Publications De L'universite De Provence

  • Une sphère « dont le centre est partout, la circonférence nulle part » :
    La description résonne aux oreilles du lecteur français depuis les Pensées de Pascal. Cependant, dès le xiii e siècle en France, on identifie Dieu à cette sphère, on traduit la métaphore en français et on la répète de livre en livre. Cet ouvrage suit les méandres de cette histoire dans toute la diversité écrite que lui réservait le Moyen Âge : de la théologie (le Sermon sur la sphère et les Règles théologiques d'Alain de Lille) en passant par la littérature (le Roman de la Rose de Jean de Meun) jusqu'à la synthèse scientifique (l'encyclopédie de Vincent de Beauvais, ses traductions et abrégés) ; du latin jusqu'au vernaculaire.

  • Le lecteur trouvera dans ce volume 31 articles issus de trois journées de réflexion sur les " Mondes marins du Moyen Age ".
    La mer est un espace transitoirement habité par l'homme et continûment présent dans sa mémoire et son imagination. Elle relie l'occident à l'orient par des voies périlleuses que la tempête brouille ; elle est tombeau, elle engloutit. Que cachent ses profondeurs ? Des monstres malfaisants, connus des marins ou créés par l'imagination qui exorcise ainsi ses peurs enfouies. Mais le regard plus serein du savant y voit des créatures dont on peut tirer des bienfaits.
    Depuis l'antiquité, on compare la traversée de la vie et des mots, pareillement imprévisibles, sonores et instables, à un voyage en mer. L'étendue marine peut être un miroir (certes souvent embué) où reconnaître l'homme dans son être-au-monde. Le lecteur y découvrira aussi l'écrivain médiéval cherchant à tracer sur cette masse mouvante et colorée le sillon de son écriture. Jusqu'à quel horizon ?.

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  • vingt-neuf communications sont rassemblées dans ce volume des actes du colloque international du centre universitaire d'études et de recherches médiévales d'aix (cuer ma/ea 2207) qui s'est tenu à l'université de provence (aix-marseille 1) les 9,10 et 11 mars 2006, en vue de dégager la spécificité de cet acte d'écriture complexe qu'est la fabrique du personnage à l'époque médiévale.
    le lecteur trouvera des études portant sur les divers domaines littéraires et sur les phénomènes d'intertextualité qui en brouillent les frontières, du xiie au xve siècle. la figure du héros, redéfinie par rapport à celle que semblerait fixer le mythe, se construit en contraste, voire en opposition, comme si elle prenait la forme des forces qu'exercent autour d'elle des personnages réels ou fictionnels.
    façonner son personnage crée une tension entre souci de singularité -c'est bien le sien que façonne tel ou tel écrivain- et tradition. son illusoire et éphémère existence est prise dans un réseau de références littéraires et artistiques diversement explicites. c'est par la lecture toujours que le personnage accède à son véritable statut, produit l'effet d'être façonné à la ressemblance de la créature humaine.

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  • Métonymie du corps, la chevelure concentre l'essence de la féminité.
    Qu'elle soit voilée, tressée, fleurie, ornée ou courte, la chevelure reste entachée de sa ressemblance avec la crinière et suscite une peur ancestrale. C'est l'attribut féminin sur lequel le poète médiéval aime à s'attarder, qu'il en condamne la blanche décrépitude, la maligne rousseur, l'inquiétante noirceur, le répugnant hirsutisme ou, plus souvent, qu'il en vante la beauté. Cette étude de plus de trois cents oeuvres du XIe au XVe siècle - romanesques, théâtrales, lyriques, hagiographiques ou satiriques - permet de mettre en évidence une grammaire des stéréotypes relatifs à la chevelure féminine.
    Du long cheveu d'Iseut qui lance la quête de Tristan au fil d'or de Soredamour, en passant par l'adoration d'une poignée de cheveux par Lancelot, les stéréotypes participent à la production du texte. C'est donc la question du mode d'engendrement de l'écriture médiévale qui est ici posée.

