Maison Des Sciences De L'homme

  • Pourquoi les Tsiganes pleurent-ils en jouant de la musique ? Que se passe-t-il pendant les funérailles, quand la musique se superpose aux lamentations des femmes ? Par quelles stratégies les musiciens touchent-ils leur public ? C'est à ces questions que tente de répondre Filippo Bonini Baraldi, qui a partagé pendant plusieurs années la vie musicale d'une communauté tsigane de Transylvanie (Roumanie).
    L'auteur montre comment musique et pleurs vont de pair et révèlent des tensions entre union et séparation, vie et mort, soi et les autres, en mobilisant des facultés fondamentales: la sympathie, la contagion émotionnelle, l'empathie. Facultés que les Tsiganes exaltent, exacerbent et perçoivent comme identitaires. À partir d'une ethnographie ancrée dans la dimension sensible de la pratique musicale, cet ouvrage propose une réflexion théorique et interdisciplinaire sur les liens entre musique, émotion et empathie.
    Le DVD-ROM joint à l'ouvrage contient le film documentaire Plan-séquence d'une mort criée (prix "Bartrok" au 24e Bilan du film ethnographique " Jean Rouch "), 4 heures de documents audiovisuels et de nombreuses animations interactives qui permettent de suivre le chemin analytique de l'auteur.

  • Cet ouvrage décrit et analyse le contexte symbolique, les modalités quotidiennes et les aspects rituels des relations entre les hommes et les femmes chez les Ankave, une société d'horticulteurs forestiers du centre de la Papouasie-Nouvelle-Guinée. Cette première étude d'un groupe anga des basses terres permet également une comparaison avec d'autres Anga (Baruya et Sambia) qui révèle de profonds contrastes dans les organisations sociales de cette région. Chez les Ankave, les représentations du corps et celles des éléments du monde végétal et animal associés aux substances qu'il produit et excrète sous-tendent et relient plusieurs domaines de la réalité sociale. En particulier, on attribue aux substances féminines - et notamment au sang dont les mères nourrissent le foetus - un rôle primordial dans la procréation et la croissance des êtres humains auquel font écho un antagonisme sexuel moins marqué que chez d'autres groupes anga, la forme des échanges qui ponctuent les étapes du cycle de vie et diverses particularités du système de parenté. Ces représentations de la gestation et de la naissance modèlent également les initiations masculines. Comme souvent en Nouvelle-Guinée, celles-ci répondent au souci de transformer les garçons en adultes - et autrefois en guerriers -, tout en établissant l'asymétrie des rapports entre les sexes. Mais alors que plusieurs groupes anga attribuent au sperme la capacité de faire croître les initiés lors de pratiques homosexuelles ritualisées, c'est le jus du pandanus rouge, un substitut végétal du sang, que les Ankave mettent au centre des rites masculins. PASCALE BONNEMÈRE est chargée de recherche au CNRS (Centre de recherche et de documentation sur l'Océanie, Marseille). Elle mène des enquêtes de terrain chez les Ankave depuis 1987 et a publié plusieurs articles dans des revues et ouvrages spécialisés.

  • Luc De Heusch examine les rapports entre l'anthropologie et la discipline baptisée Histoire. A titre d'essai, inaugurant une voie originale, il analyse ici du point de vue structural les relations permanentes et changeantes que le pouvoir entretient avec la religion. L'anthropologie sociale et culturelle (plus connue en France sous le nom d'ethnologie), considérée à tort comme une science coloniale périmée, nous livre une institution caractéristique des sociétés centralisées dépourvues d'écriture : la chefferie ou la royauté sacrée. L'auteur la décrypte comme structure symbolique arrachant le pouvoir au seul contrôle de la parenté. Elle transforme un homme, détenteur du pouvoir suprême, en une espèce de fétiche vivant, condamné à mort à plus ou moins brève échéance. L'Histoire, de son côté, a souvent affaire à une institution politico-religieuse qui confère à un homme projeté au sommet du pouvoir un statut quasi divinisé. Le monothéisme s'est emparé de cette vision ; il fait du roi un prêtre d'une espèce particulière. Luc de Heusch analyse les avatars de ce continuum qui rend compte du devenir politique. Il prend le parti de Hobbes contre Rousseau et constate que la démocratie en tant que Léviathan a bien du chemin à parcourir avant d'être désacralisée.

