Solitaires Intempestifs

  • J'ai réuni l'ensemble du « matériau-vie » à ma disposition entre mai 2010 et août 2013. Je n'ai pas toujours demandé les autorisations utiles. Je ne me suis pas posé la question de la limite, de la décence, de la pudeur. J'ai rassemblé ce que j'ai pu et j'ai reconstruit. Tout est allé très vite et sans préméditation. Cette fiction documentaire est restituée ici arbitrairement sous la forme d'un livre, de façon chronologique, à peu près linéaire. Il n'y a aucun suspense, à la fin on sait qu'elle meurt et que son fils est très très triste. On sait également que si c'était à refaire, j'agirais sans doute différemment. J'aurais été un fils irréprochable. Les parents se demandent toujours s'ils ont été de bons parents. Mais nous, est-ce qu'on a été de bons enfants ? On a été des enfants au niveau, nous ? On a été des enfants olympiques, nous ?

  • Ce volume réunit trois récits de Jean-Luc Lagarce L'Apprentissage, Le Bain et Le Voyage à La Haye.

    C'était comme ce fut toujours, le souvenir aujourd'hui que j'en garde, ce fut, le souvenir que j'en garde, une nuit très douce, très belle, une nuit très douce et très belle et le lendemain encore, une longue journée à ne plus rien faire, dans le lit, dans la chambre, et le lendemain, une bonne et longue journée, dans le lit, dans la chambre et un long temps, un long temps encore, tous les deux, nos corps trop longs, enlacés, dans le bain.

  • Ce livre contient tous les livres, il s'écrit au-dedans et au-dehors, telle une prophétie. C'est le livre des vaincus, des hommes seuls, c'est le livre de tous les morts, de tous les malades et de tous les hélas, hélas de la vie, hélas de l'amour, hélas de la folie, hélas de la mort, une longue plainte qui nous mène à la quête de nouvelles entrailles, entrailles père, entrailles mère, entrailles bien-aimé. Ce n'est pas qu'un requiem, c'est une déflagration de la culpabilité et un besoin d'expiation à travers la beauté. C'est la conscience et l'inconscient qui s'affrontent dans le magma de la folie. L'obscure mémoire de la démence, le voilà le sacré. Le stigmate secret des aliénés réaffirme la persistance de la tragédie, la prédilection de la nature humaine pour la fureur et la rage, le besoin des dieux et de leur colère. Des cercles mystérieux, inextinguibles, dont aucun asile ne viendra à bout, aussi longtemps que la société, l'ordre et les laisses existeront. Prohibition et désobéissance sont liées, nous sommes excommuniés par la société, mis au ban du respect, et sous notre désordre lunatique coule le fleuve de l'angoisse. Nous sommes frénétiques. Nous invoquons la Déraison et nous signons au coeur du bestiaire.

    Je viens de brûler mes parents, un corps puis l'autre à trois mois d'écart. Je ne veux pas me souvenir d'eux vivants. Je veux être accompagnée par leurs corps sans vie, leurs visages comme sculptés dans le marbre tels des masques du Non-sens et de la Déraison, leur repos enfin, ce mystère glaciaire, et l'immense douleur que j'ai ressentie en touchant la chair déjà froide. Je veux conserver l'image de leurs cadavres comme un médaillon en or dans ma mémoire, pour qu'elle me fasse pleurer toujours et ainsi avoir toujours à l'intérieur de moi l'image manquante, l'irreprésentable : l'image qui nous manquera toujours. Chaque jour je m'efforce d'oublier leurs vies, qui sont la mienne, je ne veux avoir d'autre souvenir que leurs morts, leurs morts qui ont ramené à moi le géant de la pitié. À ma droite mon père mort, à ma gauche ma mère morte. L'amour tout en haut, sphérique et doré. Je t'aime, mon père. Ma mère, je t'aime.

    Angélica Liddel

  • Alors voilà, j'aimerais vous inviter à participer à un travail, qui n'a rien de psychanalytique, qui n'aura aucune vertu apaisante - j'en ai conscience -, à nous revoir pour réfléchir à la notion suspecte de « deuil ». Je ne connaissais pas vos enfants, je ne crois pas les avoir croisés, en tout cas je ne m'en souviens pas. J'aimerais que vous puissiez me parler d'eux, de leur disparition de votre vie.