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  • Médiéval? La diversité des qualificatifs qui le rattachent étroitement à une époque, à un espace, à une tradition, montre à quel point on reste encore démuni tant pour le définir que pour " inventer " des méthodes d'analyse. La stylistique, discipline universitaire reconnue et célébrée pour sa richesse, ne peut être convoquée telle quelle pour approcher les oeuvres médiévales.
    Il convient donc de s'interroger à nouveau, de se demander comment cerner dans le domaine des études de médiévistique cette notion apparemment familière. Étant donné d'une part la " mouvance " des textes, les variations multiples d'une oeuvre à l'autre, les interactions entre les arts, et d'autre part le caractère traditionnel de la culture médiévale, quelles approches ménager? C'est à ces questions et à celles qu'elles suscitent que se sont proposé de répondre les auteurs des trente contributions réunies dans ce volume, à la suite d'un colloque international et pluridisciplinaire (littérature, peinture, sculpture, architecture, musique), fournissant par là même un aperçu vivifiant de l'état actuel de la recherche.

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  • Les rapports entre écriture et pouvoir se révèlent de manière forte dans cette nouvelle version de la légende de Troie, qui a vu le jour au XVe siècle dans la Bourgogne des ducs.
    Entre roman et chanson de geste, le Roman de l'abrègement du siège de Troie s'inspire du Roman de Troie de Benoît de Sainte-Maure (XIIe siècle) et raconte ainsi les aventures de Jason parti à la conquête de la Toison d'or, puis la longue guerre entre les Grecs et les Troyens, qui s'est terminée par la destruction de Troie. Si l'auteur résume le majestueux roman du clerc tourangeau, c'est pour en proposer une singulière et intéressante relecture, à la lumière de l'idéologie de l'Ordre de la Toison d'or.
    /> Transmis par un manuscrit unique, ce roman inédit jusqu'à ce jour méritait d'être sorti de l'ombre. Précédée d'une étude des aspects linguistiques et littéraires du texte, l'édition est assortie de notes, d'un index des noms propres et d'un glossaire complet.

  • On lira dans ce volume 54 de la collection Senefiance vingt-cinq articles issus des trois journées de réflexion sur les " Déduits d'oiseaux au Moyen Age " qui se sont tenues les 22, 23 et 24 mars 2007 à l'université de Provence dans le cadre des colloques internationaux du CUER MA.
    Ce centre de recherche bien connu des médiévistes fait partie depuis 2008 du Centre Interdisciplinaire d'Etudes des Littératures Aix-Marseille, équipe d'accueil qui regroupe sous le sigle CIELAM quatre centres de recherche en littérature française (du Moyen Age au XXIe siècle) et en littérature générale et comparée. Le titre " Déduits d'oiseaux au Moyen Age " laisse prévoir au lecteur qu'il s'agit des plaisirs variés qu'ont célébrés dans leurs oeuvres de mots, de couleurs et de formes, les artistes médiévaux.
    Le chant de l'oiseau, souvent désigné par son nom, procure le plaisir majeur et le plus partagé ; le poète s'y réfère, s'y assimile : joie ou mélancolie. La dégustation d'un oiseau révèle d'étranges moeurs. Chasser à l'oiseau (" déduits d'oiseaux ") est moins innocent qu'il y paraît dans la classe chevaleresque. Le vol de ces créatures ailées trace des chemins que l'imagination créatrice suit avec délectation ; l'espace aérien qui est le sien propre laisse libre cours à une méditation spirituelle.

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  • Ce volume 47 de la collection « Senefiance » offre le texte des 29 communications qui ont été prononcées lors du colloque organisé par l'équipe de recherche du CUER MA (EA 2077) les 2, 3 et 4 mars 2000 à l'Université de Provence.Les intervenants ont porté leur réflexion soit sur des oeuvres précises (Fierabras, Aliscans, Eneas, Bisclavret, Silence, Merlin, Lancelot en prose, Queste del saint Graal), soit sur une vaste partie ou l'ensemble d'un domaine littéraire (lyrique occitane, chanson de geste, roman d'antiquité, roman arthurien, fabliau, théâtre, hagiographie).La connaissance de realia propres à la vie monastique ou aux pratiques funéraires permet des rapprochements intéressants avec la littérature, en éclairant des détails descriptifs ou des allusions. L'étude de l'imaginaire du vêtement révèle ses richesses mais aussi celles dont se pare la rhétorique lorsqu'elle joue des métaphores.Enfin, cinq de ces communications portent sur les littératures germanique et persane et ouvrent ainsi le champ à des études comparatives.

