Les Liens Qui Liberent

  • Avec ces trois textes tirés du Monde diplomatique, André Gorz, philosophe qui s'est fait le chantre de la critique de la raison économique, pose la question d'une nouvelle civilisation. Avec la fin des sociétés de plein emploi, il expose dans ce texte d'une troublante actualité, une mutation radicale de nos manières de vivre à venir. Il y pose aussi la question de la marchandisation de la nature ainsi que de la place de l'économie dans les orientations politiques à suivre. Les Liens qui Libèrent s'associent pour la quatrième fois au Monde diplomatique pour proposer les meilleures contributions des plus grands auteurs de ce journal.

  • Un texte brillant et passionnant de Galbraith, considéré comme l'un des plus grands économistes du 20eme siècle, mort en 2006, qui montre comment toute société cherche à ignorer ses pauvres.
    Aujourd'hui, à travers un capitalisme financier outrancier qui privilégie la rente au détriment des pauvres et du travail. Un texte promis à devenir un grand classique. Par l'auteur de livres célèbres : Le Nouvel Etat industriel, Les mensonges de l'économie. Puis le texte de Laurent Cordonnier : Alors que s'ouvre une nouvelle campagne présidentielle, le niveau de vie des catégories populaires continue à se dégrader, en particulier à cause du coût du logement.
    Et quand le chômage recule, cela tient pour beaucoup à l'importance des classes d'âge qui partent à la retraite, à la généralisation des stages et contrats sous-payés, enfin à la rigueur punitive de l'indemnisation des chômeurs. On ne présente plus le texte de Swift, qui dans un récit satirique, explique que la meilleure façon de régler le problème des pauvres, est de les manger.

  • L'été 2015 aura été marqué par l'affrontement entre la Grèce et ses créanciers. Malgré la légitimité que lui avait donnée le référendum du 5 juillet, le premier ministre Alexis Tsipras a fini par capituler devant les exigences européennes puis par démissionner en provoquant des élections anticipées. Témoin de cette tragédie, le ministre démissionnaire des finances d'Athènes Yanis Varoufakis raconte ici comment Berlin et ses alliés ont surtout voulu humilier Syriza, coupable d'avoir contesté le dogme de l'austérité.
    Mais les leçons de cet écrasement dépassent la seule Grèce : désormais, la gauche européenne doit se poser la question de la sortie de l'euro. C'est ce que montrent les articles de Serge Halimi et Costas Lapavitsas. Renaud Lambert situe la crise de la dette grecque dans le contexte plus général de l'histoire des Etats qui ont cherché - et parfois réussi - à réduire la pression écrasante de leurs créanciers.
    Enfin, Pierre Rimbert passe au scanner les éditorialistes complices du procès fait à la Grèce.

  • Cet ouvrage réunit des textes autour de la crise de la presse et des médias. Les auteurs y décrivent les médias comme étant soumis aux entreprises privées et à l'idéologie dominante.

  • Un livre sur un thème qui prend de l'ampleur à mesure que la crise s'amplifie. 72% des français au mois de juin 2011 se sont déclarés favorable à un protectionnisme européen Après L'art d'ignorer les pauvres de j Galbraith (Plus de 8000 exemplaires vendus à ce jour) voici le nouvel opus de la collection Monde diplomatique. Sur un thème éminemment politique et définitivement actuel (voir les débats fiévreux sur la démondialisation) il réunit 5 textes sur la question.

    Celui de Chang, économiste américain , fils spirituel de j Stiglitz, l'un des premiers à avoir étudié le mythe du libre-échange dans l'histoire, démontrant dans son article que tous les pays développés le sont devenus par les vertus du protectionnisme et que leur conversion au libre -échange s'est produite dès lors que leur économie est devenue concurrentielle . Dans cet esprit imposer à des pays en voie de développement le libre- échange s'est promouvoir ses propres intérêts aux dépens de ceux que l'on prétend aider.
    Celui de Jacques Sapir, auteur de La déglobalisation (éditions du seuil), qui explique pourquoi aujourd'hui si l'on veut sortir du cercle vicieux de la crise un protectionnisme européen est vital pour nos économies anémiées.
    Celui de frédéric Lordon , auteur de nombreux livres dont le dernier : D'un retournement l'autre (éditions du seuil), qui dénonce la mauvaise foi des thuriféraires du libre-échange. Il ne peut y avoir de concurrence libre et non faussée à partir du moment où chaque pays dispose de lois sociales, fiscales, environnementales différentes. Bref par ce décalage il n'est point de véritable libre -échange.
    Celui de françois Ruffin qui raconte comment le mot protectionniste est devenu imprononçable alors que nos entreprises ne cessent de délocalisées.

    Celui de Serge Halimi qui revient aux sources du protectionnisme aux Etats-Unis et montre combien ce pays connu pour défendre le libre marché n' a eu de cesse depuis le XIX ème siècle jusqu'à nos jours d'y recourir

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