Sciences humaines & sociales

  • De 1868 à 1888, le Pechelbronn est transformé par la révolution industrielle : l'extraction par forage remplace la technique des galeries, l'entreprise prospère, mais Joseph-Achille Le Bel et ses soeurs préfèrent quitter en 1888 l'Alsace annexée par les Allemands. La société anonyme alsacienne, qui prend alors en charge la concession échoue à écarter de Pechelbronn les capitaux d'outre-Rhin. La Deutsche Erdöl Aktiengesellschaft (D.E.A.) acquiert les pétroles alsaciens en 1906 et s'en sert pour construire une société pétrolière allemande de dimension européenne. Pendant la Première Guerre mondiale, la reprise du creusement de galeries intensifie l'extraction. Les Allemands sont expulsés en 1918 et la Société Anonyme d'Exploitations Minières Pechelbronn (S.A.E.M.) devient, entre les deux guerres, l'instrument de la politique pétrolière française. Désormais, l'entreprise ne fonctionne plus selon les lois du marché. En 1940, la D.E.A. récupère le gisement et la S.A.E.M. survit au-delà des Vosges grâce à ses filiales. A la Libération, elle reconstruit la raffinerie bombardée mais l'extraction baisse et l'Etat réduit ses subventions. Le démantèlement du site dure de 1951 à 1970, date de la disparition de la dernière activité pétrolière. Les filiales ont eu le temps de se restructurer autour de l'enseigne ANTAR pour former le septième groupe de raffinage et de distribution français. Il constitue une étape dans la construction de Total aujourd'hui quatrième société pétrolière mondiale.

  • En 1930, en Normandie, un petit groupe d'agriculteurs se réunissait à Isigny-sur-Mer pour défendre et relever la qualité du beurre d'Isigny, mis à mal par des usages abusifs.
    Peu de temps après, ils créaient une laiterie coopérative, devenue au fil du temps l'Union laitière coopérative Isigny Sainte-Mère. En 1986, celle-ci contribue à faire du beurre et de la crème d'Isigny une Appellation d'origine contrôlée. Un combat pour la qualité et la réputation d'un terroir de plus en plus actuel, à l'heure où le refus de la «mal bouffe», le combat pour une agriculture «du goût» à taille humaine, valorisant le travail et le savoirfaire des hommes, respectueuse de l'environnement et des identités culturelles régionales - tout en assurant la sécurité alimentaire de tous -, compte de plus en plus de partisans. Ce livre nous invite à découvrir un terroir et son histoire, des Vikings à la cuisine au beurre, de la collecte traditionnelle du lait à la traçabilité actuelle, au coeur d'un pays original et méconnu, les marais du Bessin et du Cotentin. Cette histoire est aussi celle de produits qui ont façonné nos goûts, notre enfance et notre cuisine. Elle recouvre la longue histoire des matières grasses et du beurre dans notre alimentation, des sauces d'antan aux goûts actuels, celui du beurre frais et des fromages typés. Beurre AOC ou beurre bio, beurre au lait cru et crème AOC, camembert Médaillon ou à l'herbe, pont-l'évêque, mimolette vieille et extra-vieille... Le goût d'Isigny, c'est d'abord le goût d'un terroir, à déguster et à apprécier. Car il n'est pas de bonne cuisine sans une pincée de sens, d'imagination, de culture.

