afin de rendre compte de la manière dont il est parvenu à déconstruire et développer la dimension de la subjectivité.
    Puis, nous examinons de quelle façon Freud en est venu à s'inscrire en marge du système ( de santé ) pour réussir à en montrer le fonctionnement. Comment une première analyse a-t-elle su freuder le système, c'est-à-dire le mettre en mots, l'exprimer, lui donner vie, forme et parole? Notre enquête, guidée officiellement et officieusement par Freud, fera en sorte que nous pourrons cerner adéquatement la place qu'occupe le sujet dans notre société technomédicale, où la médecine prescrit, décrète, réglemente et encadre le lieu de sa naissance, de son existence et de sa mort.
    Finalement, au-delà de la pensée freudienne, nous entrerons directement dans l'analyse de la position du sujet dans une société où le virtuel, l'Internet et l'informatique façonnent la vie de tous les jours et organisent une toute nouvelle façon de se [re]présenter et d'entrer en contact avec les autres.

  • Il y en a pour qui le capital, c'est la vie ou la liberté; pour d'autres, il est, comme marché, la source de la démocratie, ou celle-ci en serait l'origine... à moins que ce ne soit la religion ou la diplomatie. Tel n'est pas le principe de ce «pragrammatique» manifeste.

  • L'envers du landau est une réflexion sur la femme qui choisit de dire non à la maternité dans une société obsédée par le discours nataliste. Quelle place peut, en effet, espérer occuper une non-mère dans une économie qui prend appui sur les tables à langer? Quelle énigme, quel insecte étrange constitue-t-elle pour le monde qui l'entoure? Cet ouvrage porte sur les pressions qui s'exercent sur la récalcitrante pour l'inciter à rentrer dans le rang, sur les épouvantails qu'on dresse sur sa route pour la ramener dans le droit chemin. Il s'adresse aussi, par la bande, à toutes celles qui souffrent de ne pas avoir pu donner la vie; dommages collatéraux de cette course à la maternité à tout prix, elles se heurtent aux mêmes contingences sociales et elles éprouvent, en prime, le sentiment de ne pas avoir rempli correctement leur mandat de femme.

  • Les Cyniques : une anthologie Groupe d'humoristes des années 60 composé d'André Dubois, de Marc Laurendeau et des regrettés Marcel Saint-Germain et Serge Grenier, les Cyniques ont profondément marqué non seulement le public québécois de l'époque mais aus

  • Les enjeux linguistiques. N'est-ce pas un sujet brûlant d'actualité pour beaucoup de territoires ?

    Problématique complexe, car il faut souvent se pencher sur les origines du pays, son histoire socio-culturelle, ses développements économiques, etc., pour réussir à en saisir toutes les dimensions. Louis Valcke décortique ici le fameux cas de la Belgique: le duo belliqueux des Flamands et des Wallons , leur cohabitation difficile depuis la création du pays en 1830. Ayant quitté son pays natal il y a une quarantaine d'années, l'auteur a sans nul doute acquis suffisamment de distance intellectuelle et psychologique pour évaluer de façon neuve et mesurée les éléments de cette problématique. Au travers de son analyse, il tente aussi d'établir des parallèles avec la situation linguistique du Québec.



    Aperçu de la table des matières :
    Origine de la Belgique - Les Flamands et les Wallons : leur entente difficile dans le cadre de la Belgique depuis sa création en 1830 - Politique de francisation de la Flandre - Le charbon et l'industrialisation de la Wallonie - La Première Guerre mondiale, tentative de bilinguisme - Retard industriel de la Flandre - Renversement de la situation depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale - Quelques problèmes concrets - Comparaison avec la situation du Québec.

  • « Nu » est un tout petit mot de la langue française, mais difficile à utiliser tout seul. Dans la conversation courante, il est rare qu´on l´utilise sans l´accompagner d´autres mots comme « tout », « presque », « complètement », « flambant », « intégralement », « comme un ver », etc. Les journalistes, qui usent et abusent des clichés, ont tendance à employer des expressions telles « dans le plus simple appareil », « en costume d´Adam » ou, plus recherchée, « en habit de naissance ». Ces références, bibliques ou autres, témoignent de la difficulté qu´on a à imaginer que le nu peut être ordinaire, banal, naturel, comme c´est le cas dans la pratique naturiste.

