Macha Publishing

  • La Mouette Nouv.

    La Mouette

    Anton Tchekhov

    awaiting publication
  • Ce roman polyphonique relate l'entrecroisement de plusieurs destinées complexes et, en particulier, celles de deux femmes qui portent le récit avec force : Katia et Véra. Mère et fille, elles se retrouvent dès les premières pages, tandis que la première sort de prison. Les retrouvailles sont glaciales, et pour cause. Écorchée par la vie, elle fut une figure parentale médiocre.
    L'auteure nous transporte alors vers la vie et les rebondissements qui ont forgé la carapace de cette figure maternelle impassible, dans les confins d'un Ouzbékistan obscur. Katia survit à la famine, ce qui lui donne le sentiment d'avoir eu droit à une seconde chance. Avide de la saisir, elle vivote de menus larcins et d'arnaques. Dans le même temps, les amours et parcours de Véra nous sont racontés, de même que les souvenirs d'une troisième narratrice, témoin des moments qui tracent le chemin de l'une et l'autre des héroïnes.
    Jamais vaincues, ces deux personnages tracent leur sillon dans la vie, comme le ruisseau - le aryk - se fraie un passage dans les rues de Tachkent, la ville où se passe l'action du roman.

  • Le Siècle rouge de la littérature russe - une collection de chefs-d'oeuvre écrits entre l'entre-deux-guerres et la fin de l'URSS, à mettre entre les mains de chaque lecteur. Les auteurs, à la jonction entre littérature devenue déjà classique et littérature contemporaine, abordent des sujets universels et intemporels, les rendant plus actuels que jamais. Ces noms sont parfois déjà bien connus du lecteur français. Cette collection est l'occasion unique de se plonger dans une littérature si libre pourtant écrite durant une période qui enfermait toute idée créatrice et indépendante.

    Dans la rue des Aubes-Rouges, pas loin des rives de la Neva, on peut y lire une étrange annonce : on cherche un volontaire pour aller sur Mars ! Les plus curieux s'arrêtent mais, dans le Leningrad des années vingt, personne ne peut sérieusement croire que quelqu'un s'apprête à réaliser un voyage interplanétaire. Personne, si ce n'est un mécanicien au passé trouble... Lui et l'ingénieur Loss sont comme deux opposés, pourtant, c'est ensemble qu'ils entreprennent le voyage.

    Sur la planète rouge, l'air est respirable, le ciel est bleu et la terre est brune. Ils y découvrent une civilisation millénaire, construite par les survivants de l'Atlantide et bâtie sur un système de castes, dans lequel la classe au pouvoir piétine les foules ouvrières. Une société finalement pas si différente de celle des Terriens. Mais là où Goussev, ancien soldat de l'armée rouge, y trouve son compte en matière de violence, Loss, lui, y est captivé par sa passion pour la fille du chef martien Aélita. Elle lui prouvera que l'amour est probablement la seule valeur qui compte, car elle résiste au temps et aux séparations qu'impose la grandeur de l'espace.

    Une réflexion subtile et poétique sur les sociétés humaines en général, les révolutions et le vrai sens du progrès, à travers une histoire visionnaire, animée par ce rêve de l'espace qui habite l'homme depuis toujours.

    Un voyage littéraire vertigineux, à travers le chef d'oeuvre de science-fiction du plus controversé des écrivains russes.

  • À travers deux récits parallèles, l'histoire raconte l'accident tragique de deux adolescents de 15 ans, Marius et Léon. L'un se fait happer par une bombe, à Paris, l'autre tombe dans un profond coma suite à une intoxication alimentaire. L'accent dans les premières pages est mis sur leur jeune âge et leur insouciance, puis on bascule vers le point de vue des parents au moment du drame, avec à chaque fois l'attente, l'angoisse, le doute, la prise de conscience, la culpabilité, la colère, puis l'acceptation. L'un s'en sort tandis que l'autre s'éteint, car Léon n'aurait pas pu survivre sans le don d'organe de Marius.

