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  • Mô a vieilli. Il lui aura fallu vingt ans pour digérer son voyage infernal sur l'étang d'encre. Il se croit pacifié, rangé des voitures, il tisse sa toile, tranquille et sans accroc. Mais dans l'ombre de son paradis, ressurgit sans crier gare la valse des embrouilles.
    Main dans la main avec une inquiétante Chinoise, il rôde et bataille avec des mafieux russes, trafique avec ses vieux copains et sème à tire-larigot des cadavres dans son sillage. Une nouvelle course dopée à l'héroïne qui sent l'amour à mort et la vengeance sauvage.
    Conte ethnographique hyperréaliste et roman noir, ce quatrième épisode constitue une excellente porte d'entrée dans La Saga de Mô.

  • « Vous qui entrez ici, abandonnez toute espérance ! » Indécis, ils s´assirent d´abord sur la coque et observèrent un moment le passage continu des spectres à l´assaut des rives de l´Enfer dans la clarté diffuse qui provenait de nulle part : pas de soleil, de lune ou d´étoiles dans ces parages.



    L´Histoire ne mourant jamais, de l´étang de Thau à l´Enfer de Dante, arrivée brutale de l´oncle Henri, le dernier des pourris, la pire des raclures. À ses côtés, Mô, dilué dans le désespoir comme on se perd dans un brouillard façon Zyklon B, s´aventure à l´aveugle dans les neuf cercles fantasmagoriques peuplés de damnés nazis et de diables cornus. Comment ne pas le suivre dans cet Enfer tatoué de croix gammées quand on sait qu´il va faire la lumière sur la part d´ombre qui l´agite depuis son enfance ? Lancé dans ce cauchemar comme un chien dans un jeu de quilles, dans l´obscurité et la douleur, Mô découvre qu´il n´y a pas de limites à l´horreur.

  • Au bout de la jetée : la fin du voyage, le domaine que j'aurais voulu sans partage, de l'eau, des bêtes marines, des oiseaux et de la sauvagine. Sur cette frontière, un cyclope, le phare des Onglous, veille de son oeil rouge le Canal du Midi et mon étang de Thau. Au loin, la colline de Sète allume ses milliers de lanternes et les vagues se brisent à nos pieds sur les rochers. Du haut de mes vingt ans, me voilà chef de bande : à ma gauche Aristide, le géant simplet, qui m'est tombé dans les bras comme un grand gamin quand le vieux Manuel s'est pendu ; à ma droite, Malika, notre lionne boiteuse, notre amoureuse, arrivée sans crier gare et chamboulant notre fragile équilibre. Ça sonne paisible, mais dans la nuit habitée de la lagune, autour de notre cabane de bric et de broc, un monstre rôde et des gamines s'évaporent dans la nature...

  • Vendange 1960.
    Le soleil se couche rouge. Le conteur, Mô, un gamin de douze ans à la langue bien pendue, entêté comme personne, démêle les fils d'un polar haletant, labyrinthe en forme de cauchemar éveillé. Avec son ami Aristide, géant microcéphale à cervelle de moineau, et sa bande de gosses effrontés, il rôde dans le noir et s'interroge : qui a tué la belle Meneuse ?
    La horde poussiéreuse des vendangeurs, hantée de dangereux secrets, suit les sillons que creuse le sang dans les vignes. Dans le marais et sur l'île interdite, quand survient la nuit, veillent les sentinelles aux crânes de morts. Mais quel est donc cet étrange endroit où règne le réalisme magique ?
    Découvrez l'ethnographie sanglante d'un microcosme sudiste et le début d'un long conte noir, l'enfance d'une vie : la Saga de Mô.

    Ce volume est le premier d'une série de six titres, à la croisée du polar et du fantastique.

  • « Depuis le début de l'été , le début de la fin, de tous côtes il était dans le rouge. Arbrorigène sans arbres, dans un étang souillé et désert, il était sommé de se reconvertir au plus vite ou de se tirer. L'ultimatum, la mise en demeure de de camper au moment où il était fragilisé , K.O. debout, l'avait fait basculer hors des cordes, hors la loi. » Un songe d'épave antique, profonde, aux limites. Une incroyable aventure sous-marine, arche ologie onirique et sauvage dans le Golfe du Lion sous les auspices d'Eros et de Thanatos, respectivement, la Skaoté,  fine guerrière nordique à la beauté stupéfiante et son chien de l'enfer, Bad, le bien nommé. Conte ethnographique hyperréaliste et roman noir, Skaoté est le cinquième épisode de La Saga de Mô .

  • Aux quatre coins de l'Europe, les meurtres de masse se multiplient. Une section d'Europol enquête et tente de déjouer les plans de ces tueurs en série d'un nouveau genre. L'horloge tourne : une course contre la mort a commencé.
    D'autant plus que, dans l'ombre, les sectes les plus violentes s'apprêtent à faire couler le sang... Que se passera-t-il exactement lorsque l'Église du Millénium de l'Aube Radieuse aura trouvé son nouveau gourou et l'aura initié aux rites de l'Unterwelt ?

    De la France à l'Allemagne en passant par le Royaume-Uni, à la croisée du Jugement dernier de Jérome Bosch, de l'Enfer de Dante et du film Seven, ce thriller fascinant teinté de fantastique nous plonge dans les pires tourments de l'âme humaine avec folie et élégance. C'est aussi une réelle plongée politique dans un monde abject mis sous la coupe des puissants. Le nôtre ?