    Mohamed El Khatib, auteur et metteur en scène, s'astreint à confronter le théâtre à d'autres médiums (cinéma, installations, journaux) et à observer le produit de ces frictions. Après des études de Lettres (Khâgne), un passage à Sciences Po, puis au CADAC (Centre d'art dramatique de Mexico) et une thèse de sociologie sur « la critique dans la presse française » (dir. Nicolas Pélissier), il cofonde à Orléans en 2006 le collectif Zirlib autour d'un postulat simple : l'esthétique n'est pas dépourvue de sens politique.
    Zirlib est le fruit d'une rencontre entre auteurs, acteurs, chercheurs, danseurs, vidéastes et musiciens de formations et d'horizons divers. Ce collectif envisage la création contemporaine comme une expérience, un geste sensible/social dont la dimension esthétique la plus exigeante doit se confronter au quotidien le plus banal.

  • Sa voix chuchote dans la nuit. J'ai besoin de la séparation des corps, dit-il. Il peut s'accommoder de mon amour seulement s'il ne s'exprime pas dans ma chair. Il reconnaît mes sentiments mais cette nuit je veux qu'il reconnaisse ma peau. Son refus est un mur qui défend sa blondeur contre ma tendresse. Son refus me rejette en arrière. Je remonte les années. Mon corps d'adulte qui a su se trouver à travers les mains des hommes qui se sont posées sur lui disparaît. De nouveau, je suis enfermé dans mon corps d'enfant. Mon corps de la honte. Mon corps qu'on ne peut pas toucher. Mon corps qu'il faut cacher. Mon corps qu'il faut faire taire.

    Avec les trois récits qui composent Pourama Pourama, Gurshad Shaheman revient sur son enfance en Iran pendant la guerre, son adolescence passée seul avec sa mère, depuis l'exil d'Iran aux premiers pas dans l'apprentissage du français. Sous les meurtrissures d'une histoire de vie, dans sa quête d'identité, il défait aussi l'écheveau du désordre amoureux.

  • Qui n'a pas vu des gens mourir sur les routes martelés par une main invisible ne peut comprendre ce que représente, ce qu'est la mort d'un pays, pas plus que celui qui n'a pas senti son propre corps inexistant, inemployé, injustifié, insignifiant, indésirable, inassouvi, sa fameuse force motrice interrompue, rompue, coupée du feu intestin de l'émotion.

    S'il y a un héros dans ce livre apparemment sans personnage, c'est sans doute le langage, les mots, dont on exalte ici le pouvoir, capables qu'ils sont de "brûler la langue à jamais". Et plus précisément la langue grecque, dont on voit défiler, comme dans un fleuve en crue, des débris arrachés à toute son histoire, à tous ses registres - sans que l'on sache s'il s'agit là, comme l'annonce le texte, d'un ultime feu d'artifice avant sa disparition, ou au contraire, d'une démonstration de richesse et de vie renouvelées.
    M. Volkovitch

  • Tout cela venait de ce que je me sentais en parfaite harmonie avec la composition de Malevitch ; cela est rare parce qu'on ne peut se sentir en parfaite harmonie, je parle dans les conditions où je me trouvais, que si s'est accomplie une mystérieuse opération qui concerne ce que l'homme a en lui d'universel et ce que l'oeuvre d'art contient en elle-même d'universel.

  • Les épopées se racontent à travers le temps.
    Nous, nous avons perdu le temps dans le silence.
    Comme je le regrette.
    Nous sommes très forts pour le drame.
    Nous n'avons pas d'histoires qui durent dans le temps.
    La forme brève, le dénouement imprévu, la tragédie étranglée dans la gorge : tels sont nos emblèmes.
    Il est plus facile de regarder le pays depuis l'autre rive.

  • Sinon bon actuellement, bon ça c'est provisoire, un Effexor, 5 mg, donc c'est assez léger, c'est un antidépresseur donc c'est pour éviter de tomber dans une phase de mélancolie et voilà, de garder. comme j'étais en phase de transition pour le boulot, pour pas être débordée, pour pas perdre courage.

