Phénix d'Azur éditions

  • Ce livre n'est pas un livre d'histoire, ce livre est un roman de vie.
    Un roman de vie qui se déroule à la fin du XVIè siècle dans la Provence secouée, ballottée par les guerres intestines et religieuses. Les ultra catholiques de la Ligue, tous derrière le comte de Carcès et le duc de Savoie s'opposent aux protestants Razats, d'abord seuls, puis tous derrière le roi Henri IV, Monseigneur de La Vallette ou le duc de Lesdiguières.
    Dans ce grand charivari, les Provençaux, comme Pierre de Chiris, conseiller au Parlement de Provence, essayent de vivre. Pierre nous raconte sa vie ainsi que celle de sa parentèle.
    L'auteur nous présente ici le second tome des mémoires apocryphes (après le Siège de Mouns) de cet homme remarquable et remarqué.
    Une fresque de vie pleine de verve et d'enthousiasme pour une image de la Provence bien mal connue.
    EXTRAIT
    - Messire de Chiris, vous êtes bien loin de toutes ces considérations. Vous êtes homme de lettres et le bruit des armes ne vous sied guère. Mais, si je vous ai demandé de venir ce soir à ma rencontre, c'est certes parce j'aime votre présence et votre habileté à manier la poésie, mais aujourd'hui, vous savez... la poésie... Il leva les yeux au ciel, haussa les épaules et entra enfin dans le vif du sujet :
    - Chiris, pensez-vous rencontrer prochainement monseigneur de La Valette ?
    - Je pense qu'avant la fin de ce mois je le rencontrerai, mais je ne sais encore où et quand, très exactement.
    - Parfait, puis-je vous confier une mission pour moi ?
    - Une mission pour vous, Monseigneur ?
    - Oui, pour moi. Enfin... pour les Aixois, et vous en êtes...
    - Certes, Monseigneur, certes...
    - Rencontrez La Valette au plus vite, et demandez-lui de me laisser ravitailler cette ville, avant que la misère qui coure les calades n'enfle davantage. Je suis très inquiet.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Michel Germain est professeur émérite agrégé d'Histoire, auteur de plus d'une soixantaine d'ouvrages, tant sur la Savoie que la Provence où il réside de nombreux mois. Histoire de la Seconde guerre mondiale, mais aussi romans policiers, romans historiques ou roman de vie, Michel Germain est un auteur très prolixe touche à tout. Président de la Société des Auteurs Savoyards, il est membre associé de l'Académie de Savoie, Officier des palmes académiques et Chevalier de l'ordre National du Mérite.

  • Immersion dans le monde des dieux de l'Olympe...
    Grèce, 370 av. J.-C. Tandis que Sparte, Athènes et Thèbes s'affrontent sans merci pour l'hégémonie de la Grèce, le sort de trois hommes va se jouer inexorablement. D'abord, celui, tragique, d'Ixion, roi de Larissa qui, propulsé dans l'univers magique de l'Olympe, provoquera lui-même sa descente aux Enfers. Puis, celui de Cadmos, roi de Thèbes, frappé d'une terrible malédiction... Enfin, celui d'Athamas, roi d'Orchomène, qui, par amour pour Ino, sa seconde épouse et fille de Cadmos, courra aveuglément à sa perte.
    Découvrez ce voyage initiatique à travers la Grèce antique, sa culture et ses mythes grâce à ce premier tome de la saga Les élus de Zeus !
    EXTRAIT
    Zeus chemine au hasard des nuées vallonnées qui recouvrent Gaïa de leur manteau laiteux. Il s'interroge en vain : que trame donc Héra ? Cela fait si longtemps qu'elle ne lui a fait l'aumône d'une scène ! Elle qui, d'habitude, l'épie et le harcèle sans cesse, l'abreuvant d'injures et de reproches pour un simple regard sur une autre déesse - ou pire, une mortelle ! - la voilà qui soudain se montre plus distante, et semble indifférente à ses multiples frasques.
    Loin de le rassurer, cette étrange attitude l'inquiète au plus haut point et, contre toute attente, lui ôte - ô paradoxe ! - toute envie d'adultère. Il la connaît trop bien pour ne pas soupçonner quelque piège pervers ! Plus il y songe et plus il appréhende de terribles représailles.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Liliane Cesari-Ferrero est née à Marseille en 1954. Après des études littéraires et latinistes, elle suit les cours du CPAG à l'IEP d'Aix-en-Provence et passe le concours d'Inspecteur à la Poste. Depuis 2010, elle se consacre entièrement à l'écriture, et à sa passion pour l'Histoire et l'Antiquité.

  • Un roman historique ayant comme toile de fond le terrible hiver 1956 en Provence.
    Le terrible hiver 1956 en Provence. L'univers clos de ce roman pousse les uns et les autres aux limites de leur personnalité. Bêtise, superstitions, rancoeurs, délations, haines, amitiés et amours se mêlant au fil des jours. Ce livre est un roman. Comme dans tout roman, la fiction côtoie l'histoire et l'anecdote. Les paysages qui servent de cadre sont dans l'ensemble réel et ce fait climatique très exceptionnel a servi de trame de fond pour imaginer et construire les personnages récurrents, noircis à l'extrême, qui pour les uns sont totalement fictifs, les autres ont réellement existé.
    Chronique de ce fameux hiver, La mort des oliviers revient sur la vague de froid du siècle dernier.
    EXTRAIT
    Au Café de la place, la soirée se prolonge avec les clients habituels toujours à l'écoute de la moindre information. Barthélemy le berger est de plus en plus inquiet, car ses réserves de fourrage sont au plus bas. Il aurait déjà dû sortir son troupeau dans les herbages. Ses bêtes ont des fourmis dans les pattes.
    Monsieur André Dulin, ministre de l'agriculture sera demain à Hyères. La neige retombe sur les villes de Draguignan : -8°, Flayosc : -8°, Lorgues : -8°, Marseille : -6°, Salernes : -11°
    À Flassans, victime du froid un vieillard est sauvé par ses voisins. Les frères Sersoni habitants à la limite de Flassans et du Luc, inquiets de ne plus voir le vieux Mathieu Grauchen âgé de 76 ans lui font une petite visite. En arrivant chez lui, ils le trouvèrent transi de froid et presque inanimé. Il n'avait plus de bois depuis plusieurs jours. Ils le transportèrent rapidement chez eux pour lui prodiguer des soins et le réchauffer lui sauvant ainsi la vie.