    Véritable Réparer les vivants pour adolescents, ce livre est une magnifique histoire permettant d'aborder des sujets aussi terribles et sensibles que le don d'organe ou le deuil. Sans être naïf, le style engloutit le jeune lecteur dans une histoire qui, racontée à hauteur d'adolescent, pourrait être la sienne. La métaphore filée de la bombe, tout au long du livre, lui donne le rythme et l'intensité d'un compte à rebours, transformant une nouvelle simple et efficace en ce qui pourrait devenir un futur classique de la littérature jeunesse.

  • Le Siècle rouge de la littérature russe - une collection de chefs-d'oeuvre écrits entre l'entre-deux-guerres et la fin de l'URSS, à mettre entre les mains de chaque lecteur. Les auteurs, à la jonction entre littérature devenue déjà classique et littérature contemporaine, abordent des sujets universels et intemporels, les rendant plus actuels que jamais. Ces noms sont parfois déjà bien connus du lecteur français. Cette collection est l'occasion unique de se plonger dans une littérature si libre pourtant écrite durant une période qui enfermait toute idée créatrice et indépendante.

    Le premier livre de la collection : un roman du grand Valentin Raspoutine Nicole Zand (Amalric), critique littéraire au Monde, écrivait à propos de Valentin Raspoutine qu'il était « l'un des écrivains les plus importants de sa génération ». Son roman le plus retentissant, L'Adieu à l'île, est l'histoire de la fin d'un village insulaire sibérien, sur le fleuve Angara, condamné à disparaître sous les eaux pour la construction d'un barrage hydroélectrique. L'auteur décrit, avec acuité et finesse, comment les Sibériens, contraints à l'évacuation, s'accrochent de manière tragique à leur terre. Par ce biais, il lève le voile sur les lignes de fracture qui divisent la société soviétique dans les années 1970, entre monde rural et traditionnel et monde moderne et industriel. Ces différences séparent également les générations et remettent en cause le sens de toute chose : qu'est-ce que le changement lorsqu'il est perçu par certains comme un progrès lorsqu'il est, pour d'autres, une catastrophe ? Car il est impossible de sauver le village : nul ne peut tromper la mort. Que faire alors ? Il n'existe qu'une solution pour Valentin Raspoutine : écrire. Comme souvent dans la littérature de l'Est, l'humour occupe également une place importante dans ce récit, notamment grâce à des personnages inoubliables, comme les femmes de ce livre, qui vont des larmes au rire, en passant par la colère et le désespoir, bafouant bureaucrates et fonctionnaires qu'elles jugent inutiles, têtus, si ingénieux lorsqu'il s'agit de détruire l'impalpable. À travers elles, le lecteur est déchiré, lui aussi, à l'idée de quitter l'île, ce lieu que l'on aime, pour y avoir vécu, dans lequel se sont accumulés tant de souvenirs, les bons, les mauvais, ce lieu que l'on connaît tous et auquel certains ont dû dire adieu. À travers ce roman, ce sont des sujets universels et poignants qui sont abordés, qui touchent chacun de nous et dépassent largement les frontières. Et c'est en cela que l'on reconnaît la marque d'un grand écrivain, issu de cette talentueuse génération d'auteurs russes.

  • Les meilleures maximes et les extraits les plus percutants du recueil philosophique et libertin qui a fait du jeune Balzac la coqueluche des dames et des directeurs de revue. À la fois clairvoyant et piquant, il analyse le mariage mais surtout enjoint les époux à embrasser l'art érotique pour maintenir leur couple.