  • Le totémisme fut l'objet, il y a cent ans, du plus grand débat anthropologique de tous les temps.
    Cette notion clé de la théorie évolutionniste tomba par la suite en désuétude, en attendant le coup de grâce que lui donna Lévi-Strauss dans Le Totémisme aujourd'hui. Or, elle fut essentielle à l'avènement de l'ethnologie moderne. Des figures comme Franz Boas, Emile Durkheim, Malinowski ou Radcliffe Brown entrèrent en dialogue avec les auteurs évolutionnistes qui avaient lancé la discussion, en particulier l'Ecossais James Frazer, auteur du célèbre Rameau d'or.
    L'ouvrage de Frederico Rosa fait, pour la première fois, l'histoire de ce débat devenu mythique. Son approche, qui contraste avec les tendances postmodernes, prend très au sérieux la vaste bibliographie de la Belle Epoque anglaise, française, américaine et germanique traitant du totémisme. D'un nom à l'autre ou au fil des publications d'un même auteur, il dégage les continuités, les ruptures et les interprétations nouvelles.
    C'est la dramaturgie des idées qui prend ainsi forme, comme dit Patrick Menget dans la préface. Le totémisme, entendu d'abord comme religion du sang que partageaient hommes et animaux, devint aussitôt le prétexte des polémiques les plus acharnées, que l'auteur exhume et éclaire avec le sens du suspense. Le lecteur se prend au jeu, curieux de découvrir comment la parenté et l'anthropologie religieuse se combinent dans le concept stratégique de totémisme, puis se séparent et se transforment.
    Quant aux autres sciences humaines, elles y trouveront une part de leur histoire, elles aussi, dans la mesure où le débat proprement anthropologique eut d'importantes répercussions sur tous les domaines voisins, de la sociologie et l'histoire des religions à l'archéologie, la philosophie et la psychanalyse.

  • Et si la frontière était le centre du territoire ? Et si l'origine n'était pas un événement premier mais un événement répété et donc à venir ? Autant de questions posées par l'accueil de l'étranger aux frontières d'une tribu berbérophone du Sud marocain, les Ait Ba'amran, composée en grande partie de bannis venus des quatre coins du Maghreb et par-delà. Car l'étranger, l'ethnologue y compris, est ici invité à habiter les frontières du territoire politique pour incarner au mieux les valeurs d'une fondation axées sur le principe de conquête et non sur celui d'autochtonie. Quand l'altérité se joue de l'histoire, le dernier arrivant devient le premier venu, ou encore un Juif errant, le digne descendant du prophète de l'Islam. Seul l'exil est à même de susciter une si particulière manière de s'inscrire dans le sol et c'est à l'ombre des arganiers, dans les dernières montagnes arides du Sud-Ouest marocain avant le Sahara, que Romain Simenel a pu tirer parti de l'originalité du contexte ethnographique pour revisiter dans cet ouvrage certains paradigmes incontournables de l'Anthropologie Maghrébine : Comment aujourd'hui encore le territoire tribal articule-t-il segmentarité et sainteté ? Quelle place occupe le rituel dans la perception du territoire et du corps ? En quoi le mariage arabe renverse-t-il tant les fondements de la théorie de l'Alliance ? Comment l'héritage façonne la généalogie ? Plus encore, loin des préjugés sur l'influence que peut exercer la religion musulmane sur la manière de penser le rapport à l'environnement, et riche d'une configuration où les humains se sentent étrangers aux autres existants (plantes, animaux, génies) qu'ils côtoient en ces terres, Romain Simenel projette le Maroc sur le devant de la scène des réflexions menées par l'Anthropologie de la Nature. L'ouvrage délivre aussi les clefs de compréhension de quelques grandes énigmes de l'histoire sociale musulmane comme celle concernant la multiplication des descendants du prophète Mohammed. Enfin, l'auteur ouvre sur de nouvelles perspectives anthropologiques relatives à la cognition humaine en soulevant notamment l'existence dune conception biologique de la transmission du langage cohabitant avec un apprentissage horizontal de la langue berbère par les enfants-bergers. La langue, le territoire, l'environnement, la parenté, le rituel et l'histoire sont ainsi vus à la lumière de l'exil sous la forme d'un récit qui rend hommage aux sociétés humaines pour leur capacité à se définir par l'ailleurs.

