Oskar

  • L'Europe de l'Est a aussi ses Justes. En 2008, en Pologne, à 98 ans, s'est éteinte Irena Sendlerowa. Pendant la Seconde Guerre mondiale, sous le pseudonyme de Jolanta, elle organisa la fuite de centaines d'enfants juifs du ghetto de Varsovie. Non seulement elle leur a sauvé la vie, mais elle a noté à chaque fois leur identité et leur famille d'accueil sur des morceaux de papier, empêchant que l'oeuvre de mort des nazis s'étende à la mémoire. Arrêtée par la Gestapo en 1943, torturée, Irena n'a pas parlé.
    Isabelle Wlodarczyk raconte l'étonnant destin de cette femme qui, simple assistante sociale, réussit par son courage et sa ténacité à mettre en échec la barbarie.

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  • Pendant cinq années, au péril de leur vie, les habitants du Chambon-sur-Lignon et ses alentours cachèrent des Juifs au nez et à la barbe des nazis et de la police de Vichy. Fouilles, interrogatoires, menaces n'y firent rien : sous l'égide du pasteur Trocmé, les Chambonnais, qui pensaient seulement accomplir leur devoir d'humains ne plièrent pas. Grâce à eux, de nombreuses vies furent sauvées, et pas un fugitif ne fut dénoncé.
    Le Chambon-sur-Lignon est, avec le village néerlandais de Nieuwlande, l'une des deux collectivités à avoir reçu de l'Institut Yad Vashem le titre de « Juste parmi les Nations ».

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  • Varian Fry est un journaliste américain. Il arrive à Marseille en août 1940 envoyé par un organisme constitué à New York pour aider 200 artistes et intellectuels à fuir. Il s'agissait surtout d'Allemands anti-nazis, souvent des Juifs, réfugiés en France en zone non occupée et menacés d'être livrés à la Gestapo allemande. Sa mission devait durer trois semaines, mais pris par l'ampleur de sa tâche et souhaitant sauver le plus de monde possible, Fry restera plus d'un an à Marseille. Il fit fabriquer de faux papiers, organisa différentes filières d'évasion, n'hésitant pas à utiliser la pègre marseillaise malgré le danger supplémentaire encouru. Le gouvernement américain considère son activité d'un mauvais oeil. Mais comme Fry refusait de rentrer au pays de sa propre initiative, ils le firent expulser. Durant son séjour à Marseille, Fry aura organisé le départ à l'étranger d'environ 1200 personnes en danger, Juifs ou non. Son Centre Américain de Secours, continuera son travail en sauvant encore 300 à 400 réfugiés jusqu'à sa fermeture. Parmi les personnalités dont Varian Fry s'est occupé, on peut citer parmi les plus connues, les peintres Marc Chagall et Max Ernst et l'écrivain André Breton.

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  • Isabelle Wlodarczyk raconte dans son roman la vie d'une femme exceptionnelle, qui a contribué à sauver l'honneur de son pays. Dès l'occupation de la Pologne par les troupes nazies, Irena Sendlerowa profite de son travail au Bureau d'Aide Sociale de Varsovie pour mettre à l'abri des centaines d'enfants juifs. A partir de 1942 elle prend la direction du réseau clandestin qui organise leur fuite, dans des conditions inouïes, du ghetto de Varsovie, et leur hébergement dans des familles de la banlieue. Le 20 octobre 1943 elle est arrêtée par la Gestapo. Malgré les tortures qui la laissèrent infirme à vie, elle n'avouera rien sur son réseau. Elle est condamnée à mort, mais ses camarades réussissent à la sauver. Elle aura sauvé 2500 enfants juifs de l'extermination.

  • Le film de Spielberg (La Liste de Schindler) se concentrait sur Oskar et ignorait superbement le rôle décisif pourtant joué par sa femme Emilie. Cette erreur a été ensuite rectifiée par L'Institut Yad Vashem, qui a donné à cette dernière aussi le titre de " Juste parmi les Nations ".
    C'est donc le rôle conjoint des deux époux Schindler que le roman de Marie-Florence Ehret décrit. D'un côté Oskar, personnage ambigu, membre du Parti Nazi, industriel profitant initialement des esclaves juifs fournis par les camps de concentration, qui petit à petit réalise la monstruosité du projet d'extermination en cours et entreprend alors d'utiliser ses relations dans l'appareil nazi pour mystifier ce dernier et sauver ses ouvriers de la mort. De l'autre Emilie qui assure, au péril de sa vie, toute l'organisation clandestine et l'intendance du projet.