  • En tombant sur des pages et des pages signées de la plume de son grand-père, Dimitri de Kochko ne se doute pas du trésor qu'il vient de trouver. Avec patience et minutie, il reconstitue peu à peu les chapitres de la vie de cet aïeul pas si éloigné, Arkadi de Kochko, chef de la police de Moscou, durant les der- nières années du pouvoir tsariste, avant la révolution d'Octobre qui l'a obligé à quitter la Russie. Les histoires racontées, les faits divers, les affaires d'État...
    Ces morceaux de vie nous paraissent tout droit sortis des aventures de Sherlock Holmes. Et pourtant, tout est vrai.
    Traduit et annoté par Dimitri de Kochko, notamment pour situer l'action dans son contexte historique et éclairer le lecteur sur les tenants et aboutissants de ces dernières années impériales, ce journal miraculeusement arrivé jusqu'à nous est une mine d'or pour tous les passionnés d'histoire et de romans policiers.
    Avec en toile de fond la dernière décennie de la Russie tsariste, engouffrez-vous dans les ruelles mal famées de Moscou, suivez les réflexions d'Arkadi de Kochko qui a su réorganiser le système de police tsariste pour faire face au monde qui changeait. Vous y découvrirez comment il fut à l'origine des pre- mières empreintes digitales, et d'autres procédés qui sont, aujourd'hui encore, toujours utilisés - notamment par Scotland Yards (et dont certains furent em- pruntés par un certain Arthur Conan Doyle...) -, mais aussi comment le corps de Raspoutine fut retrouvé, et bien d'autres grandes enquêtes... Ces mémoires sont des témoignages historiques, mais qui n'en sont pas moins de véritables histoires policières très prenantes, non dénuées d'humour, qui proposent une lecture fascinante et enrichissante à la fois.

  • Le personnage principal, Petia, dont le diminutif est Petrouchka en russe, est un artiste marionnettiste au talent unique, qui donne des spectacles un peu partout en Europe de l'Est, lorsqu'il n'est pas chez lui, à Prague. Son nom est celui du guignol russe - Petrouchka, une marionnette populaire, qui se moque de tout et de tout le monde, au dessus des lois.
    Petia est accompagné d'une actrice, Liza, une jeune femme magnifique à la chevelure flamboyante, fine et fragile comme une statuette, elle est l'amour de sa vie, rencontrée dans l'enfance.
    Leur numéro phare est l'animation de la marionnette : Liza imite une poupée inanimée et c'est seulement à la fin de la représentation que l'on découvre qu'elle est une femme réelle et vivante.
    Mais un jour, Liza ne peut plus participer aux spectacles, alors Petia décide de fabriquer une poupée, Ellis, une imitation parfaite de Liza, et monte un numéro avec elle. Le voilà, tel un Pygmalion, devant sa créature idéale, une poupée qu'il peut maitriser d'une manière totale, en tirant les ficelles invisibles.
    La souffrance de Liza, la femme réelle, face à son double inanimé est le moteur caché de la narration. Le leitmotiv de la création artistique, du créateur et de la créature, et du caractère singulier de l'être humain, traverse tout le roman, qui se termine d'une manière à laquelle bien sûr on ne s'attend pas.
    Car un autre Petrouchka est présent dans le roman : une malédiction génétique, une appellation donnée au « syndrome de la poupée qui rit », un gêne qui se transmet dans la lignée de Liza et atteint tous les garçons nouveaux-nés.
    C'est le deuxième roman de Dina Rubina chez Macha, qui entraîne le lecteur dans un monde complètement différent du livre précédent - marque d'une grande écrivaine, capable de proposer des intrigues uniques, et dont le style est inimitable et immédiatement reconnaissable : fluide, dyna- mique, jamais ennuyeux, qui anime le récit par des métaphores et comparaisons poétiques et hors du commun. L'univers de l'écrivaine s'anime, plein de couleurs, de bruits, d'odeurs.
    Cette fois, nous voilà plongés au coeur du métier du marionnettiste. Voici l'histoire qui se construit peut à peu devant le lecteur, dans ce roman d'une composition astucieuse, qui ne se révèle qu'au fur et à mesure des pages.
    Yves Gauthier, qui a préfacé le roman, écrit : « Là où d'autres parsèmeraient leurs pages de morts pour en intensifier la dramaturgie romanesque, Dina Rubina souffle sur les braises de la vie. »

  • Le livre est composé de huit nouvelles :
    Une fois, en automne, Caïen et Artème, Un étrange compagnon, Les Fermoirs d'argent, Sur les radeaux, Un livre inquiétant, Les Amis et Le Prisonnier Voici huit nouvelles méconnues, courtes et parfaites pour des lectures bilingues, qui permettent de découvrir Gorki sous un angle nouveau et qui illustrent sa capacité à analyser la nature humaine et la société.

