Triptyque

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    Collectif

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  • Novembre 2007, l'écrivain et compositeur Antoine Ouellette est diagnostiqué Asperger, un syndrome appartenant au spectre autistique. Dans cet ouvrage, l'auteur témoigne de son expérience et offre une visite guidée du monde autiste. Il souhaite aussi informer et sensibiliser sur un sujet tabou, la « folie », afin de donner un message d'espoir aux personnes marginales et marginalisées de notre société. Les autistes fascinent, troublent et dérangent. Victimes de préjugés (non, l'autisme n'est pas une déficience intellectuelle), d'intimidation dans les écoles, de discrimination dans la vie adulte : on voudrait tant les guérir de qui ils sont ! Mais qu'est-ce vraiment que l'autisme et le syndrome d'Asperger ? Comment cela se vit-il au quotidien ? Quelles sont les faiblesses et aussi les forces de l'autisme? Comment un autiste peut-il s'exprimer en art? La science commence à réaliser que l'autisme serait non une maladie mais une autre forme d'intelligence, porteuse d'une culture et de valeurs différentes. Leur nombre étant en augmentation, les autistes pourraient représenter l'amorce d'un changement évolutif dans l'histoire humaine. Encore faudrait-il que l'acceptation soit au rendez-vous, ce qui ne sera pas donné.



    Préfacé par le Dr LAURENT MOTTRON, psychiatre de renom et spécialiste de l'autisme.

  • Novembre, un soir de neige et de violence. Dans un appartement de Montréal, une rencontre qui n'aurait jamais dû avoir lieu. Le quotidien bouleversé par l'ar­rivée d'un être venu appor­ter la peur en cadeau.

    Quelques mois plus tard, depuis le fond de sa cel­lule, Mino Torrès décharge son fiel. Quant à Ariane, c'est entre Munich et Berlin qu'elle renoue avec ses sens.

    Deux versions complémentaires d'un brus­que corps à corps.

  • J'appelle théories caraïbes les groupes d'hommes en larmes, nègres marrons affolés d'amour qui, d'une rive à l'ature, jettent leur langue nationale dans l'eau salée, dans la bouche ouverte, sans fond, de l'abysse.
    " Voilà notre patrie ", disent-ils, dans le patois des colonies. Parole d'eau salée, étrangère à la langue et comme incantatoire, qui ne cesse de la rendre plus profonde, à mi-chemin de l'origine et du monde. Et le poète ajouta : " Le drapeau va au paysage immonde et notre patois étouffe le tambour. ".

  • Je mets mes souliers. Je n'ai pas le temps de les attacher. Je cours jusqu'aux toilettes et je vomis. Je pleure aussi. Comme un enfant. En criant. Exténué. Il n'y a pas de nausée. Mais je ne peux m'empêcher de vomir. Je fais beaucoup de bruit. Je remplis

  • Métaspora essai sur les patries intimes J'appelle métaspora la perversion digitale de la nostalgie. En plus d'être une expérience du don et de l'émotion, la métaspora est aussi une catégorie esthétique, un emblème du Beau.
    La métaspora, par ses effets

  • Paru il y a 175 ans, en 1837, " The American Scholar " de Ralph Waldo Emerson (1803-1882) est le texte fondateur de l'identité culturelle états-unienne. Les États-Unis en avaient alors assez de se " nourrir des restes flétris de moissons étrangères ", ainsi que l'écrivait Emerson. Or, nous aussi " avons trop longtemps prêté l'oreille aux gracieuses muses de l'Europe ". Accompagnée d'une présentation et de notes abondantes, la présente traduction permet de retracer les voies qu'ont prises les hommes de lettres des États-Unis du XIXe siècle pour définir l'identité culturelle de leur nation - et peut-être de déterminer ce que pourraient être, aujourd'hui, les voies d'une ouverture de la culture québécoise à ce qui la lie à l'expérience continentale américaine.

  • Un garcon maladroit

    Wolf Marc-Alain

    L ne se fait guère remarquer, il est plutôt du genre à se fondre dans le décor. Il a pourtant un physique particulier, une drôle de tête, une façon bien à lui de se déplacer dans l'espace et de fuir le regard du monde. Il sursaute quand on l'appelle par son nom. Il souffre d'un manque de coordination motrice. Sa mère, qui pourrait être sa grand-mère, vient le retrouver à l'école tous les matins et tous les après-midi pour l'accompagner aux toilettes. Il ne sait pas faire pipi tout seul. À son âge, c'est assez rare.
    Est-ce bien ce même garçon qui, seul devant son ordinateur, se transforme en maître d'oeuvre insoupçonné de stratégies destinées à mettre fin à la pauvreté et à la faim dans le monde, à la guerre, voire même à la mort ?

