Les Petits Matins

  • Marignan en 1515, tout le monde connaît ! Mais la date de la création du franc sous Jean le Bon (1360) ou la nomination de Colbert comme contrôleur général des Finances (1665) ? Avec les lois d'Allarde et Le Chapelier en 1791, l'abolition de l'esclavage en 1848, les tarifs Méline de 1892 ou encore les grèves de 1936, ces dates sont autant d'événements clés qui ont marqué de manière profonde l'histoire longue de la France. De l'an mil à la création du ministère du Redressement productif, ces dates sont aussi révélatrices de mouvements de fond dans la société, comme l'installation d'un chômage structurel. Mais elles marquent surtout l'action des êtres humains sur la société : car l'histoire économique et sociale du pays n'est pas tant soumise à l'obscure loi du marché qu'à la volonté des hommes, à leurs intérêts divergents, aux conflits qu'ils déclenchent et aux compromis qu'ils concluent.

  • L'économie sociale et solidaire fait aujourd'hui figure de nouvelle alternative au capitalisme. De fait, son objectif premier n'est pas de dégager du profit, mais de produire des biens et services utiles à tous. Issue d'initiatives citoyennes, elle apporte la preuve que la recherche de l'enrichissement personnel n'est pas l'unique motif qui puisse donner envie d'entreprendre. Constitue-t-elle pour autant une force politique, un mouvement susceptible de transformer profondément notre économie et notre société ? Sa gouvernance, qui se veut démocratique, est-elle vraiment exemplaire ? A-t-elle vocation à s'étendre, à se généraliser ? Enfin, cette généralisation est-elle souhaitable ?
    Autant de questions auxquelles l'auteur répond dans ce livre, nourri de nombreux exemples. Pour lui, il est temps de regarder « l'ESS » telle qu'elle est, et non dans sa version idéalisée : c'est à cette condition qu'on pourra apprécier dans quelle mesure et à quelles conditions elle peut contribuer à rendre l'économie plus démocratique, plus juste et plus soutenable.

    Philippe Frémeaux est éditorialiste à Alternatives Économiques, après avoir dirigé sa rédaction et présidé la coopérative qui l'édite. Il est chroniqueur sur France Culture et intervient régulièrement sur France 5. Il a publié notamment Transition écologique, mode d'emploi, avec Wojtek Kalinowski et Aurore Lalucq (Les petits matins, 2014).

  • On entend souvent qu'Adam Smith est le « père » de l'économie politique et le premier défenseur des vertus de l'économie de marché. Ce que l'on sait généralement moins, c'est qu'il affirmait que les grandes entreprises cherchent à influencer les lois pour défendre leurs intérêts particuliers, ou encore que les patrons se liguent toujours contre les ouvriers. De même, on ignore souvent qu'il était un chaud partisan de l'impôt progressif, considérant que les riches doivent verser à l'État une plus grande part de leur revenu que les pauvres. Si tous ces aspects de la pensée de Smith nous échappent, c'est parce que nous le lisons finalement peu. S'ils ne résument pas toute la pensée du maître, ces quelques extraits de la Richesse des nations - son livre le plus connu - constituent une étonnante introduction à son oeuvre qui surprendra plus d'un lecteur.