    Ça donne un petit coup de pouce.



    « Pendant quelques mois, de manière régulière, j'interviewe une jeune femme qui souffre de maniaco-dépression. Au début je pense que ce qui est intéressant c'est sa maladie. Nos entretiens ne tournent qu'autour de cette question-là. Mais au fur et à mesure, je me rends compte que je me trompe de sujet, le véritable sujet c'est elle et non sa maladie. Nos rendez-vous, dans des cafés proches de la Gare de l'Est, prennent alors une autre tournure, c'est plus amical, plus informel. Comme un photographe, j'essaye de la saisir sous différents angles, les points de vue changent. » Guillaume Vincent

  • Ainsi, je peux dire que j'ai appris de Maurice non seulement la beauté absolue de sa musique, mais aussi je peux dire qu'il m'a également enseigné à écouter le plus attentivement du monde, et avec le plus grand soin, toute musique. Il m'a enjoint dès la sortie de mon soupirail à lire des auteurs que je ne soupçonnais pas. Il me les a tendus comme on tend la main à un enfant pour qu'il ne tombe pas dans un puits profond, il m'a enseigné dans la chambre de mon enfance et dans la maison de mon enfance à réapprendre à écrire, donc à redécouvrir le verbe, mais aussi le chant, et toutes ces choses qui touchent à l'esprit. Il a donc été cette relation idéale que je cherchais intensément dans mon enfance. Et cette étrangeté qui m'unit à lui m'est devenue familière. Elle fait partie de ma maison, de ma vie, de mon corps, et je n'ai de cesse de la partager.

    Création au CDN Besançon Franche-Comté dans la mise en scène de Claude Duparfait et Célie Plauthe du 16 au 23 septembre 2016.

  • Il faut arrêter d'écrire.
    Il faut agir. Fendre du bois.
    Il faut travailler de ses mains‚ faire sa chambre‚ allumer son poêle.
    Mieux vaut le travail manuel que le ni-ceci-nicela avec mes amis écrivains.
    Je n'ai rien écrit aujourd'hui.
    Je n'écrirai rien demain.
    Cela semble mauvais mais c'est bien.
    Je ne veux plus écrire mais être.
    Plus : écrire de la littérature mais : être la littérature.

  • Je vais tenter le travail suivant : inventer une personne qui sera toutes les personnes que je croise, que je ne vois nulle part inscrite, que je n'entends pas parler ; cette figure je vais l'inventer avec mes mains. Cet homme s'appelle HYC (comme mes initiales). Je me mets " hors de moi ", alors je dois tout transformer, transformer tout ce " hors " en vues, en entendements, en illusions. Donc continuer à jouer à inscrire en creux et inventer la vue. Ce que je vois : modeler la folie de ce que je vois ; et aussi la fragilité, la liberté, l'entêtement des corps.

  • Et c'est pour ça que mon coeur est sur le point de lâcher ? c'est pour ça que j'ai failli crever de peur à l'idée de parler en public à ce vieux bigleux ? devant deux cents personnes ! va chier ! je rumine : je vais l'attendre à la sortie.
    Je vais l'attendre à la sortie et je vais lui dire : t'as poussé le bouchon un peu loin. ou bien ma célèbre phrase : allez vous faire enculer chez les aveugles.

    ¿Y para esto me revienta el corazón? ¿Para esto casi palmo del miedo de hablarle en público al cegato? ¡Doscientas personas delante! ¡Cágate! Le voy a esperar fuera, pienso. Le voy a esperar fuera y le voy a decir: Te has pasado, te has pasado tres pueblos. O mi frase célebre: Que os den por culo y os quedéis ciegos.

  • Nu, le corps de La Mate était tout bourrelé, avec des seins et des fesses énormes, comme la Vénus Callipyge, et, au ventre, un nombre de cicatrices et de coutures dans tous les sens : verticales, horizontales et de travers. Toutes très impressionnantes, autant que le visage recousu de Frankenstein, stigmates de ses multiples accouchements, césariennes et opérations, dont elle se vantait tant ! Son corps était un champ de bataille avec la vie, une guerre contre la mort !

