Langue française

  • Stockholm, 1628. Alors que le magnifique Vasa s'enfonce dans les eaux sombres du Mälaren, Izko est témoin d'une scène étrange : un homme est tué, une femme en fuite met au monde un enfant. Elle fait un geste. Malédiction ou prémonition ?

    Comme tous les jeunes Basques, Izko rêvait de chasse à la baleine dans les eaux glacées des confins du monde sur les pas de son père, un harponneur de légende. Mais une force mystérieuse a changé le cours de son destin, le vouant au service de Dieu et du roi : il sera espion de Richelieu.

    Après avoir étudié la cartographie à Lisbonne et Stockholm, Izko part explorer les Indes boréales, où les Suédois espèrent trouver des mines d'argent pour financer leurs guerres tandis que des prêtres fanatiques convertissent les Lapons par la force.

    Tenu par un terrible chantage, Izko devra frôler mille morts, endurer cent cachots pour conjurer le sort et trouver sa liberté, aux côtés des Lapons fiers et rebelles et d'une femme qui l'a toujours aimé.

    Un extraordinaire roman d'aventures, porté par un héros courageux, dans l'Europe tourmentée des guerres de religion et de l'Inquisition. On embarque sans hésiter pour le Grand Nord du monde.

  • Les escargots qui habitent sous l'acanthe touffue, dans la prairie qu'ils appellent le Pays de la Dent-de-Lion, mènent une vie paisible, lente et silencieuse ; ils sont à l'abri des autres animaux et entre eux s'appellent simplement « escargot ». L'un d'eux pourtant trouve injuste de n'avoir pas de nom et surtout il voudrait connaître les raisons de la lenteur. Malgré la désapprobation de ses camarades il entreprend un voyage qui lui fera rencontrer un hibou mélancolique, une tortue pleine de sagesse, des fourmis très organisées, et gagner un nom à lui.
    A leur contact il comprendra la valeur de la mémoire et la vraie nature du courage, ce qui lui permettra de sauver ses camarades lors d'une aventure héroïque pour échapper à la destruction par les hommes.
    Un nouveau personnage inoubliable rejoint la galerie de Luis Sepúlveda. Une belle histoire qui nous montre comment redécouvrir le sens perdu du temps.

  • Fissuré

    Odéric Delachenal

    Odéric Delachenal a vécu en Haïti de 2008 à 2010. Il travaille pour la délégation catholique pour la coopération. Le 12 janvier 2010, à 16:53:10, il vit le grand séisme de Port-au-Prince. Cet après-midi-là, la capitale s'effondre avec lui. Alors, sans relâche, le jeune éducateur erre dans des décombres de fin du monde. Protéger, rassembler les enfants épars pour les mettre à l'abri. Courir la ville écrasée, en quête des siens. Soigner, secourir, fouiller les gravats. Il arpente la ville exsangue, à la recherche de ses amis, des enfants qu'il est «?censé » protéger.

    Comment se détacher du pire quand, atteint au coeur, on est désemparé ? Comment continuer lorsqu'on rentre en France, « ce pays en paix », et qu'on s'immerge dans l'absurdité d'un travail social où on doit « trier » les enfants migrants auprès de la Protection de l'enfance ? L'auteur examine ici, avec une sincérité déchirante, les contradictions et les cicatrices de ceux qui rêvent d'aider, de changer le monde, et qui se rendent compte qu'ils sont à peine des minuscules pansements, hantés par la brutalité de leur insignifiance, de ce qu'ils ont vu et de ce qu'ils côtoient au quotidien.

    Dix ans après son expérience à Haïti, l'auteur lit Dany Laferrière et comprend qu'il y a des gens comme des maisons « qui sont profondément fissurés à l'intérieur et qui ne le savent pas encore... [ceux-ci] sont les plus inquiétants, le corps va continuer un moment, avant de tomber en morceaux un beau jour. Brutalement. Sans un cri ».

    Odéric Delachenal décide donc de témoigner, de mettre son cataclysme en mots avec une force narrative magistrale, de montrer l'envers du décor du costume du bon Samaritain, au nom des vivants comme des morts, au nom de ses amis haïtiens qui versaient tous les matins une goutte de café à terre pour tous ceux qui étaient partis.

