Passes Composes

  • De Marx, on connaît la pensée, les théories, les idées, mais que sait-on de sa vie ? Et s'il suffisait, pour la découvrir, d'interroger Jenny, sa femme ?
    Des rives de la Moselle à celles du Mississipi, en passant par les bas-fonds de Londres et la Commune de Paris, Jérôme Fehrenbach restitue la vie du grand amour de l'auteur du Capital. Loin des stéréotypes, il montre que Jenny était une bourgeoise typique du XIX siècle, attachée aux convenances, et qu'elle lorgnait sur les héritages avec à peine moins d'inélégance que Marx. Elle eut néanmoins un courage et une dignité qui forcèrent l'admiration de tous. C'est aussi l'occasion de découvrir un nouveau Karl Marx, dans son intimité, où des failles et des aspérités de sa personnalité sont désormais dévoilées.
    Fondée sur des archives secrètes, inédites et jamais consultées, cette biographie, la première du genre, est un événement éditorial. Elle révèle l'envers du décor à la fois conjugal et politique des Marx, le duo inverse de celui formé par Marx et Engels : le duo de Marx et de cette femme qu'il chérit.

  • Cléopâtre hésite. Nul ne sait si elle fronce les sourcils ou si ses yeux cernés de khôl trahissent l'effroi, l'effarement peut-être, si même elle invoque en son for intérieur Isis et Osiris, à supposer qu'elle y croie. Les morts violentes, les trahisons jonchent sa course ici-bas mais la scène qui se joue à Actium, ce 2 septembre 31 av. J.-C, semble annoncer un dénouement tragique. Les bracelets figurant des serpents cliquettent à ses bras, à ses poignets. Parée comme une idole, petit tanagra du désastre à la proue de son vaisseau amiral, la dernière des Ptolémée flaire le carnage. Belle ? Bien pire. De l'enjouement, du charme. Une voix enjôleuse, prise aux sirènes de l'Odyssée, qui fit bien des Ulysses. À trente huit ans, Cléopâtre, déesse reine d'Égypte, offre à l'histoire son profil de médaille que casse un nez busqué.

  • Cette biographie de Machiavel, fondée tant sur les archives que l'ensemble des textes écrits par l'auteur, notamment sa correspondance, fait le récit d'une vie dont la spécificité est qu'elle naît et se développe dans une situation de guerre permanente qui bouleverse l'Italie et Florence. Sans ces « Guerres d'Italie » rien ne se comprend de ce que Machiavel a fait, dit et rédigé. Dans une telle situation, les enjeux et les nécessités de l'écriture et de l'existence s'entrecroisent et se nourrissent l'un l'autre, au-delà des lieux communs et des seuls débats entre spécialistes. L'attention de ce livre à la lettre des textes entend donc faire entendre la voix de Machiavel, dégagée des exégèses, comme des simplifications abusives. Se faisant, tous ces écrits, même les plus célèbres comme Le Prince, redeviennent autant d'éléments d'une expérience de vie et de pensée. En somme, les auteurs, par ailleurs traducteurs de Machiavel, entendent proposer l'histoire d'une oeuvre-vie

  • Guillotiné le 28 juillet 1794 à l'âge de 26 ans, en même temps que Robespierre, Louis-Antoine de Saint-Just a suscité la fascination de tous les historiens de la période révolutionnaire et inspiré de nombreux philosophes, artistes et écrivains. Membre du Comité de salut public, auteur de rapports qui contribuèrent à bouleverser le cours de la Révolution, organisateur de la victoire aux armées, penseur des institutions républicaines et incarnation d'une Terreur fanatique, celui que Michelet surnommait l'Archange de la mort a tout d'un personnage singulier.

    Alors que sa dernière biographie a été publiée voici plus de trente ans, Antoine Boulant s'appuie sur les travaux les plus récents et de nombreuses sources d'archives pour brosser un portrait aussi rigoureux que nuancé de cet acteur flamboyant et de premier plan.

  • Esclave affranchi et sans lignage, Baybars est parvenu à se hisser au sommet du pouvoir en Égypte et en Syrie ; il devient le véritable fondateur de l'Empire mamelouk et le maître incontesté de l'Orient musulman entre 1260 et 1277. Tout comme Saladin, Baybars est entré dans la légende et la mémoire collective du monde musulman, grâce à ses nombreuses entreprises guerrières contre les Latins de Syrie-Palestine et les Arméniens de Cilicie, dont il réussit à réduire le territoire, et surtout contre les Mongols, dont il parvient à stopper l'avancée. Sa jeunesse, sa fougue, sa politique répressive et sa mort, empoisonné de ses propres mains, ont donné de lui l'image d'un souverain contrasté, cruel et ambigu. Pourtant ce souverain aux multiples facettes, resté dans l'ombre de Saladin, n'a pas bénéficié de tout l'intérêt qu'il mérite. Cette histoire est donc la sienne et celle de tous ceux qui l'ont accompagné, côtoyé, servi, désavoué, trahi et qui ont pris les armes contre lui.

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