    C'est l'histoire d'une famille nombreuse dans les années 1960. Un père médecin militaire pour le moins bipolaire, et une mère polyamoureuse, prolifique, réglant parfois les problèmes d'argent avec une remarquable désinvolture. Flore Lefebvre des Noëttes raconte, son enfance, les rires, les peurs, les jeux, la maison au bord de la mer et la douceur pastel de la grand-mère. Un récit qui prend la forme géante d'un conte.

    Création à Amiens à la Comédie de Picardie en février 2015, avec et dans une mise en scène de l'auteur.

    En tournée de février à juillet 2015 dans les villes d'Amiens, Lille, Colmar, Châtenay-Malabry, Versailles, Besançon et Avignon.

  • La Velvette, oui, son nom m'est revenu, sauf que ce n'est pas un nom. Ici son nom tout le monde l'ignore, même moi, même elle, si ça se trouve.
    D'autres soirs elle a pu s'appeler Lou, ou Dany, ou Paffgen, des nuits entières. Elle a pu en faire, des trucs, tellement. Danser, même. Oui, danser, son corps a pu s'y prêter. Avec l'un, l'autre, tous. Toutes sortes de danses inventées, tout ce qui s'ensuit. Elle a dû pouvoir, alors. Mais là.

  • Alors tu vois‚ pour le zizi la vérité‚ là‚ il faut la dire. Après la tache. L'attouchement. Le plus affreux les torgnoles c'est pas ; c'est pas ces mains d'adulte sur tes cuisses ; c'est pas tes mains derrière ton dos quand il te dit que tu es puni‚ que tu baisses la tête‚ les yeux aussi‚ que tu sais pas ce qui t'arrive‚ que tu sais pas si c'est juste ou si c'est faux‚ que tu sais pas si aux autres petits garçons aussi on leur a déjà fait‚ là‚ ce truc‚ des claques‚ du zizi‚ de la punition‚ que si c'est normal‚ que c'est ça la vie‚ et que si c'est ça la vie‚ alors tu pleures quand même‚ que la morve elle te coule du nez‚ que tu la renifles‚ que là‚ cet adulte‚ il te dit de ne pas pleurer‚ qu'il te reprend dans ses bras‚ qu'il te la remonte ta chemisette‚ qu'il te le colle son gros truc sur le ventre‚ qu'il te caresse‚ te mouche‚ te mouille avec des petits baisers après qu'il t'ait bien battu‚ qu'il te dit : attends‚ attends tu vas voir ! petit sale "‚ qu'il te respire très fort dans l'oreille‚ qu'il recommence à te pincer‚ qu'il t'appelle " mon petit‚ mon petit ".

  • Je suis née sous Giscard. Ça pose ou pas ? Voilà, donc je n'ai hérité ni du panache de de Gaulle, ni du confort de Pompidou, ni de la verve de Mitterrand. Ma guerre, c'est la guerre du Golfe. L'idole de mon adolescence, c'est Patrick Bruel. À l'âge où j'ai eu le droit de regarder la télé librement, j'ai découvert l'humour avec Michel Leeb, la philosophie avec BHL, le jeu d'actrice avec Valérie Kaprisky dans L'Année des méduses, et l'humanitaire avec Kouchner. Je continue ou j'arrête ?

    J'ai des bases molles.





    Ce spectacle convoque la France dans laquelle je suis née et dans laquelle j'ai grandi. Une France giscardienne, dont je me plains comme on se plaint de sa famille, sur laquelle j'ai aiguisé mon regard critique comme on apprend à le faire sur ses parents, et que je me surprends à regretter, comme on regrette parfois l'enfance qu'on a pourtant bien cherché à fuir. Ce spectacle convoque la nostalgie qui nous guette tous, celle des premières années de la vie bien sûr, mais surtout celle d'époques plus glorieuses. La nostalgie est un refuge pratique.