  • Il y a plus de 100 ans, le 7 novembre 1917, les bolcheviks prennent le pouvoir à Pétrograd. Cinq ans plus tard naît l'URSS, un État fondé sur un projet politique d'une ambition et d'une ampleur sans précédent : à travers le communisme, accéder à une société et un mode de gouvernement capables d'apporter le bonheur à tous ses membres. Tout est à réinventer : la vie politique, les codes culturels, les façons de vivre. Le rêve communiste se fracassera sur les rochers de l'histoire. Mais il aura eu le temps de façonner un pays sans équivalent.
    Cet ouvrage est un voyage au coeur de ce pays aujourd'hui disparu. Véritable patchwork visuel, il illustre toutes les dimensions de ce qui fut le « style soviétique » : l'architecture constructiviste, les affiches de propagande, les étiquettes des produits du quotidien, la mode féminine des années 1960, la conquête de la Sibérie ou les concerts de rock des années 1980. En contrepoint, des commentaires rappellent que, derrière le foisonnement des images, se cache aussi l'histoire tourmentée du XXe siècle. Sans jugement politique, le livre présente, à travers des commentaires historiques et pertinents et des photos artistiques, les différents aspects de la société soviétique, qui iront parfois à l'encontre des préjugés et des clichés.

  • Un nouveau livre dans la collection Trésors retrouvés de la littérature , qui va vous surprendre. Les grands auteurs classiques font preuve d'une sensualité fine et mordante.
    Leurs textes étonnamment modernes traitent du sujet éternel : les relations intimes entre les hommes et les femmes.

    Seul roman publié de son vivant, Les Bijoux indiscrets témoigne d'une facette assez méconnue de Denis Diderot : l'homme des Lumières et futur directeur de l'Encyclopédie était également un fin esprit libertin.
    Découvrez cette fantaisie érotico-orientale publiée pour la première fois en 1748 anonymement et sans nom de l'éditeur. À l'origine de cet ouvrage, un pari entre le célèbre philosophe et sa maîtresse : parviendra-t-il à écrire un texte érotique et libertin à la mode des auteurs licencieux du xviiie siècle ?
    Quinze jours après ce pari, Diderot revint voir sa maîtresse avec ce roman, l'histoire du sultan Mangogul du Congo qui reçoit d'un génie un anneau magique permettant aux parties intimes des femmes - les fameux « bijoux » - de s'exprimer... Clairement inspiré par la cour de Versailles et des relations entre Louis XV et Mme de Pompadour, le roman dresse un portrait acerbe et licencieux de la société, entre texte divertissant et libertin et réflexion philosophique.
    La gaîté de l'imagination de l'auteur n 'a rien perdu de sa fraîcheur et offre une occasion de plonger dans la société libérée de la cour de Louis XV et la découvrir du point de vue du désir féminin.

  • Tarass Boulba Nouv.