  • 1940

    René Epp

    L' ouvrage se propose de ressusciter les événements dramatiques que les Français ont vécu en 1940. L'auteur, qui a encore connu cette époque, est amené à traiter ainsi des sujets aussi divers que la «drôle de guerre», le conflit entre la Finlande et l'Union soviétique, le réveil brutal du 10 mai, la campagne de France, l'exode et la débâcle, l'arrivée des Allemands, les armistices avec l'Allemagne et l'Italie, l'appel du général de Gaulle et les forces françaises libres, la chute de la Troisième République et l'installation du régime de Vichy, le culte du maréchal Pétain et la «Révolution nationale», la vie en zone occupée, la ligne de démarcation et la zone libre, l'annexion de l'Alsace et de la Moselle, la collaboration, les prisonniers de guerre, les camps en France, la persécution des juifs, les débuts de la Résistance intérieure, la «bataille d'Angleterre», etc. Ce livre passionnant présente de façon claire et précise des aspects souvent peu connus de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale. Professeur émérite de la Faculté de théologie catholique de l'Université Marc-Bloch de Strasbourg. Historien, spécialiste de la période contemporaine. Auteur de plusieurs ouvrages et de nombreux articles. Président de la Société d'Histoire de l'Eglise d'Alsace. Membre de l'Académie d'Alsace. Officier de l'ordre national du Mérite, au titre du ministère de la Culture et de la Communication. Officier de l'ordre des Palmes académiques. Président départemental pour le Bas-Rhin des P.R.A.F. - G.E.R.A.L. (Patriotes réfractaires à l'annexion de fait - Groupement des expulsés et des réfugiés d'Alsace et de Lorraine)

  • Quand on observe la situation internationale au début du 21ème siècle, on peut constater deux tendances contradictoires : d'un côté nous vivons, dans presque 200 états nationaux, qui se considèrent comme souverains, avec encore des armées et des frontières. On parle même d'un «choc des civilisations «. De l'autre côté, il y a la mondialisation, avec un commerce international qui augmente chaque année et une «communauté internationale» qui essaie de créer un monde plus pacifique. Cela veut dire que l'homme d'aujourd'hui trouve cependant encore son identité au sein de sa nation ; tandis qu'en même temps la mondialisation est une réalité qui devient de plus en plus visible chaque jour. La majorité des états se considère encore comme souverains, alors que les nouvelles techniques de communication ont depuis longtemps anéanti les frontières nationales. On parle «d'une économie nationale» ou «d'une défense nationale», mais depuis longtemps des forces supranationales et la coopération internationale dominent. De vieilles idéologies comme le nationalisme ou de nouveaux mouvements comme le fondamentalisme international, divisent encore l'humanité en camps adversaires. En même temps, l'économie du marché, la protection de l'environnement et l'idée de la démocratie ont des répercussions dans chaque coin du monde. Autre phénomène avec une très forte influence sur les relations internationales, la paix et la guerre, la révolution dans le domaine technologique et informatique. Peut-on encore gagner des guerres à une époque dans laquelle la puissance trouve son origine dans la conviction et la connaissance d'un peuple éduquée plutôt que dans une force brutale ? Peut-on encore vaincre le terrorisme, quand une action punitive est retransmise sur les écrans et sur internet ? Voilà les questions que Wendelin Ettmayer aborde dans son livre «Du monde des états à l'état mondial». Autrichien, né en 1943, il entre au service diplomatique du Ministère des Affaires Etrangères à Vienne en 1969, il est élu membre du Parlement dès 1977. Depuis 1994, il est Ambassadeur d'Autriche d'abord en Finlande, puis au Canada. Il est actuellement Représentant Permanent de son pays auprès du Conseil de l'Europe. Wendelin Ettmayer a publié de nombreux ouvrages sur le thème de la politique intérieure ainsi que des relations internationales qu'il connait bien de par ses différents mandats.

  • Mine, charbon, Anthracite, Boulet, Briquette, Coke, Flambants, gras, demi-gras. Tous ces mots semblent sortir du passé et n'avoir bientôt plus aucune signification pour les nouvelles générations. Mais au fait, le charbon, qu'est-ce que c'est ? En avons-nous encore ? Et que peut-on en faire aujourd'hui ? L'ouvrage se propose de remonter dans le passé, afin de faire connaître l'histoire du charbon. Il révèle la naissance du charbon en expliquant les différentes étapes de celle-ci, l'image de la France, qui offre au tourisme industriel un patrimoine industriel. Le charbon restera une source d'énergie majeure dans les années à venir, au moins pendant toute la première moitié du XXIème siècle. Le carreau Wendel, en Lorraine, est le plus grand site minier ouvert au public et le seul lieu en France ayant la capacité de présenter l'exploitation du charbon. A travers la mine grandeur nature, la rencontre avec des mineurs et de leurs machines extraordinaires revivez l'exploitation du charbon. Estelle Fruleux est arrivée dans le bassin houiller avec une grande expérience en muséographie. «Je suis une femme de terrain, j'ai participé à la création et au développement du musée EDF Electropolis de Mulhouse, consacré à l'aventure de l'électricité. Mon expérience m'amène à penser que le public attend d'un musée technique de voir et de comprendre» précise-t- elle. Le musée de la mine est un site touristique grandiose, d'intérêt national.