  • Durant la guerre, alors que les hommes sont appelés au front, nombreuses sont les femmes qui ont dû prendre leur place.
    Ce n'est pas le récit des combats de la première guerre mondiale, mais celui de ces femmes qui ont remplacés les hommes avec courage et abnégation dans toutes les fonctions qu'ils occupaient. A travers elles apparaîssent les prémices de la transformation de notre société et leur entrée dans la vie sociale actuelle.
    Découvrer, dans un roman historique documenté, le rôle des femmes durant la guerre et les prémices des mutations sociales qui suivront.
    EXTRAIT
    Sans en avoir l'air, Aurélie le détaillait : bien plus grand qu'elle, ses cheveux clairs et bouclés contrastaient avec le sérieux de ses yeux noirs. Une moustache naissante donnait à ses 17 ans un air conquérant et l'apparence d'un homme fait.
    Elle ne le trouvait pas du tout désagréable. Il lui confia le plateau de croissants croustillants, elle le remercia d'un sourire et l'emporta vers la boulangerie.
    Lili avait déjà rangé une partie du pain sur les étagères, ensemble, elles terminèrent le travail. L'heure de l'ouverture approchait. Lili lui fit les dernières recommandations.
    - Pour ce matin, tu me feras seulement passer le pain et tu rempliras la corbeille quand elle sera vide. Lorsqu'un client demandera des brioches ou des croissants, tu les mettras dans ces petits sacs, placés là sous le comptoir. Moi je m'occuperai de la pesée et de la caisse. Observe bien, tâche de retenir les noms, c'est important dans le commerce... Bon tout est prêt... J'ouvre...

  • L'enquête s'annonce difficile pour Melchior Parra, ancien membre du GIGN et promu adjudant-chef à la brigade d'Annecy.
    Un jeune homme porté disparu depuis un an est retrouvé affreusement mutilé.
    Pour l'aider dans cette affaire, il pourra compter sur la jolie et charismatique chef de service des urgences de l'hôpital qui réveille en lui son instinct amoureux.
    Mais quand une deuxième victime est retrouvée dans des circonstances similaires, une course contre la montre va être lancée à travers les Alpes française et italienne dans une enquête éprouvante.
    Pour découvrir le coupable, Melchior n'hésitera pasà mettre en péril la vie du médecin et de sa propre famille.
    Un thriller à rebondissements que l'on quitte à contre-coeur...
    EXTRAIT
    Cinq gros pick-up s'arrêtent brutalement devant le dispensaire, entraînant un gros nuage de poussière qui se disperse à l'intérieur par les fenêtres ouvertes. Quatre Rwandais habillés de treillis et armés jusqu'aux dents sautent par-dessus les ridelles de la benne et s'engouffrent dans le bâtiment dont le toit est orné d'un drapeau de la Croix-Rouge qui flotte au vent chaud. Manifestement, ils cherchent le responsable du centre tandis que les malades et les infirmiers ont déjà compris et commencent à fuir l'établissement :
    - Dépêchez-vous ! Il faut partir. Ils sont là !
    Virginie, ses cheveux blonds attachés en queue-decheval, un masque vert sur la bouche ne laissant apparaître de son visage que ses yeux bleus orageux, finit de soigner le bras d'une fillette qui s'est fait mordre par un chien. Elle se retourne, surprise par l'entrée fracassante des inconnus, aux mines patibulaires.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Dans la vie, Laurent Saas est un homme de passion.
    Avec Le souffle de Macario, il signe son premier thriller, une histoire passionnante servie par une imagination inspirée.

  • Mise à l'honneur de la région du Haut-Var
    C'est à Fox-Amphoux, aux confins du Haut-Var, que j'ai trouvé refuge depuis trois ans maintenant. Je venais y finir ma carrière comme directrice de l'école à deux classes du village et l'accueil que j'y ai reçu a été si chaleureux et amical que je m'y suis tout de suite sentie bien. Et j'ai eu envie d'y rester.
    C'est là, dans le silence des soirées d'hiver que j'ai écrit la plupart des nouvelles de ce recueil, tout en guettant par la fenêtre, d'hypothétiques chutes de neige. Il y en a eu quelques-unes, trop rares à mon goût, plumes blanches voltigeant pour mon enchantement et incitant à la rêverie.
    Un ensemble de textes courts et poétiques inspirés par le village de Fox-Amphoux.
    EXTRAIT
    La pluie était tombée sans discontinuer depuis la dernière lune. Un déluge. Des trombes d'eau. Elle se demandait si un jour cela s'arrêterait. Ce qu'ils avaient fait pour mériter une telle sanction.
    Les hommes se croisaient sur la place et disaient : Fan ! Ça va faire vilain ! Et ils hochaient la tête d'un air désolé avant de se séparer.
    Les femmes ne disaient rien. Elles attendaient. Depuis toujours leur tâche était d'attendre. Elles s'engouffraient dans l'église, au petit matin, et priaient. Puis, encore, elles attendaient.
    Les enfants désoeuvrés, nez collé aux fenêtres, observaient les gabians qui tournaient au-dessus des terres. Ils avaient fui la côte et piaillaient inlassablement.
    Leurs miaulements fendaient l'espace. Tout bruit humain avait cessé. Seule la nature hurlait, claquait, craquait et sifflait. Les nerfs étaient mis à rude épreuve.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Un peu conteuse, passionnée de lecture et d'écriture, Mireille Bergès est aussi institutrice de maternelle et directrice d'une école rurale.
    Elle a publié en 2013 un recueil de poèmes et elle participe régulièrement à des concours de nouvelles dont certaines ont été éditées.
    Elle vit dans le Haut-Var, et comme l'Homme de son histoire, elle marche beaucoup. C'est de ces promenades qu'elle ramène des photos qui lui servent de point de départ aux histoires qu'elle écrit.

  • Gemini

    Liliane Cesari

    Une épopée mythologique
    De 521 à 436 avant J-¬C. à Babylone, en Grèce et à Madagascar.
    Début du XVIème siècle à Madagascar, à Hispaniola, à Cuba et à Mexico-Tenochtitlan. Tandis que Darius, puis son fils Xerxès sont vaincus par les Grecs lors des Guerres Médiques, le premier à Marathon, le second à Salamine puis à Platées, la vie de Castor et Pollux est bouleversée par la révélation d'un terrible secret. C'est alors que les événements semblent se précipiter jusqu'au drame final. Un tremblement de terre en Laconie, doublé d'un soulèvement des Messéniens contre le joug de Sparte, déclenchent la Troisième Guerre de Messénie. Au moment où tout paraît perdu, Pollux, refusant d'accepter l'inéluctable, en appelle à Zeus dont l'intervention divine propulsera nos deux héros en 1500, à l'époque des grands voyages de découvertes, d'abord sur l'île de Madagascar, puis sur l'île de Cuba, à Hispaniola et enfin à Mexico-Tenochtitlan, où va se jouer l'immortalité de Castor et Pollux.
    Les Dioscures, héros d'un récit original où se mêlent Histoire, mythologie et fantastique !
    EXTRAIT
    Zeus chemine au hasard des nuées vallonnées qui recouvrent Gaïa de leur manteau laiteux. Il s'interroge en vain : que trame donc Héra ? Cela fait si longtemps qu'elle ne lui a fait l'aumône d'une scène ! Elle qui, d'habitude, l'épie et le harcèle sans cesse, l'abreuvant d'injures et de reproches pour un simple regard sur une autre déesse - ou pire, une mortelle ! - la voilà qui soudain se montre plus distante, et semble indifférente à ses multiples frasques.
    Loin de le rassurer, cette étrange attitude l'inquiète au plus haut point et, contre toute attente, lui ôte - ô paradoxe ! - toute envie d'adultère. Il la connaît trop bien pour ne pas soupçonner quelque piège pervers ! Plus il y songe et plus il appréhende de terribles représailles.
    Plongé dans ses pensées, Zeus traverse l'Olympe et, sans s'en rendre compte, a bientôt rejoint la Porte de l'Équinoxe. Repoussant les battants de bronze des deux mains, il s'arrête et demeure un instant immobile, contemplant le plus beau fleuron de son royaume. L'éclatant flamboiement de la Voûte Céleste s'étale devant lui dans toute sa splendeur, recouvrant l'Univers de son châle étoilé.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Liliane Cesari Ferrero est née à Marseille en 1954.
    De son cursus littéraire et latiniste naît sa passion pour l'Antiquité et l'Histoire. En 2008 et 2009, elle obtient le 3ème prix régional du concours « Déclarez­vous en toutes lettres », puis le 1er prix régional en 2010.
    Libérée de toute activité professionnelle, elle se consacre désormais à l'écriture.