    Tarass Boulba

    Nicolas Gogol

    awaiting publication
  • Dès son plus jeune âge, l'héroïne est confrontée à la folie d'un beau-père violoncelliste. Décrit comme étant un « naufrage », à l'image des génies de la musique comme Amadeus Mozart, il laissera sur Nétochka, du fait du culte qu'elle lui porte, une empreinte indélébile. Ce premier chapitre de sa vie finit de manière tragique, puisque sa folie finit par le ronger complétement, jusqu'à sa mort, signal d'un nouvel exil pour l'adolescente. Dans son malheur, elle est recueillie par un bienfaiteur de son ancien tuteur, et surtout par sa fille Katia, avec qui elle connaît les premiers émois de l'amour. Cette aventure prend brutalement fin lorsque la mère décide de les séparer. La rupture est déchirante, mais Nétochka, dans son impuissance, est hébergée par Alexandra Mikhaïlovna. Les deux femmes se reconnaissent alors et ainsi début une passion dévorante et destructrice, sans cesse menacée par le mari de l'infidèle, Piotr Alexandrovitch.

  • Après le succès de ses premiers volumes, les éditions Macha poursuivent leur collection de classiques de la littérature russe en version bilingue, une collection unique sur le marché.

    Premier amour : Vladimir Petrovitch est jeune, il n'a que 16 ans lorsqu'il s'éprend d'une femme pour la première fois. Cela se produit alors qu'il est en vacances avec ses parents, loin de Moscou. Zénaïde, celle dont il tombe éperdument amoureux, n'est séparée de lui que d'une étroite palissade puisque c'est sa voisine. Vaniteuse et ambitieuse, cette dernière s'emploie, hélas, à séduire tous les hommes de son entourage. Pourtant, en proie à un aveuglement passionnel, Vladimir va tout faire pour la séduire, quitte à rester prisionnier d'une toile savamment tissée par l'élue de son coeur. Mais à la fin, lequel des deux restera vraiment captif de ces jeux amoureux ?

    Assia : Assia est une jeune fille au caractère très ambigu qui marque une affection singulière pour la solitude et la nature.
    Bien que sauvage, elle finit par nouer une étranger amitié avec le narrateur... Assia décrit leur échange comme une confrontation entre le prévisible et l'imprévisible, avant de comprendre qu'une passion nouvelle est en train de naître en elle...

  • Moscou, début des années 1820. Alexandre Tchatzkii revient d'un séjour de trois ans passés à l'étranger, et retrouve Sofia Pavlovna, son amie d'enfance dont il est amoureux. En même temps, il retrouve l'administration impériale et les salons moscovites, qu'il voit d'un oeil neuf et critique. Épris de la jeune Sofia, il se présente comme légitime prétendant.
    Cependant, tout les oppose : leurs conceptions du monde et leurs idées politiques. Tchatzkii, armé de son cynisme et de ses idées novatrices, va heurter la bonne société aristocratique (et conservatrice) dans laquelle évolue Sofia. Cette dernière, plus légère et plus inconstante, n'est pas insensible au charme d'un autre soupirant, qui révèle un manque de sérieux et s'évince de lui-même. Alors que plus rien ne semble entraver leur union, l'entourage de Sofia s'oppose à cette idée : l'esprit rebelle et qui questionne les traditions d'Alexandre n'est pas à leur goût. Notre héros se trouve seul contre tous. Résigné, il quitte sa bien-aimée avec pour seule amie sa dignité.
    Divisée en quatre actes, cette pièce de théâtre aux scènes brèves voit défiler de nombreux personnages, tous emplis d'ambitions, parfois vaines et ridicules, mais qui donnent à chaque fois lieu à des dialogues piquants et vifs.

  • Un bateau vogue sur les flots du lac Lagoda. À son bord, un étrange passager intrigue les voyageurs. Un colosse en habit de moine. Pour répondre à leur curiosité, il accepte de raconter ses aventures, toutes si incroyables qu'ils ne sauront jamais déméler le vrai du faux. Né serf, puis dresseur de chevaux, vagabond, soldat et moine, Ivan Sévérianitch Flaguine tire de chacune de ses expériences une réflexion sur le destin, mais aussi sur la justice, la foi et la sainteté.
    Tour à tour amusant, effrayant, émouvant et mirobolant, ce roman, qui entremêle le réalisme au fantastique, est l'un de ceux qui expriment le mieux l'esprit de l'oeuvre de Nikolaï Leskov. Nul ne saura retranscrire avec autant de force la Russie profonde de la fin du XXe siècle. C'est également une superbe description de la Sibérie et des steppes méridionales.