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  • Septembre 2013, le champion italien Gino Bartali, un des héros de l'épopée cycliste du XXe siècle, reçoit à titre posthume la distinction de Juste parmi les nations. De 1943 à 1944, pendant l'occupation allemande en Italie, ce fervent catholique faisait partie d'un réseau de sauvetage abrité par le Vatican. Gino Bartali a ainsi contribué à sauver 800 Juifs. Profitant de ses entraînements, il a agi au nez et à la barbe des patrouilles nazies, " simplement " en pédalant. Il servait de messager au réseau, en dissimulant des documents falsifiés dans le cadre et sous la selle de son vélo et en les transportant entre les villes afin de permettre à des juifs italiens de passer clandestinement la frontière. Alors qu'il possède un palmarès à faire pâlir bien des sportifs, Gino Bartali n'a jamais parlé ses activités clandestines et n'a demandé ni la gloire, ni les honneurs. Car pour lui, ses victoires contre la barbarie sont sans doute les plus belles. Gino le pieux est désormais Gino le Juste.

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  • Roger Belbéoch a 20 ans en 1940. Fils de résistant, il commence par distribuer des tracts pour alerter l'opinion française contre le gouvernement de Vichy et la collaboration avec les nazis. Convoqué à la Kommandantur dans le cadre du Service de Travail Obligatoire, il songe à la clandestinité, mais il accepte finalement de s'engager dans la police. Frappé, torturé, il ne parlera pas et contribuera par son action à sauver des centaines de Juifs et de clandestins auxquels il permettra de fuir en les prévenant et en les aidant à trouver de faux papiers.
    Il a été nommé " Juste parmi les Nations " par Israël en 1985.

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  • Lorsqu'en 1929 Marguerite Soubeyran et Catherine Kraft créent l'école de Beauvallon pour venir en aide aux enfants en difficulté, elles n'imaginent pas que, dix ans plus tard, en 1939, l'école située sur les quartiers hauts de Dieulefit, dans la Drôme, va devenir le refuge des persécutés. Dès 1940, des réfugiés allemands affluent dans ce coin de France, suivis par les Juifs d'Alsace. Simone Monnier se joint aux deux pionnières, et lorsque la zone sud est à son tour occupée par les nazis, ce sont des dizaines d'enfants que l'école va protéger. Marguerite Soubeyran, cheville ouvrière infatigable de ce sauvetage, fédère toute une population qui prend des risques et ses responsabilités pour accueillir des enfants juifs et parfois leurs familles. Elle enrôle Jeanne Barnier, secrétaire de mairie, lui demandant de fabriquer des faux papiers et des faux tickets de ravitaillement. C'est encore Marguerite Soubeyran qui crée un maquis dans le massif de Montmirail, juste au-dessus de l'école, lorsque le STO est instauré. À ces quatre femmes il faut joindre Madeleine et Paul Arcens, Henri Morin et, plus récemment, Emmeline et Élie Abel, tous élevés au rang de Justes parmi les nations. Ce sont ces neuf Dieulefitois, et bien d'autres anonymes, qui ont défendu la liberté et la vie des autres, au risque d'y perdre les leurs.

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  • Alors que le titre de '"Juste parmi les Nations" est d'ordinaire décerné à des individus, l'Institut Yad Vashem a fait quelques exceptions en honorant des collectivités entières. Ça a été le cas de "La population du village de Chambon-sur-Lignon", dont Bertrand Solet nous raconte l'histoire de 1940 à 1945.
    Sous l'égide du pasteur Troqué, les habitants de ce village ont caché des dizaines de réfugiés de toutes sortes dont de nombreux Juifs, recherchés par les Nazis et la police de Vichy. Les fouilles de maisons, interrogatoires et menaces de la Gendarmerie n'y purent rien : les habitants restèrent solidaires les uns des autres et de leurs protégés. Pas de dénonciation. Le silence collectif a permis d'éviter la mort de nombreuses personnes, dont beaucoup d'enfants.

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