  • Il y a 2 600 ans, en Lydie, dans l'actuelle Turquie, naissait la monnaie. Il y a à peine plus d'un siècle, à Detroit, le fordisme associait production et consommation de masse. En 1474, Venise instituait le brevet d'inventions... De la révolution néolithique à la crise financière actuelle, ce guide raconte l'histoire économique en trente-huit dates-clés. Il montre comment le jeu qui réunit, et parfois oppose, producteurs, marchands, princes et financiers a engendré le capitalisme moderne. Comment l'Occident a étendu sa domination depuis le XIVe siècle. Comment les techniques ont porté la mondialisation de l'économie, même si elles n'en sont pas à l'origine. Une plongée dans le temps long de l'histoire qui permet aussi de mieux comprendre le monde d'aujourd'hui.
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  • Vingt-cinq siècles de pensée économique sont réunis dans cet ouvrage. Quatre-vingts parcours essentiels de vie et d'idées, de la condamnation de l'enrichissement personnel par Aristote à la critique du fanatisme du marché de Joseph Stiglitz en passant par la lutte de Milton Friedman contre l'interventionnisme ou la proposition de taxe sur les transactions financières de James Tobin. Français ou Anglo-saxons, hommes ou femmes, orthodoxes ou hétérodoxes, qui sont les précurseurs et les héritiers de Marx, de Hayek et de Keynes ? Quels économistes servent l'establishment ? Quels sont ceux qui en font une critique radicale ?
    Une alliance de pédagogie et d'érudition pour comprendre les plus grands théoriciens de la discipline économique et les idées maîtresses qui animent encore les débats d'aujourd'hui.

    Gilles Dostaler, décédé en 2011, était économiste et professeur d'histoire de la pensée économique à l'Université du Québec, à Montréal, et contributeur au mensuel Alternatives Économiques depuis 2002.

  • La croissance : un remède à tous les maux ! Tel est le discours martelé par nos dirigeants depuis des décennies, qu'il s'agisse de réduire le chômage, de régler le problème des retraites, de résorber les inégalités ou de surmonter la crise écologique.
    Et si la croissance n'était pas la solution, mais le problème ? Elle est désormais un fac¬teur de crise, une menace pour la planète et un obstacle au progrès.
    Faut-il pour autant nous résoudre à une austérité punitive ? Certes non, affirme Jean Gadrey, qui prône une société privilégiant le « mieux-être » et non le « plus-avoir ». Une société qui doit, et peut, viser le plein-emploi ainsi qu'un haut niveau de protection sociale pour tous.
    /> C'est le chemin d'une autre prospérité qui est ici proposé, plus juste, moins violente et donc réellement durable.

  • Ce livre explique pourquoi nous devons rapidement nous engager dans la transition écologique. Il expose les freins politiques, économiques et sociaux qu'il faut lever pour y parvenir. Il ne s'arrête pas à la description des « technologies vertes » mais montre en quoi la transition passe par l'adoption d'un autre modèle économique, rompant avec la dictature du PIB.
    La transition écologique, c'est aussi de nouvelles façons de consommer, de produire, de vivre ensemble : alimentation, énergie, transport, urbanisme, production industrielle, l'ouvrage décrit les voies à prendre sans sous-estimer les difficultés et les problèmes à résoudre.
    La transition écologique, c'est aussi une nouvelle façon de gouverner l'économie, au niveau global comme dans les territoires. Le livre explique pourquoi et comment les citoyens doivent et peuvent s'investir à tous les niveaux.

  • Dans un pays globalement riche comme la France, la pauvreté fait de la résistance : depuis quinze ans, elle concerne 13 à 14 % de la population. Au lieu de renforcer la solidarité, cette réalité pousse une fraction croissante des politiques et de l'opinion à dénoncer « l'assistanat », à désigner les plus démunis comme responsables de leur situation. Pourtant, la majorité des adultes pauvres occupent un emploi, et leur pauvreté résulte bien plus souvent d'un « héritage familial » ou d'accidents de la vie que d'un manque de volonté.

    Les auteurs proposent de relever ce défi sans alourdir pour autant les dépenses publiques. En actionnant les bons leviers, comme la formation, les contrats de travail, l'insertion par l'activité économique, le soutien renforcé des institutions publiques en faveur des enfants pauvres et la refonte des aides sociales. Réduire la pauvreté est un enjeu de justice sociale, un investissement dont toute la société tirera profit.