  • À travers son témoignage, Azari nous conte son parcours qui semble tout droit sorti d'un roman. Son histoire commence aux heures les plus sombres de l'Union soviétique. Séparé de sa famille au moment des Grandes Purges, il poursuit sa route jusqu'à atteindre les plus hauts sommets des arts de la danse. Danseur et professeur pour le Ballet national de Cuba, il acquiert progressivement une renommée internationale, avant de retourner en Russie danser pour le Bolchoï, puis à Bruxelles et à Madrid, où il rejoint sa soeur alors directrice du Ballet national. En 1991, il devient professeur au Béjart Ballet Lausanne, où il continue d'enseigner aujourd'hui. Son ascension vertigineuse est également une fenêtre sur son époque et sur le monde du ballet du XXe siècle, avec en filigrane la présence de sa soeur, ce monument de la danse classique mondialement connu, sur lequel il pose un regard tendre. Page après page, il remonte les années de sa mémoire.
    Son récit est un véritable témoignage sur un monde qui, aujourd'hui encore, fascine et passionne, celui du ballet. Cet univers feutré et mystérieux est souvent l'objet d'inspiration de grandes oeuvres de notre temps, comme ce fut le cas avec le film à succès Black Swan. Les deux enfants Plissetski ont grandi avec le XXe siècle en toile de fond, ses événements historiques et ses autres icônes, toutes plus colorées les unes que les autres : Maurice Béjart, célèbre danseur et chorégraphe français, Mikhaïl Barychnikov, l'un des danseurs les plus importants de son temps, Lili Brik, actrice et réalisatrice soviétique, Olga Lepechinskaïa, danseuse du Bolchoï, Alicia Alonso, chorégraphe et ancienne directrice du Ballet national de Cuba, Jorge Donn et bien d'autres. À travers anecdotes et souvenirs, Azari met en lumière les facettes les plus opaques du Moscou des artistes et, bien entendu, de sa soeur Maïa.
    Avec beaucoup d'amour et d'admiration, il revient sur des moments communs de leur histoire, les révélant sous le prisme de sa personnalité, très différente de celle de sa soeur, montrant leur passé sous un angle nouveau et réaliste. Bien que divergeant sur certains points avec la vision de Maïa, cet ouvrage demeure un vibrant hommage à la diva du ballet, une « stikhia », selon ses mots, une force de la nature.

  • Hadji Mourat, l'un des chefs avars de la guerre caucasienne, a une énergie indomptable que rien ni personne n'a jamais pu dompter.
    Suite à une querelle avec le chef de guerre, Chamil, il est contraint de s'enfuir en laissant sa famille derrière lui, bien décidé à revenir les libérer. Il se rend alors aux troupes russes, qui le respectent pour ses exploits de guerre et lui offrent la possibilité de se venger en lui proposant de se battre à leurs côtés contre les Caucasiens.
    Suite à de nnombreuses batailles, sa mort héroïque devient le symbole de la vie dans ce qu'elle a de plus irréductible !

    Les observations de Tolstoï, nourries de sa propre expérience d'officier sur la conduite des troupes russes et la personnalité de Nicolas 1er - qu'il considère comme étant borné, narcissique et cruel -, ont rendu la publication du récit impossible de son vivant.

    La finesse déployée dans la description des personnages, la profondeur de la réflexion psychologique et la vigueur d'un récit issu à la fois de l'expérience vécue par l'auteur et d'un long travail documentaire, font de cette oeuvre un incontournable des écrits de Tolstoï, alors au sommet de son art.

  • La Tête à l'évent : Publiée en 1892, cette nouvelle, inspirée de la vie de Sofia Kouvchinnikova, une peintre russe du xixe siècle, se joue avec brio des conventions sociales.