  • Cet ouvrage est une étude de l'organisation sociale et de la vie religieuse des Ouatchi du Sud-Est Togo.

    Son argument principal consiste à mettre en évidence une corrélation systématique entre les deux axes - agnatique et utérin - de la parenté ouatchi, et deux modes logiques de la pensée symbolique - contiguïté et substitution. La parenté cesse ainsi de constituer un domaine parmi d'autres, pour devenir la clé de tous les domaines de la société - que ce soit les récits d'origine, la morphologie spatiale, le système matrimonial, les rites funéraires, l'art religieux, le code culinaire, les pratiques initiatiques ou la sorcellerie.

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  • Les sénoueo du nord de la côte d'ivoire mettent au travail agricole une ardeur que les observateurs ont soulignée dès le xlxe siècle.
    Pour ces cultivateurs, le travail puise sa valeur dans la souffrance qu'il occasionne plutôt que dans sa finalité productive. les concours de travail agricole mettent ainsi en scène des champions prêts à affronter cette souffrance au péril de leur vie. de mime, la musique qui accompagne certaines tâches, loin de les rendre moins pénibles, en redouble le caractère répétitif. elle y introduit de surcroît, à travers l'évocation de thèmes douloureux, la part de souffrance morale inséparable du travail aux yeux des sénoufo.
    Cette part est volontiers assignée aux femmes, notamment dans ces travaux que sont les soins funéraires et les gestes rituels. dans ce livre, l'auteur explore la conception sénoufo du travail et nous donne matière à interroger la nôtre. parce qu'aucune société ne le réduit à sa dimension économique, le travail constitue une catégorie proprement anthropologique.

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  • Pendant huit ans, Fabienne Martin a suivi le quotidien des résidents d'une communauté de lépreux établie dans la ville de Jodhpur dans le Nord de l'Inde.
    Cette communauté est née de la volonté des lépreux de rétablir des liens et de recouvrer une place dans une société surdéterminée par les appartenances collectives. Comment vivre avec la lèpre ? Pour les lépreux qui ont fondé cette communauté et pour leurs descendants qui y sont nés, cette question impérieuse, existentielle au sens le plus littéral et le plus concret, anime sans relâche leur quotidien.
    Pour le chercheur, elle invite à examiner comment la vie peut se trouver radicalement redéfinie par un événement, et, à partir de cette reformulation, à appréhender le sens que les individus lui prêtent. Placés devant l'incertitude de l'inconnu, subissant la violence de l'exclusion et les douleurs du corps, les lépreux ont constamment opéré des choix. Ils ont exploré des possibles et en ont aussi créé.
    C'est là que réside leur particularité, à la fois en deçà et au-delà de la communauté qu'ils ont formée, dans ce qui précède et ce qui suit sa constitution : dans une certaine manière de construire du commun, dans une certaine manière d'être en commun. Ce livre s'intéresse à ces choix, à ces parcours, à ces élaborations.
    Il expose ce qu'il est rarement donné d'observer : la fabrique en cours de nouvelles formes sociales d'existence.