  • Aucun des textes regroupés dans La République coopérative n'épargne le mythe scientifique de l'économie libérale, réputée objective et intrinsèquement cohérente. À chacune de ses interventions données entre 1889 et 1932, Charles Gide s'évertue à démontrer le sérieux de l'économie sociale, alternative réformiste, et nécessaire au capitalisme. Réfutant le procès en idéalisme du mouvement coopératif, il est cependant sévère face aux faiblesses de ce dernier en termes de professionnalisation et d'organisation. C'est ainsi qu'il prône le même recul à l'égard du terme de solidarité qu'à l'encontre de celui de profit. Gide est en effet convaincu qu'aucune de ces notions n'est définissable de façon univoque et propose à tous un aggiornamento de la science économique.
    Refusant le déterminisme et l'ordre naturel présupposés par les classiques, Gide conteste également la victimisation des classes populaires, convaincu qu'il est possible de les éduquer afin qu'elles fassent partie intégrante de l'aventure coopérative. Ces extraits témoignent donc tout autant de la rigueur de Gide que de la multiplicité des réseaux auxquels il appartenait, des organisations qui lui faisaient confiance et de la portée de ses paroles à une époque pas si éloignée de la nôtre.

  • Le débat autour du commerce international est trop souvent résumé à une alternative binaire?: d'un côté, les partisans du libre-échange mettent en avant son rôle moteur pour la croissance économique?; de l'autre, ses détracteurs pointent ses effets sociaux et écologiques désastreux et promeuvent le protectionnisme.
    Aujourd'hui vanté par les politiciens de tous bords, Jean Jaurès renvoie pourtant ces deux camps dos à dos. Tout en dénonçant les ravages du libre-échange, il refuse de se rallier aux mesures protectionnistes adoptées alors par ses adversaires conservateurs, car celles-ci servent en réalité les intérêts des grands propriétaires, des rentiers et autres spéculateurs, au détriment des travailleurs et des petits producteurs.
    Souvent évoqués et rarement lus, ces discours de Jean Jaurès donnent l'occasion de (re)découvrir la verve de cet orateur exceptionnel, tout en éclairant des débats actuels. Protectionnisme, fiscalité, salaire minimum, protection sociale ou encadrement des prix?: toutes ces questions se ramènent finalement à une seule, économique par excellence?: comment les richesses doivent-elles être réparties?

  • L'école primaire est aujourd'hui accusée de tous les maux. Elle formerait des générations d'analphabètes. Il serait temps de revenir à " l'école de papa ", à l'époque où tout allait bien. Tel est le discours que nous tiennent nos ministres et notre Président depuis cinq ans.
    Il est temps d'arrêter d'accabler l'école injustement, de fantasmer sur une institution idéale qui n'a jamais existé, de lui adresser des injonctions paradoxales par souci de plaire à tous sans décider de rien. Tout cela, nous expliquent les auteurs, ne fait pas avancer l'école primaire, alors qu'il y a beaucoup de choses à changer, notamment si l'on veut réellement réduire le noyau dur d'élèves qui se retrouvent en grande difficulté à l'entrée au collège.
    /> Y parvenir suppose de bien comprendre les problèmes, et de bien réfléchir à la méthode qui permettrait de s'y attaquer. Méthode qui n'est pas seulement une affaire de " technique ", mais aussi une affaire politique. Il faut rendre acceptable par le corps social dans son ensemble les réformes nécessaires?: parents, élus et, bien entendu, professionnels de l'éducation.

  • En quelques mots Un regard critique sur l'économie sociale et solidaire, et une interrogation sur sa capacité à transformer la société.
    Un livre en coédition avec Alternatives Économiques.