    Le Moine noir : Publié en 1893, « Le Moine noir » est une nouvelle fantastique qui oscille entre légende et réalité.

  • Pilier de la littérature classique russe, Nicolas Gogol est un auteur incontournable, auteur de nombreuses nouvelles dont trois d'entre elles sont publiées dans ce recueil :
    Le Nez, Le Manteau et Les Mémoires d'un fou. Toutes ces nouvelles fantastiques et satiriques sont une manière de dénoncer les dysfonctionnements de la société, ses dérives et, plus généralement, les caractères humains minés de défauts.

  • Le récit est scindé en cinq nouvelles qui suivent les mésaventures d'un même héros, Petchorine.
    Les première et deuxième parties permettent de présenter le héros d'un point de vue externe. Un narrateur anonyme fait sa connaissance et relate son voyage à travers le Caucase. Petchorine est ainsi introduit, avec son passé, sa tendance fâcheuse à l'effronterie, son envie de séduction inconstante qui le mène à se désintéresser de l'objet de son amour, par ennui et lassitude.
    La suite est narrée du point de vue de Petchorine, sous forme de journal personnel.
    Les péripéties de notre antihéros reprennent et, alors qu'il est aux abords de la mer Noire, il fait face à des contrebandiers qui tentent de l'assassiner pour éviter d'être dénoncés.
    Pour tromper l'ennui, le jeune homme entreprend de séduire une jeune fille, qu'il abandonne une fois celle-ci sous le charme. Un rival amoureux, agacé par son comportement, et se jugeant offensé, le provoque alors en duel. Petchorine sort vainqueur de cette confrontation.
    La dernière section est narrée par notre antihéros, qui témoigne de l'existence d'un homme, Voulitch, qui risque sa vie et valide la théorie selon laquelle il serait soumis à un certain déterminisme. Après être sorti indemne du jeu de la roulette russe, il est pris à parti dans une ruelle par un ivrogne, et est froidement assassiné.

  • Romain Rolland dira de l'oeuvre Bonheur conjugal, écrite en 1859, qu'elle est « l'oeuvre la plus pure qui soit jamais née de lui » et «c'est le miracle de l'amour ».

    Dans cet ouvrage empli de force et d'émotions, il évoque sa propre expérience du mariage. Plus encore, il vit par anticipation toutes les étapes qui attendent son amour.
    Cette oeuvre a une valeur exceptionnelle car Tolstoï choisi pour la première fois de raconter son récit au travers de la conscience d'une femme.

  • Pensé et écrit par une psychologue française de renom, ce guide est un indispensable destiné aux parents d´adolescents. Tous peuvent se reconnaître dans ces situations du quotidien, et peuvent y puiser quelques réponses pour mieux comprendre leur enfant qui devient adulte.
    Sur un ton léger, divertissant et surtout non culpabilisant et dénué de tout caractère didactique, Louison Nielman parcourt tous les sujets qui sont souvent source de relations conflictuelles avec l´enfant. Elle analyse les réactions de chacun pour permettre aux parents de prendre de la distance et ne pas se laisser emporter. Parfois, il faut réussir à dépasser ses émotions contradictoires et réactions immédiates, pour construire une relation sereine avec un enfant qui grandit.

  • Les merveilles de la création russe, parfois oubliées du grand public en France, deviennent accessibles dans toute la finesse de l'écriture originale, soutenue par des traductions retravaillées sur les pages en face-à-face.

    La collection se poursuit avec un auteur délicieux : Kouprine, dont le pendant français serait Maupassant. L'écrivain ne put accepter les valeurs de la nouvelle Russie soviétique et se réfugia pendant 17 ans en France.

    Sa nouvelle Le Bracelet de grenats, écrite en 1910 et basée sur des faits réels, est un des plus beaux récits d'amour jamais écrit, qui célèbre des sentiments dévoués, désintéressés et qui subliment la vie - une réflexion qui traverse nombre de romans russes et fait leur beauté.

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