  • A lisbonne, une nuit, dans un bar un homme parle à une femme.
    Ils boivent et l'homme raconte un cauchemar horrible et destructeur: son séjour comme médecin en angola, au fond de ce " cul de judas ", trou pourri, cerné par une guerre sale et oubliée du monde. un humour terrible sous-tend cet immense monologue qui parle aussi d'un autre front: les relations de cet homme avec les femmes.
    " il est l'un des plus grands, un auteur essentiel, le découvreur d'un monde.
    " le point.
    " loba antunes nous précipite dans des mondes quotidiens que son écriture flamboyante, torrentueuse, transforme en violentes épopées. " télérama, m. gazier.

  • Sanza, exaspéré par la vie familiale, quitte ses parents et rejoint le Parvis de la Poste, où vivent d'autres gamins de la rue. Commence la dolce vita, larcins petits et grands, ciné avec Ngungi l'enfant-sorcier et voyages en avion vers l'infra-monde... Mais les bagarres et les séances de colle finissent par le mettre vraiment sur la paille et l'obligent à céder au mystérieux Monsieur Guillaume et à sa police secrète.

    Lubumbashi est en plein chaos, on conspire dans tous les coins, on prend des trains pour nulle part, on se précipite dans l'Angola en guerre pour aller traquer le diamant sous la protection de la Madone des mines de Cafunfu, un écrivain autrichien se balade avec une valise pleine de phrases, le Congo devient Zaïre et le jeune Molakisi archevêque. Mais la nuit, tous se retrouvent au « Mambo de la fête », là se croisent tous ceux qui aiment boire et danser ou veulent montrer leur réussite et leur richesse. Là on se lance à corps perdu dans la Danse du Vilain.

    On retrouve avec bonheur le punch poétique et l'univers échevelé de Fiston Mwanza Mujila, son humour tendre, ses personnages retors, son bazar urbain, on part s'encanailler dans la joie.

  • Tango

    Elsa Osorio


    a paris, au latina on danse le tango.
    luis invite ana à danser. elle est française et elle aime le tango avec passion. il est argentin, de passage à paris pour une dernière tentative d'échapper à une crise économique et psychologique. un projet de film sur le tango va les réunir. tango recrée l'histoire d'une ville et d'une musique à travers la saga de deux familles, aux deux bouts de l'échelle sociale, une intrigue sans faille, des personnages attachants et hauts en couleur pour une oeuvre littéraire forte oú le fantastique revendique la force vitale de l'amour et de la danse.
    un cocktail explosif d'amours, de luttes, de joies et de trahisons, et une danse dangereuse et sensuelle qui les réunit en une étreinte.

  • Le roi transparent

    Rosa Montero

    • Metailie
    • 10 January 2008

    Au XIIe siècle les seigneurs féodaux mènent des guerres sans pitié les uns contre les autres, les campagnes résonnent du bruit des épées sur les armures et la terre se nourrit du sang des blessés. Leola, une jeune paysanne, revêt l'armure d'un jeune guerrier mort sur un champ de bataille pour échapper à la mort et au viol. Elle va vivre comme un homme, apprendre à se battre et rencontrer Nynève la rousse, la guérisseuse, la sorcière, qui va devenir son guide et l'aider à grandir et à faire sa route de femme indépendante dans ce Moyen Age réel et fantasmé qui permet au talent de conteuse de Rosa Montero de nous montrer, en l'espace d'une vie, un siècle qui marque l'ouverture du Moyen Age vers la Renaissance.
    Avec son héroïne brave et tendre le lecteur visite la cour d'Aliénore d'Aquitaine, découvre l'Inquisition et l'Église corrompue et rejoint les Cathares dans leur lutte.
    Le grand talent de Rosa Montero est de savoir tenir le lecteur prisonnier de son histoire tout en l'amenant à s'interroger sur un siècle turbulent et déroutant peut-être à l'image du nôtre.
    Leola va apprendre à penser et à écrire, découvrir les pouvoirs de l'imagination, rêver du roi Arthur, tout en évitant soigneusement la malédiction du Roi Transparent.
    Émouvant et épique, original et puissant, ce roman a la force d'entraînement débordante des romans que le lecteur a du mal à abandonner.