    Ce petit livre constitue une réflexion sur le nu non sexuel tel qu´il se manifeste au Québec et en Occident en général, et que j´ai moi-même pratiqué. Il s´agit donc d´un témoignage sur la dimension culturelle d´une expérience qui couvre une quarantaine d´années. Il y sera large-ment question de naturisme, pratique qui comporte bien d´autres dimensions que la nudité, même si celle-ci en est la plus visible.

  • Peut-être vous êtes-vous déjà demandé pourquoi les petits garçons, même quand on leur offre des poupées, préfèrent généralement les camions...
    Et pourquoi la plupart des petites filles sont à ce point séduites par Barbie ! Ou pourquoi il y a plus de filles dans le domaine des lettres et plus de garçons dans les sciences " pures ". Peut-être vous êtes-vous demandé si, dès le départ, les petits garçons n'étaient pas différents des petites filles... C'est en tout cas la question que s'est posée Claire-Marie Clozel, elle-même mère d'un petit garçon.
    Philosophe de formation, elle s'est tournée vers les livres. Mais presque tous les auteurs affirmaient que seule l'éducation était responsable des différences entre les sexes, qu'il n'y avait aucune différence innée. Et surtout, on affirmait qu'un certain docteur Money avait réussi à " transformer " un garçon en fille... " N'en parlons plus ", pensa-t-elle. Mais il n'était pas si facile de repousser l'idée...
    Ce livre s'adresse avant tout aux parents et aux éducateurs qui, eux aussi, se posent la question : pourquoi les petits garçons ne sont pas des petites filles ?

  • Alors que nous sommes partagés entre l'envie de nous distinguer et le désir de nous conformer, il devient souvent plus convenable de nous mouler aux autres. Les individus trop dissemblables sont vus tantôt comme des menaces, tantôt comme des êtres dont il ne faut pas tenir compte. Le pouvoir politique et économique a toujours bien compris les avantages à contrôler les différences.
    Longtemps, les sociétés occidentales s'en sont prises à des boucs émissaires : par exemple, l'hérétique, le juif, l'homosexuel, l'étranger, le fou et le handicapé. Peu à peu, avec la reconnaissance des droits humains, il est devenu moins acceptable d'opprimer les gens différents, ce qui a coïncidé avec l'industrialisation, puis avec la mondialisation. Est alors apparu un individu formaté, uniforme, consommateur et facile à contrôler.

  • Ce Grand Glossaire recense leurs attestations ou bien dans les dictionnaires généraux et lexiques spécialisés, ou bien dans la littérature française elle-même, et ce, depuis sa naissance au XIe siècle avec La Chanson de Roland. Ont donc été relevés tant les mots, les prononciations, les expressions que les sens importés par nos ancêtres et préservés ici depuis plus de trois siècles, une période linguistiquement mouvementée en France et qui a modelé le français moderne. Cette démarche soulève par la bande la question des canadianismes, des mots ou des sens, des prononciations et des expressions qui, ayant été engendrés ici même, n'auraient par conséquent jamais eu cours dans aucune des régions de France. Achaler, garrocher et maganer seraient-ils, par exemple, des cana-dianismes ? On verra qu'il n'en est rien.

  • Avant de rédiger son Discours de la méthode, véritable coup d'État dans la pensée philosophique du XVIIe siècle, le jeune Descartes a fait trois songes au cours d'une nuit de novembre 1619.
    Le cerveau en feu de M. Descartes revisite ces rêves où le jeune philosophe entrevoit le fondement matriciel qui relie tous les êtres, et propose un quatrième songe dont il ne serait pas revenu. L'auteur a voulu comprendre comment, à l'issue de cette nuit, Descartes a entrepris de fonder le cogito contre tous les vertiges entrevus. Un délire philosophique a décidé du destin de l'Occident, a provoqué un durcissement de la raison.
    Aujourd'hui, alors que les rationalités technologiques et financières sont remises en cause, que nous remettons en doute la Raison des raisons, il importe de revisiter ces rêves initiatiques et d'établir un dialogue avec l'écologie intuitive des cultures autochtones : c'est le cinquième songe.
    Avec des illustrations tirées du Traité de l'homme de René Descartes.