  • Les Aravis et les USA, si loin mais si proches...
    Malgré le beau temps qui règne sur la chaîne des Aravis en ce jour de septembre, Kate Stremer, la jolie adjudante-chef de la brigade de recherche de Chambéry, sait que l'hiver approche à grands pas pour les stations de sports d'hiver.
    Alors, quand un corps est découvert dans un petit refuge de montagne, elle comprend vite qu'elle devra résoudre cette affaire avant la saison touristique.
    De l'autre côté de l'Atlantique, Edward Nolan, un agent de la CIA, fait face dans ses enquêtes non résolues à un dossier en tout point similaire.
    Leurs hiérarchies respectives leur demandent de collaborer, et ce qu'ils vont découvrir ensemble dépasse l'entendement.
    Un polar fantastique, surprenant dès les premières phrases, qui vous tient en haleine jusqu'à la fin !
    EXTRAIT
    Kate court nue jusqu'à la cuisine et fixe l'écran qui clignote depuis sûrement un bon bout de temps. Sans se soucier des voisins qui risqueraient de l'apercevoir dans son plus simple appareil, elle consulte sa messagerie où la voix robotisée devenue célèbre lui annonce sur un ton neutre :
    «Vous avez ... six nouveaux messages. Nouveau message reçu à...» Kate ne prend même pas le temps de les écouter. Elle raccroche et appelle aussitôt la ligne directe du Lieutenant Bourrin qui dirige toute la section. Les tonalités s'éternisent preuve qu'il n'est pas là, donc qu'il s'est passé quelque chose. Elle entend le bip plus long qui la renvoie vers le gendarme de garde.
    - Brigade de recherche d'Annecy, bonjour.
    Le ton du gendarme est un brin boudeur.
    - Salut, c'est Kate.
    À l'autre bout du fil, elle reconnaît Thomas, son plus jeune collaborateur à l'autre bout du fil qui doit être planton.
    - Merde, Kate, qu'est-ce que tu fous ? On essaie de te joindre depuis des heures. Un randonneur a trouvé un corps dans une cabane abandonnée, aux pieds des Aravis. Dudu et Mat sont partis te chercher. Ils devraient être chez toi d'une minute à l'autre.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Après un premier thriller réussi avec brio, Laurent Saas nous signe ici un roman qui mêle polar et fantastique. Il reste fidèle au rythme dans son écriture et nous propose une intrigue complexe et attachante.

  • Divorcée, l'auteur se débat seule dans la vie pour élever ses enfants, dans un quotidien plutôt hostile. Un clic sur le NET vers un homme basé en Afrique... Au Sénégal exactement.
    Des années d'échanges à distance avec cet inconnu qui l'apprivoise et lui laisse entrevoir la consécration de son rêve : l'Afrique. Elle s'envole vers cet ailleurs tant désiré ; mais son voyage bascule dans une plongée troublante, à bout de souffle au coeur d'un Sénégal bien loin des circuits touristiques.
    Hors des sentiers battus, au-delà du bien et du mal, l'auteur est en plein coeur d'un voyage initiatique, du dépassement de soi.
    Pas d'autres choix que de faire face... Puiser force et lumière dans la profondeur de son âme, affronter ses peurs une à une afin de retrouver le chemin, la vérité, la vie...
    Ce récit insolite, pétri d'aventures bouleversantes, regorge de courage et d'humanité.
    EXTRAIT
    S'il me tue, personne ne le saura jamais. Ma tête tourne, mes idées s'entrechoquent, s'entremêlent, ma vision se trouble. Je me sens partir. Mon corps plonge dans un sommeil comateux, sur cette paillasse. Mais qu'est ce que je fais ici ? Pourquoi suis-je venue dans la gueule du loup, confiante, sans me douter un seul instant du sort qui m'était promis ? Je ne suis pourtant pas une de ces jeunes femmes inconscientes. J'ai toujours été prudente dans ma vie. Mes enfants me manquent. Je vois leurs visages, leurs sourires...
    L'Afrique... Ce simple mot fait résonner en moi des images, des couleurs, des odeurs, que j'imagine au travers des livres que j'ai pu lire, des reportages que j'ai pu voir, des musiques que j'ai pu écouter. J'ai depuis toujours eu une passion pour l'Afrique, sans pouvoir même me l'expliquer. Comme une attirance magnétique pour cette culture ancestrale remplie de magie.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Laurence Bussy est née tout au nord et grandie tout au sud bercée par le soleil et les cigales avec une parenthèse de neuf années à Londres afin de bien maîtriser l'anglais. Elle est éprise de liberté, de voyages, passionnée de l'Afrique et des ethnies, parcourant seule le globe hors des sentiers battus, toujours plus loin, portée par une quête personnelle d'enracinement et de connexion totale avec les pays et les gens auxquels elle se mélange.