  • Dernier bâtiment survivant de la première génération de cuirassés «dreadnought», Le TEXAS fait partie des navires les plus puissants et plus complexes du début du XXe siècle. En tant que navire amiral de la force de bombardement alliée, en ce début de matinée du 6 juin 1944 à Omaha Beach, il marque le départ de l'assaut amphibie le plus vaste de l'Histoire : le débarquement de Normandie. Le lendemain c'est sur la Pointe du Hoc qu'il ravitaille des Rangers isolés, avant de regagner l'Angleterre pour une brève période de répit. Pendant le bombardement de la côte de Cherbourg, il subit le feu direct de la batterie allemande «Hamburg» et sera touché deux fois par des obus de 280 mm. Un seul explose, tuant l'homme de barre, unique décès sur le navire en temps de guerre, et blessant 13 autres. Mi juillet la même année, il part en Méditerranée pour participer à la libération du sud de la France. Les 15/16 août il bombarde les positions ennemies à terre à Saint Tropez, ce qui permet aux Alliés de débarquer sans rencontrer d'opposition. Cet ouvrage retrace une partie de son histoire et les innombrables documents inédits permettront au lecteur de visiter le Texas, qui désarmé depuis le 21 avril 1948, jour anniversaire de l'indépendance du Texas, a retrouvé son mouillage d'origine à San Jacinto/Houston où les visiteurs du monde entier peuvent venir arpenter ses ponts.

  • "La nuit afghane" retrace la situation de l'Afghanistan durant le régime des talibans. La figure emblématique du Commandant Massoud domine le combat pour la liberté du peuple afghan. Ces pages ont été préfacées par le Lion du Panjshir quelques jours avant son assassinat. Aussi, cette réédition revue et augmentée comportera un chapitre supplémentaire retraçant la situation géostratégique de l'Afghanistan depuis la chute du régime des taliban fin 1991. Auteur engagé en littérature et sur le terrain, Gérard Cardonne a publié avec succès vingt quatre ouvrages (roman, art, poésie, histoire.) sur différents thèmes de société. Son sujet de prédilection est centré sur les droits des femmes dans le monde. " La nuit afghane " entre dans cette saga consacrée aux femmes avec la Bosniaque, l'Algérienne, la Tunisienne, l'Alsacienne. Et prochainement la Sénégalaise. L'auteur est particulièrement impliqué en Afghanistan où il a créé une première école dans la vallée du Panjshir, suite à la promesse faite au commandant Massoud, une deuxième dans la vallée de Bâmiyân, là où les talibans crurent détruire la culture de ce pays en abattant les Bouddhas millénaires. Enfin, une salle d'art à la National Gallery de Kaboul avec le concours de trente trois peintres français et étrangers.