  • Quatre personnages plongés dans l'apocalypse de la modernité d'une grande cité vont voir leurs destins se croiser. Un chauffeur de taxi veuf qui ne peut pas se consoler de la mort de sa femme, un médecin sans illusions perdu dans les espaces virtuels de Second Life, une prostituée africaine accrochée à la vie que protège son totem, un petit lézard, et une vieille scientifique alcoolique et pédagogue sont les héros de ce conte philosophique sur fond d'assassinats en série, de terrorisme et de petits prodiges.
    En raconteuse d'histoires étranges talentueuse, Rosa Montero nous parle des hasards et des coïncidences et écrit une histoire d'espérance, une tragicomédie entre humour et émotion. Un texte captivant qui nous montre que la vie est belle, folle et douloureuse. Une fable pour adultes pour profiter de la beauté, maîtriser la douleur et rire de cette incroyable folie.

  • Christophe Leibowitz, notre désastreux avocat, poursuit toujours sa quête désespérée du bonheur. Bientôt, il fêtera ses vingt ans d'exercice et ne voit pourtant rien d'autre à l'horizon qu'un enchaînement de mornes causes. Mais voilà qu'un beau jour, par le hasard d'une succession, il se retrouve héritier d'une marque de cognac. Cette boisson qui conserve en France l'image de la bouteille qu'on dépoussière pour clore un repas dominical est aux États-Unis le symbole de la sophistication dans la culture hip-hop. Il n'en faut pas plus pour ragaillardir notre pénaliste névrosé. Riche de son carnet d'adresses au pays des dealers, il se lance avec enthousiasme dans le show-business en misant sur l'un de ses clients trafiquant de cocaïne et rappeur à ses heures, qu'il charge de chanter les vertus de son cognac.

    Avocat, producteur de gangsta rap et bouilleur de cru, n'est-ce pas trop pour un seul homme ?

  • À la Havane, une petite fille aux yeux clairs et aux cheveux crépus négocie le difficile tournant de l'enfance à l'adolescence, dans une famille condamnée à la cohabitation par les conditions sociales du pays : un père, officier de toutes les guerres de la Révolution, une mère argentine droguée au tango, une tante amateur d'opéra, un oncle masseur et une grande-mère plaintive, gardienne de la morale. L'enfant va peu à peu découvrir que tout le fragile édifice familial ne tient que sur le mensonge, à commencer par ses origines à elle ; ses cheveux crépus lui font découvrir la faute cachée et inavouable de la grand-mère : un grand-père noir et très sympathique, puis 'homosexualité de l'oncle, la double vie du père...
    Celle qu'on a surnommée P'tit Mec fuit la famille pour les amis de son âge, fréquente les fêtes des années 80, les débats où l'on refait le monde, et goûte à la drogue, loin de l'apocalypse annoncée du système politique. Également étrangère à cet univers, tout aussi faux que celui de sa famille, l'adolescente cherche sa voie dans la solitude et le silence .

  • Je l'ai aimée comme un enfant, comme un homme, comme je n'ai plus jamais aimé... Elle s'est dissoute un jour, peu après notre amour, dans une eau claire. C'était dans un cristal d'émeraude glacé... J'ai continué à grandir sans elle, bien sûr, avec ce don qu'elle m'avait fait dès l'enfance de cette découverte sans cesse renouvelée de l'amour. Tout au long de ma vie j'ai aimé les nuques déliées, les femmes comme des gerbes et le secret des graines dans les épis... J'ai gardé de l'enfance, et d'Amélie, ils sont liés, l'amour de l'inconnu à défricher, avec la peur au ventre comme une jouissance. Bernard Giraudeau nous embarque, au fil des amours de ses héros, de l'Afrique à l'Amérique du Sud, à la recherche de cet inconnu qui toujours fascine, avec un don irrésistible pour dire le clair-osbcur des sentiments. Son regard précis s'exprime dans une prose drue, nette, crue et poétique à la fois qui échappe à toute nostalgie.

    BERNARD GIRAUDEAU est né à La Rochelle en 1947. Acteur et cinéaste, il réalise des longs-métrages, L'Autre et Les Caprices d'un fleuve, ainsi que des documentaires, dont La Transamazonienne, Chili Norte, Un ami chilien. Il est l'auteur du Marin à l'ancre, des Contes d'Humahuaca et des Hommes à terre.

  • Dans une des compagnies salpêtrières perdues dans les vastes étendues délirantes du désert d'atacama, on enterre isabel, une prostituée, qui y travailla depuis l'âge de 11 ans.
    Hernan rivera letelier, ancien mineur du salpêtre, nous raconte dans un style puissant et burlesque cet enterrement et la fin d'un univers à la fois désespéré et débordant de vitalité.