  • Le destin d'une femme sous Mussolini.
    En parcourant les allées du cimetière d'un village lombard, l'attention de l'auteur est attirée par une pierre tombale portant la photo d'une jeune femme. Au vu des dates, il réalise que la presque totalité de sa vie s'est déroulée sous Mussolini. Il ne sait rien d'elle et éprouve l'envie irrésistible d'imaginer ce qu'a pu être la vie de l'enfant, puis de l'adolescente, et enfin de la jeune femme qui n'a connu que le régime fasciste. Cette biographie imaginaire est l'histoire de la prise de conscience d'un être qui veut s'arracher à sa condition, mais aussi un prétexte pour brosser un tableau de vingt-trois ans d'un pays opprimé. On y fait quelques rencontres étonnantes ; l'irruption des premières émissions de radio, du cinéma parlant, ou encore celle d'un musicien célèbre nommé à la direction de l'Opéra de Florence, mais surtout militant actif de la Résistance. Et on constate que cette histoire de nos voisins nous renvoie souvent à la nôtre...
    A travers la biographie imaginaire d'une jeune femme, découvrez un récit retraçant 23 ans d'histoire italienne.
    EXTRAIT
    Alors, comme elle l'avait fait pour Mario, l'an dernier, elle a décidé d'intervenir sans prévenir personne. Cette fois, la partie est plus difficile. Avec Clara, elle a des rapports d'amitié. Avec Martelli, c'est bien différent : tout le monde tremble devant lui. Elle ne peut compter que sur la déliquescence qui gagne la hiérarchie fasciste, et qui conduit chaque notable à prendre seul la décision qui l'arrange, tout en démontrant qu'elle procède de la volonté du Duce.
    Elle attend depuis dix minutes dans l'antichambre. Elle était précise au rendez-vous, mais la faire entrer tout de suite serait d'une banalité que Martelli ne saurait se permettre. Elle repense à ce que Giacomo lui a dit hier soir, à ses espoirs de devenir permanent à Rome. Et à cet étourdissant moment d'amour, où pendant un instant elle a cru perdre la raison.
    Quand Martelli la fait entrer, il ne lui dit pas de s'asseoir. Sur son bureau, elle remarque un gros cendrier de cristal, un sous-main de cuir rouge à la bordure dorée. Au mur, un portrait de Mussolini, et un diplôme sous verre.
    A PROPOS DE L'AUTEUR
    Charles Bottarelli est né en novembre 1941 à Toulon, de parents ouvriers horticoles. Il a vécu toute son enfance et son adolescence dans sa ville natale. Il en conserve un goût marqué pour l'histoire de sa région. Le choix d'une carrière dans la fonction publique l'amènera successivement à Lyon, Paris et Marseille, avec retour à Toulon en 1970, Entre 1995 et 2006, il s'investit dans le mensuel satirique Cuverville qui combat l'extrême-droite installée à la mairie. Le temps de la retraite professionnelle venu, il décide de se consacrer à l'écriture. Un premier livre, à caractère documentaire, est publié en 2004 : Toulon 40, chronique d'une ville sous l'Occupation. Puis, en 2006, c'est un roman Alice et les chemises noires, qui est la biographie imaginaire d'une jeune fille sous Mussolini.
    D'une façon générale, il veille à situer précisément ses personnages dans le lieu et dans le temps, n'hésitant pas à mêler la fiction pure à des situations réelles.

  • Que je le tue ou que je l'épargne...
    Il s'agit d'un essai historique situé en Pologne en hiver 1942 mettant en scène un nazi et un juif.
    Le nazi est le chef du 3eme Reich, abattu devant l'échec de la campagne de Russie et malade. Coupé du gros de la troupe, il se retrouve dans un village polonais et fait chercher le médecin du village pour être soigné.
    Le médecin est juif. Au début, ni l'un ni l'autre ne se connaissent mais au fur et à mesure, ils vont devoir s'accepter et auront besoin l'un de l'autre. Le maître de l'Europe n'est qu'un malade qui a besoin de remèdes et le médecin juif ne pourra plus se cacher ni échapper à son destin.
    L'essai historique Ultime dilemme est une confrontation improbable entre deux ennemis qui sont obligés de trouver un terrain d'entente.
    EXTRAIT
    Après un moment qui semblait interminable, un soldat allemand accompagné d'un civil se présenta à la porte de la chambre de l'hôtel.
    - J'ai trouvé un médecin, mon Führer, dit le soldat en esquissant un garde à vous à la porte de la chambre.
    H. : Bien, mais ne divulguez pas mon identité aux villageois car pour eux je suis un Feldmarschall de la Wehrmacht. Faites entrer le médecin après l'avoir fouillé, je vais m'allonger, dit Hitler en prenant possession du lit de la pièce. C'était un lit large et haut, aux draps blancs et aux montants en bois de chêne foncé, sans fioritures mais rustique et robuste. Le chef de l'armée hésita à faire relâche en cet endroit inconnu et répugnait même à se poser sur un lit étranger mais il avait compris que l'urgence dictée par la maladie passait avant les réticences symboliques ou idéologiques.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Le Dr Michel Corcilius, diplômé de la faculté de médecine de Strasbourg, s'est installé comme cardiologue libéral d'abord en Alsace puis, depuis 2005, à la Seyne-sur-Mer (Var).
    Ancien pigiste au journal d'information médicale Le Cardiologue, puis correspondant sur les ondes de France Bleu Alsace de 2002 à 2005, il est actuellement président de l'Association de formation médicale varoise Corcicoeur, tout en poursuivant son activité libérale.
    Son premier livre Je vous parle du Coeur a obtenu le prix "Jean Di Mattéo" de l'académie nationale de médecine en décembre 2013, gage de qualité.

  • Hâtez-vous les oiseaux est un conte philosophique. Il fait le récit de la colère des oiseaux à l'égard des hommes.
    La grande inquiétude des oiseaux a gagné peu à peu les quatre saisons qui acceptent de se joindre au parlement des oiseaux afin d'empêcher les hommes de dévaster la terre.
    Comment vont-ils s'y prendre pour réenchanter un monde sans perdre de vue la bienveillance que la nature a toujours entretenu avec les hommes ?
    Ce conte porte en lui des questions universelles et offre aux enfants l'accès de vrais enjeux par la porte d'un imaginaire sans cesse renouvelé par une illustration éblouissante.
    Hâtez-vous les oiseaux est le livre que tous les enfants du XXIe siècle devraient avoir la chance de lire.