  • Les auteurs de ces contributions aux Actes du colloque du CUER MA (2002) explorent des domaines variés de la civilisation médiévale : histoire, droit, médecine, théologie, littérature, peinture. Par les textes juridiques et des documents d'archives divers, il apparaît que la fenêtre est une frontière par laquelle tente de se définir le territoire de chacun. Les traités médicaux sur la peste montrent à quel point la fenêtre est perçue comme un lieu ambigu par où peut entrer un air vicié ou sain. L'imagination et la réflexion font de cette béance dans le mur l'espace de la marginalité, mais aussi du passage possible vers un autre monde, que ce soit par les moyens de l'écriture, de la peinture ou de l'art du vitrail. Les études littéraires sur l'emploi de ce motif de « la vue par la fenêtre » portent sur l'épopée, le roman, la lyrique, l'hagiographie, le théâtre. Les variations textuelles que suscite ce motif témoignent d'une littérature qui réfléchit sur ses moyens et offre des points de vue sur le texte en train de se construire.

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  • Arthur et ses chevaliers de la Table Ronde, Tristan et Yseut, mais aussi Jeanne d'Arc et Charles VII, le poète Villon sont autant de figures du passé médiéval dans lesquelles se reconnaît notre époque. Cet âge reculé se révèle être une source privilégiée d'inspiration avec laquelle les artistes engagent une relation à chaque fois renouvelée. Ainsi en est-il de la littérature des XIXe et XXe siècles, du Romantisme à l'Oulipo et en particulier la fantasy sous l'ombre tutélaire du grand Tolkien. Les supports d'un nouvel imaginaire médiéval sont multiples et fertiles, qu'il s'agisse de l'illustration inspirée de l'art des manuscrits, des études historiques scientifiques aux élucubrations fantaisistes et ésotériques. La chanson contemporaine, l'agencement des jardins ou bien les jeux de rôles, ces univers actuels nous proposent un jeu de miroir avec l'époque médiévale. Ce livre nous invite à un étrange et fécond dialogue entre les siècles.

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  • Auteur de la première histoire universelle en prose française, de nombreuses vies de saints et d'un roman du Graal, Wauchier de Denain s'impose comme un auteur majeur de la vie littéraire du XIIIe siècle. Pourtant, aucun ouvrage ne lui avait été consacré jusqu'à présent. Ce recueil comble cette lacune et propose de mieux comprendre ce qui fait l'originalité de l'oeuvre de Wauchier de Denain. Si de nombreux écrivains médiévaux sont, comme lui, des polygraphes, au rang desquels des noms prestigieux (Chrétien de Troyes, Marie de France, Jean Renart ou Raoul de Houdenc), Wauchier possède une écriture originale qui en fait un hagiographe, un historien et un romancier de premier plan.
    Les huit études ici réunies font suite à un colloque international qui s'est tenu à Aix-en-Provence et à Carpentras. Elles dressent un bilan neuf et inédit de cet auteur et s'interrogent notamment sur les caractéristiques de l'écriture polygraphique.

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  • Ce nouveau volume s'inscrit dans la continuité des études consacrées dans « Senefiance » à la question de l'auteur au Moyen Âge. Après L'Anonymat dans les arts et les lettres au Moyen Âge, puis Wauchier de Denain. Polygraphe du xiii e siècle, Raoul de Houdenc et les routes noveles de la fiction, 1200-1235 propose la première étude d'ensemble sur cet auteur reconnu comme un écrivain de premier plan. Alors que Chrétien de Troyes est considéré comme le premier auteur de langue française à avoir créé des fictions romanesques affranchies de l'héritage antique, juste après lui Raoul de Houdenc définit un cadre nouveau pour la fiction, étonnamment moderne, puisqu'il assigne au roman une fonction de critique de l'homme et de la société contemporaine.

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