    Le livre " Sociale et solidaire " : avec un tel intitulé, cette économie - qui englobe les associations, coopératives et mutuelles, ainsi que les organisations à " forte utilité sociale et environnementale ", tel le commerce équitable - fait figure de candidat sérieux au titre de nouvelle alternative au capitalisme. De fait, son objectif premier n'est pas le profit, et elle considère les individus dans leur dimension humaine et non pas seulement à l'aune de leur " utilité ".
    Constitue-t-elle pour autant une alternative globale au système économique dominant, ou traduit-elle seulement la diversité des dynamiques à l'oeuvre dans notre société ? Sa gouvernance, qui se veut démocratique, est-elle vraiment exemplaire ? Constitue-t-elle une force politique, un mouvement social susceptible de transformer profondément notre économie et notre société ? Les banques mutualistes comme le Crédit agricole ou le Crédit mutuel ont-elles vraiment des pratiques différentes du secteur bancaire classique ?
    Cet ouvrage, écrit par un connaisseur de ce secteur, lui-même animateur d'une société coopérative de production (le mensuel Alternatives Économiques), entend répondre à ces questions peu débattues, y compris par les promoteurs de l'économie sociale et solidaire.
    Dans ce livre très clair, très percutant, nourri de nombreux exemples, l'auteur regarde " l'ESS " telle qu'elle est, et non dans sa version idéalisée. Pour lui, il est temps de parler un langage de vérité : c'est à cette condition qu'on pourra mesurer le potentiel effectif de transformation sociale de cette économie alternative, et agir pour l'amplifier, quitte à mener des combats en son sein même.

    L'auteur Philippe Frémeaux est président de la coopérative qui édite Alternatives Économiques et éditorialiste. Il est chroniqueur sur France Info et France Culture. Il a contribué à créer l'Institut pour le développement de l'information économique et sociale, dont il est délégué général. Il a publié Petit Dictionnaire des mots de la crise (Les petits matins, 2009).

    Points forts - Du 17 au 19 juin se tiennent les États généraux de l'économie sociale et solidaire.
    - Alternatives Économiques fera une importante promotion de l'ouvrage.

  • La France et l'Europe ont subi un choc majeur qui alimente le pessimisme pour l'avenir. Pourtant, le pire n'est inéluctable ni en France ni en Europe. L'ampleur de la crise sur le Vieux Continent s'explique surtout par la mauvaise organisation de l'Union : si nous étions capables de sortir ? enfin ? de la concurrence de tous contre tous, notamment pour engager ensemble la conversion écologique de nos économies, nous pourrions continuer à vivre décemment. Au sein de cette Europe mal organisée, explique l'auteur, la France n'a pas, contrairement à l'Allemagne, alimenté les déséquilibres qui menacent l'euro et elle a mieux résisté que les autres à la crise. Chômage, industrie, dette publique, inégalités : les problèmes auxquels l'Hexagone est confronté sont cependant considérables. Mais si, sans chercher à imiter un « modèle allemand » inadapté, les Français prennent ? enfin ? au sérieux leur discours égalitaire et évoluent vers une « démocratie complexe » associant véritablement les corps intermédiaires aux grands choix du pays, ils pourront se remettre à espérer un avenir meilleur.

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  • Le président américain Franklin Delano Roosevelt, qui occupa quatre mandats successifs de 1933 à 1945, est resté dans l'histoire comme le dirigeant politique ayant su gérer une crise financière, économique et sociale d'une ampleur inédite. Comment y est-il parvenu ?
    Ces textes, sélectionnés et présentés par Christian Chavagneux, permettent de comprendre comment Roosevelt a su analyser les causes profondes de la crise afin de mettre en oeuvre un projet politique que l'on peut qualifier de révolutionnaire.
    Du système financier à la fiscalité, de la politique budgétaire à la place de l'État dans l'économie, le New Deal énoncé par le chef d'État a modifié en profondeur les institutions américaines.
    Dans un style d'une grande éloquence, ces discours répondent à des questions toujours d'actualité. Comment gérer la dette publique en temps de crise ? Pourquoi la puissance publique, même attaquée par des intérêts privés, doit-elle rester ferme dans sa volonté régulatrice ? L'enjeu, comme l'explique Roosevelt, était alors de taille : sortir de la crise « par le haut » était le seul moyen de sauver la démocratie du populisme et des tentations totalitaires.