  • Sorti de prison et plus que jamais dans la ligne de mire de son Ordre, l'avocat Christophe Leibowitz renoue difficilement avec son métier. C'est à l'occasion d'une étonnante affaire de tableaux volés qu'il s'aperçoit qu'un front invisible se mobilise pour l'éradiquer. Flanqué de ses sulfureux amis, Leibowitz part sans le savoir à la recherche de sa propre histoire et va découvrir une France hantée par ses vieux démons.

    Une intrigue bien construite, une vision hilarante et sans pitié de la justice, des situations aussi rocambolesques qu'absurdes et surtout un style au rythme et à la puissance inimitables.

  • Corcovado

    Jean-Paul Delfino

    Dans les années 20, à la suite d'une bagarre dans un bal à Marseille, Jean tue le fils d'un mafieux grec, il s'enfuit sur le premier bateau en partance pour le Brésil. Là, il retrouve un oncle qui lui trouve du travail comme commis dans le cabinet d'architecte qui prépare le projet du Christ du Corcovado, devenu par la suite emblématique de la ville de Rio. Il vit comme tous les jeunes employés et découvre les charmes des tropiques cependant qu'il croise à plusieurs reprises le regard d'un mystérieux Indien.
    Peu à peu il glisse dans des rêves de richesse facile, a une liaison cachée avec sa cousine qui tombe enceinte et devant son refus d'assumer cette paternité se suicide. Poursuivi par la vengeance des frères de sa victime grecque, rejeté par tous, il devient trafiquant d'alcool et maître "du Jogo do Bicho", loterie clandestine très populaire à Rio. Rongé d'ambition, accompagné d'une complice, chef de bande, gangster sans foi ni loi, il oublie toute morale jusqu'au jour où, pris de folie, il tue par colère, s'enfuit et disparaît dans un accident de voiture.
    Il est recueilli par le mystérieux Indien qui le soigne, l'initie aux secrets de la forêt amazonienne et l'amène à réfléchir sur le sens de sa vie. De retour à la civilisation, il reprend son travail dans l'agence d'architecture tout en fréquentant un terreiro de candomblé où une mère de saint l'amène à penser et à changer. Il participe activement à la conception et à la construction du Christ du Corcovado lorsqu'il prend conscience que ce symbole de Rio marie les racines indiennes, noires et blanches du Brésil.
    Ce roman d'aventures, haletant nous montre le Brésil des années 20 et 30, sa musique, les débuts des écoles de samba, les favelas, le candomblé, les premiers pas du modernisme, bref, une coupe verticale de la société brésilienne, à travers des personnages attachants et hauts en couleur comme Zumbi, le peintre noir, amateur de musique, l'architecte, les musiciens, les gamins des rue, et des femmes innocentes ou fatales.

  • Roland est paralysé, cloué dans son fauteuil roulant.
    Bernard, lui, a été marin et court le monde. Pendant plusieurs années, il a écrit à son ami, le faisant ainsi participer à ses aventures sportives, théâtrales, cinématographiques et personnelles. Il a voyagé pour lui. Loin du tourisme et de l'autocomplaisance, ces lettres forment un récit hors du commun, mêlant les souvenirs du marin de dix-sept ans qui découvrait, dans l'innocence, le monde des ports et les femmes (la petite infirme de Diego Suarez, la prostituée de Kobe, la dame de Balboa) aux réflexions et aux sentiments de l'homme qu'il est devenu. Et qui se cherche de la Transamazonienne à la Patagonie et à l'Afrique, sensible aux injustices, aux parfums, à la sensualité, aux femmes. Chronique d'une amitié sans pathos qui rêvait d'une fugue aux Marquises, ces lettres nous révèlent un regard précis et original servi par le style à la fois brutal et lyrique d'un homme qui court par peur de tomber.