  • Escroqueries, manipulations et crimes.
    « Georges Sarret, Avocat-conseil ». Cette plaque apposée sur sa porte n'est qu'un des mensonges de Sarret, et pas le plus grave. Peu lui importe, ce qu'il cherche surtout c'est la notoriété, en même temps qu'une activité lucrative. Grâce à ce titre ronflant, il parvient à s'imposer dans la bonne société et à monter de nombreuses escroqueries qui, parfois, trouvent leur aboutissement dans le crime. Dans le Marseille trouble des années trente où les politiciens et les voyous entretiennent des relations coupables, son sens de l'organisation et de la manipulation fait merveille. Amant de deux soeurs, il en fait facilement ses esclaves pour mettre au point aussi bien ses escroqueries que ses crimes. Arrogant et cynique, ce monstre froid pris dans une fuite en avant effrénée aura passé sa vie à jongler avec la loi et avec la morale.
    A travers ce roman, plongez dans le Marseille trouble des années trente où les politiciens et les voyous entretiennent des relations coupables et découvrez le destin de Georges Sarret, escroc et bandit.
    EXTRAIT
    - Ne me remerciez pas, si on peut ainsi améliorer sa condition, j'en serai suffisamment remercié.
    Philomène se mit à fréquenter la Conception. La première fois, elle eut un haut-le-coeur en pénétrant dans la salle commune. Elle n'avait jamais été vraiment confrontée au spectacle de la misère et du dénuement, et surtout, il y avait l'odeur. Une odeur mélangée de savon et de chimie qui n'était pas sans lui rappeler les derniers jours à la villa Ermitage. Une odeur de mort.
    Elle venait deux fois par semaine, laissait parfois des bonbons, ou un billet que Marguerite trouvait quand elle passait, avant ou après avoir effectué les quelques ménages qui permettaient de survivre. Comme la jeune femme, le jour où elle avait rencontré Philomène au chevet de Lorenzo, lui avait demandé pourquoi elle laissait cet argent, celle-ci avait répondu, pour clore la discussion, que c'était pour les enfants. Au retour, Philomène tenait l'avocat au courant de l'évolution du mal.
    Sarret consulta son carnet d'adresses pour voir s'il n'avait pas quelque contact dans une compagnie d'assurances. Il tomba sur Brion, un cadre de la Bâloise, dont il était incapable de se souvenir dans quelles circonstances il l'avait rencontré. Mais peu importait. S'il se trouvait dans son répertoire, c'est qu'à un moment donné l'autre avait eu affaire à lui. Et s'il avait conservé son identité, c'est qu'il l'avait considéré sur-le-champ comme quelqu'un qui pourrait un jour lui être utile. C'était l'occasion de l'utiliser.
    Il décrocha son téléphone et l'appela. Au ton de l'autre, il comprit aussitôt qu'il lui avait laissé un bon souvenir et que le quidam était très honoré de l'avoir au téléphone.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Charles Bottarelli est né en novembre 1941 à Toulon, de parents ouvriers horticoles. Il a vécu toute son enfance et son adolescence dans sa ville natale. Il en conserve un goût marqué pour l'histoire de sa région. Le choix d'une carrière dans la fonction publique l'amènera successivement à Lyon, Paris et Marseille, avec retour à Toulon en 1970, Entre 1995 et 2006, il s'investit dans le mensuel satirique Cuverville qui combat l'extrême-droite installée à la mairie. Le temps de la retraite professionnelle venu, il décide de se consacrer à l'écriture. Un premier livre, à caractère documentaire, est publié en 2004 : Toulon 40, chronique d'une ville sous l'Occupation. Puis, en 2006, c'est un roman Alice et les chemises noires, qui est la biographie imaginaire d'une jeune fille sous Mussolini.
    D'une façon générale, il veille à situer précisément ses personnages dans le lieu et dans le temps, n'hésitant pas à mêler la fiction pure à des situations réelles.

  • Août 2008. Mila et Vladimir Nassibov fuient la Géorgie sous les bombardements et se réfugient en France avec Tamara, leur petite fille de 6 ans. Mal accueillis, ils sont à la rue le jour comme la nuit. Depuis la fin de la trêve hivernale vécue dans un gymnase surpeuplé, ils se trouvent contraints d'appeler quotidiennement le 115 pour tenter d'obtenir une place d'hébergement. Quand Tamara tombe malade, ils espèrent cette fois être entendus. En vain. La fillette meurt d'une maladie pourtant bénigne mais non soignée. Pour les militants du Collectif Prendre Sa Part, il ne s'agit pas de la cause première du décès de l'enfant. Qui a tué Tamara ? C'est ce que retrace le manuscrit envoyé à une maison d'édition. Intitulé Tamara Nassibov - Autopsie d'une mort anonyme, son titre n'enthousiasme guère Pauline, chargée d'une première lecture. Le résumé qu'en fait l'auteure, centré sur un procès pour homicide involontaire contre les responsables de l'hébergement d'urgence, la rebute davantage encore. Pauline décide de faire une lecture en diagonale. Elle commence vers la centième page, où apparait le nom de Stéphane Hessel, sobre et épatant témoin. Elle poursuit avec le témoignage incisif de Michel Rocard. Au fil des pages picorées ici ou là, elle critique vertement une scène sentimentale, déplore des passages consacrés à la guerre au Kosovo dont l'un des témoins est originaire, ou relatifs à Vichy servant d'exutoire envers l'administration française. Puis elle retourne en arrière et entame le premier chapitre avec l'idée d'établir une fiche de lecture après avoir avalé les quatre suivants. La lecture se poursuit... Pauline présente le manuscrit en comité de lecture. Elle souligne ses qualités et ne fait pas l'impasse sur ses défauts. Les voix se partagent par moitié. Le livre sera en définitive publié sous un autre titre, suggéré par Pauline : Merci de nous aimer.
    À PROPOS DE L'AUTEURE
    Catherine LISON-CROZE est née en 1947 à Châteauroux. En février 1962, les malheureux évènements du métro Charonne lui ont révélé l'injustice de la violence d'État et ont provoqué son engagement politique pour une société plus humaine. Pendant quarante ans, elle a exercé la profession d'avocate et mené bien des combats contre les discriminations, faisant sienne la phrase de Paul Éluard « Chacun est l'ombre de tous ». Elle a animé de nombreux débats sur les droits de l'Homme et les libertés fondamentales, notamment dans les établissements scolaires. Avocate pénaliste et passionnée par la sociologie, sa fréquentation des cours d'assises et des tribunaux correctionnels l'ont convaincue que la Justice n'est pas plus neutre que les juges qui la rendent, et que l'empire des préjugés, aux sources jamais taries, est immense. En 1993, elle a publié un livre au titre évocateur: Cherche justice désespérément. Démence et culpabilité, préfacé par Gilles Perrault. Encore un cri contre le conservatisme et les obsessions du cénacle judiciaire. 

  • Un Marine, envoyé en Irak, cherche à venger son frère, tué par un membre de Daesh.
    Devenu Marine comme son père, il est sniper en Irak et Afghanistan. Entre temps, Paul reporter "freelance" qui couvre la guerre en Syrie tombe dans les mains de Daesh. L'État islamique met en scène sa fin tragique en le décapitant. Peter qui a fini son service, n'a qu'une idée, retrouver le bourreau qui a tué son jeune frère. La seule info qu'il possède, c'est l'adresse d'un avocat au Liban. De fil en aiguille, il réussit avec l'aide d'une réfugiée syrienne Hiyam à localiser le bourreau et l'éliminer.
    Dans un thriller contemporain, suivez les aventures de deux frères immergés dans la guerre en Irak.
    EXTRAIT
    /> C'était couru d'avance ! Peter le sait dès le début. Le vol n'a jamais rattrapé son retard. À Paris, malgré un sprint d'enfer dans ces foutus couloirs, il a raté la correspondance. Et pour comble de malchance...
    - Désolé monsieur, mais aujourd'hui tous nos vols sont « fully booked ». Je ne peux vous proposer qu'une place demain matin à 9 heures sur un avion de notre compagnie.
    - Mais moi je m'en f...
    À quoi bon s'énerver ! Il y aurait bien une solution. Un vol sur une autre compagnie, en début de soirée. Ce qui le fait atterrir assez tard à Beyrouth. Pas « convénient » comme on dit aux States ! Il faut savoir faire contre mauvaise fortune bon coeur dit l'adage. Il se calme et accepte le vol du lendemain.
    - Nous vous réservons une chambre à Paris si vous le voulez bien.
    - Non, je veux rester à l'aéroport. On m'a parlé de l'hôtel Sheraton.
    L'hôtesse tique un peu. Elle ne peut prendre elle seule la décision. Petit coup de fil dans une langue qu'il pense être de l'arabe. Des hochements de tête. Des « oui, oui » et :
    - C'est OK ! Vous avez une chambre au Sheraton comme vous le désiriez. L'hôtel est le seul à être implanté dans l'aéroport. Il a la forme d'un bateau. En sortant, vous ne pouvez pas le rater. Est-ce que nous gardons votre bagage ?
    - OK ! Demain, vous êtes certaines, départ à 9 heures ?
    - Oui, monsieur, c'est cela. Vous devez vous présenter au comptoir MEA au moins deux heures avant pour les contrôles de police et de sécurité. Avec les excuses de notre compagnie pour ce fâcheux contretemps, je vous souhaite un bon vol demain.