  • A quatre fois vingt ans, André-Paul Weber jette sur le papier ses souvenirs.Ceux du témoin et de l'acteur qu'il a été dans cette Vallée du Rhin Supérieur chère à son coeur. Là où vivent dans trois nations six millions d'habitants avec deux cultures, deux langues différentes, mais avec une conscience identique d'appartenir à un même type de civilisation. Défilent comme dans un film les heureuses années d'enfance passées dans le cocon familial, les riches années de jeunesse où naissent des amitiés pour toute la vie. Puis les brillantes années d'études et de bouillonnement culturel d'après-guerre d'où émergent les créations de l'Académie des Marches de l'Est et les greniers littéraires. Une vie professionnelle intense marquée par la création de la Chanvrest, le développement important de la Sappel, la naissance de la Compagnie Alsavia et jusqu'à cet original outil de promotion touristique, La Confrérie de l'Asperge. Attiré par la vie publique, il sera «l'incontournable» président du Sipes, le fondateur du District des Trois-Frontières, l'initiateur de la coopération transfrontalière. Élu Conseiller général et régional son nom est intimement lié à la construction du Pont sur le Rhin le «Palmrain», ainsi qu'aux négociations avec les Soviétiques pour obtenir la lumière sur les «oubliés» de Tambow et bien d'autres projets tel le sauvetage de Lucelle. Enfin, après la fin de ses mandats politiques, la reprise des travaux d'écriture avec à son actif douze publications où perce le souffle de l'humanisme rhénan, de l'âme de l'Alsace et de la nécessaire construction de l'Europe. Qu'est ce qui fait courir André-Paul Weber ? Tout simplement la volonté d'aller à la rencontre des hommes ; frère pontife, non seulement dans ses pensées, ses écrits, mais aussi dans ses actions toutes imprégnées d'humanisme et de spiritualité. Alors que le soir tombe et que la cécité le guette, l'auteur se souvient. Il rappelle quelques leçons que lui a inculquées une riche et très rude vie. Le tout dans des phrases bien ciselées et lourdes de vérités profondes. Ce livre est un témoignage éloquent et courageux. A lire absolument à notre époque qui doute d'elle-même et où tout s'aligne sur l'uniformité, le paraître, le politiquement correct.

  • Est-ce facile d'être alsacien à l'aube du 21e siècleoe l'Alsace ne perd t'elle pas, petit à petit, sa véritable identité ? Il est indéniable que les cigognes que l'on trouve sur les étals à touristes viennent par milliers de Chine. Elles ont les ailes bien pendantes et des becs d'un autre continent. Les objets traditionnels, costumes, meubles, outils, ont été déposés au musée Alsacien de Strasbourg depuis près de cent ans et rares sont ceux qui en enlèvent la poussière qui s'y amasse en pensant une seconde à leurs ancêtres qui les ont utilisés. Quant à parler l'Alsacien comme le «schnavel»: le bec a poussé, cela ne devient-il pas tout doucement un exercice de style ? Bien heureux, ceux qui par le théâtre, la littérature et le cabaret défendent encore la culture Alsacienne. Les kumpels de papi ont été les acteurs de ce monde en pleine mutation. Ils ont cependant su garder leurs racines, leurs traditions et un certain art de vivre.

  • Nul pays au monde n'a autant poussé le paroxysme que l'Allemagne.
    Rien n'a été laissé au hasard, même les moindres détails. S'il est un pays où l'ordre est maître mot, c'est bien l'Allemagne. Une organisation hiérarchisée complexe où chacun occupe un poste précis sans même imaginer quelles peuvent être les fonctions des autres. Un uniforme accordant une position sociale à chacun, différencié par quelque détail : différence de couleur du passepoil ou d'un liseré correspondant à un savant code de couleurs auquel est associée l'affectation non seulement à une armée, mais aussi à une division.
    Coiffes et insignes non moins élaborés sont eux aussi signes distinctifs. Dans son ouvrage "Coiffes civiles et militaires au service du Troisième Reich", Eric Rayot présentait une grande partie de son impressionnante collection. A présent, il nous livre un aspect complémentaire non moins passionnant, les uniformes. Penser que chaque corps d'armée était doté d'uniformes et coiffes qui lui étaient propres vous donne le vertige quant à la multiplicité des genres qui suivaient un raisonnement bien précis et témoignaient bien de la complexité d'un régime élaboré de manière quasi scientifique.
    Des codes universels permettent d'identifier les grades (feuilles de chênes, runes...). L'éclatante glorification de l'Etat en tant qu'autorité suprême dans la vie de l'individu fraye la voie au Deuxième Reich de Bismarck et au Troisième Reich.