  • *Les hommes dans le café disent que la guerre va venir ici aussi. Ils disent que la guerre est une chauve-souris géante, et l'ombre de ses ailes a déjà recouvert un tiers du globe. * Cap au sud. Après avoir terrorisé une partie de l'Europe et déclenché de nouvelles guerres dévastatrices, les puissances occultes se déploient jusqu'en Afrique, théâtre de drames d'un nouveau genre. Abaddon, alias Milton, du fond de sa prison, orchestre-t-il encore ces vagues terrifiantes qui déferlent sur le monde ? Au coeur des ténèbres, le colonel Katz et son équipe, eux, dansent avec la mort... Loin des clichés du genre, dans une langue limpide teintée d'humour (noir), Stéphanie Benson poursuit ici la construction d'une oeuvre hybride : à la fois road movie fantastique, thriller haletant, plongée dans la folie humaine et enquête policière. Une traversée du monde en ébullition avant qu'il ne parte en fumée..

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  • À quoi ils jouaient, tous ? Quelles forces manipulaient-ils sans connaître ni leur portée ni leurs effets à long terme ? Pierre et Marie Curie, à force de jouer avec la radioactivité, étaient morts de cancer. Mais eux, aujourd'hui, que risquaient-ils dans cette aventure ? Quels pièges les attendaient dans le vide du réel, surtout avec Milton tapi dans un coin ?
    La fin du monde est pour demain et pourtant, malgré le chaos promis par Milton, Katz et ses alliés parviennent à rester solidaires, à faire même preuve de tendresse. Comment ? C'est tout le mystère de l'écriture de Stéphanie Benson qui achève sa tétralogie armée d'une douceur au moins égale à la douleur qui faisait rage dans les tomes précédents.

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  • C'est un vrai polar, un roman policier dans les règles de l'art, avec un commissaire, des suspects, des gens bien louches et d'autres bien rêveurs, et du crime comme il en faut.
    Dans une maison d'hôtes cossue et comme il faut, la disparition de quelques pensionnaires...
    Oui mais voilà : selon la grande tradition du polar aussi, les livres du commissaire Lasne l'ont rendu célèbre. Et lui-même, quand il enquête, semble penser beaucoup plus au livre à faire qu'à la réalité qu'il investigue.
    Après, c'est Tugny. Se souvenir qu'on a affaire à un artiste polymorphe, détourneur des règles les plus élaborées, capable d'en jouer comme sur ses disques où il fait tout, le chant et les instruments.
    Alors on n'est pas au bout de ses surprises : transformez le lieu du crime en confortable et mystérieuse maison où un écrivain s'attaque à un roman dont il ne sait rien - ça marchera tout aussi bien. D'ailleurs, c'est bien pour cela que le commissaire s'était réfugié, ici, à Phanopée : pour écrire, pas pour enquêter.
    Prenez les noms de personnes et de lieux - à commencer par cette maison de retraite installée à Oseray - et tout le jeu entre personnages et événements deviendra une danse lente et irréelle, où la parole fait théâtre, et les dialogues avec le bon commissaire une affaire presque psychanalytique (tout est dans le presque).
    Et qu'on peut oublier tout cela, pour suivre les indices en pleine terre, ou les échappées folles du langage d'étranges pensionnaires... ...éditeur impérieux, flic ahuri, femme de ménage philosophe, parents sidérés,  muses, martyrs, apparitions bibliques et mythologiques, êtres hybrides, et une fable ambitieuse sur le dilemme, à l´oeuvre en l´écrivain, entre la présence au présent et l´abstraction fondatrice de l´acte de création : tous les jeux de miroirs alors sont possibles...
    "Le Souverain Bien" est le neuvième roman d'Emmanuel Tugny.
    FB

  • L'arpète

    Serge Abiteboul

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  • Ouest

    Jean Olmedo

    Ex-taulard reconverti dans les assurances, Léo Boivin mène une vie terne, mais paisible, dans une ville de l'ouest à la pluviométrie abondante. Jusqu'au jour où la visite d'un policier muni d'une photographie vient lui rappeler qu'il est souvent plus difficile qu'on ne le croit d'échapper à son passé. Lancé bien malgré lui sur les traces d'un mystérieux personnage au destin plus que trouble, Léo devra risquer sa peau, offrir le café à son pire ennemi, rencarder des types qui ne méritent franchement pas le détour, déchaîner la Chine millénaire...
    Tout ça pour apprendre à ses dépens que la fréquentation des fantômes n'est jamais sans danger.

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  • La pollution ultime partit simultanément de la lagune de Venise et des étangs languedociens  ; cette fois, la malaïgue avait pris le large.La chaleur aidant, une odeur de chou pourri s'exhala et pénétra partout, s'insinuant par le moindre interstice, envahissant les coins les plus profonds et les plus reculés, les caves, les souterrains, les catacombes, l'intérieur des murs, soupe gazeuse, chaude nourrice des morts à venir  ; quand elle toucha Mô dans sa cellule capitonnée comme un cercueil, elle le sortit d'un sommeil sans rêves...
    Il faut fuir. Quel monde trouvera-t-il à sa sortie d'asile ? Jusqu'où devra-t-il puiser en lui pour déjouer les pièges de ces étendues post-apocalyptiques ? À bout de ressource, la mort aux trousses, il se résout enfin à abandonner son territoire pour se lancer dans une course poursuite éperdue et hallucinée qui le mènera jusqu'en Espagne, et Gibraltar... Le dernier acte, haletant, de La saga de Mô.

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