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  • La perception et l'affectivité peuvent-elles faire l'objet d'une étude ethnologique ? De quelle manière vivons-nous l'existence d'autrui ? Comment ressentons-nous notre environnement et les entités qui le constituent ? Cet intérêt, nouveau dans une large mesure, que l'anthropologie porte à ces domaines met-il en question les fondements épistémologiques de la discipline?

    À ces interrogations, cet ouvrage se propose d'offrir des éléments de réponse à partir de l'étude ethnographique - la première - des Indiens candoshi, chasseurs et horticulteurs de la Haute-Amazonie, aux confins septentrionaux du Pérou. Dans cette société jivaro, on dit « voir avec le coeur », en évoquant cet organe considéré comme le siège des sentiments, de l'esprit et le centre de la personne. En partant donc du coeur, Alexandre Surrallés développe une analyse de l'environnement, des rapports sociaux et des pratiques, mettant en valeur la variable d'intensité de la perception et de l'affectivité.

    Fort du constat selon lequel le corps est le point d'ancrage de la pensée et du rapport au monde, l'auteur est particulièrement attentif à la compréhension de sa nature sensible. Plusieurs années de travail sur le terrain autorisent Alexandre Surrallés à mettre en relation l'analyse des théories locales de la perception et l'environnement, en montrant comment les deux domaines se répondent l'un l'autre. Ainsi cet ouvrage parvient-il à rendre compte de la place des affects dans la sociabilité à travers la perception, en quoi est donné un sens à l'activité rituelle, voire à l'action.

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  • Pourquoi existe-t-il tant de conflits autour de l'eau dans une région regorgeant d'eau? Tel est le paradoxe à l'origine de ce livre, qui a pour cadre l'extrême nord-ouest du Portugal.
    Dans la vallée verdoyante du Rio Minho, l'eau destinée au maïs et aux jardins fait en effet l'objet d'une répartition aussi minutieuse que complexe, au moment même où les directives européennes v favorisent la monoculture de la vigne. C'est que, durant la période estivale, partager l'eau est l'occasion de se réunir et de rappeler l'inscription ancestrale des familles dans le territoire, d'éprouver les liens de parenté, de lancer des défis.
    Fabienne Wateau étudie le mode de fonctionnement et d'organisation sociale de la vallée et montre comment les conflits saisonniers et réguliers contribuent à maintenir, à perpétuer et à moderniser la société. Terre de départ vers l'étranger et lieu de retour d'investissements, terre de défis et de conflits, le canton de Melgaço doit en effet son dynamisme aux valeurs traditionnelles partagées et perpétuées par tous.
    C'est au moment de cette transition profonde de l'économie que l'histoire et les valeurs sociales d'une communauté rurale ont été saisies, et c'est au fil de l'eau, près des rigoles, des mares, sur les chemins caillouteux ou dans les cafés, que le lecteur est imité à découvrir pourquoi conflit, eau, tradition et enfin innovation se conjuguent si bien dans cette vallée. Fabienne Wateau, chargée de recherche au CNRS au Laboratoire Mutations des Territoires en Europe (Montpellier), travaille actuellement dans le sud-est du Portugal sur les déplacements de population entraînés par l'implantation d'un barrage.