  • En avez-vous assez de vous faire dire que vous écrivez mal? Que vous n'êtes pas en mesure d'aligner deux phrases correctement? Que vos textes sont de vé­ritables charabias? Étudiants, rédacteurs de tout acabit et autodidactes qui cher­chez à améliorer la qualité de vos écrits, ce livre vous est destiné. Nous avons te­nu à y présenter, le plus simplement et le plus clairement possible, les multiples règles (connues, méconnues et parfois inconnues) qui régissent l'art d'écrire.
    Que trouve-t-on dans ce guide? Des fiches, des exemples et des exercices regroupés en cinq parties: les principes généraux de rédaction, les erreurs de vocabulaire, les erreurs dans la construction de la phrase, les principes de base de la ponctuation et différentes façons d'améliorer un texte. Chaque fiche décrit une règle précise, illustrée par des exemples types, et se termine par un exercice récapitulatif. Dans la section intitulée «Feriez-vous un bon ré­viseur?», le lecteur pourra vérifier s'il a bien assimilé les notions antérieures.

  • Ce recueil constitue à la fois une réflexion et un témoignage sur une expérience éditoriale singulière, celle de la revue ViceVersa. Que ce soit au sein du premier cercle des fondateurs, parmi les illustrateurs et les photographes ou encore chez les collaborateurs qui ont participé à l'aventure, chacun se souviendra de ce «tournant». À l'époque, le débat était vif autour de la notion de transculture, que nous introduisions ici après que le cubain Ortiz l'ait forgée pour caractériser l'identité de son île natale. Plus de vingtcinq ans plus tard, il nous semble opportun de revenir sur les termes de cette discussion pour déterminer ce qui a changé et pour mesurer ce qui, au contraire, demeure constant dans l'entrecroisement actuel des cultures.

    Avec des textes de:
    Évelyne Abitbol, William Anselmi, Robert Berrouët-Oriol, Simon Harel, Stéphan Daigle, Gilbert Duclos, Pierre Ouellet, Fulvio Caccia, Gianni Caccia, Antonio D'Alfonso, Karim Moutarrif, Michel Morin, Jean Morisset, Walter Moser, Christian Roy, Daniel Sylvestre, Bruno Ramirez, Nicolas van Schendel et Myriame El Yamani.

  • Le Pop Wooh, souvent qualifié de " Bible maya-quichée ", raconte la genèse et l'évolution du peuple maya à travers sa culture millénaire.
    Car l'épopée maya s'inscrit dans la mémoire religieuse et spirituelle de l'humanité comme une vaste fresque mythologique qui met en scène les forces antagonistes du bien et du mal s'affrontant à travers les générations et les époques. Ce récit exemplaire témoigne des réalisations d'une civilisation, puis de sa décadence, avant même l'arrivée des Européens en terre d'Amérique. On y évoque d'abord la venue au monde de l'Humanité, issue de la Parole, du Verbe : nommer les Esprits primordiaux, préexistants, qui " engendrent la vie dans toute sa réalité ".
    C'est aussi l'illustration des quatre créations successives de la Pensée imaginante, laquelle, avec l'aide des Esprits tutélaires et à travers les âges et les épreuves qu'elle doit traverser, s'efforce d'incarner un Ordre de plus en plus humain, humanisé et humanisant. Cette toute nouvelle version d'un des plus grands textes sacrés, écrit en quiché puis traduit en espagnol peu après la Conquête, vers 1550, et souvent considéré comme le document le plus ancien de l'humanité - antérieur même au RigVeda et au Zend-Avesta -, s'inspire d'une lecture renouvelée du texte original, à partir des interprétations les plus récentes et les plus fidèles de cette oeuvre fondamentale.

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