  • Cher amour

    Bernard Giraudeau

    Je suis en arrêt de jeu, sur le dos, paupières closes. Je sais que vos mains, fines, élégantes, déliées sont une harmonie, une musique pour saisir mes lettres, les déplier et les tenir comme la plus précieuse découverte de notre vie. Cette main qui repousse une mèche de cheveux reste suspendue pendant que vous lisez, attentive, les mots sacrés de ce voyageur infatigable qui a fini par s'arrêter dans votre jardin. Je vous aime depuis si longtemps, depuis avant le début.
    Ces lettres qui ne pourraient jamais finir sont celles de mes mouvements géographiques et de mes voyages immobiles sur la scène. Mais probablement y verrez-vous un autre voyage plus complexe, plus hardi, plus désespéré. Voyager, dit-on, on n'en revient jamais.
    Le prendrez-vous ce temps de me lire pour me prolonger un peu en vous ?
    Avec un don irrésistible pour dire le clair-obscur des sentiments, Bernard Giraudeau embarque ses lecteurs, en compagnie de l'inconnue qu'il veut séduire, vers des ailleurs nés d'un imaginaire construit sur l'aventure, le désir de vivre et d'aimer.

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  • Au début des années 60, Lucina a 16 ans et deux passions, la musique qui, à Rio de Janeiro, est en train de connaître un âge d'or avec la naissance de la bossa nova et la politique, dont Cuba donne une idée très séduisante. Paulo, lui, a 20 ans, il rêve de richesse et de femmes et débute dans un grand journal. Leurs pères sont amis, il s'agit de Joao Domar et de Zumbi, les héros de Corcovado, et ils envisagent pour leurs rejetons un destin heureux et si possible commun. Mais la politique, avec tout ce qu'elle comporte de violence à cette période au Brésil, va vite changer les destinées. Entre 1960 et 1980, dans tout le sud de l'Amérique, la politique c'est le Plan Condor, élaboré par les Etats-Unis, pour mettre en place des gouvernements à leur solde, surtout militaires, et supprimer toute opposition démocratique au nom de la lutte contre le communisme.
    Lucina milite dans le mouvement universitaire tout en continuant à s'intéresser à la musique, tandis que Paulo épouse la fille de l'ambassadeur des Etats-Unis et est recruté par la CIA. Lucina subira le sort de nombreux étudiants et musiciens, elle sera torturée, mais Paulo se révèlera plus lucide qu'il n'y paraît.
    S'appuyant sur une solide documentation historique, J.P. Delfino nous fait vivre avec talent cette période à travers des personnages attachants, que le lecteur de Corcovado connaît déjà, et cette nouvelle génération plus complexe, et en n'oubliant jamais les règles de la fiction.
    Un roman vivant, passionnant, qui marie musique et politique, amour du Brésil et indignation salutaire.

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  • Portraits d'hommes politiques, stratégies douteuses, utilisation des intégristes musulmans, massacres des populations, faux barrages de police, collusions, trahisons... l'auteur dresse un tableau véridique du fonctionnement du pouvoir et de la corruption.

    À la fin des années 90, le jeune Oulmene, fils d'un notable du régime algérien et cancre notoire, décide de créer une banque privée puis une compagnie aérienne, il n'a aucun financement, mais la nomenklatura d'Alger voit immédiatement l'intérêt du projet. Tout un système d'influences mafieux se met en place pour drainer vers cette banque « moderne » l'argent des caisses de retraite et une partie des réserves de la Banque d'Algérie.
    Portraits d'hommes politiques, stratégies douteuses, utilisation des intégristes musulmans, massacres des populations, faux barrages de police, collusions, trahisons... l'auteur dresse un tableau véridique du fonctionnement du pouvoir et de la corruption.

  • Les hommes à terre sont tous un peu des marins perdus, immobiles ils voyagent vers d'indicibles aventures.
    A Hô Chi Minh-Ville, Jean-Paul accompagne son père et découvre un inconnu qui n'a pas oublié sa guerre à Saïgon. À Brest, un marin raconte ses voyages à une toute jeune fille mais c'est elle qui partira. Billy, lui, n'est pas un marin comme les autres, le capitaine d'armes l'a immédiatement deviné, la dame de L'Iguaçu le sait. A Lisbonne, Diego l'Angolais, le naufragé, pêche sur les quais en attendant de reprendre la mer pour rêver ses amours dans la salle des machines. A La Rochelle, Pierre enterre Jeanne, une femme tendre qui connaissait la mélancolie des voyages, les bonheurs des retours de son Ange et l'éternité de l'amour.
    Toutes ces vies racontées dans une prose précise, drue, crue, poétique et lyrique, émergent d'un imaginaire construit sur l'aventure, l'ailleurs, le désir, la compassion et l'éternité éphémère que seule fait naître la mer.

