Maison Des Sciences De L'homme

  • Dans un monde en communication permanente, la traduction relève de la vie quotidienne d'un grand nombre de personnes. Si notre manière de penser se lit au travers de notre usage d'une langue, cette dernière influence notre mode de raisonnement. Passer d'une langue à une autre revient alors à passer d'une culture à une autre. Les protagonistes de cet ouvrage, linguistes, traducteurs, interprètes, sociologues, anthropologues et philosophes s'interrogent sur les multiples facettes de l'art de traduire : "Que reste-t-il de la valeur d'un texte ou d'une pensée d'origine après le processus de traduction ? Quelle influence le traducteur exerce-t-il sur l'accueil d'une oeuvre hors de son contexte local et de sa langue source ? Quelle est l'identité culturelle ou rationnelle de ce qu'on pourrait qualifier d'auteur ? Quel est le rôle du traducteur lorsqu'il est un passeur entre langues et cultures ?" Leur dialogue, débuté ici, annonce quantité de sujets et débats futurs.

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  • On ne parle pas toujours de la même chose lorsqu'on croit traiter des mêmes sujets. Ainsi de « l'histoire religieuse » pour les Français et les Allemands. Les vingt-six contributions rassemblées dans ce volume mettent en regard deux passés contrastés auxquels les approches historiennes du fait religieux demeurent, dans leur diversité, strictement indexées, tout en portant de part et d'autre du Rhin le regain d'intérêt pour la période dite de la « première modernité ». Il sera question ici de cadres institutionnels distincts et parfois concurrents (« histoire religieuse », histoire de l'Église, histoire et ethnographie régionales) ; de méthodes disjointes, mais rapprochables (sociologie religieuse, confessionnalisation) ; de terminologies intraduisibles qui disent l'écart de deux mondes (« paroisse » et Gemeinde, Geistlichkeit et « clergé ») ; d'événements générateurs de leurs temps et de leurs questions propres (Réforme protestante et « sécularisation », Révolution française et « déchristianisation ») ; de la différence enfin des histoires que l'on écrit selon qu'on se trouve en régime de laïcité ou de distinction confessionnelle. Au-delà d'un dialogue franco-allemand étendu à des objets qui avaient jusqu'alors été pensés séparément, on trouvera ici l'expérimentation d'une historiographie comparée visant à permettre aux uns et aux autres un retour sur soi et sur l'évidence présumée des disciplines, des vocabulaires et des questionnaires.

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  • Les « textes » qui nous entourent et qui circulent dans notre société moderne - livres, journaux, tableaux, diagrammes, cartes, etc. - sont des outils importants qui nous aident à réaliser des opérations mentales et cognitives de traitement de l'information : communiquer, représenter, mémoriser, comparer, classifier, etc. Ces outils de la pensée, dont l'utilité nous paraît évidente, ont toutefois noué et nouent encore des relations complexes et variées avec les usagers. Partant d'études de cas, les auteurs tentent d'explorer certains des trajets tortueux et labyrinthiques que l'homme et ces outils ont parcourus ensemble au cours de l'histoire.

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  • The present volume offers to the reader a multi-faceted dialogue between noted experts from two major agricultural countries, both founding members of the Word Trade Organisation, each one with different stakes in the great globalisation game: France, the world's second-ranking exporter of agricultural products and headquarters of a number of very active agro-business companies; and India, crossing the one billion population mark while emerging from its traditional protectionism, and legitimately concerned about preserving the interests of its huge farming community and not falling victim to the profit logic of the multinational corporations.
    After providing the recent historical background of agricultural policies in India and France, the contributors address burning issues related to market and regulation, food security and food safety, the expected benefits from the WTO and the genuine problems raised by the new forms of international trade in agriculture, including the sensitive question of intellectual property rights in bio-technologies.
    Whatever the differences between the two countries, and eventually their conflict of interests, this informed volume underlines the necessity of moving beyond the North-South divide, in order to address the real challenges of the future: a fair global order in a sector vital for the world, the multi-functional of agriculture, the access for all to secure and safe food, the preservation of common goods and the ethical dimension of science and technology.

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  • Contrairement à ce que l'on pense généralement, la société soviétique des années trente n'a pas retenti que de paroles officielles.
    De fait, elle a accordé une large place au discours individuel et, plus encore, au discours de soi. Pour encourager cette pratique, elle en a réinventé les formes et aménagé les lieux d'expression : du journal intime à l'autocritique publique, en passant par l'autorapport, l'autobiographie de parti ou encore le journal de production. Inscrites dans les routines administratives de la bureaucratie et du parti soviétiques, ces pratiques permettaient à l'appareil d'État de connaître et de reconnaître ses sujets, remplissant ainsi une fonction d'objectivation.
    Cependant, l'acte de parler de soi est ambigu : forme de dévoilement donnée à autrui, il est aussi, selon l'hypothèse de Michel Foucault, un acte de subjectivation. Cette tension conceptuelle s'inscrit au coeur du présent ouvrage. Elle permet de réviser l'interprétation du stalinisme comme un système uniquement coercitif, comme un ensemble de moyens de contrôle et d'interventions arbitraires dans la vie des citoyens, interprétation qui ne tient compte ni de la genèse historique ni de la composante dynamique de tout régime politique, aussi despotique soit-il.
    L'enjeu des contributions ici réunies est plutôt d comprendre comment le système stalinien d'avant 1945 a pu s'imposer, même obtenir l'approbation, la participation et la loyauté non seulement des membres du parti, mais aussi d'une grande partie de la population.

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  • L'eau est devenue en quelques années un objet de recherche de première importance où se croisent une multitude de perspectives : économie et agriculture, sources et modes de production, contrôle social et représentations symboliques, artistiques ou religieuses. Nul autre élément, au cours de l'histoire, ne surpasse l'eau en matière de conflits et de médiations sociopolitiques. Du Moyen Âge à la révolution industrielle, on voit par exemple s'opposer des utilisations strictement agricoles (canaux d'irrigation, travaux de drainage et de "bonification") à des emplois énergétiques (moulins à blé, à soie, à papier, foulons, vérins et nombre d'autres machines). Les rapports entre ville et campagne se révèlent tout aussi étroits et tendus. Ainsi, les agglomérations urbaines, qui dépassent le seuil du million d'habitant au cours du 18e siècle, ne peuvent prendre leur essor que grâce à un système de transport et de distribution d'eau adéquat. L'ouvrage considère tous ces thèmes et offre une série d'études qui, de l'Espagne à l'Allemagne, de l'Italie à l'Angleterre, en passant par la France et les Pays-Bas, dévoilent la profondeur historique de l'eau.

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