  • A la fin du XIXe siècle, la Compagnie des Salins du Midi se lance dans une vaste campagne de recrutement de mains d'oeuvre ouvrière. Parmi eux, Livio, un Italien qui a quitté son pays et la misère.
    La Compagnie des Salins du Midi lance à l'été 1893 le recrutement des ouvriers pour le battage et le levage du sel. L'embauche est en réduction en raison de la crise économique que connaît l'Europe alors que la perspective de trouver un emploi saisonnier a attiré, cette année-là, un plus grand nombre d'ouvriers. Ceux-ci se partagent en trois catégories surnommées - les « Ardéchois », paysans, pas forcément originaires d'Ardèche, qui laissent leur terre le temps de la saison, - les « Piémontais » composés d'Italiens originaires de tout le nord de l'Italie et recrutés sur place par des chefs d'équipe, les chefs de colle, - les « trimards » composés en partie de vagabonds. Livio quittera son Italie natale, dans l'espoir d'une "autre"vie, sans misère. Les recruteurs sont venus dans son village. Comme beaucoup d'autres, il suivra...
    Au travers du récit de la vie de Livio, découvrez l'histoire des ouvriers de la Compagnie des Salins du midi dans un roman historique complet et surprenant.
    EXTRAIT
    Livio avait quitté Montaionne au lever du jour alors que le soleil commençait sa course là-bas derrière les cyprès qui barraient l'horizon. La casquette enfoncée sur le front, les coudes sur la barre d'appui de la fenêtre, il suivait des yeux la silhouette des arbres semblables aux quilles de bois sur le sable poussiéreux de la placette de son village, quand, les jours de fête, il les fusillait de loin avec la boule de buis patiné qui les couchait au sol avec un bruit mat. Il n'y avait pas de travail pour lui là-haut sur la colline. Tous les hommes étaient au chômage, et seuls, les vieux entretenaient leurs terres et parvenaient encore à nourrir les femmes et les enfants.
    Marcello, son cousin, l'avait précédé de quelques jours dans le sud de la France, où il s'était engagé pour le battage du sel aux salins d'Aigues-Mortes. Il avait promis à Livio de le faire embaucher dès qu'il aurait rencontré le chef de bricole chargé du recrutement de son équipe. Pour les équipes italiennes, il était italien et pour les françaises, c'était un français. On ne se mélangeait jamais, une compétition enragée régnait entre les deux communautés. Appelés aussi chefs de cole, ces chefs d'équipe intransigeants menaient les hommes au maximum de leur rendement. Ce n'était pas la première campagne de Marcello. Voilà trois ans qu'il partait ainsi pour un mois ou deux faire la récolte du sel et les vendanges dans le sud de la France, et qu'il ramenait assez de sous pour faire vivre chichement sa famille jusqu'au prochain été. Le travail était pénible, mais bien payé, et même si les Italiens n'étaient pas les bienvenus, ils étaient travailleurs, avaient peu d'exigences, contrairement aux journaliers français noyautés par des agitateurs.

  • Le puits de Madame, une saga familiale au coeur de la Provence. Le tome II donne une suite familiale durant la Seconde Guerre mondiale. Les femmes ont connu une mobilisation sans précédent. La plupart d'entre elles ont remplacé les hommes enrôlés dans l'armée. Puisque les hommes sont au front, les campagnes sont désertes, les femmes doivent donc assumer les travaux des champs. De nombreuses femmes de tous âges, les marraines de guerre, offrirent une aide morale aux soldats du front en entretenant des correspondances. Ces envois de lettres étaient souvent doublés de colis. A travers elles apparaissent les prémices de la transformation de notre société et leur entrée dans la vie sociale actuelle.
    À PROPOS DE L'AUTEURE
    Née à Marseille, Netty vit actuellement dans la ville de Nostradamus à Salon de Provence. Elle y consacre sa retraite à l'écriture et s'investit dans différentes associations culturelles de sa région. Elle a ainsi déjà publié quatre romans historiques pour adulte dont L'Épopée de la famille Craponne, gentilshommes provençaux. Désormais, elle se concentre sur la littérature pour enfant. C'est tout son savoir sur l'histoire et la mémoire locale qui l'ont amenée à écrire des livres pour et ainsi transmettre la culture provençale. Son premier livre a tout naturellement était consacré à Nostradamus, célèbre médecin de la cité Salonaise.

  • Sur les hauteurs de Nice, Harry, homme froid et austère, ne parvient pas à surmonter le décès tragique de plusieurs membres de sa famille. Respecté et craint, aussi bien par ses relations que par ses proches, c'est un battant qui refuse la situation. Aidé par Dino, homme à tout faire et ami fidèle, il met au point un plan qui, il en est sûr, lui permettra, ainsi qu'au reste de sa famille, Cristal et Marilou, de reprendre goût à la vie. Son projet va lui faire croiser la route de Catherine. Cette dernière mène une vie paisible dans un petit village de Provence. Une vie routinière qui va basculer le jour où, alors qu'il est sous sa responsabilité, son petit-fils va disparaître. Ce jour-là, pour elle, tout s'arrête brutalement. Tout ce qu'elle a connu, tout ce qu'elle a vécu, tous ses projets seront balayés. Elle va se replier sur elle-même, écrasée par un profond sentiment de culpabilité. Mais ce qu'elle ignore, et qu'elle va découvrir, c'est que, parfois, le chemin de la résilience des uns passe par le malheur des autres.
    À PROPOS DE L'AUTEURE
    BESSAC : Je suis née en Avignon. J'ai grandi à L'Isle-sur-la-Sorgue (84), où mon père était instituteur. J'y ai suivi toute ma scolarité jusqu'à mon entrée à l'École Normale d'Avignon. J'ai été institutrice puis directrice d'École Maternelle à l'Isle-sur-la-Sorgue et Saint-Didier (84) jusqu'en 1993 où j'ai pris une retraite anticipée en tant que fonctionnaire, mère de 3 enfants ayant travaillé plus de 15 ans. C'est à ce moment-là que j'ai écrit mon premier roman. Ensuite, j'ai repris une activité d'assistante familiale (famille d'accueil) que j'ai exercée pendant 15 ans. En 2011, mon premier roman ayant été publié par les Éditions Noir au Blanc de Carpentras (84), j'ai continué à écrire. Mon second roman a reçu le prix littéraire du Lions Club région Sud-Est en 2014. Depuis 1982, j'habite avec mon mari à La Roque-sur-Pernes, petite commune située dans les Monts de Vaucluse, endroit où je situe une partie de mes romans.

