Maison Des Sciences De L'homme

  • Haïti, 12 janvier 2010.
    En moins d'une minute, un tremblement de terre détruit une partie de la capitale Port-iuy Prince et plusieurs villes voisines. Plus de 230 000 morts, 300 000 blessés et plus d'un million de sans-abri. Un formidable élan de générosité international mais aussi une multitude d'interventions humanitaires non exemptes de critiques. Une nouvelle fois, Haïti est blessée. Affaiblie par un demi-siècle de gestion politique, économique et sociale désastreuse ainsi que par une succession de catastrophes naturelles (cyclones, inondations, sécheresses, épidémies), la "perle des Antilles" se relèvera-t-elle ? Beaucoup sont ceux qui aujourd'hui répondent par l'affirmative malgré l'importance des obstacles à surmonter.
    Comme si le 12 janvier 2010 marquait la fin d'une époque et donc le début d'une autre. Conçu comme un "trialogue" entre la société civile haïtienne, la diaspora et le monde de la solidarité internationale, cet ouvrage est né à l'occasion du colloque " Haïti : des lendemains qui tremblent " qui s'est tenu à Genève en janvier 2011.Il réunit des contributions d'experts qui considèrent que le tremblement de terre et ses conséquences créent les conditions d'un grand débat national et international sur l'avenir d'Haïti.
    Il analyse sans complaisance les faiblesses de la société haïtienne, les ambiguïtés de la diaspora et les jeux souvent contestables de l'aide internationale. Il propose des pistes de réflexion et des priorités pour reconstruire une société aspirant à plus de liberté, de justice et d'égalité. Le séisme sera-t-il l'événement qui permettra à Haïti d'entrer enfin dans le XXIe siècle ?

  • Pendant la domination espagnole en Amérique Latine du XVIe au XIXe siècle, l'Espagne était, en tant que métropole, l'interlocutrice naturelle des autres nations européennes. Tout ce qui était lié à l'itinéraire Europe-Amérique hispanique passait par la couronne espagnole, ou du moins c'est ce qu'elle prétendait : les idées, les arts, les institutions, les marchandises, les nouvelles, les voyageurs, etc. Cependant, après les guerres d'indépendance qui eurent lieu au début du XIXe siècle et qui furent la conséquence directe de l'affaiblissement de la monarchie espagnole après l'invasion du pays par les troupes de Napoléon Ier, les pays libérés du joug espagnol établirent de nouvelles relations avec l'Europe, fixant leurs propres règles et laissant voir leurs préférences pour certaines nations européennes.

  • Le livre traite des formes de transferts culturels qui eurent lieu au XIXc siècle entre la France et le Mexique dans le domaine des imprimés.
    Divers objets ont servi d'exemple, livres, revues illustrées, almanachs, estampes, caricatures. Mais il a aussi été question des individus qui ont favorisé les échanges entre la France et le Mexique : écrivains, lithographes, hommes politiques, savants et libraires français. Même si la France a pu servir de référence à la jeune nation en construction, l'intérêt d'un pays pour l'autre ne fut nullement unilatéral, comme l'atteste la présence du Mexique dans de nombreux articles de journaux, dès les années 1840, notamment dans la Revue des Deux Mondes.

  • Formations économiques et politiques du monde andin réunit presque tous les écrits publiés par John Victor Murra entre 1958 et 1973. L'ouvrage est la matérialisation des échanges fructueux entre John Victor Murra et la traductrice, Sophie Fisher. Le but était de réaliser une adéquation de sa pensée à la langue française. Mais il est aussi l'aboutissement d'un travail d'ajustement des termes aux fonctions qu'ils recouvrent, en les situant dans leur contexte ethnohistorique.
    L'ouvrage est complété par les contributions des chercheurs Maurice Godelier, Ana Maria Lorandi, José Matos Mar, Ruggiero Romano, Frank Salomon et Nathan Wachtel, qui ont su mettre en relation l'extraordinaire dimension humaine de John Victor Murra, véritablement passionné par son objet d'étude et capable de susciter de nouvelles énergies. avec la rigueur d'un travail sans relâche. Il est essentiel pour comprendre l'étendue de la contribution de l'anthropologue à la formation d'un mode de pensée autonome et à la construction d'une nouvelle discipline, l'ethnohistoire.

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