  • Cet ouvrage retrace en parallèle l'histoire de deux grandes aventures humaines qui ont profondément marqué le XXe siècle : les recherches sur l'atome qui ont permis - en cinquante ans - de passer de la découverte de la radioactivité à la fabrication d'une bombe atomique, et la guerre du Pacifique qui opposa les Japonais aux forces alliées lors d'effroyables combats.
    Deux aventures a priori sans rapport, menées dans des régions très éloignées. Quel est le lien entre ces savants attachés à des expériences minutieuses dans leurs laboratoires et ces soldats, marins et aviateurs qui, combats après combats, disputèrent les îlots et archipels du Pacifique aux troupes japonaises ? Au mois d'août 1945, leurs destins vont se croiser et trouver un aboutissement commun dans l'explosion de deux bombes atomiques sur les villes d'Hiroshima et de Nagasaki.
    L'humanité tout entière entrera alors dans une nouvelle phase de son évolution : l'ère nucléaire. Dès lors, le monde se révèle différent de ce qu'il était, régi par la terreur et l'effroi d'une arme extrêmement dévastatrice. Cet ouvrage développe la chronologie des événements, tout en présentant ceux qui en furent les principaux acteurs. Enrichi par les témoignages récents de survivants, victimes du poids de leur expérience et portant les stigmates d'Hiroshima et de Nagasaki, il apporte un éclairage nouveau sur cette période tumultueuse de l'Histoire.

  • Voilà certes l'une des plus belles pages de l'histoire de l'Alsace. Les traits d'héroïsme, la volonté de vaincre, ou de réduire un ennemi sournois, avide et animé de l'esprit du massacre, l'inspiration patriotique poussée au sublime, tels sont les éléments essentiels d'un livre à tous égards remarquable. Il y avait, dans ces années dramatiques et si souvent tragiques, plusieurs Alsace : celle de ceux qui étaient restés au pays ; celle de la zone dite libre ; celle des Forces libres. Mais ces trois Alsace n'en formaient qu'une que dévorait le feu ardent de la Patrie. L'histoire de la Résistance alsacienne est sans doute plus nuancée que celle de la Résistance dans le reste de la France. C'est qu'en Alsace, il n'y avait pas le seul fait de vouloir miner, grignoter la position de l'occupant. Il y avait aussi le désir de la jeunesse d'échapper, non seulement au service du travail obligatoire, mais encore à l'incorporation de force dans la Wehrmacht. Ceux qui voudront prendre le contact le plus sûr avec l'âme alsacienne dans ce qu'elle a de plus noble iront le chercher dans ce livre qui est le plus exaltant des monuments élevés à la gloire de la Résistance. Eugène Mey est né le 30 janvier 1902 près de Saverne. De 1935 à 1967, il enseigna les lettres classiques au lycée Fustel de Coulanges. Officier de la Légion d'honneur (à titre militaire), croix de guerre avec palmes, croix du combattant volontaire, officier du Mérite militaire, officier des Palmes académiques... Il fut également le plus ancien des correspondants des Dernières Nouvelles d'Alsace pendant près de 60 ans...

  • Bernard-Frédéric de Turckheim fut une des personnalités des plus attachantes de l'histoire de Strasbourg au cours de la période révolutionnaire et napoléonienne. Issu d'une famille de patriciens fortement impliquée dans l'activité politique, économique et sociale de sa province, comme ses ancêtres, il embrassera la carrière de banquier. En 1778, il épousera Lili Schoenemann de Francfort qui fut un temps fiancée à Goethe. Membre du Magistrat, il sera élu maire en 1792, destitué par les jacobins l'année suivante et banni de Strasbourg. Il se réfugiera avec sa famille à Erlan-gen. Rentré à Strasbourg, en juin 1795, Bernard-Frédéric s'emploiera à recons-truire son établissement bancaire qu'il cédera en 1799 à son fils aîné, Frédéric, pour se retirer dans sa propriété de Krautergersheim. Sous le Directoire et l'Empire, il acceptera diverses fonctions auxquelles l'appelaient ses concitoyens : il sera président du Conseil Général, Sénateur, Député du Bas-Rhin, Ministre des finances du Grand-Duc de Bade. Il décédera à Strasbourg, le 10 juillet 1831.