  • Ce sont des lettres d'amour qu'un homme adresse à une femme. Il a cru la rencontrer à Paris. Puis à Cayenne. Ou encore dans les livres qu'il écrit. Seule cette irradiation que propage l'écriture, en enchaînant les lettres à leur office le plus sacré, est capable de faire remonter les êtres aimés. Ne sont-elles pas composées pour provoquer leur mutation la plus essentielle, jusqu'à ce que nous les reconnaissions, à la surface des lignes écrites, comme notre part la plus intime? Cette liberté que donne l'amour, si prodigieusement déposée dans la vie d'une femme, comme toute chose indigène, ne s'obtient qu'au prix du plus grand dépouillement. Investi des forces suppliantes de l'amour, l'écrivain, pour nommer les choses avant qu'elles ne s'éteignent, fait présent de ces lettres à l'Indigène.

  • Cet ouvrage s'ouvre d'abord sur une enquête dans la vie privée de Freud, afin de rendre compte de la manière dont il est parvenu à déconstruire et développer la dimension de la subjectivité.
    Puis, nous examinons de quelle façon Freud en est venu à s'inscrire en marge du système ( de santé ) pour réussir à en montrer le fonctionnement. Comment une première analyse a-t-elle su freuder le système, c'est-à-dire le mettre en mots, l'exprimer, lui donner vie, forme et parole? Notre enquête, guidée officiellement et officieusement par Freud, fera en sorte que nous pourrons cerner adéquatement la place qu'occupe le sujet dans notre société technomédicale, où la médecine prescrit, décrète, réglemente et encadre le lieu de sa naissance, de son existence et de sa mort.
    Finalement, au-delà de la pensée freudienne, nous entrerons directement dans l'analyse de la position du sujet dans une société où le virtuel, l'Internet et l'informatique façonnent la vie de tous les jours et organisent une toute nouvelle façon de se [re]présenter et d'entrer en contact avec les autres.

  • Après Soudain le Minotaure (Prix Anne-Hébert 2003), Marie Hélène Poitras livre douze histoires mettant en scène des personnages au bord de la désillusion, tous à la recherche d'une sorte de grâce, que seuls les plus chanceux atteignent. Bestiaire sombre, gonflé d'une énergie proche de celle de l'adolescence, La mort de Mignonne et autres histoires trouve son équilibre entre brutalité et candeur, fébrilité et fatalité. Car dans ces univers, la lumière finit toujours par s'infiltrer, dût-elle s'échapper d'une lézarde ou entrer par une fenêtre sale. Entre prose américaine et poésie d'Enfants du paradis, l'écriture de Marie Hélène Poitras révèle ces moments de détresse douce ou enrageante, ces instants affolants où les contours du rêve se déchirent au contact de la réalité. Douze histoires délicates pleines de bêtes, de désir et d'humanité.

  • Le chant des oyseaulx

    Antoine Ouellete

    Les musiciens ont souvent senti la parenté de leur art avec le chant des oiseaux.
    Simple vision d'artistes ? Pas si sûr ! Malgré quelques différences (mais lesquelles, au juste ?), les chants d'oiseaux et la musique humaine possèdent effectivement un domaine commun, plus large qu'il ne paraît de prime abord. C'est précisément ce domaine commun qui a mené des musiciens à s'inspirer des oiseaux, depuis la musique médiévale jusqu'à la musique électroacoustique, dans la musique vocale autant que dans la musique instrumentale, en musique populaire, en jazz, comme en musique classique.
    Ouvrage unique en son genre, Le chant des oyseaulx relate cette rencontre artistique entre oiseaux et humains, au confluent de l'ornithologie, de l'écologie, de la musicologie et de la création musicale, en un propos à la fois simple et riche, sérieux et ludique, rigoureux et audacieux, toujours émerveillé, voire enchanté ! Un livre étonnant qui nous révèle le lien essentiel que la civilisation a tissé au fil du temps avec la nature.

  • Un autre soleil

    Joël Des Rosiers

    Paris, une nuit de novembre. Un homme circule dans son taxi, avec à bord une passagère en larmes.

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