    Le travail d'écriture s'est concentré ici sur autre chose : tirer ce fil qui avait germé dans ma tête depuis quelques années déjà, depuis cette réponse faite un jour le plus sincèrement du monde à un journaliste en interview : « C'est très difficile d'être un génie dans une époque médiocre. » Ici se croiseront donc, entre autres réflexions, les fabulettes d'Anne Sylvestre, les regrets d'être née sous le règne d'un aristo fin de race quand à quelques mois près j'aurai pu échapper à cette fameuse Génération X (1960-1979, paix à son âme), cinq définitions provisoires du mot « adulte », une du mot « artiste », et la vraie signification enfin dévoilée de l'expression « Je suis fatiguée ». Et le plaisir de régler leur compte à tous ceux qui ont connu les Yéyés, le Palace et la Vraie chanson française. Arriverons-nous à la fin de ce spectacle à nous débarrasser de tous les fantasmes des meilleurs temps révolus ? Je l'espère. Et pas besoin d'être en campagne pour décider de le décréter : « L'âge d'or, c'est maintenant. » Camille Chamoux

  • Il y a ce que les parents racontent et il y a ce dont on se souvient. Il y a aussi ce dont on croit se souvenir ou ce dont on se souvient par les autres.
    Il y a ce qu'on ne veut pas oublier et ce qu'on voudrait ne pas avoir connu. Il y a la patrie des parents, et celle où naissent les enfants. Il y a la patrie commune, et la patrie imaginaire. Il y a ce qu'on s'approprie et ce qu'on nous lègue de force.
    Chaque histoire est banale mais toute histoire est singulière.
    On écrit sa légende personnelle, on tisse son histoire minuscule, on arrange sa vie comme on dit « arranger un bouquet ».

  • J'ai simplement appris sur l'organisation du monde quelques chose qui ne m'a pas plu. Parce que, quand tu apprends comment une chose est faite... ce n'est pas qu'elle cesse de te plaire, mais, de la relation que tu avais jusque-là à cette chose... il ne reste rien... Peut-être que déjà avant elle ne te plaisait pas, mais elle se met à te déplaire d'une autre manière. Vous comprenez... d'une autre manière.

  • Foley

    Michael West

    Je vais l'épouser. Je vais ouvrir un pub à Nenagh et je vais fraterniser avec les braconniers. Je vais avoir quatorze petits papistes qui parleront irlandais et seront élevés par les soeurs‚ je vais apposer ton nom‚ George Foley‚ mon nom‚ George Foley‚ en grosses lettres au-dessus de la porte‚ et tu finiras dans l'histoire comme l'avant-dernier chapitre d'un lent déclin de trois cents ans‚ depuis les origines glorieuses jusqu'au commerce de bière brune avec ces putains d'indigènes.

    Foley livre les pensées d'un fils de famille irlandais, protestant perdu en terre catholique, face à son histoire et la nécessité de l'assumer.

    Michael West a écrit Foley pour The Corn Exchange, compagnie de théâtre irlandaise réputée. La pièce a tourné aux Etats-Unis au printemps 2003. Il est notamment l'auteur de A Play on two chairs, d'une adaptation de Lolita, d'une traduction de La Mouette, de pièces pour enfants et pour la radio, de versions du Mariage de Figaro, Tartuffe, Dom Juan et d'une adaptation de La Double inconstance de Marivaux.

  • Et quand la quille arrivait, le petit gars montait dans le train, rentrait dans son village, se soûlait dès le premier soir, déchirait toute cette beauté ou dégueulait dessus, tout ça par manque d'habitude de la liberté. L'uniforme était roulé en boule et caché dans un coin. Et tout le monde disait : "Bon, Dieu merci, tu pouvais pas te promener habillé comme ça, comme un coq. C'est fini ! Et vis, vis". Mais comment vivre..., personne ne le disait.

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  • Prefiero que me quite el sueño Goya a que me lo quite Adidas‚ Pescanova‚ Volkswagen‚ la vecina‚ un gilipollas que dice ser mi amigo o una cabrona que repite que me quiere.

    Je préfère que ce soit Goya qui m'empêche de fermer l'oeil plutôt qu'Adidas‚ Findus‚ Volkswagen‚ la voisine‚ un salaud qui prétend être mon ami ou une connasse qui rabâche qu'elle m'aime.

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