  • De l'organisation scientifique du travail prônée par Taylor, on retient souvent des notions telles que la parcellisation et la standardisation des tâches, facteurs d'aliénation des salariés. Et à regarder les conditions historiques et contemporaines de travail dans l'industrie - mais aussi dans les services -, on se dit que ce modèle était vicié dès le départ.
    Pourtant, loin d'être un serviteur zélé du patronat - et encore moins un tenant de l'abrutissement des travailleurs -, Taylor voulait en fait appliquer une nouvelle méthodologie au management, permettant d'accroître aussi bien la prospérité de l'entreprise que celle du salarié. Guidée par une recherche d'efficacité, de rationalisation et de pacification des relations hiérarchiques au sein de l'entreprise, cette réflexion entamée il y a plus d'un siècle ne cesse d'être interrogée par l'actualité.

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  • Quels seront les métiers porteurs dans dix ans ? Le développement durable peut-il vraiment créer des emplois ? La concurrence chinoise a-t-elle un impact sur le chômage en France ? Est-il vrai que, désormais, nous devrons changer cinq fois de travail dans notre vie ? Sommes-nous tous condamnés à la précarité ?
    Autant de questions, parmi bien d'autres sur l'emploi et les métiers, auxquelles répond de façon claire et concrète un journaliste économique, en se fondant sur les travaux des meilleurs spécialistes. Il décortique les idées reçues (l'emploi industriel serait condamné par la mondialisation, les Français ne seraient pas entrepreneurs...) et pointe les vraies évolutions (l'écologie transformera les emplois déjà existants plus qu'elle n'en créera) comme les incertitudes (les services aux personnes vont se professionnaliser, mais avec quelle qualité d'emploi ?).
    Insertion, métiers, emploi : un tour d'horizon sans angélisme ni catastrophisme pour mieux comprendre le monde du travail d'aujourd'hui et se préparer à celui de demain.

  • Que recouvrent des concepts comme le taylorisme, le toyotisme, la stratégie, le leadership, l'organisation des entreprises ? Connaît-on vraiment les hommes et les femmes qui les ont inventés, le plus souvent en commençant par les pratiquer ? Pourquoi Henri Fayol, seul Français parmi les grands auteurs du management à être connu dans le monde entier, complète-t-il Frederick Taylor, le Bostonien, inventeur de l'Organisation scientifique du travail ? Pourquoi Michael Porter, qui n'a jamais quitté l'Université de Harvard, est-il le consultant le mieux payé du monde ? Ce livre répond à toutes ces questions, et présente aussi des auteurs moins célèbres mais attachants, comme Luca Pacioli, ami de Leonard de Vinci et père de la comptabilité, Auguste Detoeuf, fondateur d'Alsthom, polytechnicien et humoriste, ou Mary Parker Follett, « l'étoile la plus brillante au firmament du management », selon Peter Drucker, le pape du management du XXe siècle.

  • Dans La Science économique et l'action (1954), Pierre Mendès France et Gabriel Ardant expliquent pourquoi les politiques d'austérité sont néfastes à l'emploi par principe. Ils s'appuient sur l'histoire pour en faire la démonstration empirique : leur présentation des mauvais exemples des politiques suivies par Brüning en Allemagne et Laval en France au début des années 1930, marquées par une rigueur budgétaire désastreuse, précède un décryptage minutieux du New Deal, bon exemple mis en oeuvre par Franklin D.
    Roosevelt. Toutes ces démonstrations sont l'occasion pour les auteurs de revenir de manière pédagogique sur les erreurs des raisonnements économiques libéraux. Et de réclamer une ouverture d'esprit de la part des économistes : en temps de crise, il faut savoir abandonner ses dogmes et s'ouvrir à des idées non conventionnelles. Avec un seul objectif en vue : résoudre le problème le plus fondamental, celui du chômage.