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  • Pourquoi les femmes du royaume polynésien de Tonga bénéficient-elles d'un statut qu'elles ont rarement dans d'autres sociétés? Que signifie le geste de l'offrande des premiers fruits, rituel qui lie le frère à la soeur, les tenanciers à leur chef noble, et, autrefois, l'ensemble des Tongiens à leur chef suprême, le Tu'i Tonga? C'est cette double interrogation qui est à l'origine de cette étude.
    Pour parvenir à la source d'un prestige féminin quelque peu énigmatique, et plutôt que de s'enfermer dans une problématique centrée sur les seuls rapports hommes/femmes, l'auteur explore l'ensemble des relations qui fondent l'ordre social tongien en prenant appui sur le beau geste de l'offrande des prémices. Aujourd'hui, à Tonga, le kainga unit des " parents ", des terres et un chef. Réinscrit dans l'espace polynésien et dans la trame de l'histoire tongienne, le kainga apparaît comme la référence élémentaire de l'entre-soi, le lieu-origine de la construction identitaire.
    Structuré autour de la relation frère-soeur, le kainga fournit aussi un modèle pour penser les rapports entre les sexes et, par eux, les échanges entre les groupes. Le grand rituel du " inasi " au cours duquel tous les Tongiens faisaient l'offrande des prémices au Tu'i Tonga et à sa soeur, la Tu'i Tonga Fefine - réplique vivante, dédoublée, de la divinité bisexuelle de la fertilité - montre que la hiérarchie sacrée tongienne se concevait comme un kainga à l'échelle cosmique.
    Cet ouvrage est le premier livre d'anthropologie historique publié en français sur la Polynésie occidentale. Conjuguant l'approche comparative et la perspective historique, il a pour objet de montrer comment peuvent s'articuler les ressorts profonds de la construction identitaire et les logiques d'un ordre politique en formation.

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  • Un siècle et demi après la christianisation et la colonisation de la Nouvelle-Calédonie, un trait fondamental des sociétés kanak demeure : leurs cérémonies, souvent nommées "coutumes ". Ces échanges complexes irriguent, font vivre et réactualisent des relations sociales de toutes sortes : étapes de la vie, accueils, relations régionales, etc. Ces cérémonies, rarement prises en compte par les spécialistes de la Nouvelle-Calédonie, constituent une des armatures de ces sociétés. Au nord de la Grande Terre, dans la région Hoot ma Whaap, les cérémonies de relations régionales peuvent être transformées et adaptées aux relations avec les autorités coloniales, avec l'église catholique et avec la communauté internationale. L'autochtonie des Kanak y est toujours mise en avant. Le livre décrit, puis analyse ces cérémonies, aussi bien dans leurs formes classiques que dans leurs transformations modernes. Il relance ainsi les débats anthropologiques autour de trois thèmes. Le premier thème est l'importance des relations régionales traditionnelles et leurs transformations modernes montrent qu'il faut approcher les sociétés locales dans un cadre élargi à la région, la nation et à l'ensemble du monde ; le deuxième concerne une dimension historique et méconnue du mouvement pour l'indépendance qui développe des pratiques d'innovations tout en soulignantl'ancienneté de l'implantation des Kanak. Enfin les descriptions des cérémonies - entrerecroisant paroles, dispositifs cérémoniels, gestes échanges, chorégraphies, parures corporelles, rythmes, -conduisent à renouvellement et un élargissement de la réflexion anthropologique sur les formes sociales de représentation, d'expression et de signification et sur les théories du rituel.

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  • Les Hmong sont près de quatre millions et vivent dans une région de montagnes de la Chine du Sud et de l'Asie du Sud-Est. Depuis le milieu du 19e siècle, cette région a connu de nombreux conflits, de la grande révolte mystique des Taïping aux deux guerres du Vietnam. Et, de fait, les populations hmong ont été profondément touchées par ces conflits. Les Hmong, ou "Montagnards", ne s'organisent pas autour d'une quelconque chefferie ou hiérarchie politique et pratiquent une forme d'égalitarisme. Cependant, en cas de pressions trop fortes des royaumes ou des États où ils vivent, ils mettent en avant des personnages aux pouvoirs surnaturels, politico-religieux, parfois militaires. Ces messies ou "fils du seigneur du Ciel" sont présentés comme des "sauveurs du peuple hmong". Les mouvements de contestation qu'ils dirigent surgissent à peu près tous les trente ans en moyenne, mais ce phénomène restait encore très mal connu. Le livre expose et analyse cinq mouvements messianiques hmong de 1862 à 2000, au Vietnam, au Laos et en Thaïlande.


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