  • Voici l'une des plus belles épopées de notre Marine, écrit par le héros de son évasion, le vice-amiral Pierre-Jean Ronarc'h.
    Le capitaine de vaisseau Ronarc'h eut d'abord pour tâche de surveiller l'achèvement de son bâtiment à Saint-Nazaire. Cette besogne, déjà délicate en temps de paix, se compliqua vite après le 10 mai 1940 lorsque les Allemands déclenchent leur offensive et enfoncent le front français. Le commandant Ronarc'h décide alors, dès le 18 mai, de tenter la délivrance du Jean-Bart le 20 juin ; cette date devra être respectée, sinon il faudrait attendre la prochaine marée de vive-eau, quinze jours plus tard ; en ce cas le Jean-Bart serait capturé par les Allemands.
    Les travaux sont donc hâtés et le chenal qui permettra la sortie est dragué nuit et jour. Enfin, le 19 juin à trois heures du matin, comme prévu, le Jean-Bart, halé par trois gros remorqueurs, quitte son bassin, s'échoue deux fois, se dégage, subit un bombardement aérien et atteint la pleine mer. La traversée est marquée par de nombreux incidents techniques : les machines dont la mise au point n'est pas achevée ne donnent au début qu'une faible puissance ; le compas gyroscopique n'est rendu utilisable que le 22 juin au matin, au large du Portugal.
    Tous ces incidents ont été vaincus dans un parfait esprit d'équipe, à la limite de l'endurance. Le Jean-Bart gagne enfin Casablanca, après avoir accompli la traversée en trois jours et demi. A partir de 1957, le cuirassé Jean-Bart a été mis en réserve et ne sera plus utilisé que comme bâtiment-base pour les écoles de la Marine avant d'être condamné et démoli en 1970. Pendant toutes ces années, il restera amarré dans la rade de Toulon.
    Sa silhouette imposante et majestueuse sera emblématique du port de Toulon.

  • Berlin

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    Berlin, ville mythique au sens dramatique du terme.
    Fascinante, différente, spéciale. Deux guerres apocalyptiques, une destruction presque totale, quarante années de scission et d'isolement, puis vingt ans d'ouverture sur le monde... Toujours debout et d'une vivacité qui attire les foules. Le 9 novembre 1989 : la nuit la plus fantastique de l'histoire allemande. Des dizaines de milliers de Berlinois de l'Est se précipitent vers les points de passage. Les Grenzpolizisten n'étaient au courant de rien, et un garde-frontière communiste sans instructions, devient un être désespéré.
    Mais tout se passait bien, pas de violence, pas de brutalité, juste des milliers de voix qui scandaient "Wir wollen raus !" (Nous voulons sortir). C'est le chef de poste du point de passage de la Bornholmer Strasse qui le premier ouvrit tout grand portes et barrières, suivi quelques minutes plus tard par les autres points de passage. Nuit magique, nuit unique. De l'autre côté attendaient d'autres milliers de Berlinois.
    Ils s'embrassaient, tout le monde pleurait, c'était Noël... Ceux de l'Est et ceux de l'Ouest avaient emporté des bouteilles, et toute la nuit on échangeait des gorgées de vodka ou de Rotkdppchen Sekt, un mousseux bon marché, transformé cette nuit en breuvage des dieux. Quelqu'un dans la foule se mit à scander "Wir sind ein Volk", (nous sommes un peuple), l'accent étant mis sur "un", et ce slogan fit le tour de la ville en un instant.
    C'était la fin du cauchemar. Les télés de l'Ouest diffusaient dans le monde entier ces images de chavirements de joie. Il venait de se produire ce que personne n'osait ni ne voulait croire : le mur de Berlin venait de tomber, pacifiquement. Il barrait l'Allemagne depuis août 1961, faisant de l'ancienne capitale allemande le symbole de l'Europe divisée par le rideau de fer. Le présent ouvrage retrace les grandes heures de Berlin, de la chute de l'hitlérisme à celle du Mur puis à l'unification des deux Allemagne.