  • L'économie sociale et solidaire fait aujourd'hui figure de nouvelle alternative au capitalisme. De fait, son objectif premier n'est pas de dégager du profit, mais de produire des biens et services utiles à tous. Issue d'initiatives citoyennes, elle apporte la preuve que la recherche de l'enrichissement personnel n'est pas l'unique motif qui puisse donner envie d'entreprendre.
    Constitue-t-elle pour autant une force politique, un mouvement susceptible de transformer profondément notre économie et notre société ? Sa gouvernance, qui se veut démocratique, est-elle réellement exemplaire ? A-t-elle vocation à s'étendre, à se généraliser ? Enfin, cette généralisation est-elle souhaitable ?
    Autant de questions auxquelles l'auteur répond dans ce livre, nourri de nombreux exemples. Pour lui, il est temps de regarder « l'ESS » telle qu'elle est, et non dans sa version idéalisée : c'est à cette condition qu'on pourra apprécier dans quelle mesure et à quelles conditions elle peut contribuer à rendre l'économie plus démocratique, plus juste et plus soutenable.

  • En quelques mots Une remise en cause radicale des réformes de santé menées par
    le gouvernement, fondées sur la culpabilisation des patients. Le livre Le
    gouvernement a trouvé le responsable du trou de la Sécu : le malade, bien sûr,
    affamé de pilules inutiles et de consultations à répétition ! Et pour remédier
    à cela, il réforme, tout comme ses prédécesseurs depuis 2002. Tarification à
    l'activité, franchises médicales, déremboursement de médicaments : l'effort
    demandé pèse systématiquement sur les assurés. Et les messages de prévention
    enfoncent le clou : prière d'arrêter d'abuser... ou nous serons punis. Les
    auteurs rejettent avec force ce discours culpabilisant et cette vision
    strictement financière, qui nous entraînent dangereusement vers un système à
    plusieurs vitesses, pénalisant les plus modestes et posant de graves problèmes
    de santé publique. Ils montrent que le déficit de la Sécu peut s'expliquer par
    bien des causes jamais avancées par les politiques. Comme les exonérations
    sociales dont bénéficient les entreprises, par exemple, qui représentent la
    modique somme de 4,5 milliards d'euros sur la période 2002-2007. Sur un ton
    mordant, les auteurs mettent en lumière, chiffres et documents à l'appui, les
    impasses de cette politique, et montrent qu'un projet de santé alternatif,
    fondé sur le principe de solidarité, est possible. Les auteurs Alix Béranger a
    été directrice des programmes associatifs de Sidaction. Elle est aujourd'hui
    experte pour Solidarité sida et la Fondation de France sur les questions de
    prévention, d'aide aux malades et d'accès aux soins. David Belliard a été
    directeur général adjoint de Sidaction. Il est aujourd'hui journaliste chargé
    du développement du magazine Alternatives Économiques et professeur vacataire à
    l'Institut d'études politiques de Lille.

  • La crise, ce n'est pas marrant. Les faillites et le chômage engendrés par l'irresponsabilité des dirigeants du système financier mondial ne donnent guère envie de rire. Il ne faut donc pas s'y tromper : ce petit dictionnaire ironique des mots de la crise est tout à fait sérieux. Plus que les discours de ceux qui nous dirigent, de ceux qui prétendent nous informer, de ceux qui nous expliquent comment on en est arrivé là après nous avoir affirmé si longtemps que tout était sous contrôle. En décryptant un par un les mots de la crise, des bonus aux subprime en passant par les parachutes dorés, Philippe Frémeaux et Gérard Mathieu nous montrent qu'il est temps de dire que le roi est nu, et d'être entendu.

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  • Parlez sans peine l'économiste ! Ce livre très accessible et non dénué d'humour donne les clés pour comprendre la pensée des grands auteurs ainsi que leur jargon. Il présente les familles fondatrices de la science économique, leurs chapelles, leurs lois et théorèmes, et fait le tour des débats qui agitent les membres de cette tribu. Que disent-ils et en quoi s'opposent-ils sur la croissance, l'emploi, la mondialisation, le rôle de l'État ? Un guide exhaustif autant qu'un panorama des grandes questions qui se posent au monde d'aujourd'hui.

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