  • Samba triste

    Jean-Paul Delfino

    Exilée à Marseille après avoir été sauvagement torturée par la police politique brésilienne, Lucina est enfin autorisée à revenir à Rio. La ville a changé, la dictature contrôle tout, même la géographie, à travers la spéculation. L'insouciance et la foi dans l'avenir sont en voie de disparition, de nombreux musiciens sont partis à Londres ou à Paris. Lucina découvre l'existence des pivetes, ces gamins des favelas que poursuivent les Escadrons de la Mort dirigés par Paulinho Domar, son premier amour devenu tortionnaire. Elle va tomber amoureuse de Thomas et déchaîner la jalousie de Paulinho. Sur la toile de fond d'une ville qu'il aime passionnément, l'auteur mène avec tendresse ses personnages en les mêlant avec talent au petit peuple gouailleur de Rio. Dans l'atmosphère trouble de la fin de la dictature, trahisons, générosité, humour, saveurs, douleurs et passions se croisent au son des sambas tristes de Baden Powell.

    Jean-Paul DELFINO est né en 1964, il vit à Aix-en-Provence. Il est l'auteur, entre autres, de L'Ile aux femmes, Tu touches pas à Marseille, De l'eau dans le grisou, Embrouilles au Vélodrome, ainsi que de Chair de lune. Samba triste clôt la trilogie commencée avec Corcovado et Dans l'ombre du Condor. Il a publié également une histoire de la musique brésilienne aux Éditions Parenthèses.

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  • Deux mondes se croisent dans ce roman : notre monde contemporain emporté par des transformations accélérées, mû par un instinct sauvage de l'avenir et un monde plus ancien, dans lequel une vieille usine abrite le destin d'une famille nombreuse récemment arrivée d'Afrique. Deux mondes apparemment inconciliables mais que le hasard va mettre en contact par l'intermédiaire de Milena Leandro, l'étrange jeune fille aux yeux de laquelle tout naît pour la première fois et dont la simplicité va tout bouleverser.
    C'est elle qui nous conduit à travers la mort vers un amour impensable, un crime, une trahison et un silence à jamais scellé. Son regard toujours neuf sur la vie, le bien et le mal, sa vision de la valeur du monde constituent la matière même de ce roman.
    Au milieu d'un Algarve tragique et sauvage, Milena évolue entre une famille attachée à ses privilèges et à son image sociale et une tribu cap-verdienne vivace pour laquelle la musique irrigue la vie.
    Cet extraordinaire roman a reçu au Portugal le Prix de l'APE, l'un des plus prestigieux.

  • La ronde de nuit

    Agustina Bessa Luis

    • Metailie
    • 18 September 2008

    A Porto, depuis des générations, La Ronde de nuit de Rembrandt, quoique non signée, orne un mur du salon de la famille Nebasco. Les ambiguïtés du tableau permettent à Martinho, le dernier descendant, de faire des parallèles avec sa vie et celle de ses ancêtres. Cette représentation d'un événement sur le point de se produire devient source d'interrogations. Et une fois réinterprétées à la lumière du regard de l'autre et de celui - non dit, mais toujours présent - de l'auteur, ces interrogations deviennent des états de roman à travers les ébauches de réponse sur l'autorité, la loi, la vie publique et la vie intime.
    Le tableau sera détruit par une femme jalouse, par des aléas de la vraie vie, et Martinho mourra d'avoir perdu la source de sur-vie qui éclairait son être. Le roman se définit ici comme un rapport entre ce que Rembrandt a peint, et qui dépasse la commande du tableau, et ce que Martinho déchiffre, et qui finalement le dépasse lui-même.
    C'est en observant minutieusement le tableau, en le rêvant aussi, qu'Agustina Bessa-Luís crée un roman, qui, lui aussi, dépasse ce rapport.
    Ce texte est le dernier roman de l'un des auteurs européens les plus brillants et les plus lucides de notre époque.
    Agustina Bessa-Luís vit à Porto. Auteur de 70 romans dont beaucoup sont traduits en Allemagne, en Italie et en Espagne, elle est aussi scénariste des derniers films de Manoel de Oliveira. Elle a reçu le Prix Camões pour l'ensemble de son oeuvre. Parmi ses oeuvres : Le Principe de l'incertitude et L'Ame des riches.

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