  • Le 14 juillet, 600 soldats européens ont descendu les Champs Elysées. Le Corps Européen était à l'honneur et marquait ainsi de façon hautement symbolique son entrée sur la scène européenne. L'ouvrage que nous présentons vous raconte les coulisses de cet événement et vous conduit au coeur du Corps Européen. Forte de 50 000 hommes, allemands, belges, français et espagnols, appuyés par le Luxembourg, cette unité, née de la volonté du président Mitterrand et du Chancelier Kohl, préfigure ce que pourrait être une armée européenne du XXIème siècle.

  • Entre 1939 et 1945 les Etats-Unis sont devenus selon le mot du président Roosevelt l'arsenal des démocraties. Du beurre ou des canons ? L'alternative ne se posait même pas. Ce serait les deux, plus un nombre incalculable de produits. Le superflu aussi : c'est-à-dire le chewing gum, le coca cola et les bas nylon par exemple. L'effort accompli pendant cette période a été prodigieux. Une pluie de records en est résultée, dans les domaines les plus divers : Les chantiers navals ont construit notamment 2 710 cargos Liberty Ships de 10 000 t chacun, plus de 54 000 bateaux de débarquement, plus de120 porte-avions, plus de1 000 destroyers, destroyers d'escorte et patrouilleurs ; Les entreprises aéronautiques ont livré plus de 297 000 avions ; les motoristes, 789 747 moteurs ; L'industrie des armements terrestres a fabriqué par exemple plus de 88 000 chars, 2,3 millions de camions, plus de 500 000 jeeps. Bernard Crochet a fait toute sa carrière dans l'édition et dans la presse, comme documentaliste iconographe et texte, auteur et spécialiste en projets d'ingéniérie culturelle. Il a collaboré notamment avec Hachette, Larousse, Gallimard, Heimdal, Lodi éditions, publié seul 16 livres, coopéré avec d'autres auteurs pour 20 autres livres environ ; publié plus de 1 000 articles pour la Presse et l'Edition. L'auteur a produit plus de 20 articles sur l'effort de guerre américain pour diverses revues.

  • En 1943, les grands réseaux de renseignements accusaient des pertes nombreuses et tragiques, et ce, jusqu'à la fin du conflit. Ces réseaux avaient pour noms : Confrérie Notre Dame (C.N.D.), Castille, F2, Saint-Jacques, Alliance, Brutus, Phratrie, Hunter, Ajax, Marco Polo, Cohors, etc. Quasiment démantelés par la Gestapo, et la non moins redoutable Abwehr, les poches de résistance se composaient de patriotes très souvent arrêtés, déportés, torturés et/ ou fusillés. En raison des infiltrations et trahisons la fiabilité des informations n'avait bien vite plus du tout été jugée certaine. La répression s'accentuait d'autant, que l'état-major du général Eisenhower (S.H.A.E.F.) redoutait de ne plus avoir suffisamment de contacts au moment crucial, aussi bien pour le débarquement, que lors de l'offensive qui s'ensuivrait. Pour pallier ce problème, le Grand Etat-Major anglo-américain avait abouti dans ses pourparlers avec le général De Gaulle pour que leur soit détachée une centaine de militaires français. Les anglo-américains avaient dû admettre que seuls des Français triés sur le volet auraient la possibilité, sans être bientôt découverts, de s'intégrer dans la population de France occupée, dans les maquis ou au sein de divers mouvements de résistance. Ne pas parler le français comme un Français, ne pas avoir l'allure d'un Français était apparu rédhibitoire. Le Plan Sussex venait de voir le jour, il a largement contribué à la réussite de l'opération Overlord. Cet ouvrage n'a pas la prétention d'être un récit historique de la totalité des évènements et des missions Sussex. Il se limite à présenter un ensemble d'anecdotes significatives, où les biographies occupent une place importante. Récit vécu par leurs auteurs ou rapportés par leurs proches.

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