  • Un accident domestique entraîne la mort de deux frères de 4 et 5 ans pendant que Marie, la mère, s'envoie en l'air avec son amant. Pour des motifs connus d'elle seule, elle va s'ingénier à maquiller l'accident en crime. En parfaite comédienne manipulatrice elle ira même jusqu'à orienter les soupçons vers son amant. Influencé par son épouse, le mari va éliminer son concurrent, il sera condamné à dix ans de prison. En dépit des doutes du mari et du commissaire chargé de l'enquête, Marie va très longtemps échapper à toute sanction. Jusqu'au jour où...
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    POIROT : Ancien responsable de bureau d'études dans l'industrie des matières plastiques, puis dessinateur indépendant. Aujourd'hui à la retraite. Rédacteur et modérateur occasionnel dans le média participatif Agoravox. Né un beau jour d'avril à La Bresse, face à la ligne bleue des Vosges. Réside, depuis 25 ans, à Caissargues, la première agglomération au sud de Nîmes. Passionné de littérature. Aime écouter la musique blues des noirs américains. Garde une âme sportive en pratiquant la randonnée et le ski. Auteur d'un premier roman publié en 2017 chez Complices éditions Sale temps pour les Jumeaux.

  • Molly, en vacances avec son mari sur la Côte d'Azur, se trompe de chambre d'hôtel. Un homme sort de la salle de bain, tandis que celle-ci essaie un collier qui évidemment ne lui est pas destiné, il est sous le charme. Sa femme ressemble à cette inconnue et il lui dit de prendre le collier. Le soir-même, l'inconnu accompagné de sa femme, dans le restaurant de l'hôtel, interpelle Molly et Edwy son mari.
    Immédiatement c'est pour Sacha, la femme de Neige l'inconnu, que Molly éprouve un puissant sentiment d'attraction. Sacha et Molly en arrivent à ne plus pouvoir se passer l'une de l'autre, jouant de leur ressemblance. Des éléments chargés d'ombre nous font remonter dans l'adolescence de Molly, semant le trouble, nous mettant peut-être sur la piste de ce qui se cache derrière les agissements plus ou moins volontaires de l'héroïne. Dans cette gémellité a priori amicale, va se rejouer un drame mystérieux dont seule la mère de Molly détient véritablement la clé. Il y a en effet, une explication psychologique à cette dépendance que le lecteur obtiendra lors d'un final tragique, après avoir suivi les méandres de cette drôle de rencontre et partagé certains étranges épisodes de l'adolescence de Molly.
    À PROPOS DE L'AUTEURE
    Aurore Gailliez est née dans le Nord en 1969. Le Livre nu, son premier roman, publié en 1997 raconte le parcours d'une jeune femme à peine sortie de l'adolescence, qui porte en elle des pages blanches qu'elle rêve d'envahir. Depuis, Aurore Gailliez a accueilli les nombreux personnages en quête d'auteur qui ont frappé à la porte de son inépuisable désir d'écrire. Et ils vivent ainsi, entre les mains des lecteurs, leurs histoires, venant régulièrement les visiter, dans ce lieu intime de la lecture.

  • Au coeur de l'instruction pénale, la Justice cache parfois ceux présumés être au-dessus de tout soupçon...
    Un roman qui se situe dans le monde clos de l'instruction pénale, où se côtoient juges, policiers, avocats, experts... Où sous « la foi du palais », s'échangent hors procédure des secrets qui bousculent le cours d'une affaire criminelle, dans laquelle des membres de la famille judiciaire présumés être au-dessus de tout soupçon, s'avèrent aussi faillibles que le commun des mortels. A la base de ce livre, il y a ce leitmotiv mille fois entendu : il faut laisser la justice faire son travail. Bien commode pour enterrer les doléances de ceux qui ont de bonnes raisons de penser qu'elle le fait parfois très mal.
    Découvrez sans plus attendre un polar haletant dans lequel tout le monde peut être coupable, y compris les membres de ce qu'on appelle Justice.
    EXTRAIT
    Je ne l'ai pas tuée. Depuis hier, je le répète à tout le monde mais personne ne veut me croire. Les policiers m'ont bousculé pour obtenir des aveux. Le juge d'instruction de permanence, un jeune branleur dérangé par l'escorte dans ses ébats avec sa greffière, m'a expédié comme un vulgaire malfrat. Un peu moins brutal que les flics. Quoique. J'ai comparu devant lui ce matin, menottes serrées aux poignets, attachées dans mon dos. La veille du 15 août. Pas le scénario idéal. Tout de même, je suis avocat et j'appartiens toujours à la famille judiciaire. Ce blanc-bec - je ne lui donne pas trente ans - aurait pu avoir un peu plus de respect à mon égard. Sauf à considérer que j'ai une tête d'assassin, ce qui est peut-être le cas après vingt-quatre heures de garde à vue. Même mon avocat, de permanence lui aussi, semblait accablé par la lourdeur de sa tâche.

  • Jérusalem, 640 av. J.-C.. Alors que la dynastie issue de David attend un héritier avec anxiété, la princesse Jedida donne naissance à deux fils. Le pays, déjà menacé par l'Égypte et l'Assyrie qui s'affrontent dorénavant, risque de sombrer dans la division... Afin de le sauver, un jeune prêtre idéaliste et une vieille servante en mal de maternité décident de fuir vers l'Égypte avec l'enfant royal. Mais la route qui mène à Memphis est semée d'embûches et le nouveau-né est kidnappé dans le désert. Dans le même temps, à faible distance, le Pharaon Psammétique affronte les Assyriens. Mais, au moment où il s'apprête à prendre d'assaut Ashdod et à bouleverser le cours de l'Histoire, un jeune couple qui voyage avec un nouveau-né est capturé par les soldats. Qui sont-ils ? Qui est réellement l'enfant qui les accompagne ? Et si cet enfant était le fils d'Amon, descendant de David ? Psammétique croit y voir un signe. Amon-Rê a-t-il décidé de placer le destin de Juda entre ses mains ? Lui offre-t-il enfin le pouvoir de faire renaître l'empire et de faire de son pays la plus grande puissance de la région ? Intrigue à mystère, quête d'absolu et de transcendance, régicide provoquant l'arrivée d'un enfant roi qui deviendra "Messie", guerre civile fratricide entre héritiers, amours inconsolables, personnages hors du commun en butte contre l'adversité. Avec patience, Sarah traduit et reconstitue les derniers moments d'une dynastie exceptionnelle, celle de David, jusqu'à la bataille finale et décisive de Tel Megiddo (Armagedon) où se décide l'avenir du monde...  
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Serge CALVO : Né à Paris en en 1960, son parcours artistique pourrait se résumer à quelques rares évènements qui, bien que fortuits, n'en sont pas moins déterminants. Le premier, à l'âge de 10 ans, résulte de  l'émerveillement suscité par la lecture "des Contes et Légendes de la Grèce antique". Le second, peu de temps après, qui lui fera découvrir "La Dame de Monsoreau" et bien d'autres chefs-d'oeuvre mis en image par l'ORTF,  est lié à sa fascination pour le premier téléviseur noir et blanc, acheté d'occasion par ses parents qui trônait, impérial, au centre de l'unique pièce qui leur servait de domicile. De cette providentielle conjonction naîtra une passion qui mêlera, à tout jamais,  histoire et art dramatique. Mais dans la France industrielle de ses premières années, les réalités sociales s'imposent et pour la petite communauté hispanique qui vit regroupée dans des "chambres de bonnes "  les seuls rêves concernent l'obtention d'un providentiel logement HLM. Alors, parce que son père, OS chez Renault, ambitionne de voir son fils porter une "blouse blanche", il accepte de renoncer à ses projets et devient, à 18 ans, dessinateur industriel. Onze ans plus tard, un BTS en poche, il quitte son emploi de professeur de dessin technique  afin d'assumer ses nouveaux  choix d'homme qui résultent de ses nouveaux amis,  et il réussit le concours d'Instituteur. Les années passent, il vient de franchir le cap délicat des cinquante ans, devenu directeur d'école en  ZEP, un premier "accident de santé" l'amène à se remettre totalement en question. Pour tromper l'ennui dû à son arrêt,  il commence à écrire... et c'est le choc, celui de l'émotion suscitée par la création artistique qui puise son inspiration dans les tréfonds tumultueux de son univers intérieur. Un premier texte émerge, le scénario d'un téléfilm qui relate (dans un décor de tragédie antique qui ressemble fortement à celui de l'Espagne du Front populaire) les derniers instants magnifiques et sublimes du grand Pablo Neruda. Mais celui-ci est refusé par Arte. Il commence à douter... A-t-il sa place, lui qui n'a pas connu les bancs de la faculté ?. La rencontre de Pierre Tré-Hardy,  à l'occasion de la sortie de son nouveau spectacle,  sera décisive, car en artiste qui "ne voit qu'avec son coeur", celui-ci le convainc, à la lecture des quelques lettres qu'il a reçues, que ses doutes sont vains puisque, dorénavant, il se doit de livrer au public l'univers imaginaire qu'il porte en lui. La suite ? Et bien, elle vous appartient, puisqu'un auteur ne peut exister vraiment qu'à travers les émotions qu'il provoque chez les autres. Un grand Merci surtout à "LE PHÉNIX D'AZUR" Éditions généraliste et indépendante qui a bien voulu, à l'issue d'un long chemin semé de désillusions, prendre en charge cette "Histoire" incroyable qui ne fait, je l'espère du moins, que commencer...  

  • Dublin, dimanche 19 heures, dans le quartier de Clon-tarf. Un nouveau jour pluvieux décline doucement. L'atmosphère fraîche et liquide s'insinue dans tous les corps. Malgré tout, dans l'après-midi, Caitlin avait décidé de sortir prendre l'air. Elle avait erré, entre deux ondées, dans Saint Stephen Green avant de rencontrer, devant Newman House, Carleen, sa meilleure amie du temps où elle fréquentait Trinity College. On découvre le cadavre de Patrick, un pêcheur, sur les rochers de Gaillimh et la police conclut hâtivement à une mort naturelle par noyade, mais Caitlin, sa soeur n'en est pas convaincue et elle se lance dans une dangereuse enquête qui la mènera peut-être à la vérité. On y découvre une Irlande traumatisée par la "guerre" que mène l'IRA pour la réunification du pays.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Michel Germain, né en 1945, est professeur agrégé d'histoire-géographie dans les environs d'Annecy (en 1994). Profondément ancré dans le terroir qui l'a vu naître, il se lance dans l'étude de l'histoire locale en 1983, se spécialisant notamment dans les recherches historiques sur la Deuxième Guerre Mondiale.
    Parallèlement, Michel Germain publie de nombreux livres de géographie et des guides ainsi que des ouvrages concernant le début du XXe siècle. Il participe également à de nombreux autres ouvrages. Membre depuis sa fondation de l'Association des Glières, animateur du Musée départemental de la Résistance de Morette, il fonde en 1991 la Société des Auteurs Savoyards, regroupant près de cent cinquante auteurs. En 2000 sort son premier roman, un roman historique. Depuis, il continue à donner des conférences et à rencontrer les jeunes élèves ainsi qu'à écrire sur la Haute-Savoie 39-45 tout en essayant d'évoluer vers le roman. Il a dirigé une collection nationale sur les Paysans, aux éditions Horvath et il écrit de nombreux articles dans divers bulletins municipaux, divers journaux (dont le Dauphiné Libéré plus de 200 articles), revues nationales (revue des Troupes de Montagne, le Patriote Résistant, Alpes Magazine, Relief...) et dans les bulletins des associations de résistants.

  • Campé, les jambes légèrement écartées sur le promontoire de schiste gris argent veiné de rouille, il contemplait le Tarn grossi par les orages de la nuit qui charriait des eaux boueuses en dessous dans la vallée. Il y aurait peut-être une sortie de champignons dans quelques jours, pensa-t-il. Son imposante silhouette se découpait sur le ciel qui roulait des nuages poussés par le vent du Sud et son regard aux reflets doux du miel des Cévennes parcourait lentement l'étendue désertique du grand Causse de l'autre côté des gorges. Il huma l'air à pleins poumons en retrouvant des senteurs bien connues. Ils avaient roulé une partie de la nuit et sitôt les bagages déchargés il était venu se réfugier là pour éviter leurs moqueries de citadines incapables de comprendre son attachement à cet endroit sauvage. Jamais il n'aurait dû les amener là, à la source de ses souvenirs ! Mais qu'est-ce qu'il lui avait pris ?
    À PROPOS DE L'AUTEURE
    Anne Barthel est romancière et nouvelliste. Née à Nîmes. Toujours fidèle à la réalité historique, elle envoûte les lecteurs avec des histoires passionnantes où se mêlent des personnages fictifs et réels. Une écriture claire et limpide, une intrigue vivante et rythmée et une atmosphère. L'auteur vit aujourd'hui à côté de Toulon.

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